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Escapade chamoniarde

Il n’y a pas que la calotte arctique ou les glaces du Groenland qui fondent, celles des glaciers alpins également, et de manière spectaculaire. La faute à un réchauffement climatique accéléré qui va, à coup sûr, fortement remodeler dans les prochaines années des paysages que l’on croyait pourtant immuables à l’échelle d’une vie. Jean-Marie Claret en est l’une des victimes emblématiques...

Tout le monde à Chamonix connaît M. Claret, l’exploitant de la grotte de glace du Montenvers. Une grotte qui, depuis 1946, reçoit chaque année des dizaines de milliers de touristes venus du monde entier admirer la Mer de glace et plonger en son cœur dans les reflets bleutés de ses parois sous le regard blasé du saint-bernard de service.

Or, voilà que la pérennité de la grotte – déjà déplacée à plusieurs reprises pour faire face à l’avance naturelle du glacier (6 cm par jour) – est menacée. À tel point qu’il a fallu cette année engager de coûteux travaux pour sécuriser un site menacé par les chutes de pierres et de séracs. Sans compter la pose d’inélégantes bâches à la surface du glacier pour en limiter la fonte à l’aplomb de la grotte. 

Le principal problème ne réside toutefois pas là. Desservie depuis la gare du train à crémaillère du Montenvers (1917 m d’altitude) par une télécabine d’une centaine de mètres de dénivelée, la grotte s’éloigne toujours plus de cette installation. Et pour cause : en raison du réchauffement climatique, le glacier perd désormais… 4 mètres d’épaisseur par an et beaucoup plus en période de canicule ! Résultat : la grotte n’est accessible qu’au moyen de passerelles et d’escaliers métalliques depuis la station inférieure de la télécabine. De 40 marches en 1990, on est passé à… 300 marches en 2009 ! Un véritable problème pour les nombreuses personnes âgées et les très jeunes enfants. 

Ouvert avec trois semaines de retard, la grotte actuelle vit à l’évidence ses dernières saisons à son emplacement actuel. Dès 2011, elle devrait être déplacée non plus de quelques mètres comme dans le passé, mais de 300 ou 400 m en amont sur la partie plane de la Mer de glace. Au prix de très coûteux investissements en matière de desserte auxquels la municipalité de Chamonix réfléchit d’ores et déjà. 

Encore faudra-t-il anticiper les effets du réchauffement pour pérenniser les futures installations. Car c’est une évidence : le glacier continuera de fondre à une vitesse vertigineuse à l’échelle géologique. En 14 ans, le front de la Mer de glace à reculé de 400 m. Et les experts du laboratoire de glaciologie du CNRS de Grenoble sont formels : il reculera encore de 600 à 900 m dans les 20 prochaines années ! 

Pour le reste, la vallée de Chamonix n’a guère changé ces dernières années, malgré une urbanisation croissante et la quasi-disparition des troupeaux de bovins de ses alpages. Malgré un temps exceptionnel en ce début d’été marqué par la persistance d’un grand beau temps matinal, les visiteurs semblent être moins nombreux, la faute sans doute à la crise économique. Une crise qui touche à l’évidence également les étrangers, mais sans les empêcher d’être nettement majoritaires dans les rues de la ville, les sentiers de montagne et les remontées mécaniques. Notamment les Japonais, réputés les meilleurs touristes du monde si l’on en croit une récente enquête, mais qui sont d’assez loin les plus enclins à jouer des coudes pour monter dans les téléphériques et s’assurer les meilleures places. 

Quant à la récente diminution du taux de TVA dans la restauration, elle n’a pas donné lieu dans les établissements chamoniards à une chute spectaculaire des tarifs, c’est le moins que l’on puisse dire. Beaucoup de restaurants n’ont en effet strictement rien changé à leur carte, et les autres se sont contentés de diminuer les prix des plats les moins commandés par les touristes. Incidence nulle sur les fondues, raclettes, tartiflettes, brasérades et autres pierrades !

Autre problème, déjà constaté ailleurs (récemment à Paris, Marseille, Nevers et Bourges) : de plus en plus de restaurants n’affichent plus à l’extérieur les prix d’une sélection de vins comme les y oblige pourtant la loi. Une omission évidemment délibérée. Et pour cause : les prix des vins se sont envolés de manière spectaculaire sur leurs cartes, et il n’est pas rare désormais de voir une modeste AOC proposée à 24 ou 28 euros la bouteille ! J’envisage, à cet égard, de saisir la DGCCRF de ce problème qui tend manifestement à gagner tout le territoire national au détriment des clients pris en otage – ils ne découvrent le prix des vins qu’une fois installés dans la salle ! – par des professionnels hors la loi.

Allez, retour à Chamonix. Je joins à ce papier quelques-unes des 170 photos que j’y ai faites entre la fin juin et le début juillet. Bonne balade sur les sentiers chamoniards et, promis, l’an prochain, j’irai en Suisse ausculter les glaciers de l’Oberland Bernois, eux aussi très malades...

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19 réactions à cet article    


  • Le péripate Le péripate 13 juillet 2009 13:00

    Il y a au restaurant du Montenvers une intéressante exposition à visiter. On peut y lire que la diminution des glaciers n’est pas une preuve du réchauffement climatique. Parce que l’extension d’un glacier est un bilan entre la neige qui tombe l’hiver, et la fonte l’été. Ce qui fait qu’un glacier peut diminuer avec des températures en moyenne plus froides, si l’hiver est sec. Ou augmenter avec des températures plus hautes si l’hiver est humide.


    • Fergus fergus 13 juillet 2009 13:14

      C’est tout à fait excat, Le Péripate. Et, de fait, il tombe beaucoup moins de neige en hiver depuis 20 ou 30 ans qu’au lendemain de la guerre. Le maire de Saint-Chaffrey (Briançonnais) m’a dit un jour (il y a de cela une quinzaine d’années) qu’il tombe 2 à 3 fois moins de neige qu’auparavant, y compris lors d’hivers réputés riches en précipitations. D’après lui, on relevait dans sa jeunesse jusqu’à 10 m de neige cumulée alors qu’on ne dépasse jamais plus les 3 m désormais. D’où l’incidence sur les glaciers.

      Ce constat fait, il faut pourtant savoir que la glace dans laquelle est creusée la grotte du Montenvers s’est formée par le tassement des névés constitués il y a environ 250 ans. La diminution des précipitations neigeuses hivernales n’est donc pas en cause, alors que le réchauffement climatique est bel et bien montré du doigt par les chercheurs en glaciologie. N’ayant pas de compétence particulière en la matière, je m’en remets à leurs conclusions.

      Bonne journée !


    • sophie 13 juillet 2009 18:35

      Magnifiques photos qui évoquent en moi tant de nostalgies, il n’y a rien de plus beau que la Montagne.... merci à vous Fergus


      • Fergus fergus 13 juillet 2009 18:57

        Et merci à vous, Sophie, pour cette admiration partagée pour l’univers alpin.


      • Yannick Harrel Yannick Harrel 13 juillet 2009 19:31

        Bonjour,

        Impressionnant, encore qu’inquiétant serait le terme le plus adéquat concernant la fonte des glaciers Alpins.

        Dernièrement j’avais été horrifié de constater que les fameuses neiges du Kilimandjaro seraient bientôt du domaine de la photographie jaunie et de pages usées du vieil oeuvre d’Hemingway.

        Sinon sur la question de la baisse de la TVA et de sa répercussion sur les prix à la carte, j’avoue que moi aussi dans mon secteur Grand Est je n’ai rien constaté de bien frappant. A croire que certains professionnels du secteur souhaitent profiter de l’été pour gonfler leur marge...

        Cordialement


        • Fergus fergus 13 juillet 2009 19:45

          Bonsoir, Yannick, et merci pour ce message.

          Je crois qu’en effet le terme d’« inquiétant » est parfaitement approprié.

          Et les sommets internationaux n’y changeront rien tant que les Etats-Unis ne feront pas un pas réellement significatif pour réduire leur production de gaz à effet de serre et inciter du même coup les pays émergents à prendre eux aussi des mesures contraignantes.

          D’ores et déjà la Mer de glace n’offre plus le même aspect. En ayant perdu 50 m d’altitude en une vingtaine d’années seulement, elle offre de plus en plus dans sa partie terminale l’aspect d’un désolant pierrier...
           
          Encore s’agit-il là d’une question qui n’est pas vitale, mais sentimentale tant nous pouvons être attachés à des sites extraordinaires tels qu’il s’en trouve également dans l’Oberland Bernois, le Valais ou les Grisons. En de nombreux points du globe, c’est bel et bien de la survie des hommes qu’il est question, et le problème est là infiniment plus crucial !


        • Fergus fergus 13 juillet 2009 19:33

          Légendes des photos :

          1) (dans le corps du texte) La mer de glace et les Grandes Jorasses

          2) Le glacier d’Argentière

          3) Jeune bouquetin

          4) Le Mont blanc

          5) Daphne cneorum

          6) Panorama du Lac blanc.
          De gauche à droite : les Grandes Jorasses, l’arête de Rochefort et la Dent du Géant (groupe de gauche) ; les aiguilles Charmoz-Grépon, Blaitière et le Plan (groupe du centre) ; aiguille du Midi, Mont blanc du Tacul, Mont Maudit, Mont blanc et Dôme du Goûter (groupe de droite)

          7) Descente du col du Brévent.
          (Vue sur l’aiguille du Midi, le Mont blanc du Tacul, le Mont maudit, le Mont blanc et le Dôme du Goûter)

          8) Les glaciers des Bossons et de Taconnaz dominés par le Mont blanc du Tacul, le Mont maudit, le Mont blanc (le plus bas sur la photo) et le Dôme du Goûter


          • floyd floyd 13 juillet 2009 22:13

            Les glaciers ne peuvent qu’avancer ou reculer, alors je ne vois pas ce qu’il y aurait d’inquietant a ce qu’un glacier recule. En tout cas cela ne prouve rien du rôle de l’homme dans le changement climatique. J’habite en Suisse et grace a des objets trouvés au col de Schnidejoch, ou la neige a récemment fondu, on a trouvé des objets humains datant de plusieurs périodes historiques. Ces objets montrent certainement que les températures étaient plus élévées dans le passé :


            « Néolithique et âge du bronze
            Entre le 3e millénaire avant J.-C. et 1750 avant J.-C régnait un climat plutôt doux. On suppose que les températures étaient alors de 0,5 à 2 degrés supérieures à celles d’aujourd’hui. Le Service archéologique du canton de Berne a retrouvé de nombreux restes dispersés de vêtements et d’équipement datant de cette époque. Ces découvertes prouvent que les glaciers s’étaient alors retirés et que les hommes pouvaient franchir le col.....

            Epoque romaine : ceinture de laine et vestiges métalliques 
            Après 850 avant J.-C survinrent une dégradation du climat et une avancée des glaciers. Ce n’est qu’après 150 avant J.-C. que revint une longue phase de climat plus chaud, qui dura pendant toute l’époque romaine (de 15 avant J.-C à 400 après J.-C). C’est de cette époque que date un petit morceau, large de 5 centimètres, de ceinture en laine de mouton blanche.....

            Après le Moyen-Age : avancée de la neige et de la glace 
            Après une courte phase de froid, le Moyen-Age a connu un climat stable et doux. C’est de cette époque que date probablement un morceau de chaussure médiévale datant du XIVe ou du XVe siècle. A partir du XVIe siècle, une nouvelle avancée du glacier lors du « Petit âge glaciaire »provoqua la fermeture du col du Schnidejoch. La première carte nationale suisse, la carte Siegfried, montre qu’en 1850 le glacier s’étendait encore largement sur le Schnidejoch. Le franchissement du col libéré de toute glace n’a été rendu possible que par le récent recul du glacier.  »

            Tout l’article :
            http://www.be.ch/web/fr/index/kanton/kanton-mediencenter/kanton-mediencenter-mm/kanton-mediencenter-mm-detail.htm?id=6570 

            Evidemment comme ces données ne sont pas politiquement corrects, vous ne les verrez jamais dans les grands médias. Ils préfèrent faire dans le catastrophisme. Certains veulent absolument voir la fin du monde dans n’importe quel signe. Pour ma part, je préfère vivre notre époque, qui est certainement plus favorable à la vie que pendant la période glaciaire ou une bonne partie des alpes était recouverte par de la glace.

            • Fergus fergus 13 juillet 2009 22:48

              Vous avez raison de souligner que les glaciers ont effectivement connu des mouvements d’avancée et de recul comme peuvent en témoigner les cas que citez ici.

              Mais, et ce n’est pas moi qui l’affirme mais les spécialistes, jamais à une telle vitesse que d’aucuns considèrent effarante en regard des mouvements identiques du passé qui se sont étalés sur des périodes beaucoup plus longues.

              Je ne sais pas où mettre la main sur ces images, mais j’ai le souvenir d’avoir vu il y 2 ou 3 ans un scientifique suisse affirmer lui aussi que la fonte des glaces de l’Aletschgletscher aurait pu avoir une origine naturelle cyclique si elle ne présentait pas un caractère tellement accéléré que l’imputation humaine lui paraissait évidente.

              Peut-être pourriez-vous avoir accès de ces images ?


            • floyd floyd 13 juillet 2009 23:07

              @Fergus :

              L’homme moderne a connu dans son histoire des changements climatiques bien plus importants :

              Chapitre 5 - Les températures du passé
              « Homo sapiens a donc subi à deux reprises des écarts de la température moyenne d’une amplitude supérieure à 10 C. Certains penseront que ce constat n’est qu’une caricature et qu’Homo sapiens n’a en réalité connu de telles variations de température qu’au long de nombreuses générations successives. Ils auraient tort. L’enregistrement GRIP (Greenland Ice Core Project) réalisé au sommet de la calotte groenlandaise confirme ces évolutions très rapides. C’est ainsi que la transition entre le Dryas récent (il y a environ 12 000 ans), période de froid intense s’étendant sur plus de mille ans, et le climat actuel s’est traduite par un réchauffement de 7 C en 50 ans. La dernière période glaciaire a, d’autre part, été marqué par des événement rapides dits de Dansgaard-Oescher (21 en 60 000 ans), découverts il y a une dizaine d’années dans le forage de Dye 3 (Groenland Sud). Ils se traduisent par un réchauffement important (de l’ordre de 5 à 10 C), qui survient en quelques décennies. Réchauffement suivi d’un refroidissement progressif en 1000 à 2000 ans. Cette pseudo périodicité de 1000 à 2000 ans semble d’ailleurs se poursuivre jusqu’ala période actuelle. L’existence et les caractéristiques de ces événements révélés par le forage Dye 3 sont confirmés par les enregistrements du forage GRIP (Sommet de la calotte groenlandaise), prouvant ainsi qu’ils ne représentent pas des phénonèmes locaux mais constituent bien des évènements communs à tout l’inlandsis groenlandais. Une vingtaine d’interstades de ce type, d’une durée comprise en 500 et 200 ans, ont été répertoriés durant l’épisode froid. La structure de ces interstades se compare à celle d’évènements rapides, récemment mis en évidence dans des sédiments marins de l’Atlantique Nord. Ces derniers sont associés à une série de dépôts au fond des mars, au large de la Norvège, dits de Heinrinch, dont la présence est attribué à la décharge massive d’icebergs provenant des grandes calottes de l’hémisphère Nord. Ces événements de Heinrich, dont la périodicité semble être de 5 à 10 0000 ans, sont liés à des périodes plus froides de 3 à 6 C qui auraient duré de 1500 à 2000 années.
              Au cours du dernier interglaciaire (Eémien), homo à connu un climat légérement plus chaud en moyenne que le climat actuel, mais qui présente une variabilité de l’enregistrement isotopique tout à fait inanttendure. Durant cette période Homo subit des épisodes chauds (jusqu’a 4 C de plus que le climate d’aujourd’hui, avec un niveau des mers pouvant être supérieur de 6 mètres à l’actuel), interrompus par des excursions froides des conditions intermédiaires entre le climat actuel et une époque glaciaire. Ces transitions sont très rapides (quelques dizaines d’années) et suivant le cas, les conditions froides (changement de températures associés de l’ordre de plus degrés centigrades) persistent entre 70 ans et 5000 ans.
              Ainsi jusqu’au début de l’interglaciaire durant lequel nous vivons actuellement, Homo sapiens à vu se succéder de très nombreux »changements abrupts« du climat, comportant une variation de plus degrés centigrades en quelques dizaines d’années. »

              Extrait du livre de André Legendre, ’Lhomme est-il responsable du réchauffement climatique ?’ :

              De plus, il est prouvé qu’au moyen-âge, il y a environ mille ans, il faisait plus chaud que maintenant. Des centaines d’études sur tous les continents le montrent :
              Sur ce site, vous pourrez voir des études, réalisés par de nombreuses institutions, qui montrent qui montrent que les températures actuelles n’ont rien d’exceptionnels. Ces études ont été réalisées partout dans le monde.

              Enfin, pour terminer, depuis dix ans, les satellites nous montrent que les températures stagnent, et que depuis 2007, elles seraient à la baisse. 

              Evidemment le GIEC, dont la fonction est de prouver que l’homme est responsable du réchauffement climatique, ignore ces résultats. Cela n’a rien d’étonnant, puisque sa fonction est avant tout politique et pas scientifique. 

              • Fergus fergus 14 juillet 2009 09:36

                Sincèrement, je ne sais pas qui a raison, du GIEC ou d’André Legendre (j’ai entendu parler de ses théories) dont les travaux sont d’ailleurs contestés par certains scientifiques spécialistes des questions climatiques.

                Il faudra pourtant bien que la polémique (très favorable en l’état actuel des choses aux tenants de l’origine humaine du réchauffement) s’éteigne et que des mesures drastiques soient prises pour enrayer la diffusion des gaz à effet de serre, si tant est qu’il soit démontré de manière indiscutable que le changement climatique se poursuit.

                Quoi qu’il en soit, merci de votre contribution à cette réflexion.


              • Gül 14 juillet 2009 01:17

                Fergus,

                Juste merci !

                Qu’ajouter d’autre. C’est un coin que je connais, magnifique, imposant de noblesse et comme le reste voué à perte...

                Quelle tristesse, quel dommage !

                La montagne reste belle malgré tout et elle regorge encore de coins totalement (ou presque) sauvages. N’est-ce pas toi, dernièrement qui parlait de la Clarée ?

                Tant que nos pieds s’accrochent encore aux sentiers, tant que les odeurs des plantes sacrées viennent effleurer nos nez, tant que quelques neve nous font encore rêver, et tant que le plaisir continuera de guider nos pas vers la vue qui n’a pas encore été vue, alors....

                Elle bouge, c’est la preuve qu’elle vit, non ?

                Amicalement.

                PS : Je comprends ta révolte.


                • Gül 14 juillet 2009 01:18

                  Ho ! Et pardon, je ne sais comment j’ai pu oublier ??

                  Les photos sont absolument sublimes !


                • Fergus fergus 14 juillet 2009 09:21

                  Bonjour, Gül, et merci pour ces commentaires... très matinaux.

                  Tout à fait d’accord avec toi, la montagne est un formidable terrain de découvertes. Mais aussi une incomparable « école » pour les enfants, confrontés à des vues magnifiques, mais aussi à une vie sauvage qu’ils peuvent approcher de près (chamois, bouquetins, marmottes, chocards...). C’est précisément à Chamonix que j’ai emmené mon fils pour ses premières vacances en montagne. Il avait 4 ans et je me souviens de ses enthousiasmes pour les cascades, les lacs et les animaux rencontrés notamment dans les Aiguilles rouges. Par la suite, nous sommes allés dans les Alpes suisses, dans le Jura, les Vosges, les Pyrénées et naturellement l’Auvergne d’où je suis originaire. Je consacrerai d’ailleurs un prochain article à cet ensemble volcanique unique au monde : la Chaîne des Puys et ses... 80 volcans.

                  C’est effectivement moi qui ai parlé de la Clarée dans un article consacré à la Vallée Etroite. Mais comme tu le dis, il existe, sans même sortir de nos frontières, des dizaines d’autres lieux fabuleux en montagne. Je pense, entre autres, à la vallée du Marcadau dans les Pyrénées, aux corniches du Causse Méjean ou au formidable panorama du Puy Mary dans le Cantal.

                  Merci pour les photos. Il s’agit là d’une activité que j’aime bien, et il m’arrive parfois de prendre pas mal de temps pour trouver le bon cadrage ou attendre la bonne lumière. Et j’ai un faible pour la macro photo de flore de montagne. Il faut dire que la nature y est tellement belle et inventive que c’est un très grand plaisir de marcher, les yeux en alternance fixés sur les sites mais aussi sur les habitantes discrètes des pelouses ou des rocailles que peuvent être la linaire des alpes, le saxifrage pourpre ou la fragile soldanelle, émergent d’un névé moribond. Cela dit, je ne suis qu’un amateur.

                  Bonn journée à toi !


                  • David Meyers 15 juillet 2009 10:25

                    Selon la fameuse « courbe » du Giec, plus ou moins trafiquée, le Réchauffement Climatique, s’il existe, c’est quand même un demi degré C (en plus) depuis cent ans.

                    Alors il va falloir trouver une autre bonne raison que le RC (la plus natrurelle sera surement la meilleure) à la fonte « accélérée » de certains glaciers.


                    • Fergus fergus 15 juillet 2009 16:01

                      Bonjour,

                      Je ne suis pas un intégriste de la question et je suis près à accepter toutes les explications qui nous sont fournies.

                      Et de fait, il existe des causes naturelles à la fonte des glaciers, fonte significative depuis le milieu du 19e siècle, autrement dit bien avant que la révolution industrielle ait pu jouer un rôle dans le réchauffement climatique.

                      Je note cependant que la majorité des spécialistes de la question accréditent la responsabilité des gaz à effet de serre ces dernières années non dans le processus de fonte des glaciers effectivement engagé depuis des décennies, mais dans l’accélération et l’amplification du phénomène.

                      Affaire à suivre...


                    • Gasty Gasty 6 août 2009 11:08

                      Bonjour,

                      Voici deux photos du même endroit prise à des dates différentes. L’une en 1974 et l’autre en juillet de cette année.

                      Observez les bien.


                      • Gasty Gasty 6 août 2009 11:10

                        Il s’agit du Glacier noir.


                      • Fergus fergus 6 août 2009 12:50

                        Bonjour, Gasty.

                        Ces photos sont en effet très parlantes et confirment le constat fait par tous les montagnards alpins.

                        Mais c’est encore plus frappant au Montenvers où il crève des yeux, y compris pour les béotiens, que le glacier a non seulement reculé mais fortement diminué de volume en rabotant les rives de ses moraines et en provoquant des chutes de rochers qui le couvrent désormais d’une couché inélégante couche grise.

                        Bonne journée.

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