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Du temps de la camaraderie dans les mines en Lorraine

Après 90 ans d’exploitation, le puits Simon de Forbach ferma le 5 décembre 1997. Ce jour-là, la dernière cordée poussa l’ultime berline de charbon. Certains mineurs, qui en gardent la nostalgie, continuent de perpétuer le souvenir de l’exploitation et de leur corporation. Pour eux, comme pour beaucoup d’autres, la mine n’a jamais fermé. Elle s’est simplement arrêtée. 100 millions de tonnes de charbon restent encore à sortir du fond, ce qui correspond à 100 ans d’exploitation.

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Ambiance du fond et lueur de nostalgie ou d’espoir (Crédits photo : Groupe BLE Lorraine)

En habits du fond, casques vissés sur la tête avec lampe frontale, piolets sur l’épaule, deux silhouettes traversent la place du Marché de Noël de Forbach sous le regard étonné des passants. Excepté ces passionnés, des gueules noires, les habitants n’en aperçoivent depuis plus que sur la statue qui leur rend hommage à côté de l’hôtel de Ville. Ils étaient pourtant les meilleurs ouvriers de France dans les années 1950. Ils ont relancé l’économie.

A l’époque, l’atmosphère de la mine était baignée d’une franche camaraderie. Les petits comme les grands moments rythmaient le quotidien : les plaisanteries dans les vestiaires, les habits au crochet dans la salle des pendus, le bus qui menait au puits, la cage qui descendait à 12 mètres par seconde, le train flanqué de wagonnets qui attendait les mineurs à la sortie, les rats qui lorgnaient sur les sandwiches dans les galeries et bien sûr les douches où tout le monde se frottait le dos.

Les mineurs lorrains se saluaient du traditionnel Gluck auf pour se souhaiter bonne chance. Ils étaient d’origines diverses. Le puits Simon a compté jusqu’à 27 nationalités avant la guerre. Mais quand ils remontaient, ils étaient tous de la même couleur. Depuis, lorsque les anciens mineurs se rendent aux obsèques d’un de leurs camarades, ils jettent un bout de charbon dans le caveau.

(Source : RL du 07/12/2013)


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1 réactions à cet article    


  • Radix Radix 9 décembre 2013 11:26

    Bonjour

    La camaraderie qui régnait au fond de la mine et en dehors était liée à des conditions de travail très dures, cette camaraderie était nécessaire pour tenir dans ces conditions.

    Les hommes ne s’unissent que dans l’adversité, on peut le déplorer mais il ne faut pas oublier ce qui a rendu cette union nécessaire et qui a heureusement disparu.

    Radix

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