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Accueil du site > Actualités > Info locale > Internet pour réunifier la Normandie

Internet pour réunifier la Normandie

Tout a commencé par un commentaire de Franck Martin, maire de Louvier, laissé sur un certain nombre de blogs (dont Le Rouennais) et appelant à signer une pétition en ligne pour "exiger" un référendum sur la réunification de la Normandie. Qui serait contre ? Un référendum, c’est bien : tout le monde donne son point de vue en répondant à une question. Mais tout dépend de la question posée, en fait : "Etes-vous pour ou contre la réunification de la Normandie ?" Là, c’est, forcément, plutôt oui. "Etes-vous pour ou contre la dissolution de la Haute-Normandie et de la Basse-Normandie dans une seule région ?" Tiens, là, ça se corse... "Etes-vous pour que Rouen devienne une sous-préfecture ?" J’ai comme l’impression que le résultat peut être mitigé. "Etes-vous pour délocaliser les services régionaux de l’Etat à Caen, ou à Rouen ? Etes-vous pour un rectorat unique à Caen, ou à Rouen ? Seriez-vous prêt à voir votre Conseil régional délocalisé à Caen, ou à Rouen ?" Je ne sais pas pour vous, mais moi, avant de signer une pétition, ou de m’engager sur la voie d’une réunification dont je n’ai pas bien compris ce qu’elle peut apporter, j’aimerais bien qu’on réponde à un certain nombre de questions de ce genre... Et encore, celles-ci ne sont que les plus grossières. On pourrait affiner, prenant une à une les compétences des Conseils régionaux, pour voir ce que cela changerait, concrètement, en matière économique, dans l’offre de formation continue, dans la gestion des lycées... Parfois, étudier les dossiers avant de signer pour une idée, certes populaire sur le papier, c’est éviter bien des déconvenues... Malheureusement, ce n’est pas sur le site de la pétition en question qu’on trouve des réponses. Et ce n’est pas non plus en se précipitant qu’on fait forcément avancer les choses dans le bon sens. Prendre le temps de la réflexion, de l’analyse, c’est parfois bien, aussi. Après, on peut décider, pour ou contre, en connaissance de causes, et d’effets.


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34 réactions à cet article    


  • (---.---.86.94) 5 janvier 2006 13:24

    bonjour, Louviers avec un « S » ?


    • Erwann (---.---.91.222) 5 janvier 2006 14:42

      Qu’ils se réunissent s’ils le souhaitent mais qu’ils rendent à la Bretagne, l’Avranchin et un bout du Cotentin volé il y a quelques siècles ... :)

      En même temps, je trouve qu’il y a quand même une grosse différence entre la basse et haute normandie : architecture en l’occurence, plus proche de la bretagne en fait

      bon c’est un troll ... :)


    • Philippe (---.---.104.34) 6 janvier 2006 00:33

      Réponses à vos interrogations...

      Je laisse de côté la remarque d’Erwann, franchement inepte d’autant plus qu’un processus de rapprochement, sinon de « réunification » vient d’être approuvé par la DATAR pour la Loire Atlantique appelée à rejoindre la région Bretagne avec la validation par l’Etat dans le cadre de l’acte 2 de la loi de décentralisation Raffarin de la métropole « Rennes- Nantes » (dotation de 4 millions d’euros par an). Les élus du CG 44 se sont d’ailleurs prononcé en faveur d’un référendum sur la réunification de la Bretagne d’ici 2011 tout en renforçant les coopérations économiques et culturelles entre la Loire Atlantique et la région Bretagne... Voilà surtout en quoi il y a en ce moment un rapprochement à faire entre les situations normandes et bretonnes : la loi Raffarin permet enfin par la voie référendaire la modification des frontières d’un découpage régional datant de 1955, dont les origines remontent d’ailleurs à l’époque peu glorieuse du régime de Vichy et de l’occupation allemande... Depuis près de 50 ans, ce découpage accompagne et accélère le processus de « métropolisation » des territoires : en gros, Nantes, Rennes, Lille, Paris évidemment mais aussi Toulouse et dans une moindre mesure, Lyon ou Marseille tendent à vider les territoires à leur profit... Là où les régions peuvent être pertinentes c’est lorsque le cadre régional englobe et peut dynamiser des territoires correspondant à des identités historiques, sociales et économiques... Exemple positif : la région Rhône- Alpes, suffisamment vaste pour compter économiquement au niveau européen sans être écrasé par Paris et suffisamment varié avec des identités fortes (Savoie, Dauphiné, Bugey et Forez) s’appuyant sur un réseau de villes (Annecy, Chambéry, Grenoble, Saint-Etienne...) qui permet de contrebalancer les tendances hégémoniques de Lyon... Même constat pour Provence Alpes Côte d’Azur, l’Alsace, la Franche Comté ou la région Aquitaine... Exemples négatifs hélas : dans des régions artificielles où la métropolisation joue à plein... Nantes est un petit Paris de province pour la région « Pays de la Loire » (tout est à Nantes dans cette « région » là !). Dans la région sans nom « Centre », Orléans, capitale officielle, est à la fois bouffée par Paris et Nantes tandis que Tours, agglomération de plus de 200 000 h n’est capitale de rien ! Midi -Pyrénées : savez vous qu’on parle là-bas de « l’aspirateur toulousain et du désert du Midi » ? Si la décentralisation de la grosse tête parisienne consiste à créer des Paris au petit pied en « province » (terme à la connotation très coloniale, ne trouvez vous pas ?)alors c’est que l’on reproduira l’une des causes les plus profondes du « mal français » et notre pays sera bien faible face à la concurrence territoriale qui tend à se développer de plus en plus... Venons en maintenant à la Normandie pour répondre de la façon la plus précise possible... S’il y a cinq départements du bassin parisien qui connaissent bien la musique du déshabillez Pierre pour habiller Paul ce sont bien les 5 départements normands... Depuis 30 ans les centres de décision quittent Caen et Rouen au profit de Nantes, Rennes, Lille et Paris... Exemple significatif : en 2003 les écoles d’avocats de Caen et de Rouen délocalisent à Rennes et à Lille Résultat : la situation de territoires dominés que l’on trouve en Normandie sanctionnée par les chiffres de l’INSEE (Insee, rapport annuel juillet 2005 N°149) Exemples pour la « Basse » Normandie : Part de PIB : 20ème rang sur 22 Emploi des cadres : 22ème rang sur 22 Exportations : 21ème rang sur 22 Réussite au bac : 19ème rang sur 22 Etc etc... j’arrête là le massacre à propos d’une région que j’aime... L’intérêt de la Réunification est donc évident : les chefs d’entreprise opérant en Normandie l’ont compris, de plus en plus de syndicats, d’organisations professionnelles, d’associations, de labels ou de fédérations ainsi que des banques ou des établissements publics ont fusionné au niveau des 5 départements afin d’avoir la force de frappe décisionnelle et financière suffisante pour mener à bien des projets en Normandie pour la Normandie à partir de la Normandie... Ex : l’établissement foncier de Normandie qui vient d’être crée va pouvoir remplacer la disparition des fonds FEDER (fonds européens pour régions en difficultés économiques)tout en permettant aux collectivités territoriales normandes de piloter elles-mêmes des projets de réindustrialisation ou d’urbanisation... Autre exemple, l’alliance entre les CHU de Caen et de Rouen pour défendre des plateaux techniques de haute qualité en Normandie à 1 heure des grands hôpitaux franciliens... Maintenant, finissons par régler son compte au « clochemerle », puisqu’il ne s’agit que de cela en fait... Les adversaires de cette belle évidence qu’est la réunification normande n’ont plus que « ça » en magasin, histoire de faire peur et de continuer à profiter du statu quo actuel : évidemment ! Si la Normandie est réunifiée il n’y aura plus qu’un seul fauteuil présidentiel où se gratter le cul... Là encore, ne tombons pas dans le piège du parisianisme au petit pied ! La Normandie a une faiblesse qui est, en fait sa véritable force : à l’instar des grandes régions du centre de l’Europe (Belgique, Allemagne rhénane, Italie du Nord), la Normandie n’a pas de « Paris » et c’est TANT MIEUX ! : entre Caen, Rouen ou le Havre aucune de ces trois villes ne peut prétendre à tout diriger... La Normandie est en cela bien loin du modèle centraliste français qui génère tant de méfaits et de gaspillages, elle est donc en phase avec un certain modèle européen à condition de le vouloir... Mettons donc pour terminer les mains dans le cambouis pour en finir avec cette fausse querelle de la « capitale » normande : la capitale normande c’est biensûr « Normandie métropole », réseau des trois grandes agglomérations normandes que sont Caen (200000h) Rouen (350000h) et le Havre (250000h). Ce réseau métropolitain existe depuis 10 ans déjà : à ce titre, il fut le premier validé par la Datar et comme tel, il reçoit des subventions de l’Etat.(d’ailleurs au plus haut sommet de l’Etat, on souhaite la réunification : en cas de mésentente clochemerlesque chez les élus locaux, le projet de réferendum, on parle de 2008, fera l’objet d’un texte de loi qui sera examiné à l’assemblée nationale) Dans ce cadre, on peut très bien imaginer la répartition suivante : A Caen : le siège de l’assemblée et des diverses directions régionales spécialisées en partage avec Rouen A Rouen : le siège de la Présidence et de la Préfecture de région Au Havre : le siège du CESR et de la CCI régionale avec antennes dans toutes les autres villes normandes importantes... UN dossier vient d’illustrer récemment, qu’avec un peu de courage et de volonté politique on peut échapper à la fatalité du clochemerle, cette maladie qui ronge cette région depuis trop longtemps : l’affaire de l’aéroport régional normand vient d’être enfin tranchée ! Rouen renonce à son aéroport « international » de Boos (un vrai trou financier) au profit d’un double « hub » Caen-Carpiquet /Deauville- St Gatien. Cette solution de sagesse préfigure donc les choix possibles et à faire, il n’y en pas d’autres, sous peine de régresser indéfiniment dans la jolie réserve verte et marine de bobos parisiens en mal de campagne et de nature... Philippe CLERIS pcleris@club-internet.fr


    • Pascal J. (---.---.26.114) 10 janvier 2006 00:45

      Mr CLERIS, vous avez écris : « Nantes est un petit Paris de province pour la région »Pays de la Loire".

      Etant moi-même nantais, je trouve ces propos particulièrement insultant à l’égard d’une cité qui a plus de 20 siècles d’histoire derrière elle (excuser du peu), et qui n’a pas attendue d’être, comme vous le prétender, à la solde du parisianisme, pour devenir ce qu’elle est devenue aujourd’hui.

      Votre visible aversion pour une région dont Nantes est la capitale, ne vous autorise pas à porter un tel jugement de valeur sur une ville, dans laquelle vous n’avez manifestement jamais foutu une seule fois les pieds. Si vous connaissiez réellement cette cité et ses habitants, vous vous aperçevriez qu’ici, nous sommes loin d’avoir une mentalité de « parisien de province ».

      Pour votre gouverne, je vous ferai remarquer que dans cette « région » la !, comme vous le dites si bien avec un certains mépris, en parlant de la région « Pays de la Loire », que tout n’est pas à Nantes.

      En effet, la « Cité des ducs » ne possède pas de Cour d’appel judiciaire (comme presque toutes les capitales régionales d’ailleurs). La seule qui existe dans la région est à Angers et ne couvre que les départements du Maine-et-Loire, de la Mayenne et de la Sarthe. La vendée, pour sa part, dépendant de la Cour d’appel de Poitiers et la Loire-Atlantique (donc Nantes) dépendant de celle de Rennes.

      Je pourrai vous citer d’autres exemples de ce genre, ce qui à coup sùr, vous permettrai d’éviter de porter des jugements aussi péremptoires que prétentieux sur une métropole que vous ne connaissez, je le répète, manifestement pas.

      Cordialement


    • (---.---.104.35) 11 janvier 2006 14:49

      Cher Pascal, Je connais bien Nantes, j’y suis allé plusieurs fois, la dernière fois à l’occasion du festival magnifique des « folles journées ». Je ne suis pas Nantais cependant mais je m’étonne à mon tour que vous ne citiez pas dans votre apologie l’une des particularités les plus intéressantes de cette belle cité... Outre qu’elle est la seule ville de France à posséder une colonne Louis XVI (que je préfère mille fois à celle élevée place Vendôme à Paris pour la gloire sanglante d’un petit corse...)vous ne me dites pas que Nantes et plus globalement l’agglo Nantes-St Nazaire est un... port ouvert sur l’Atlantique. Comme c’est bizarre... Vous me parlez de la « capitale des Ducs » ? Mais de quels Ducs s’agit-il ? Ceux de Pays de la Loire probablement... Enfin, sur la 4 voies qui relie Vannes à Nantes, la frontière départementale entre le 56 et le 44 ne signale aucun changement de région... C’est encore plus bizarre pour terminer de constater qu’à Nantes flottent partout les hermines de la Bretagne : Bizarre pour ceux qui ne connaissent pas suffisamment l’histoire de leur cité mais bien naturel pour les autres. Enfin, je vous conseille, cher Pascal de lire le très beau petit livre de Julien Gracq à qui personne ne fera le procès de mal connaître la ville de son enfance : « Le portrait d’une ville ». Vous aurez là-dedans toutes les réponses au si subtil problème de l’identité nantaise, ville de Bretagne ouverte sur tous les horizons. Bien à vous, et Vive Nantes, les Nantais et la... Bretagne


    • Pascal J. (---.---.203.190) 12 janvier 2006 00:02

      Mon cher philippe, si vous considéré que le fait de voir des étendards d’hermines flotté sur le château des Ducs (Eh oui, c’est comme ça que l’on nomme le château, chez nous), font que Nantes est plus bretonne en 2006 qu’elle ne l’était au XVIe siècle, c’est singulièrement méconnaitre l’évolution des mentalités, ici depuis plusieurs siècles.

      Cette image de carte postale que vous me donnez, ne correspond que très peu aux réalités socio-économiques d’aujourd’hui. Et d’ailleurs, le rattachement de Loire-Atlantique à la Bretagne ne semble pas constituer une priorité absolue pour les élus et autres décideurs de notre région. Bizarre Non ?

      Je vous conseillerai à l’avenir de lire comme moi, des ouvrages d’historiens locaux, dont les recherches ont autant de valeur scientifique que des bouquins de Julien Gracq, pour vous faire une opinion sur une ville ou une région. C’est comme si moi, je vous donnais des leçons d’histoire rouennnaises en vous citant Flaubert ou Maupassant, ce serait complètement grotesque !

      Cela vous permettrait surtout de faire preuve d’une certaine modestie à l’égard d’une région qui n’est pas la vôtre.

      A bon entendeur ...


    • phil14 (---.---.155.2) 23 janvier 2006 12:29

      Désolé, mais l’ensemble du Cotentin et de l’Avranchin font partie intégrante de la Normandie depuis plus de mille ans ainsi que l’abbaye du Mont Saint Michel qui fut construite à l’initiative des Ducs de Normandie. Aussi, Les Normands n’ont-ils rien à rendre aux Bretons arrogants, quant à l’architecture, la Normandie est un ensemble de pays aux architectures diverses influencées par le sol,(granite, calcaire). La Normandie est une et diverse.


    • (---.---.98.37) 7 janvier 2006 08:26

      Et vive le royaume de France du temps d’Hugues Capet ! D’accord pour revoir le découpage administratif de la France en tenant compte des réalités économiques d’aujourd’hui mais pourquoi vouloir à tout prix retrouver les frontières des anciens fiefs ? J’adore l’Histoire mais j’ai envie de crier : « M.... à l’Histoire ! » Je ne comprends pas pourquoi certains, les autonomistes de toutes origines, veulent revenir au Moyen-Age. Croient-ils que cela les empêchera de mourir ?


      • òmedoc (---.---.162.9) 7 janvier 2006 19:01

        Il est en effet temps de revoir des découpages territoriaux datant de la Révolution et inspirés par un esprit centralisateur perfectionné par le dictateur Napoléon. Au début, il s’agissait de découper l’hexagone en carrés ! On voulait exterminer, éradiquer les peuples qui n’entraient pas exactement dans le moule de la perfection vue de Paris. Donc chasse aux patois, destruction des provinces .... Nous voici en Europe et la France centralisée montre ses limites. C’est un corset qui nous étouffe. Au sud, 33 « département » sont occitans (+ quelques vallées du Piémont italien et le Val d’Aran (Generalitat de Catalunya) en enlevant la Catalogne Nord et le Pays Basque Nord. L’Occitanie a une dimension européenne (15 millions d’habitants), une langue, une culture, une économie etc... bien différentes du « Nord » (La vraie France, celle du nord, comme disait Michelet. Des redécoupages sont à opérer, une véritable régionalisation à mettre en place (autonomies), une coopération des régions occitanes entre elles pour sortir de la domination séculaire. Si le puzzle bouge en Normandie, tout le reste va aussi être modifié. Paris est-il d’accord ?


        • (---.---.104.34) 8 janvier 2006 23:03

          Certains confondent l’Histoire avec le folklore peut-être par une inconscience un peu adolescente qui veut que rien n’existe avant sa naissance et le présent dans lequel on vit... La référence à l’Histoire permet de définir des identités culturelles qui peuvent devenir la valeur ajoutée d’une économie de service performante (culture, tourisme) mais qui crée sur un territoire un sentiment d’appartenance qui peut fédérer et mobiliser localement dans le cadre de la concurrence accrue des territoires au niveau mondial : l’état nation s’il veut survivre doit redécouvrir les richesses qui le constitue au lieu de continuer à les nier au profit d’une conception artificielle du vivre ensemble. La République jacobine et parisienne est un formalisme de frontons à devises. Elle fut surtout une machine à broyer qui a fait des provinciaux de France des Français : c’est l’Histoire il ne s’agit pas de la nier mais il devenu légitime de se poser la question de l’achèvement de la décolonisation de l’empire français avec la refondation de la métropole elle-même qui, à l’heure de l’intégration européenne et de la mondialisation doit être autre chose qu’un empire parisien... La départementalisation de 1790 est un acquis de l’Histoire de France et dans ce cadre en partie artificiel les anciennes solidarités locales se sont perpétuées : aussi, en adaptant que très légèrement la carte départementale et en rédécoupant la carte régionale (qui date, je le rappelle de 1941 confirmée en 1955 et 1972 à la discrétion de la haute administration)on retrouverait un dynamisme des territoires qui permettrait de lutter efficacement contre le « mal français » à savoir la métropolisation (la tendance de toute grosse ville française de faire comme Paris, c’est -à dire à avoir la grosse tête tout en faisant le vide autour...) Voici donc une proposition de découpage qui ravirait tous les « imbéciles heureux d’être né quelque part » comme le dit Brassens (je fais biensûr partie de ces imbéciles tout comme l’amoureux du port de Sète...)

          Ouest : Bretagne à 5 départements (avec la Loire Atlantique et la métropole Nantes Rennes en cours de constitution)

          Normandie à 5 départements (avec le réseau métropolitain : Caen Le Havre et Rouen)

          Région Val de Loire avec la réunion de deux régions artificielles « Pays de Loire » et « Centre » (Départements d’Anjou ; Touraine -ne jamais dire à Tours que vous êtes en « Indre et Cher »- ; Maine ; Orléanais et Berry) avec un réseau de villes cohérent le long de la Loire, d’Angers à Bourges et un rôle enfin à sa mesure pour l’agglomération de Tours qui n’est actuellement capitale de rien, à partager avec Orléans. Cette région aurait enfin la cohérence identitaire pour lutter à la fois contre l’attraction de Paris et l’aspirateur Nantais qui remonte la Loire...

          Ile de France :

          Pour augmenter la région et son poids face à la ville capitale, rattachement de l’Eure et Loir à Idf : Chartres a longtemps été dans l’orbite parisienne et cela date de peu de temps après le règne d’Hugues Capet justement ! Aujourd’hui, Chartres est à moins d’1 heure de Paris...

          Sud-Ouest :

          Poitou-Charentes à 5 départements avec le retour de la Vendée au Poitou afin de restituer à Poitiers sa façade maritime tout en permettant à cette ville de lutter plus efficacement contre la métropolisation nantaise...

          Aquitaine :

          Création d’un département Pays Basque : le meilleur moyen d’intégrer la spécificité et la richesse culturelle basque c’est de la reconnaître pour qu’elle participe pleinement à la nation française

          Midi-Pyrénées :

          Que cette région centrée sur Toulouse puisse s’appeler « Occitanie » ne me choque pas bien au contraire. Même remarque que pour le Pays Basque : c’est reconnaître la culture de tout le Sud-Ouest français. Néanmoins, le désenclavement de cette région au Nord-est doit être poursuivi pour stopper la métropolisation toulousaine avec création de liaisons transversales est-ouest.

          Est :

          En Rhône -Alpes, région très équilibré et qui fonctionne bien, création d’un département Savoie en fusionnant les deux départements de Haute Savoie et de Savoie qui a honte de s’appeler « basse » Savoie (on imagine le ridicule de certains débats sémantiques dans les cg et cr à la recherche d’un nom qui fasse bien pour la com : on peut trouver ridicule que M. Frèche voulût rebaptiser le Languedoc-Roussillon « Septimanie », terme tombé en désuétude dès le XIème siècle !!!). Là encore, pour les savoyards, même remarque que pour le Pays basque.

          Alsace : suppression d’un département car cela doublonne et cause des lourdeurs administratives dont beaucoup d’alsaciens se plaignent mais les tenants du localisme n’aiment pas que l’on réduise la taille de leur fromage... Une région avec deux petits départements fonctionne comme un super département avec généralement un département qui écrase l’autre. Ex : en Haute Normandie c’est la Seine Maritime qui écrase l’Eure et en Alsace, c’est le Haut-Rhin qui écrase le bas-Rhin...

          Nord :

          La région Nord-Pas de Calais pourrait s’appeler « Flandres -Artois » pour affirmer son identité dans le cadre de l’eurorégion Flandres entre France et Belgique avec Lille comme métropole. Là encore, il serait contreproductif de nier l’identité flamande...

          Voilà : ce découpage est loin d’être irréaliste ou irréalisable d’autant que la nouvelle loi de décentralisation autorise désormais les modifications de frontières des circonscriptions locales sur consultation des populations concernées par référendum pour que la République française soit sur la question territoriale enfin démocratique ! C’est tout l’enjeu du prochain référendum en Normandie en 2008 et peut-être aussi en Bretagne en 2011 : c’est demain et c’est le sens de l’Histoire... Philippe CLERIS


        • òmedoc (---.---.176.98) 9 janvier 2006 11:26

          D’accord en gros sur ce projet de découpage régional (en progrès sur ce qui existe) mais, pour l’Occitanie, il doit être affiné. Poitou-Charentes : il faut redécouper le département de Charente. La partie orientale est occitane (limousine) et doit rejoindre la Haute-Vienne en région Limousin. Rhône-Alpes : Ardèche et Drome sont occitane et doivent être rattachées à des régions occitanes, non à Lyon. Auvergne : un redécoupage respectant la limite culturelle d’oc est nécessaire. Cela modifiera l’Allier.

          L’Occitanie (= le pays de la langue occitane), ce n’est pas simplement la région Midi-Pyrénées (le projet d’appelation au temps de Marc Censi était Occitanie Centrale. L’Occitanie c’est 33 départements du sud de l’hexagone , soit 6 régions administratives + les marges de 2 ou 3 autres.


        • Yuca de Taillefer (---.---.152.115) 9 janvier 2006 18:49

          Bonjour à tous : au brillant Sébastien, aux lecteurs d’Agoravox, aux Normands et à tous les horsains.

          Je t’ai rencontré Sébastien Bailly, et j’apprécie tes sites.. je me permettrais le tutoiement. Je pense que l’on peut débattre facilement sur cette question, quelque soit nos sensibilités politiques (d’ailleurs est-ce une question politique ? la question remet en cause tous les clivages traditionnels de l’échiquier politique français).

          Cet article m’interpelle, puisque je suis partisan de la réunification de la Normandie depuis quelques années ou plutot partisan de la fin de la division de la Normandie, et cela dans l’ombre et bien en amont des politiques qui ont porté le débat sur la place publique par la suite.

          Se poser des questions sur ce débat est légitime, opposer des arguments et des réflexions également, et je pense que tu n’est pas le seul dans ce cas, alors je vais me préter à cet excercice en essayant d’être concis et clair pour exprimer mes réflexions et mes pensées.

          Pour moi la question n’est pas de savoir combien la réunification va coûter, ni savoir qui va y perdre quelquechose dans la réunification, mais il faut aussi se penser la question essentielle : combien la division de la Normandie depuis près de 50 ans à coûter, le nombre de sièges sociaux perdus, le nombre de sièges administratifs perdus partis à Rennes/Lille/Paris, etc...

          Une Région Normandie c’est une promesse d’avenir : pour des considérations administratives, sociales-économiques, industrielles et démographiques. Deux demi-régions inexistantes à Paris ou Bruxelles n’ont pas de poids.

          Une Région Normandie se défendrait mieux en terme d’économie, d’emplois et d’aménagement du territoire.

          Mais les questions que tu poses, Sébastien, sont de vraies questions, sauf que pour moi elles sont secondaires : Rouen ou Caen, voir le Havre ériger en « petit Paris » de province ? Moi j’apprécie toute ville, quartier ou village de Normandie. Cette question sera l’objet d’un débat, mais je crois qu’on peut avoir l’intelligence d’ériger une capitale (symbolique) tout en ne dépouillant pas les grandes villes normandes (sans oublier aussi Cherbourg, Evreux, Alençon, Dieppe etc..), donc avec une répartition au mieux pour équilibrer les pouvoirs : avec les moyens technologiques aujourd’hui, cela doit être possible de communiquer à distance entre décideurs, non ?

          Aujourd’hui la Normandie conserve un pouvoir attractif énorme mal exploité encore : sa qualité de vie. De grandes villes mais où l’on peut encore respirer et une campagne charmeuse. On n’a pas de mégalopole comme New York ou Paris qui écrase tout en Normandie et je m’en réjouis, les Normands sont discrets, méfiants, humbles et dignes, ils ont raisons. Et nous avons aussi la mer.. et la pluie, les brouillards et les brumes qui nous protège du massacre des côtes par les promoteurs immobiliers. Et bien de la pluie, je m’en réjoui aussi !

          Mais, en quelques mots, ne pas vouloir faire la réunification, c’est courir le risque de faire de la Normandie un No Man’s Land ouvert à tous les vents, une Région tout simplement qui se vide, qui paraît comme vide comme c’est le cas actuellement (voyager et comparer, c’est toujours intéressant...).

          Le propos est aussi un propos de sentiment puisque je me considère Normand/Français/Européen. La question normande est pour moi avant tout un débat entre Normands, ceux habitants la Normandie, et c’est pour cela que je ne prendrais pas parti ici dans d’autres questions de Régions victimes du découpage au ciseau qui fut procédé quand la Normandie fut coupée. le cas normand est déjà assez complexe et lourd comme cela. La volonté normande de retrouver une Région Normandie n’est pas née d’hier ou d’avant hier et elle n’est dirigée contre personne : elle doit permettre aux Normands de se retrouver dans une entité propre, comme l’Alsace, la Corse, le Québec, la Catalogne ou l’Ecossse sont des entités à part entière ! Alors pourquoi pas la Normandie ????

          Mais il est clair que la résolution du probleme normand peut aider toutes les futures initiatives locales ou régionales qui seront fondées sur le bon sens. Cela peut permmettre à un bon air vivifiant de souffler sur la démocratie française mal en point !

          D’ailleurs l’un des énarque qui a « découpé » la Normandie a parlé depuis : Serge Antoine dans l’Express le 15/03/2004 : « Si c’était à refaire, je ne ferais qu’une seule Normandie. (...) Ma seule erreur a été de croire que je mettais en place un système évolutif. J’étais convaincu, naïvement, que l’on assisterait peu à peu à des fusions de régions. Hélas, j’attends encore. »

          Moi je n’exige rien, j’ai eu l’habitude de me battre (au sens figuré) dans la vie. J’accepte le débat et la démocratie, et je suis disponibles si certains souhaitent me poser des questions. Mais une chose est sûre : quelque soit l’issu de référendum, moi je me battrais toujours pour la réunification de la Normandie.

          J’entend que la bien-pensance de Paris à son mot à dire dans la réunification normande ??? Mais je rêve !!!! La France ce n’est pas que Paris !!! Et que Paris s’occupe de sa Francilie avant de donner des leçons au monde entier et de papoter en rond, nom d’une pipe !!!

          Nous sommes en 2005 et plus à l’époque de l’absolutisme, les Normands ont tout à fait le droit d’abattre leur Mur qui les a divisés !

          Mes salutations

          Yuca de Taillefer.


          • (---.---.98.37) 10 janvier 2006 08:25

            Je ne suis pas sûr que P. Cléris ait écouté la chanson de Brassens jusqu’au bout et surtout le dernier couplet auquel j’adhère complètement :

            "[Mon Dieu, qu’il ferait bon sur la terre des hommes,][Si l’on n’y rencontrait cette race incongrue][Cette race importune et qui partout foisonne][La race des gens du terroir, des gens du cru][Que la vie serait belle en toutes circonstances][Si vous n’aviez tiré du néant ces jobards][Preuve peut-être bien de votre inexistence][Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part.]

            A vous lire, tout sera pour le mieux quand nous aurons retrouvé les limites des anciens fiefs, tout cela sur fond d’identité culturelle.

            Je ne vois pas pour quelle raison des découpages issus de guerres féodales à une époque ou l’économie était basée sur l’agriculture, donc sur le gain de terres, seraient efficients au XXIème siècle.

            Je n’y vois que source de conflits dûs à une certaine libanisation. En ce moment vous êtes tous contre Paris, mais l’un n’est pas d’accord avec les frontières de l’Occitanie, l’autre espère une Normandie riche et forte, ce que revendiquent aussi les autonomistes bretons qui s’opposeront certainement à ce qu’on limite l’influence de Nantes. Ceux-ci, pour bien marquer la division avec la métropole veulent que le breton soit imposé sur leur territoire :« Un pays, un peuple, une langue ».

            Les comparaisons avec l’étranger, l’Espagne, la Grande-Bretagne où « cela marche[rait] » sont douteux. Les Basques revendiquent clairement l’indépendance et l’annexion du Pays basque français, la Catalogne marche à grands pas vers la séparation, de même que l’Ecosse. Pour accélérer cette séparation, les indépendantistes ainsi que les soi-disant autonomistes militent pour le bilinguisme dans les régions où survit une langue encore minoritaire.


            • chouchou (---.---.102.1) 10 janvier 2006 11:54

              Les Normands démontreraient que leur esprit conquérant ne les a pas quittés ! La Normandie réunifiée, serait un exemple pour la France et pour l’Europe.

              Pour Hervé Morin, la Normandie est aujourd’hui déséquilibrée. En Haute comme en Basse-Normandie, des départements poids lourds (la Seine-Maritime et le Calvados) sont face à des départements plus petits. La réunification réduirait ces inégalités au profit de projets mieux partagés. Elle améliorerait aussi le fontionnement des collectivités. Une grande région, c’est une collectivité qui valorise ses atouts et réduit ses faiblesses. La division nous coûte cher en tant que contribuables. Elle nous empêche d’être efficaces pour aborder ensemble les grandes questions : développpement économique, attractivité du territoire, désserte aéroportuaire, politique maritime et portuaire autour de Port 2000n centres de recherche et universités.

              Sur tout ces sujets, il faut jouer ensemble et non l’un à côté de l’autre.

              Imaginons enfin quelle image positive donnerait la Normandie à la France et à l’Europe si elle se réunifiait. Nous démontrerions notre capacité à refuser le déclin et à combattre les conservatismes en tout genre, à faire bouger les choses, à prendre notre destin en main, avec une belle et grande ambition et un fort sentiment d’identité revalorisée.

              Perso, je pense qu’il faut se pencher vers l’avenir, c’est essentiel...


              • (---.---.163.131) 11 janvier 2006 01:00

                C’est je crois ici un média citoyen, fait pour instaurer le débat, la réflexion, le questionnement.

                Je poserais une question à l’auteur du billet : que penses-t-on dans les fédés socialistes du Grand Rouen des déclarations suivantes :

                Alain Le Vern « Il faut refuser les machines à diviser pour mettre en place des machines à réussir et à unifier » (septembre 2004)

                Laurent Fabius sur son site internet : « Je suis député de Seine Maritime depuis 1978, élu d’une circonscription ouvrière et populaire. Ma grande fierté est d’y être réélu sans discontinuer depuis lors. La Normandie est ma terre d’enracinement, d’élection et d’affection ».

                Je ne ferais pas de procès d’intention, tout le monde peut évoluer... en bien... Mais les paroles c’est une chose, mais où sont les actes ? Ni Le Vern, ni Fabius n’ont encore signer la pétition (non partisane) qui validerait leurs propos : http://www.reunification-normandie.com (sinon on pourrait finir par croire qu’ils ne sont pas sincères. Et si ça se voit...)

                A suivre...


                • (---.---.104.35) 11 janvier 2006 15:42

                  Merci à Yuca Taillefer de montrer si clairement la voie pour le problème normand : il n’en reste pas moins que la réunification normande, s’il elle se fait et je le souhaite, en tant que natif de cette région mais aussi en tant que français et européen, fera un précédent. Cette perspective sera l’argument de tous les conservateurs qui n’ont que la peur à verser au débat d’idée... Comme l’ami Taillefer, la querelle de la « capitale » normande sera le seul argumentaire des partisans peunauds et frileux du statu quo : le bilan de la division normande est catastrophique... et indéfendable ! Deux régions normandes « croupions » qui se traînent à la 13ème place et à la 19ème place en terme de PIB. (INSEE 2005) (respectivement, « Haute » et « Basse » Normandie). La reconnaissance du fait régional ne peut être en France synonyme de démantellement de l’état nation : comparaison n’est pas raison car les rois de France ont été tout autant centralisateurs et sur une durée encore plus grande encore, que les partisans de Robespierre. Avant le redécoupage départemental de la France en 1790, les provinces, dans leur diversité étaient aussi d’efficaces relais de l’état central. En France, aucune province à la sortie du Moyen-Age n’avait l’autonomie suffisante pour s’opposer à la loi et la justice du Roi de France, à la différence de l’Espagne, de l’Italie, de l’Allemagne voire du « Royaume uni » qui sont des Etats nations issus d’un rassemblement ou d’union entre états autrefois indépendants (Castille, Catalogne, Aragon, Piémont, Toscane, états pontificaux, Naples et Sicile, les 350 principautés allemandes, l’Angleterre, l’Ecosse et l’Irlande... toutes identités autrefois dûment reconnues comme des états indépendants). C’est le cas contraire en France. On peut même dire que c’est le rattachement en 1204 de la Normandie au domaine royal français qui est fondateur de cette exception française à savoir que depuis la défaite de Jean Sans Terre le Plantagenêt face à Philippe Auguste le Capétien, il ne peut -y avoir d’autre état constitué en France que la France : c’est fondamental de le comprendre, car la Normandie associée à l’Angleterre a été la seule tentative sérieuse de créer un autre état que celui du roi de France dans le futur espace français. Cette question est d’ailleurs la cause profonde de la guerre de Cent Ans entre capétiens et héritiers des ducs-Rois de Normandie et d’Angleterre. Ce détour par l’Histoire était nécessaire pour bien faire comprendre que la régionalisation en France n’a rien avoir avec les risques, certes réels, d’un éclatement de l’Etat espagnol (au XVIIe siècle on parlait du « Roi des Espagnes » mais jamais on a dit « Roi des Frances »...). En France, l’autonomie régionale n’a plus de sens depuis... 1204. Mais l’excessive centralisation parisienne devient aujourd’hui un handicap pour le développement harmonieux des territoires et des populations qui vivent en France : Il ne s’agit pas d’être contre Paris mais de cesser de considérer l’ensemble du territoire français comme la banlieue de la ville centre. L’affirmation régionale (non pas régionaliste ! car il faut vivre en 2005)doit être un instrument pour rééquilibrer les choses dans le sens d’une République française qui soit plus démocratique et plus soucieuse de l’intérêt de ses citoyens, là où ils vivent ou travaillent... Philippe CLERIS


                • (---.---.98.37) 12 janvier 2006 14:22

                  Mon Cher Pascal ! Lisez ce livre... Et lisez donc davantage. Nantes mérite mieux en effet qu’une carte postale ou tout autre imposture intellectuelle plus ou moins approximative : Gracq et son intelligence à analyser la subtile identité nantaise m’en apprend davantage qu’un dossier de com aseptisé diffusé dans les boîtes aux lettres. Quant aux drapeaux bretons, ils sont naturellement chez eux à Nantes.(Où voit-on à Nantes flotter le logo, au style technocratique nulissime du conseil régional des « Pays de la Loire » ? Nul et sans histoire, con sensuel qui excitera prochainement, j’en suis sûr, certains conseillers régionaux dans leur fièvre logophilique pour demander à une boîte de com inculte de pondre un nouveau truc pour 100000 euros...).Sur le fond, vous oubliez encore la dimension atlantique, maritime et internationale de Nantes,(identité et potentiel à revivifier : la route maritime est en train de redevenir économiquement intéressante pour le commerce interne en Europe) identité d’ailleurs adossée à la présence bretonne. Cette dernière n’est pas folklorique : elle permet l’affirmation d’une économie culturelle forte et de reconnaître un territoire attractif pour l’installation de nouvelles entreprises et de nouvelles populations. Le rattachement ou, dumoins, le renforcement de la coopération entre Bretagne et Loire atlantique ne serait pas d’actualité ? Citez donc, Cher Pascal, vos sources... Et donnez vous, si vous le voulez, les moyens de mépriser Julien Gracq en lisant ses livres. Pour le reste, il me paraît malhonnête de sous estimer les méfaits de la métropolisation nantaise dans tout le « grand ouest » (il commence où le « grand ouest » ?). Le jour où les décideurs socio-économiques nantais auront autant d’intérêt à se rendre ou à s’installer au Mans à Caen à Angers etc... qu’à rester dans l’agglomération nantaise, la vague notion de « grand ouest » ou l’imposture technocratique des « pays de la loire » pourront commencer à avoir le début d’une réalité, celle d’un territoire connu et reconnu par et pour tous ses habitants (selon un sondage commandé par les CR en 1999,très peu parmi les personnes interrogées étaient en général capable de nommer le nom de la région dans laquelle ils vivent...) Mais je crains de devoir penser hélas que ces considérations ne vous concernent pas : Nous sommes passés d’un extrême à l’autre... Il ya cent ans, les instituteurs de la République française disaient aux Auvergnats, Bretons, Corses,Normands, Algériens, Congolais Indochinois, qu’ils étaient tous français descendants des gaulois. Aujourd’hui,dans le bazar identitaire véhiculé par l’individualisme de notre époque, l’identité, affaire devenue strictement individuelle, se fabriquerait ou s’acheterait au même titre qu’un vêtement de mode ou de marque... Autre imposture de ne plus vouloir savoir qui on est d’où l’on vient. Ou de ne le savoir qu’à moitié...


                  • Pascal J. (---.---.227.41) 12 janvier 2006 18:48

                    Mon cher Philippe, j’ai l’impression à vous lire que vous avez effectivement un gros problème identitaire à résoudre de toute urgence. Enfin ! si vous avez besoin d’une réunification de la Normandie vous sentir plus normand que vous ne l’êtes aujourd’hui, tant mieux pour vous. Mais je ne pense pas personnellement que les problèmes socio-économique de votre région trouveront des solutions uniquement dans des considérations régionnalistes d’ordre historiques, linguistiques ou culturelles.

                    C’est bien parce que Nantes (comme saint-Nazaire) est ouvert depuis longtemps sur l’extérieur qu’elle y trouve son dynamisme. Son appartenance à la région « Bretagne » ne rapportera, à mon avis, rien d’autre qu’une auto-satisfaction identitaire pour certains. A moins que ce ne soit, pour d’autres, le meilleur moyen de tenter de limiter son influence que beaucoup semble jalouser.

                    Pour ma part, et comme beaucoup de nantais, j’ai autant d’ascendance vendéenne que bretonne. Alors oui, la réunification de la Bretagne me ferait certainement une belle jambe ! Et après ?

                    On peut effectivement faire dire beaucoup de chose aux les sondages, les seuls sondages qui ont de l’importance pour moi, ce sont les élections. Cependant, je constate malheureusement, que même en payant grassement des instituts d’opinions, nos élus mettent un certain temps à réflechir avant de prendre un décision définitive sur l’identité de leurs régions respectives. Alors que soit disant, la solution parait simple, évidente, et subitement d’une nécessité absolue.

                    Décidemment, la réunification de la Normandie ou de la Bretagne, c’est comme le « serpent de mer », tout le monde en parle, mais personne ne l’a vu. Aucun veut se mouiller, ni les élus, ni les électeurs.

                    Et vous verez, mon cher Philippe, qu’à ce tarif-là dans 10 ans (voir plus), vous en reparlerez encore.


                  • Pascal J. (---.---.227.41) 12 janvier 2006 20:25

                    Mon cher Philippe, grace à votre imagination débordante, vous avez réussi, lors de vos précédents commantaires, à créé de toute pièce un département d’ « Indre-et-cher » en Touraine !

                    Moi, je connais très bien l’« Indre-et-Loir », ainsi que le « Loir-et-Cher », mais j’ai beau chercher votre département sur un atlas, je le trouve pas.

                    Etes-vous sùr de pas avoir besoin de réviser votre géographie, avant de sortir vos théories fumeuses ?


                    • (---.---.98.37) 17 janvier 2006 13:38

                      Pascal vous êtes un cuistre au petit pied... Indre et Loir n’existe pas plus qu’Indre et Cher (cela en dit long sur l’artifice de la nomenclature imposée d’en haut en 1790 aux territoires qui constituent réellement le pays). Allez donc à Tours (si vous quittez de tant à autre la métropole nantaise) et vous verrez sur les routes du département 37 des panneaux vous souhaitant la bienvenue en « Touraine » pas en INDRE ET LOIRE département de la région CENTRE (dont on voit parfois le logo ridicule du Conseil Régional)... Il ne s’agit pas d’une crispation identitaire mais de connaître l’ensemble de la problématique du développement régional à l’heure de la compétitivité accrue des territoires : la dimension culturelle ou identitaire devient centrale pour développer des projets en commun, avoir une visibilité. Exemple, mon cher Pascal, pour ne pas demeurer trop sec sur le sujet comme un vieux biscuit nantais, savez-vous qu ’entre Nantes et Orléans un ensemble territorial bénéficie d’une reconnaissance mondiale ? S’agit-il de la région « Pays de la Loire » ? S’agit-il de la région « Centre » ? Il s’agit du « Val de Loire » (Anjou, Touraine, Orléanais, Berry) qui est inscrit en tant que tel au patrimoine mondial de l’unesco... Avoir une visibilité identitaire et culturelle, avoir des territoires cohérents connus et reconnus à l’extérieur et à l’intérieur, est une arme qui sera de plus en plus déterminante pour le développement local à l’ère de l’économie tertiaire dans le pays qui est la première destination touristique mondiale.


                    • Pascal J. (---.---.68.179) 17 janvier 2006 20:53

                      Se faire traiter de cuistre par quelqu’un qui pond à chaque commantaire 150 lignes d’inepties pour déballer sa « science », ça a de quoi me faire sourire !

                      Comme par hasard, vous avez préféré nommer cette fois-ci le département Tourangeaux par son numéro minéralogique, plutôt que d’utiliser sa dénomination officielle et éviter ainsi de passer probablement pour un con. Chose que visiblement vous avez du mal à accepter. Votre arrogance est telle, que vous n’arriver même pas à assumer vos propres erreurs. Et manifestement, vous avez perdu une bonne occasion de vous taire !

                      S’il y a quelqu’un qui visiblement ne sort pas sufisamment de son trou, au point de ne pas savoir dénommer correctement le département dans lequel il se trouve, c’est bien vous ! moi, quand je me déplace quelque part, je me documente avant, plutôt que de déblatérer n’importe quelles conneries !

                      En attendant, vous continuer à faire votre tambouille régionaliste selon votre bon vouloir. Ainsi, vous rattacher arbitrairement l’Eure-et-Loir à la région francilienne, sous prétexte que Chartres est à moins d’une heure de Paris, rien que pour ça ! Savez-vous que les principales villes de l’Oise et du Loiret sont dans ce même cas de figure ? Et pourtant vous dites rien là dessus ? où est votre soit-disante logique dans tout cela ?

                      Mon pauvre ami, vous pensez de trop au risque de vous perdre dans vos propres contradictions. Alors, un dernier conseil : militer activement pour la réunification de la Normandie, si cela peut vous faire plaisir, c’est certainement ce que vous savez faire de mieux. Mais surtout, laissez vos compatriotes tranquille avec leur propres identités régionales, ils sont suffisamment responsables pour savoir ce qu’ils auront à faire chez eux en temps voulu.


                    • Pascal J. (---.---.249.57) 18 janvier 2006 01:03

                      En relisant votre dernier commantaire, il me viens cette réflexion : vous qui me parler de l’importance de la reconnaissance mondiale d’une région, croyez-vous franchement que la région RHONE-ALPES, dont vous avez vanté plus haut les mérites, a plus d’dentité que celle des PAYS DE LA LOIRE sur ce point ? Personnellement, je ne le pense pas : demandez donc à un allemand, à un britannique, à un américain ou à un japonais de situé le RHONE-ALPES sur une carte de France, mais je crains que vous ne rencontriez beaucoup de succès !


                    • (---.---.98.36) 19 janvier 2006 13:13

                      Voyons, voyons mon cher... Gardez donc votre sang froid, ne serait-ce que pour tenter de maîtriser la conjugaison des verbes du premier groupe à la seconde personne du pluriel du présent de l’indicatif. Vous avez des problèmes aussi avec les pluriels, d’une manière générale... Ainsi qu’avec le pluralisme. Quant à votre argument à propos de Rhône-Alpes, vous n’en serez pas surpris, je ne le trouve guère convaincant (et j’admets fort bien que vous ne soyez pas plus convaincu par mes arguments concernant la région « Pays de la Loire » : vous n’êtes pas un « con » à vaincre mais libre à vous de le penser ou de le penser pour les autres ! On a les arguments que l’on peut !).La dénomination « Rhône-Alpes » est en effet sèchement géographique (mais dans le genre, le « Grand ouest » c’est pire ! Ca s’arrête où, au fait, le « Grand Ouest » ? Aussi inepte de mettre la frontière Est des « Pays de la Loire » quelques kilomètres en aval de Tours...). Cette dénomination « Rhône-Alpes » ainsi que ses contours sont acceptés par les habitants : une identité rhône-alpine existe même car elle s’est moulée dans le cadre des identités régionales réelles (c’est à dire historiques). Rhône-Alpes, et c’est un cas unique en France fonctionne comme une véritable fédération de territoires (Lyonnais et Forez ; Bresse et Bugey ; Savoie ; haut et bas Dauphiné ; Vivarais)centrés sur leurs villes qui elles-mêmes continuent d’exister à part entière face à Lyon. (Roanne ; Saint-Etienne ; Bourg en Bresse ; Oyonnax ; Chambery ; Annecy ; Vienne ; Grenoble ; Annonay et Valence). Qu’en est-il de la relative indépendance d’Angers, du Mans, Laval, voire de Tours (qui est, on se demande bien pourquoi dans la région sans nom propre « Centre » !!!)vis à vis de Nantes ? La région Rhône-Alpes a même une dimension frontalière avec la Suisse et l’Italie (travailleurs transfrontaliers)ouverte sur les grands flux de dimension européenne entre le sud et le nord du continent. C’est une région polycentrique qui n’ est ni un désert avec un centre et ni, encore moins, un corridor sans issu, débouchant à l’ouest sur une métropole envahissante.


                    • Pascal J. (---.---.225.249) 19 janvier 2006 20:08

                      On peut dire qu’avec vous, réunification de la Normandie ressemblerait à tout, sauf à un preuve de pluralisme et d’ouverture sur l’extérieur ! Car, si je reprends votre raisonnement, le fédéralisme qui à toutes les vertus en Rhône-Alpes ou dans le Val-de-Loire se révélerait être une véritable imposture pour le « Grand Ouest ». Région que d’ailleurs, les présidents des Conseils Régionaux de Bretagne, Pays-de-la-Loire et Poitou-Charentes appellent de leurs voeux.

                      Il est vrai que cette ensemble de près de 8 millions d’habitants, à de quoi effrayer le petit chauvin égocentrique que vous êtes. En effet, la pauvre petite Normandie ferai certainement vite les frais de son isolationnisme face à cette « fédération » de 7 provinces (Bretagne, Maine, Anjou, Poitou, Aunis, Saintonge et Angoumois) réparties sur pas moins de 13 départements !

                      Avec 750.000 Habitants, la métropole Nantes-St-Nazaire représenterait à peine le dixième de la population de cette « fédération », alors qu’actuellement la métropole Lyonnaise absorbe à elle seule, près du quart de la région Rhône-Alpes en matière démographique ! Et vous osez dire que Nantes créé un désert autour d’elle ? Je me garderai d’être méprisant à l’égard de la « Capitale des Gaules », mais dans ce cas précis, s’il y avait, en reprenant votre expression un « parisianisme de province au petit pieds », il ne se trouverait certainement pas sur le bords de Loire !

                      Même la région Midi-Pyrénées, autre création de la technocratie parisienne que vous dénoncer, trouverait subitement grâce à vos yeux, si celle-ci pouvait être pompeusement rebaptisée, selon vos désirs : « Occitanie ». Notre ami Omédoc, qui sait lui, certainement de quoi il parle, nous a expliqué que ce vocable englobait des régions beaucoup plus vastes, s’étalant des côtes de l’Atlantique aux confins du Piémont italien.

                      Vous avez beau critiquer « l’impérialisme parisien » et pourtant, dans votre impitoyable logique, vous lui adjoigniez un département supplémentaire. Alors l’Ile-de-France, cela s’arrête où selon vous ?

                      Décidemment, vos arguments à géométrie variable sont autant pathétiques que pitoyables. Face à vos propres contradictions, vous passez du régionalisme identitaire au fédéralisme « bon teint », via le marketing touristico-commercial et la critique de la départementalisation de 1790. Tout y passe ! Comme vous le dites si bien : « On a les arguments qu’on peut » !

                      Finalement, le ton professoral que vous employez à mon égard, ne m’impréssionne guère. Il ne fait que renvoyer à vous même, l’image de « cuistre au petits pieds » que vous m’avez récemment adressé et qui, pour votre part, vous va si bien.


                    • Pascal J. (---.---.225.249) 19 janvier 2006 21:20

                      Vous qui êtes un grand féru de sondage, je vous signale qu’en Aôut-Septembre 2000, l’IFOP a interroger les Savoisiens sur la création éventuelle d’une région « Savoie » spécifique. Résultat : 55 % d’entre eux y étaient favorable et 64 % souhaitaient être consulté par référendum sur la question (voir le site de la Ligue Savoisienne)

                      Cela en dit long sur la prétendue reconnaissance de la région « Rhône-Alpes » par sa population, n’est-ce pas ?


                    • (---.---.104.34) 20 janvier 2006 18:48

                      Soit vous lisez mal soit vous êtes de mauvaise foi ou les deux à la fois... Je n’ai jamais prétendu à la nécessité de la création d’une région Savoie détachée de Rhône-Alpes mais seulement de la nécessité de créer un département Savoie en Rhône-Alpes(le même problème se pose avec l’Alsace et avec toutes les régions françaises qui ne sont constituées que de deux départements : Alsace, « Haute » Normandie, Nord-Pas de Calais et Corse). En général, les populations souhaitent la fusion départementale ou l’union voire la réunification avec la région voisine mais la classe politique locale n’y est guère favorable (exemple Corse) : réduire le fromage où l’on prospère n’est pas très apprécié par les premiers intéressés... Pour en revenir à la question savoyarde, seule se pose sérieusement la question de la création ou non d’un département de Savoie au sein de la région Rhône- Alpes... A bon entendeur (ou plutôt, hélas, à mal entendant...)... Salut !


                    • (---.---.98.36) 20 janvier 2006 20:18

                      La région « Grand -ouest » de Brest à Brest-Litovsk ? Cet ectoplasme que vous défendez avec aggressivité ne justifie que sa tête... Voyons vos objections point par point et je ne souhaite aucunement polémiquer avec vous (cela n’a aucun intérêt ! Approfondissez vos arguments et réconciliez vous donc plutôt avec votre conjugaison... C’est assez pénible à lire...) L’île de France augmentée de l’Eure et Loir se justifie pleinement car un bassin de vie complet s’est tissé dans ce département en relation intime avec la mégalopole parisienne (organisation des transports individuels et collectifs, trajets pendulaires domicile / travail ; zones de résidence. Au niveau économique, le blé de Beauce s’en va dans les minoteries d’IDF ou part en camion ou en train vers Rouen et/ou le port de Paris. Je sais de quoi je parle car j’ai des amis qui habitent à Chartres et à Dreux : franchement ! Etre convoqué à Chateauroux lorsqu’on a discuter de problèmes qui se déroulent à Dreux ce n’est pas très cohérent ! L’Eure et Loir est bien dans la région « Centre » (à l’est du « Grand ouest » ? A moins que cela ne soit l’extrême orient du grand occident...) Maintenant, précisons les choses à propos de Nantes car le fond de notre désaccord gît peut-être là... Se pose une nouvelle fois la question de l’identité nantaise que vous refusez de voir : Nantes est une capitale régionale parce que Nantes est par nature une ville capitale. Toute la question est : capitale de quoi ?

                      Pour Paris, c’est clair et parfois trop, le domaine c’est l’Europe,le monde et bien entendu, la France toute entière... Pour Lyon, ex deuxième agglomération de France (désormais c’est Marseille) c’est le sillon Rhônalpin qui met en communication Paris au Nord à la Méditerranée au Sud (axe Paris Lyon Marseille) avec des liaisons vers la Suisse, les pays allemands et l’Italie car les Alpes et leurs grandes vallées sont plus un passage obligé qu’un obstacle : la multiplicité des flux et des liaisons entre Nord et Sud de l’Europe qui existent en Rhône -Alpes empêchent l’agglomération lyonnaise et ses 1 million d’habitants d’être écrasante et font de cette région l’une des rares régions françaises à être réellement et directement connectée à des flux de dimension européenne. Beaucoup d’élus locaux se targuent d’être en effet sur un axe européen : cette manie est assez courante dans l’ouest de la France (Grand ouest ou le grand finistère à l’ouest de Paris, en l’absence d’un réseau complet d’autoroutes, ne parlons même pas du réseau ferré étoilé à partir du centre parisien ! qui relierait le « Grand ouest » dont vous rêvez à l’Est, donc à l’Europe. Ce réseau est en construction en effet : c’est par exemple l’intérêt de l’autoroute des Estuaires mais l’essentiel des flux reste dominé par la pompe refoulante et aspirante Paris/ Province que l’on retrouve partout en France au niveau local au profit de la « capitale régionale » : je le répète, le mal français réside aussi dans un excès de la métropolisation (j’utilise ce terme pour ne pas prendre le risque de vous insulter une nouvelle fois : la métropolisation c’est bien la tendance de toute grosse ville à vouloir être capitale de tout). La DATAR, vient de dresser la nouvelle carte des agglomérations françaises avec validation et à la clef financement de l’Etat dans le cadre de la décentralisation. L’objectif est de limiter les effets de la métropolisation et de mettre en place des réseaux de villes irriguant des territoires connus et reconnus : le temps n’est plus aux grands machins technocratiques au seul profit des petits Paris de Province (oh ! désolé ! ça m’a échappé...)à savoir la couronne de grandes villes reliées par TGV à Paris. Revenons à Nantes car le « Grand ouest » n’a en soi aucun intérêt car il s’agit avant toute chose du rayonnement de cette ville... Nantes se sent à l’étroit dans le manteau aux hermines bretonnes (capitale des ducs du grand ouest ce serait tellement mieux !) cela peut être tout à fait légitime ! Lyon a une dimension européenne en raison d’anciennes relations avec la Savoie et la Lombardie (ex royaume de Piémont- Sardaigne). Mais les décideurs Nantais n’ont aucun intérêt à nier l’identité bretonne de leur ville : elle va même se renforcer avec la validation de la coopération métropolitaine entre Nantes -St Nazaire et Rennes avec la construction de l’aéroport entre les deux capitales bretonnes (Cour d’appel à Rennes ! Vous voyez, je fais attention à ce que vous me dites...). Un Rayonnement économique et culturel ne doit pas se traduire par la concentration de toutes les directions administratives et de tous les sièges sociaux dans la ville rayonnante : pour compenser le manque de dynamisme de son port ces trente dernières années, (dynamisme qui pourrait revenir avec les projets européens « d’autoroutes de la mer ») l’agglomération nantaise a fait son beurre sur le marché de la décentralisation industrielle et administrative : tant mieux pour Nantes ! Tant pis pour les autres dans « l’Ouest » (sur ce triste chapître de la concurrence des villes et territoires pour retenir chez soi les cadres délocalisés de Paris : le grand ouest c’est plutôt le werstern, voire le far west...). Que pensent les Tourrangeaux de la question ? Pour terminer : je vous dirai que je suis pour le Grand Ouest à condition de le fonder sur des territoires cohérents et en faisant travailler les villes en réseau pour limiter la concurrence territoriale qui ne profite qu’aux plus forts. Ainsi le Grand Ouest pourrait au niveau européen représenter les régions à l’ouest de Paris avec Bretagne et Normandie réunifiés une région Val de Loire plus cohérente et le Poitou -Charentes : cette fédération de régions serait pilotée par des métropoles en réseaux : la métropole bretonne (Nantes St Nazaire Rennes) et normande (Caen Rouen et le Havre) et le réseau ligérien auquel Nantes peut naturellement participer : ce réseau ligérien ne s’arrête évidemment pas à 20km en amont de Saumur ! (triste vision hémiplégique et handicapante de la géographie...) Alors, mon cher Pascal, faites moi donc plaisir : allez donc ce week-end aux folles journées de Nantes ! C’est un festival superbe (bravo aux Nantais justement !) et la musique adoucit les moeurs... Salutations normandes, bretonnes, angevines, poitevines, tourrangelles, solognotes, orléanaises, berrichonnes et rhônalpines...


                    • Pascal J. (---.---.215.170) 22 janvier 2006 21:39

                      La longueur de votre dernier commentaire est tellement pénible à relire que cela ne vaut même pas la peine de continuer à discuter avec vous pendant 106 ans ! Surtout si c’est pour répondre à des conneries supplémentaires ! Pour ma part, la discussion est close. Salut !


                    • Pascal J. (---.---.215.170) 22 janvier 2006 22:43

                      Votre commentaire prouve que vous n’avez pas consultez le site de la Ligue Savoisienne que je vous ai recommandé. Ce sondage démontre pourtant clairement que les habitants de la Savoie ne se contentront certainement pas de la simple fusion de leurs deux départements au sein de la région RHONE-ALPES (la question n’est d’ailleurs pas posée). Solution que vous semblez malgré tout préconnisez.

                      Décidemment vous faites vraiment fi de l’opinion publique lorsque cela vous arrange !

                      Je me demande alors qui de nous deux est de mauvaise foi ?


                    • phil14 (---.---.155.2) 24 janvier 2006 17:45

                      Que viennent faire ici ces débats sur le pseudo « grand ouest » qui n’existe que dans les rêves hégémoniques des « décideurs » rennais et bretons relayés par Ouest-France. Quant à Nantes, pour un Normand, quel intérêt tous ces commentaires sur son avenir ? Le destin de Caen , Rouen et des autres cités normandes m’importe mille fois plus.


                      • Pascal J. (---.---.181.26) 24 janvier 2006 22:31

                        Vous avez tout à fait raison Phil14. Croyez-moi je ne serai certainement pas intervenu dans ce débat, si notre pseudo-intellectuel de service n’avait pas déballlé ses théories fumeuses sur des sujets qui ne le concerne manifestement en rien.

                        Pour ce qui est d’un « grand Ouest instrument d’une hégémonie bretonne », rassurez-vous, ce n’est pas l’idée que je m’en fait. Mais cela fera peut-être l’objet d’un autre débat.

                        Cordialement


                      • Florestan (---.---.104.34) 28 janvier 2006 19:37

                        Le « Grand Ouest » intéresse pourtant l’avenir de la Normandie en tant que miroir aux alouettes : pour valider une situation de dépendance territoriale ou pire encore une situation de domination de la « Basse » Normandie vis à vis de Rennes ou Nantes. L’école d’avocat de Caen a fait le choix du « Grand ouest » en déménageant à Rennes en 2003. D’ailleurs, en 2005, le « Grand ouest » qui devait rassembler les régions Bretagne, Pays de la Loire et la seule « basse » Normandie a du plomb dans l’aile... Lancée à Vannes le 23 janvier 1999, puis dévoilée dans le « Nouvel Ouest » organe financé par la banque nantaise du Crédit industriel de l’Ouest, le 5 fevrier 1999,l’Union pour le Grand Ouest, émanation d’élus UDF, se devait de « réfléchir ensemble aux grands dossiers concernant l’ouest comme ceux du TGV breton et de l’aéroport international de Notre Dame des Landes ». Le RPR d’alors fit savoir par l’intermédiaire de F. Fillon alors président de la région « Pays de la Loire » qu’en matière de décenralisation, on devait s’en tenir qu’au découpage territorial en vigueur... Mais ce n’était pas sans compter avec l’UDF de « Basse » et « Haute » Normandie qui, se rassemblant pour promouvoir la réunification de la Normandie sous l’autorité du député UDF de l’Eure Hervé Morin et du maire UDF de Deauville, Philippe Augier, demandèrent quelques précisions sur la défense des intérêts normands dans le cadre du « Grand ouest ». Peu convaincus par les arguments de Pierre Méhaignerie, les deux élus firent de la réunification l’enjeu des élections régionales en Normandie avec pour résultat, l’éviction de René Garrec de la présidence de la « basse » Normandie et principal promoteur du « Grand ouest » dans cette demi-région. En outre, dans un sondage publié dans Ouest France en février 2004, les « bas » Normands se montraient plus que rétifs à l’idée d’un « rattachement de la Basse-Normandie au Grand ouest » (pour ne pas dire Bretagne). De plus, désolidariser la Normandie pour intégrer sa partie occidentale dans un « Grand ouest » ligéro-breton s’opposerait à la politique de décentralisation voulue par l’Etat lui-même... En effet, pour accompagner le développement du projet Le Havre 2000 les préfets de haute et basse Normandie doivent désormais mettre en musique la « directive territoriale d’aménagement de l’Estuaire de la Seine » dont le périmètre s’étend de Bayeux à Fécamp. Plus récemment, à l’initiative du gouvernement Raffarin, la DATAR vient de valider, début mars 2005 le projet de métropole normande « Caen/ Le Havre/ Rouen » de même qu’elle a validé depuis en tant que projet autonome et différent le dossier de la métropole ligéro-bretonne (Nantes St Nazaire Angers Rennes). Aujourd’hui, l’UGO ne fait plus trop parler d’elle... Si un tel projet de fédération de régions devait exister il faudrait au préalable qu’il intègre la Normandie réunifiée et qu’il soit autre chose que la chambre d’écho à Paris et à Bruxelles des seuls intérêts de la métropole nantaise : cela fait donc beaucoup de conditions à réunir en effet pour la naissance du « Grand Ouest ». Il se pourrait même que la réunification de la Normandie se fît avant...


                        • docteur parker (---.---.129.16) 29 janvier 2006 12:29

                          pour exiger, il faut exister et avoir du poids. Tout ça n’est que bleuff pour preuve son intrvention remonte à mars 2005. Ca fait flop, parce qu’il est incapable de fédérer autout de lui. d’autres défendent ce projet, et sont plus crédibles que lui, plutot « looser ». mais j’imagine, vue votre parcours commun, que c’est plutot un soutien amical. c’est bienveillant... on ne tire pas sur les ambulances !


                          • sab2776 (---.---.126.130) 24 novembre 2006 15:10

                            Bonjour à toutes et à tous, pour Info Dimanche 26 novembre à partir de 9H30 à la salle des fêtes d’Epaignes Hervé Morin, Franck Martin, Alain Tourret, Pierre Albertini ... se rassembleront autour du thème « Réunification : quand permettra-t-on aux Normands de décider ? »

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