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Accueil du site > Actualités > Info locale > Education : tensions dans les classes de Lorraine

Education : tensions dans les classes de Lorraine

La pénurie de professeurs remplaçants se ressent particulièrement en Lorraine. Désabusés par l’absence d’enseignants, des parents d’élèves recrutent ainsi désormais eux-mêmes des remplaçants via des annonces passées sur internet. Certains établissements ont adopté la même démarche …

Par exemple, le Lycée Stanislas de Nancy cherche en vain depuis le 15 décembre un professeur d’allemand pour le reste de l’année scolaire. La pénurie de remplaçants affecte avant tout les mathématiques, les lettres, l’allemand et l’anglais. Dans l’Académie de Nancy-Metz, les difficultés se concentrent essentiellement en dehors du Sillon lorrain, en particulier dans les Vosges et en Meuse. Faute de Titulaire en Zone de Remplacement (TZR) en nombre suffisant, le rectorat a recours à des contractuels, la plupart du temps des étudiants ayant au moins une licence mais sans aucune expérience professionnelle pour gérer des classes surchargées. Les autres professeurs se répartissent les classes si personne n’est trouvé.

Rappelons que les TZR étaient 150 en Lorraine avant 2010 rien que pour les mathématiques. Ils n’y étaient plus que 40 au total pour la rentrée scolaire 2014-2015. Ils sont depuis remontés à 58, dont 25 non-titulaires. Entre 2007 et 2015, l’Académie de Nancy-Metz a rendu 2 700 postes, soit un enseignant sur cinq. La Lorraine a ainsi proportionnellement perdu plus de postes que la baisse du nombre d’élèves qui y était annoncée.

Lors de la rentrée 2014-2015, 98 postes avaient été supprimés dans le secondaire et seulement deux postes créés dans les écoles primaires. La Lorraine est ainsi régulièrement la plus touchée par les restructurations scolaires et souvent la seule à perdre des postes. Les prévisions démographiques sont remises en cause. En 2014, alors que le rectorat avait annoncé 300 élèves en moins dans le primaire, entraînant des suppressions de postes, 160 élèves supplémentaires avaient finalement été comptabilisés ! Idem dans le second degré pour l’année scolaire 2013-2014, où 200 élèves de moins étaient prévus alors qu’il y en a eu en réalité 280 de plus ! Cette année-là, la Lorraine avait été la seule à rendre des postes en France avec 79 professeurs en moins.

Pour la prochaine rentrée, 80 postes d’enseignants devraient été créés dans l’Académie de Nancy-Metz, dont 30 dans le primaire et 50 dans le secondaire. Cela ne compensera cela dit pas le massacre des effectifs opérés précédemment.


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5 réactions à cet article    


  • Allexandre 21 janvier 13:54

    Cette tension est-elle liée au statut particulier de la Moselle, qui dépend toujours du Concordat de 1801 ? Maintenant, que le ministère soit incapable de faire les statistiques, alors que depuis 12 ans, la natalité est repartie à la hausse, rien de très surprenant. Nous sommes dirigés par l’incompétence incarnée. Le seul maître-mot est de remplir les critères de Bruxelles. Le reste, ils s’en foutent. L’école est devenue un fardeau pour l’Etat et il est prêt à toutes les pires aberrations, pourvu que le budget « Education nationale » n’augmente plus, baisse même. L’école ne produit rien d’économique. La formation de notre jeunesse est le cadet des soucis de nos dirigeants, quelle que soit leur couleur politique !!


    • Jeussey de Sourcesûre M de Sourcessure 21 janvier 14:49

      C’est quoi, la Lorraine ?

      Une ancienne province ?
      Un ancien duché ?
      Vous voulez parler de l’académie de Nancy-Metz ?
      Peut-être le découpage académique devrait-il être revue, parce que la Lorraine, ça n’existe plus et la nouvelle région grand-est, grande comme la Belgique, n’a pas encore de nom.

      • lsga lsga 21 janvier 19:19

        L’argent qui sert à financer les curés en Alsace/Lorraine pourrait en effet être mieux utilisé. 


        • ghjuvanpaulu 22 janvier 09:18

          @lsga
          Pourquoi pas.... Arrêtons de financer les curés et finançons les imams, c’est plus dans l’air du temps !


        • kalagan75 22 janvier 09:39

          pénurie de remplaçants , effectivement ; mais pourquoi tant d’absentéisme dans l’éduc ?

          un petit établissement proche de chez moi, avec une trentaine d’enseignants, a 3 absents pour dépression ... les 3 commencent leur dépression le 15 septembre mais comme par hasard, la termine le 15 juin dès lors que les élèves ne sont plus là ... par contre ils ont tous des activités « extérieures » qu’ils fréquentent assidument et qui ne sont pourtant pas compatibles avec leur problème de santé.
          un autre est en mi-temps pédagogique ( c’est à dire qu’on le forme à être enseignant ), alors qu’il enseigne officiellement depuis 20 ans en tant que titulaire .

          J’ai été enseignant pendant 15 ans, et des exemples de « tire au flanc » , j’en ai rencontré dans tous les bahuts par lesquels je suis passé !

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