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Accueil du site > Actualités > Info locale > Droit de vote et d’éligibilité des résidents étrangers

Droit de vote et d’éligibilité des résidents étrangers

Le dépouillement des votes organisés du 5 au 11 Décembre dans le 9e arrondissement s’est déroulé hier, lundi, à la Mairie du 9e. Il a été réalisé par les représentants de la Ligue des Droits de l’Homme en présence du Maire, Jacques Bravo.

medium_votation_citoyenne_12_dec_05.jpg

La manière dont a été organisée cette consultation est donnée sur le site web de la LDH.

Rappelons que la question était :

"Êtes-vous pour la reconnaissance du droit de vote et d’éligibilité des résidents étrangers aux élections locales ?"

Pour notre arrondissement, les résultats sont les suivants :

Nombre de votes : 880
Exprimés : 880

Pour le OUI : 614 : 69,77%
Pour le NON : 266 : 30 ,23%

La LDH doit tenir ce mardi une conférence de presse, pour donner l’ensemble des résultats.

Cinq blogs d’information locale parisienne se sont associés à cette initiative et ont proposé à leurs lecteurs un vote en ligne. Il s’agit, outre Paris Neuvième, de Paris8info (8e), ParisZine (11e), 13espritvillage (13e) et de Paris14.info (14e).

Les résultats de cette consultation en ligne pour les cinq arrondissements sont les suivants :

medium_voteelectionslocales.gif

Notre but était de récolter un maximum d’avis en un minimum de temps, bien sûr, mais aussi d’élargir la prise du pouls de l’opinion sur un territoire plus étendu que nos arrondissements respectifs. Il est très probable que nous vous proposerons d’autres sondages communs, sur des sujets touchant l’ensemble de la capitale. Plus de participants il y aura, plus proches d’une certaine réalité de l’opinion nous serons.

Rappelons enfin que ces consultations n’ont aucune valeur juridique, et qu’elles ne donnent qu’une indication du « sentiment » de l’opinion sur le sujet.


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14 réactions à cet article    


  • michel lerma (---.---.63.53) 13 décembre 2005 21:33

    Au lieu de faire des éffets de manches de bobos,ils feraient mieux de manifester pour exiger des élections libres et démocratiques en Afrique

    J’ai pas vu tous ces bobos exiger des élections libres et démocratiques en Afrique !

    Et vous ???????????


    • (---.---.20.154) 14 décembre 2005 10:05

      Mais que viennent faire les bobos la dedans ?


    • (---.---.180.186) 15 décembre 2005 08:21

      D’accord pour que les étrangers participent à la vie locale sous condition que le Sénat ne soit plus élu par les élus locaux.

      Jean


      • michel lerma (---.---.59.247) 16 décembre 2005 02:34

        Les bobos sont ceux qui exigent des droits qu’ils ne sont pas capable d’exiger à leur amis dictateurs africains et magrébins A moins de considérer que ce sont pas des tyrans et des corrompus ! mais des démocrates ?

        Un certain nombre de politiciens dont le maire de Paris ,passent leur vacances chez les BEN ALI ou d’autres représentant de régime anti-démocratique

        C’est ça un BOBO ! Un vulgaire représentant du marketing politique qui recherche un coup médiatique sans aucune consistance

        Alors,au lieu d’aller passer leur vacances et manger des petits fours chez ces tyrans en les faisant passer pour des remparts à l’intégrisme religieux , ils feraient mieux d’exiger la démocratisation de ces régimes qui sont bien souvent aussi corrompus.

        Les américains disaient de PINOCHET qu’il etait un rampart contre le communisme,pour financer et soutenir la dictature militaire.

        Le Maire de Paris et ses amis ont plus d’une fois affirmé que BEN ALI était un rampart comme l’islamisme

        Tiens,il suffit de changer un mot en isme pour avoir la meme pensée politique d’un mépris des droits universels.

        Voila pourquoi je parle des bobos car c’est uniquement une opération marketing visant à se faire passer pour des gens de « goches ».

        De plus,avant de précher « les droits de l’homme en France »,je crois qu’il faut déja qu’ils les réaffirment haut et fort pour toutes ses populations africains et magrébines qui sont dirigés par des voleurs et des tyrans.

        C’est cela defendre les droits de l’homme,mais on voit jamais « ces bobos » manifester ou signer des pétitions pour permettre aux gens en afrique de pouvoirs voter librement dans leur pays.

        Un peu comme si ,leur conception de l’afrique était celle d’une vision colonialiste du passé avec des « roitelets » pour diriger les différents états africains.


        • (---.---.98.37) 20 décembre 2005 08:31

          A étudier les résultats de ces votes, je pense que l’on peut dire que cette idée de donner le droit de vote aux étrangers est une idée qui n’est pas du tout acceptée par l’ensemble de la population. Moi-même suis absolument opposé à cette idée pourtant il ne me semble pas que je sois xénophobe. J’accepte que la France accueille les étrangers, que ce soit parce qu’ils sont en danger dans leur propre pays, parce qu’ils ont du travail ici, ou simplement parce qu’ils trouvent que le climat est meilleur que chez eux. Je suis d’accord pour que la naturalisation soit facilitée. Par contre, je suis contre la double nationalité. J’estime qu’il faut choisir. Le fait de vouloir garder la nationalité d’origine prouve que l’on n’est pas à 100% Français. J’estime que seuls les Français ont le devoir de choisir leurs représentants. Je trouve même choquant que les étrangers votent pour les listes françaises aux élections européennes. Pourquoi ne votent-ils pas pour les listes de leur propre pays ? Entre parenthèses, est-on sûr qu’ils ne votent pas deux fois, en France et chez eux ?


          • honnestman (---.---.185.198) 25 décembre 2005 22:26

            Je suis d’accord avec vous !

            Le droit de vote est le devoir et le droit d’un citoyen.

            Un étranger n’est pas un citoyen à part entière.


          • danielnaessens (---.---.176.46) 25 décembre 2005 22:41

            Si : l’étranger est un citoyen (dans le sens « électeur »), mais en son pays, pas dans celui-ci. Et citoyen (au sens « habitant de la cité », et participant à la vie de la cité, à des titres divers ) nous le sommes tous et partout.


            • Alex Alex 28 décembre 2005 17:49

              Dans l’absolu, je pense que tout individu participant d’une manière ou d’une autre à la vie d’un territoire (en y habitant, en y payant des taxes et des impôts, en y faisant partie des structures associatives locales, etc.) doit pouvoir participer PLEINEMENT à la vie de son territoire. Cela inclut le droit de vote. Imaginons que, pour une raison sentimentale par exemple, vous allez habiter 6 mois sur 12 en Belgique. Vous obtenez la double nationalité. Trouveriez-vous normal de pouvoir voter en France mais pas en Belgique ?


              • Scipion (---.---.221.185) 28 décembre 2005 18:44

                Et moi, dans l’absolu, je pense que ne devraient être associés à la gestion politique de la cité que ceux qui, en cas de conflit, seront appelés à la défendre au péril de leur vie.


              • Jean-Luc GUICHARD 25 janvier 2006 11:07

                - I - POURQUOI JE SUIS CONTRE LA PRETENDUE « VOTATION CITOYENNE »

                La « votation » est organisée sans le contrôle du Conseil Constitutionnel et sans le moindre contrôle.

                N’importe qui peut voter n’importe où, une ou plusieurs fois.

                Les appels à la « votation » incitant les passants à « votationner » sont intitulés « VOTATION CITOYENNE » et comportent la mention « TOUS RESIDENTS, TOUS CITOYENS, TOUS EGAUX » et incitent très fortement à « votationner » « Oui ».

                Ces appels à « votationner » sont distribués à des endroits sélectionnés par les partisans du « Oui » (tout particulièrement les lieux de distributions alimentaires, les foyers, les restaurants sociaux, les accueils de jour et de nuit . . .).

                L’unique profession de foi (attractive et colorée) que l’on trouve dans les bureaux de votation est un « APPEL À VOTATION CITOYENNE » comportant en tête, la mention : « TOUS RESIDENTS, TOUS CITOYENS, TOUS EGAUX » et incitant très fortement à « votationner » « Oui ».

                Subliminalement, on voudrait associer : - le fait d’être un citoyen (honnête) et celui - d’automatiquement devoir reconnaître (par obligation morale) l’égalité des droits politiques entre ressortissants français et étrangers.

                Lorsque je me suis présenté, à LA ROCHELLE, devant un bureau de « votation » (celui de l’Arsenal) pendant les heures ouvrables, comme j’ai indiqué que je voulais « votationner » « Non », on ne m’a pas laissé entrer.

                Lorsque je me suis présenté en banlieue rochelaise, à AYTRE, à un autre bureau (celui de la maison des Associations), comme j’ai à nouveau indiqué que je voulais « votationner » « Non », il m’a été proposé par l’unique personne qui tenait ce bureau, de prendre mon bulletin sous enveloppe pour aller elle-même le porter dans l’ « urne » qui se trouvait déjà dans une autre pièce (peu de temps avant l’heure de fermeture).

                La situation est faussée parce qu’il n’y a aucun enjeu (par exemple : des partisans du « Non » m’ont dit qu’ils votationneraient « Oui » pour que le résultat soir un résultat de « république bananière »).

                Il y a tricherie puisque tout le monde parle de vote des étrangers et que, dans sa rédaction complète, la question posée est : « ÊTES-VOUS POUR LA RECONNAISSANCE DU DROIT DE VOTE ET D’ELIGIBILITE DES RESIDENTS ETRANGERS AUX ELECTIONS LOCALES ? »

                Et n’oublions pas ce que l’on voudrait occulter : Ceci risque d’accentuer le communautarisme en permettant la création de communes étrangères avec Maires et Conseillers Municipaux étrangers (constituant de véritables îlots étrangers en France).

                - II - POURQUOI JE SUIS CONTRE LE VOTE DES ETRANGERS EN FRANCE

                Être citoyen français c’est avoir, de façon synallagmatique, droits et devoirs.

                Jamais, par le passé, quelque ligue n’a proposé que les étrangers résidants en France soient tenus d’y accomplir un service militaire !

                Si les étrangers votent en France sans que les français votent dans leurs pays respectifs, il ne sera pas respecté le principe de base de droit international dit « de réciprocité ».

                C’est-à-dire que les français auront dit : « Oui » et que les étrangers n’auront dit que : « Si nous voulons, quand nous voudrons » (ce sera comme si un conjoint avait accepté de se marier avec sa conjointe et lui ait dit : « Oui », en lui conférant immédiatement tous les droits résultant du mariage et que, ne donnant pas concomitamment la contre-partie, celle-ci lui réponde : « pourra-être, si je le veux, quand je le voudrais(s). »

                C’est-à-dire que, par exemple, le marié sera tenu à l’obligation de fidélité et que la peut-être-future-mariée ne le sera pas encore ou ne le sera jamais.

                C’est-à-dire qu’il faudrait accepter que sa conjointe ait un amant et de continuer à avoir soi-même des relations avec elle.

                C’est-à-dire qu’il faudrait accepter que le principe général de la Démocratie « un Homme, une voix » doive être bafoué puisque certaines personnes pourraient voter plusieurs fois (dans leurs pays et dans l’endroit où elles passent).

                Des partisans du « Non », comme de futurs conjoints bafoués a priori, m’ont dit : « Si les étrangers votent en France, nous n’y voterons plus, nous leur laisserons la France. »

                Et n’oublions pas ce que l’on voudrait occulter : Il ne pourrait pas s’agir exclusivement des élections locales car si les étrangers votent aux élections locales, ils votent automatiquement aussi, indirectement, à des élections nationales puisque, par exemple, les Maires ou les Conseillers Généraux sont des « grands électeurs » qui élisent les sénateurs, soit une partie du parlement français.


                • Jean-Luc GUICHARD (---.---.206.209) 25 janvier 2006 13:20

                  Je vérifie que mon message est bien publié.

                  J’en profite, évidemment, pour lire le suivant.

                  Il me semble parfaitement bien fondé en droit.

                  J’en profite pour ajouter qu’il ne faut pas ajouter de nouvelles contradictions aux règles de naturalisation et de résidence.

                  Pourquoi :
                  - avant d’obtenir la nationalité française, un étranger devra-t-il passer un examen afin de démontrer qu’il pratique la langue française suffisamment bien pour pouvoir comprendre les enjeux nationaux et notamment les débats précédant un vote.
                  - avant d’obtenir un quelconque droit de vote (même en tant que parent d’élève), un résident étranger ne serait-il pas soumis à un tel examen ?

                  J’ai beaucoup d’amis étrangers en France.

                  La plupart, pour communiquer avec moi, préfèrent m’apprendre leur langue natale plutôt que d’apprendre la mienne.

                  J’en suis enrichi mais ils ne le sont pas.

                  Leurs votes ne seraient que celui que je leur proposerais ou ils en seraient le contraire, selon nos accords ou désaccords lors de notre dernière conversation.


                • Senatus populusque (Courouve) Courouve 25 janvier 2006 11:52

                  Loin d’être utile à la cohésion nationale, le vote imposé des étrangers aux élections dites “locales” la mettrait en péril. En effet : 1. le mode d’élection des sénateurs ; 2. le mode de parrainage des candidats aux présidentielles ; et 3. les lois Defferre et Raffarin de décentralisation, ont fait que les élections municipales ne sont plus du tout simplement “locales”.

                  Ce vote des résidents étrangers irait aussi à l’encontre de la cohérence de la construction de l’Union européenne - puisque les citoyens de notre Union Européenne ont, par la vertu juridique du traité de Maastricht dans son article 8 B, et sous réserve de réciprocité, droit de vote et d’éligibilité aux élections municipales et aux élections européennes.

                  Comment pourrait-on justifier aux yeux des Français auxquels on a fait approuver par référendum le traité de Maastricht de 1992, que cette exigence de réciprocité, légitimement exprimée pour les ressortissants des quinze États alors membres de l’U. E., peut être abandonnée, sans autre forme de procès, dans le cas d’immigrés hors U. E., et en majorité ressortissants de nombreux États non-européens ?


                  • Senatus populusque (Courouve) Courouve 10 juin 2008 15:00

                    Dans le dernier Grand Jury sur RTL (8 juin 2008), Bertrand Delanoe a repris sa campagne pour le vote des étrangers aux élections locales, et prétendu que Nicolas Sarkozy était favorable à ce vote.

                    Mais en réalité la position de Sarkozy a évolué ; favorable dans un premier temps, il a depuis pris en compte la condition de réciprocité imposée pour les ressortissants des Etats de l’UE, condition qui ne le serait pas pour les autres étrangers ; d’où inégalité évidente et injustifiée.

                    Il est fort dommage que Michel Apathie n’ait pas corrigé l’affirmation fausse de Delanoe. Cautionner une "information" fausse, c’est désinformer, et à cet égard, ce n’est pas la première fois qu’Apathie prête le flanc à ce reproche.


                  • Senatus populusque (Courouve) Senatus populusque 20 janvier 2010 21:19

                    En plein débat sur l’identité nationale, les propositions croisées, d’Eric Besson et du PS, d’instaurer un vote étranger, montrent que la vie politique française a sombré dans le plus profond grotesque. Ces politiques en sont à se demander : Qui suis-je ? Où cours-je ? Dans quel Etat j’erre ? Pour quels électeurs ? Où est passé mon programme ? Où sont mes clés ? Etre ou ne pas être Français ?

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