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Accueil du site > Actualités > Info locale > Du Miracle breton à la Breizh Touch

Du Miracle breton à la Breizh Touch

Quand Yannick Le Bourdonnec publie « Le Miracle breton » en 1996, l’image d’une Bretagne vieillotte - « Bécassine » - se trouve aussitôt remisée. L’on ne parle plus alors que du bond économique prodigieux de l’après-guerre. Mais s’il y a bien eu miracle breton, quel en est le prix à payer aujourd’hui sur le plan de l’environnement ? Les Trente Glorieuses ont fait émergé les grands patrons bretons, mais certains noms de milliardaires résonnent trop dans les médias ou les coulisses du pouvoir. Enfin, le Conseil économique et social régional dessine le visage de ce que pourrait être la Bretagne de demain, en 2030. Avec des mises en garde...

Le général de Gaulle, qui comprenait bien les Bretons pour les avoir connus à ses côtés pendant ses années de lutte pour la défense du territoire, a fortement aidé au développement des infrastructures en Bretagne : réseau routier important, constructions navales de prestige, technologie de pointe... Cela a grandement aidé à l’essor de la région pendant les Trente Glorieuses. Cette spécificité bretonne a été qualifiée de « miracle breton » par l’écrivain et journaliste Yannick Le Bourdonnec dans son livre Le Miracle breton (Calmann-Lévy. 1996). On se flatte alors de compter 25 Bretons célèbres comme les grands entrepreneurs François Pinault, Yves Rocher, Edouard Leclerc, Vincent Bolloré... On se rappelle aussi, à cette occasion, de deux grands ingénieurs navals bretons, Jacques-Noël Sané et Stanislas Dupuy-de-Lôme. On se souvient d’un des tous premiers imprimeurs d’Europe après Gutenberg, le Breton Jean Brito, installé à Bruges dans les Flandres, et ainsi de suite ! Mais tout n’est pas rose néanmoins dans ce tableau.

Appel à « la deuxième révolution verte maintenant »

L’agriculture productiviste a fait de la Bretagne un dragon vert redoutable sur le plan économique, mais elle a aussi pollué les eaux. Le journal Ouest-France, par la voix de son directeur de l’information, signe le 22 mars 2007 un éditorial dérangeant dans lequel il appelle de ses vœux « la deuxième révolution verte maintenant ». Il dénonce le naufrage du modèle agricole productiviste et le lobby aveugle qui plonge la Bretagne dans une catastrophe environnementale majeure. Cette prise de position déclenche une ruée de commentaires sur le blog du journal. http://blog.ouest-france.fr/index.php/?2007/03/22/214-la-2e-revolution-verte-maintenant

Ce jour fera date dans la formation du mouvement contestataire S-Eau-S mené par Gérard Borvon, qui fut menacé de mort en février 2007 par des agriculteurs extrémistes. C’est dire l’enjeu et les tensions autour de cette question sensible !

Le mystérieux « Club des trente »

Dans son édition du 22 septembre 2007, le grand quotidien Le Monde ne parvient pas à percer cette nébuleuse organisation qu’est le "Club des trente", créé en 1989, et qui regroupe une soixantaine de grands patrons bretons. On sait, dit le journal, son action de lobbying pour le prolongement de la ligne du TGV Atlantique jusqu’à Rennes et le lancement de Passeport Bretagne pour aider les jeunes entrepreneurs bretons. Le nom "Club des trente" est une référence au Combat des Trente qui eut lieu près de Ploermel en 1351 pendant la guerre de Succession de Bretagne.

Ce que cache la Breizh Touch

Ce grand festival qui s’est déroulé du 20 au 23 septembre 2007 à Paris, avait comme point d’orgue le défilé de 3 000 musiciens et danseurs sur les Champs-Elysées. Il a remporté un succès bien plus important qu’attendu, preuve que la Bretagne est appéciée dans le monde (de nombreux visiteurs étrangers ont assisté à la fête) et reste ancrée dans le coeur des Bretons de Paris (une diaspora qui représente l’équivalent en population d’un département breton).

L’objet de l’opération était de faire connaître le dynamisme des Bretons et de leur territoire. Au-delà des quelques critiques qui ont été exprimées à propos de cet événement démesuré et sans précédent (notamment sur l’aspect financier : la région ayant investi 1,5 million d’euros sur les 2,5 millions de l’opération), se cachent des inquiétudes pour la Bretagne. Inquiétude sur l’avenir de son agriculture, de son industrie automobile (délocalisations) sur sa place - excentrée - dans l’Europe, sur le devenir de cette ressource fragile qu’est l’eau, inquiétude sur les freins que met l’Etat centralisé parfois à l’innovation, au déploiement d’infrastructures ferroviaires ou aériennes.

L’avenir de la Bretagne se corse !

La Bretagne est attractive ! Elle se place au 5e rang français derrière la Côte d’Azur. Tout semble donc aller très bien, sauf que pour le futur cela se complique si l’on en croit les données du Conseil économique et social. On prévoit que la Bretagne de 2030 aura gagné presque un quart de population (3,8 millions d’habitants), qu’elle aura, aussi, beaucoup vieilli (35 % de sa population aura plus de 65 ans), que l’urbanisation du littoral aura atteint sa limite (20 % des surfaces), que l’urbanisation se sera concentrée autour de quelques grandes villes (Rennes, Brest, et dans une moindre mesure : Vannes, Lorient et Quimper). Nous pourrons alors avoir une "Bretagne riviera" (une Bretagne très résidentielle avec hausse du foncier poussant les moins favorisés vers le Centre-Bretagne). La Bretagne peut aussi devenir un "nouveau Tigre celtique", voire produire trop et détruire son cadre de vie et son patrimoine. En germe, existe aussi un risque d’émigration massive des Bretons, chassés par l’économie en berne, le coût de l’énergie et des transports, la baisse de l’emploi...

Pour l’avenir, la Bretagne peut compter sur son "pôle Mer", pôle de compétitivité à vocation mondiale, qui associe de grandes entreprises, des PME, des laboratoires publics et privés, et des universités et grandes écoles implantés en Bretagne. L’ambition est de développer, à partir de technologies-clés, les produits et services innovants qui feront la différence sur les marchés internationaux et créeront des activités et des emplois (site du pôle Mer : http://www.pole-mer-bretagne.com).

La Bretagne peut aussi continuer de tabler sur sa culture (en essor constant) et sur le tourisme, deux ressources qui ne tarissent pas.


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34 réactions à cet article    


  • LE CHAT LE CHAT 10 octobre 2007 10:39

    Salut paul , merci pour cet article sur le breizhland qui est au breton ce que le chtimiland est au gens du nord !

    tu aimes les calembourgs , alors voici ce bel article , qui contrairement à ce que pense la modération , est d’actualité smiley http://asgsystm.free.fr/agoravox/LECHAT2.php3.htm

    trouves moi quelques élus de chez toi smiley


    • LE CHAT LE CHAT 10 octobre 2007 11:20

      Et merci à Gasty , minou breton au sens de l’humour bigrement bien developpé smiley


    • La Taverne des Poètes 10 octobre 2007 12:03

      Chalut Le Chat : t’as entendu Carlo ? Y’aura bientôt peut-être un chat pour les chats (à la Saint Glin Glin ou à la mi aôut -miaou !). Sans oublier les cabots. smiley


    • LE CHAT LE CHAT 10 octobre 2007 12:26

      je ferai pour cela une prière à saint Lô , patron des tombolas ! smiley


    • La Taverne des Poètes 10 octobre 2007 15:54

      Et si la tombola tombe à l’eau ?


    • La Taverne des Poètes 10 octobre 2007 15:56

      Mais si c’est drôle ! mais il faut dire très vite et plusieurs fois « tombola tombalo ». Ce serait alors le patron des tombe-à-l’eau.


    • tvargentine.com lerma 10 octobre 2007 11:03

      Je connais un informaticien qui est parti s’installé en Bretagne pour touver du boulot et bien il est revenu travailler en Ile de France car la Bretagne il n’y a pas grand chose et en plus,les salaires sont vraiment tres bas.

      Bref,rien à voir avec l’article obscurantiste nationaliste que je viens de lire.

      Ce pays est pollué,car tous les cours d’eau sont polluées,les plages sont polluées,aucunes industries ,pas de services...bref le desert !

      Encore un article de propagande alors que nous faisons l’objet de censure pour diffuser des articles


      • Redj Redj 10 octobre 2007 11:14

        « Je connais un informaticien qui est parti s’installé en Bretagne pour touver du boulot et bien il est revenu travailler en Ile de France car la Bretagne il n’y a pas grand chose et en plus,les salaires sont vraiment tres bas. »

        ==> je suis également informaticien et je bosse en bretagne, et en bretagne sud encore en plus (Golfe du morbihan très prisée par les parisiens qui font grimper le prix des loyers). De plus, mon salaire est plus que correct, dans la moyenne haute des salaires des informaticiens en france. Alors ton « pote » là, soit il ne faisait pas l’affaire, soit il en demandait trop, soit il est encore venu en bon parisien ici « nous apprendre à travailler »...Bref, qu’il retourne chez lui et qu’il y reste.

        De plus, tout dépend de l’endroit où il a voulu s’installer.

        Bref, des parisiens comme toi on n’en veut pas, reste chez toi le plus longtemps possible.

        La bretagne aux bretons !! smiley


      • La Taverne des Poètes 10 octobre 2007 11:54

        lerma : non ! vous n’avez pas lu l’article car si vous l’aviez fait, il ne vous aurait pas échappé qu’il intègre des éléments critiques.


      • tvargentine.com lerma 10 octobre 2007 12:36

        Sur quel environnement informatique travaille tu ?

        Sur quel ordonnanceur ?

        Si tu n’es pas capable de répondre c’est que tu es bidon


      • Sam Des Bectes Sam Des Bectes 10 octobre 2007 13:08

        Hello, Redj, confrère morbihannais.

        Je suis informaticien, dans le Finistère (ça en fait au moins 2 en Bretagne, ça, dites-donc) et ici aussi tout va bien du point de vue boulot. Les salaires, que les avides peuvent trouver bas, sont largement compensés par le confort de vie.


      • Redj Redj 10 octobre 2007 14:10

        « Sur quel environnement informatique travaille tu ? »

        ==> je travaille sur environnement windows 2000, sur linux red hat également. Je passe mon temps à developper des applis de gestion, ainsi que des applis web en php/mysql. En gros je suis développeur/chef de projet. Je ne m’occupe pas de la partie ordonnancement, même s’il m’arrive de mettre en place des batchs sur les différents serveurs de ma boîte.

        Voilà, avant de me traiter de bidon, sache que moi je n’ai pas spécialement le temps de répondre en premier à tous les articles qui passent ici, alors même que je passe beaucoup de temps sur le web de part mon activité.

        Je crois qu’en fait le bidon c’est toi, j’ai l’impression que de l’informatique tu ne connais que ton mode opératoire que tu dois suivre bêtement ligne par ligne.

        Et si tu n’aimes pas la bretagne n’y vient pas, car elle non plus ne t’aimera pas !! Sur ce moi j’ai du boulot, alors kenavo !!! smiley


      • RobertH 10 octobre 2007 14:47

        En bretagne t’inquiète y a du taf, moins qu’en île de france forcement, la recherche est un peu plus complexe mais tu trouves. C’est le prix à payer pour quitter Pouris


      • La Taverne des Poètes 10 octobre 2007 15:52

        à Sam Des Bectes : L’idéal ce serait de vivre à Paris disons de novembre à février (maximum) et en Bretagne le reste du temps ! smiley

        C’est bien connu, quand on y est on y reste parce qu’on n’est pas sûr de retrouver une place quand on cherche à revenir.


      • Sam Des Bectes Sam Des Bectes 10 octobre 2007 21:23

        A Paris de novembre à février, hum... novembre et février non-inclus, bien sûr, hum, et sans les week-end, vacances et jours fériés... hum, pourquoi pas ? Mais pour y faire quoi ? Papilloner de salons en expos ? Ou bien faire partie de la foule des abonnés au métro ? (Je me rappelle encore y avoir vu, au coeur d’une foule, une petite dame marmonner en secouant la tête « Mais qu’est ce que je suis seule, qu’est ce que je suis seule... »).

        « C’est bien connu, quand on y est on y reste parce qu’on n’est pas sûr de retrouver une place quand on cherche à revenir. »

        Ah ben La Taverne, il ne faut pas oublier que la Bretagne est une terre d’accueil ; regarde en été, tous ces braves gens qui sont accueillis avec des sourires gourmands, tous ces campings qui leurs sont ouverts, ces commerçants qui les attendent de pieds fermes. C’est clair, si les parisiens n’existaient pas, il faudrait les inventer ; après tout c’est grâce à eux qu’on peut payer nos impôts smiley.


      • Briand Briand 10 octobre 2007 11:11

        Effectivement la Bretagne est un peu à la croisée de chemins et le coût économique et humain de l’agriculture productiviste n’a jamais été réellement évalué avec ses dizaines de milliers de suppressions d’exploitations, les victimes des pesticides tant ceux qui les respirent en les diffusant que ceux qui les consomment en résidus et l’accaparement des subventions qui a tant manqué à d’autres formes d’agricultures bio ou raisonnée ..

        Côté innovation et développement il y a aussi un volet qui a été assez peu étudié : la capacité à travailler en réseau hérité d’une culture de coopération (agricole, pêche, mutuelles..) qui permet souvent aux acteurs de travailler ensemble au-delà des organisations et appartenances .. (sauf dans des cas de lobbyng comme celui de l’élevage porcin industriel cité dans l’article ..)

        Et a l’heure du web 2.0 il y a surement là des opportunités pour que les richesses de la bretagne comme les milliers de groupes de musique, les réussites éducatives, l’identité régionale et des 21 pays, soient dynamisées et porteur d’un développement qui soit aussi humain et culturel.


        • bernard29 candidat 007 10 octobre 2007 11:36

          « Breizh-touch » :(notamment sur l’aspect financier : la région ayant investi 1,5 million d’euros sur les 2,5 millions de l’opération)....

          En comptant les subventions départementales, les collectivités bretonne ont payé 2, 4 ME sur les 2,5 de l’opération.

          Sur la capacité des bretons à « travailler en réseaux », il faut quand même relever que cette capacité n’a pas empêché le productivisme effrené dans le domaine agricole,apput=yé par les coopératives et le crédit agricole, les crises importantes dans la gestion des peches maritimes, la lenteur de la réalisation du tronçon central du plan routier breton (promis par de gaulle en 1966), l’echec du TGV dit (TGV 3H) jusqu’a Brest et Quimper ....

          Tout cela pour dire que le travail en réseau n’est pas la finalité, mais un outil au service d’un développement ; la question restant toujours la définition du développement que l’on souhaite pour sa région ou de son projet.


          • La Taverne des Poètes 10 octobre 2007 12:45

            Signalons quand même que le budget du festival inter-celtique a été largement excédentaire cette année (grosses recettes) et qu’on n’a pas encore chiffré les retombées positives de l’opération Breizh Touch : en terme d’image, de rentrées d’argent (vente de produits culturels, tourisme...), de contrats, d’installation d’entreprises en Bretagne...ni de rentrées fiscales afférentes...

            Et puis,il s’agit là d’une manifestation isolée et d’une exceptionnelle envergure commme on n’en fait pas tous les ans.


          • La Taverne des Poètes 10 octobre 2007 12:39

            La Bretagne et ses nitrates :

            Un discours assez iconoclaste tenu par Maître Frank Barbier, avocat au barreau de Rennes et spécialiste du droit de l’environnement, à Bruxelles :

            « La Bretagne est fondée à réclamer des dérogations à l’application de la norme des 50 mg de nitrates par litre dans les eaux superficielles. En effet, la Bretagne a des particularités climatiques, géologiques, pédologiques qui peuvent, à elles seules, expliquer la présence de teneur élevée de nitrate dans les sols et dans les eaux.  »

            La Directive européenne sur les nitrates prévoit trois cas possibles de dérogation sur lesquels la Bretagne peut fort bien s’appuyer.

            D’après Christian Buson, le président de l’Institut de l’environnement, basé à Liffré (Ille-et-Vilaine), il y aurait un bon et un mauvais nitrate et il est impossible de distinguer entre les deux. « Pourquoi, le nitrate qui est dans les légumes serait bon et le même qui est dans l’eau serait mauvais ?  » Il ajoute que la norme de 50 mg/l n’a aucun fondement scientifique et résulte d’une succession d’erreurs. Il conteste la nocivité des nitrates pour la santé en s’appuyant sur plusieurs études de chercheurs américains. « ils n’ont, dit-il, aucun effet sur l’environnement et ne peuvent servir d’indicateurs de pollution ».

            Comme quoi, ce n’est pas si simple qu’on le dit...

            Source : Journal Ouest-France


            • 5A3N5D 12 octobre 2007 11:34

              «  »« « ils n’ont, dit-il, aucun effet sur l’environnement et ne peuvent servir d’indicateurs de pollution ». »«  »

              A mourir de rire ! Comment expliquer les marées vertes sur les plages bretonnes, les « fleurs d’eau » qui interdisent la baignade dans les plans d’eau, les rivières envahies d’algues ou déjà eutrophisées ?

              Les scientifiques américains ne sont nullement une référence : ce sont les mêmes qui, actuellement, nient l’impact des gaz à effet de serre (le CO2 serait même « très bon ».) Un effort indéniable pour éviter aux USA d’avoir à limiter leur pollution sous peine de plomber leur économie.


            • La Taverne des Poètes 12 octobre 2007 11:42

              C’est un point de vue que je reproduisais pour enrichir le débat contradictoire mais sans le partager forcément.


            • boutdumonde 10 octobre 2007 14:13

              ABP http://www.agencebretagnepresse.com a maintenant une section Courrier des lecteurs, merci de leur envoyer votre point de vue.


              • tvargentine.com lerma 10 octobre 2007 14:23

                E-megalis : la plateforme régionale d’administration électronique ouvre la commande publique bretonne à tous mardi 09 octobre 2007

                Accéder aux avis d’appel public à concurrence, télécharger des documents, répondre par voie électronique quand on est une entreprise, administrer la dématérialisation de tous les types de procédures, mettre en ligne des appels d’offres, gérer les réponses électroniques des soumissionnaires quand on est une collectivité locale, voilà les premiers services que propose la salle régionale des marchés publics e-megalisbretagne via une adresse internet unique.

                Depuis 1999, le syndicat mixte Mégalis Bretagne développe les usages des technologies de l’information et de la communication en Bretagne à travers une offre régionale de services de télécommunications à haut débit.

                Peuvent y accéder l’ensemble des établissements publics bretons exerçant des missions d’intérêt général et représentés au sein du groupement de commandes constitué à cet effet.

                Ce groupement comprend l’agence régionale de l’hospitalisation, le syndicat inter-hospitalier de Bretagne, le rectorat, l’association Ouest Recherche, les trois chambres consulaires régionales.

                Le syndicat mixte y représente l’ensemble des collectivités qui le compose, à savoir, le conseil régional, les quatre conseils généraux (Côtes-d’Armor, Finistère, Ille-et-Vilaine, Morbihan), 54 établissements publics de coopération intercommunale (EPCI), communautés d’agglomération et communautés de communes qui rassemblent 665 communes sur les 1.268 que compte la Bretagne.

                L’objectif pour le syndicat est qu’à terme toutes les collectivités puissent être associées.

                Une seule et unique adresse pour la plateforme

                C’est en 2005 que l’idée de mettre en oeuvre une plateforme régionale d’e-administration pour le compte des collectivités bretonnes émerge.

                Il est décidé de développer en priorité les services afférents à la dématérialisation des marchés publics à l’image de ce que propose e-bourgogne. Le syndicat mixte, en sa qualité de coordonnateur du groupement de commandes, a procédé durant l’été 2006 au lancement d’un appel d’offres restreint.

                Celui-ci a été attribué à la société Atexo (basée à Paris) pour une durée de trois ans et pour un montant s’élevant en tranche ferme à 491.080 euros HT.

                Accessible depuis le 15 janvier 2007 la plateforme e-megalis permet - via une seule et unique adresse https://www.e-megalisbretagne.org - à l’ensemble des acheteurs bretons de déposer leurs marchés publics.

                La ville de Lannion et le syndicat mixte ont été les premiers à publier leurs marchés.

                Les collectivités qui souhaitent bénéficier des services de la plateforme signent une convention d’accès aux services avec le syndicat mixte et participent financièrement sur une base forfaitaire proportionnelle au nombre d’habitants de la collectivité.

                Par exemple, une petite collectivité (moins de 2.000 habitants) paie seulement 50 euros HT par an pour utiliser la plateforme, une collectivité de 5 à 10.000 habitants paie 200 euros HT par an, enfin, une collectivité de 100 à 250.000 habitants paie 1.500 euros HT par an (comme Rennes qui compte 213.000 habitants).

                Quant aux EPCI, il leur est proposé de contribuer de manière individuelle ou mutualisée. Enfin, l’accès aux fonctionnalités de la salle des marchés est entièrement gratuit et sans modalités pour toutes les entreprises.

                Six mois après son ouverture, 211 agents appartenant à 36 entités publiques utilisent la plateforme.

                Les chiffres sont importants, 1.097 consultations ont déjà été publiées, 1.748 entreprises se sont enregistrées, 1.640 consultations avec enregistrement de données ont été effectuées, enfin quatorze réponses électroniques ont été passées.

                Une meilleure prise en compte de la commande publique

                Les avantages de la plateforme e-megalis sont nombreux.

                Une adresse unique pour tous, l’homogénéisation à terme de la démarche, grâce au travail collectif et avec tous les partenaires, une meilleure prise en compte de la commande publique.

                Concernant les entreprises, l’accent a été mis sur le partenariat avec les chambres consulaires et les unions professionnelles afin de sensibiliser et de former les entreprises à l’usage de la plateforme.

                Quant aux formations, elles se font avec le groupement d’établissements publics locaux d’enseignement (Greta) de Bretagne ; les modules proposés varient entre une demi-journée et une journée selon la taille de la collectivité d’une part et selon le profil de l’utilisateur d’autre part.

                « L’accompagnement au changement est indissociable de la réussite », précise Céline Faivre, directrice du syndicat mixte Mégalis Bretagne.

                Résorber les appels d’offres infructueux

                Le dispositif permet d’homogénéiser les relations entre les entreprises et les collectivités afin d’éviter notamment les appels d’offres infructueux. La plateforme doit permettre une meilleure gestion par une mise en relation cohérente des demandes des établissements publics et des capacités de réponses des entreprises.

                Mieux savoir ce que l’on attend les uns des autres, être à l’écoute des entreprises dont la diversité rend difficile la réponse...

                L’achat public est juridiquement complexe et les enjeux économiques sont importants, notamment pour les entreprises du bâtiment souvent sollicitées et qui doivent pouvoir répondre rapidement.

                Les entreprises ont parfois beaucoup de mal à s’y retrouver, entre plateforme, procédures et codes d’accès.

                Il est d’ores et déjà proposés diverses fonctionnalités aux entreprises afin de simplifier la gestion des marchés publics telles que des alertes par mail, selon les domaines de compétences et des critères de consultations pour les tenir informées des appels d’offres les concernant.

                Le syndicat mixte est organisé autour d’une équipe de sept personnes travaillant en mode collaboratif dans un cadre juridique propre au fonctionnement des collectivités territoriales.

                Mégalis est avant tout un outil au service des collectivités locales qui souhaitent mettre en commun leurs compétences et leurs expériences au profit et dans le cadre de projets mutualisés.

                Ainsi, le rôle du syndicat est d’être un agitateur de réseaux, de proposer des services, car si les moyens existent, il faut les mettre en musique, ce qui reste un vaste programme...

                Voila un exemple d’un article qui apporte de l’information sur la Bretagne,rien à voir avec l’article de l’édition du jour


                • vivelecentre 10 octobre 2007 20:06

                  LERMA

                  Ton « copier coller » n’est il pas en contradiction avec ton intervention du debut ?


                • Bulgroz 10 octobre 2007 14:27

                  Moi, je trouve l’idée de la taverne d’un logiciel pour traquer les mots grossiers, épatante et tout à fait opportune. (Cf l’article de Carlo Revelli).

                  A la liste des mots à bannir suggérée par la taverne, je rajouterai les mots que vous avez adressés à un certain Bulgroz : « merde, sous merde, crevure, crotte puante, dégage petite merde.. » dans 6 posts succéssifs.

                  et puis y a aussi les mots adressés à Carlo Revelli : « site infréquentable, d’ailleurs, je le fréquente de moins en moins, Carlo se cache, Joël de Rosnay, qui, lui, ne se cache pas, puisqu’il a toujours été inexistant...Il cautionne son »enfant« et ses excès nauséabonds. »

                  Pourra t on trouver un logiciel assez puissant pour traquer tout ça ?

                  Remarque, tu me diras, on ne sait pas où s’arrêtera la puissance des logiciels, par exemple, aujourd’hui, à chaque post mièvre, inconséquent et dénué de tout intérêt, le logiciel d’Agoravox arrive à y associer automatiquement la photo de la taverne. Super pratique pour les repérer !!

                  Je dis ça dans un esprit positif bien sur, pour faire avancer les choses comme on dit.


                  • Gasty Gasty 10 octobre 2007 19:49

                    C’est pas moi qui est déposé un bulgroz ici ! je ne me serais jamais permis.......lerma peut etre ??


                  • La Taverne des Poètes 10 octobre 2007 20:03

                    Le bullgroz, c’est classé dans la catégorie « chiens dangereux ».


                  • moebius 10 octobre 2007 23:51

                    ..mais vous etes vraiment borné La Taverne ?


                    • moebius 10 octobre 2007 23:55

                      ..pour moi c’est absolument...incompréhensible cette attachement régionaliste...


                    • moebius 10 octobre 2007 23:57

                      ..moi pas comprendre !?!...


                    • manusan 11 octobre 2007 08:16

                      toujours pas de .bzh sur le web. Vous vous endormez la taverne, faite vite une pétition.

                      un breizhvox.bzh , vous y avez pensez avouez le.

                      kenavo


                      • La Taverne des Poètes 11 octobre 2007 09:00

                        www.taverne-des-poetes.bzh

                        Référencé en tête des sites de Google.bzh  smiley


                      • La Taverne des Poètes 11 octobre 2007 11:12

                        Sérieusement, je sais qu’une étude de faisabilité va être engagée et que l’initiative a reçu le soutien de la région. Mais je n’ai pas d’a priori idéologique. Il faut voir si l’opération serait rentable économiquement pour la Bretagne et si le coût sera au moins amorti. Le seul dépôt du dossier auprès de l’Icann atteint environ 80.000 euros et la Fondation catalane reconnaît avoir dépensé au total près de 150.000 euros pour faire aboutir son projet. Mais pourqoui les Catalans et pas les Bretons ?

                        Il restera la question du retour de la Loire-Atlantique dans la Bretagne, pour des raisons tant identitaires et historiques qu’économiques (pour exister dans l’Europe).


                      • La Taverne des Poètes 11 octobre 2007 11:15

                        Il est normal de défendre, pour des raisons d’équilibre économique, l’idée d’un pôle compact et fort à l’Ouest. L’économie, c’est aussi la vie des gens qui en dépend.

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