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La filière bilingue français-breton en danger

Les manœuvres de l’Inspection d’Académie du Morbihan, couplées à un jeu trouble au sein de la municipalité lorientaise, mettent aujourd’hui en grand danger la filière bilingue sur la ville de Lorient.

A Lorient, la situation de l’enseignement bilingue dans l’école publique est la suivante.

Depuis 2001, l’école de la Nouvelle Ville dispose d’une filière bilingue, fréquentée cette année par 38 élèves (maternelle et primaire). Deux classes bilingues multiniveaux sont ouvertes, animées par deux enseignantes bilingues titulaires à temps plein. Depuis son ouverture, l’école peine à développer ses effectifs bilingues, pourtant recrutés sur l’ensemble de la ville. Jusqu’à cette année, les parents ont vu défiler nombre d’enseignants vacataires à temps partiel. Les enfants ont bien sûr souffert de ces mauvaises conditions d’enseignement, dues à l’administration, et qui ont conduit certains parents, pourtant favorables à l’enseignement du breton, à retirer leur enfant de la filière bilingue. Cette année encore, le remplacement des enseignantes, absentes pour cause de maternité, n’est pas toujours assuré correctement.

En novembre 2005, après quarante-cinq jours de mobilisation parentale conclue par un deRobienthon, une nouvelle classe bilingue ouvrait à la maternelle de Merville, sur intervention directe de M. Gilles de Robien, ministre de l’Education nationale. Un an après cette ouverture, la seule maternelle de Merville compte 37 élèves bilingues, répartis en huit petits, neuf tout petits, dix enfants en moyenne section et dix en grande section. Un quart de l’effectif de la maternelle. Les enfants appartiennent tous au quartier scolaire de l’école. L’enseignement est dispensé par une enseignante vacataire bilingue à mi-temps, une remplaçante bilingue à mi-temps (le recrutement du poste prévu n’étant toujours pas effectué, ni même lancé) complétées par une enseignante francophone titulaire à mi-temps.

Le développement de la filière bilingue sur les deux écoles permettrait, dans les prochaines années, d’assurer la continuité de l’enseignement bilingue au Collège Brizeux, dont dépendent les deux écoles. Le principal de ce collège s’y est déjà déclaré favorable.

Les intrigues de l’inspection académique

Automne 2006. Mme Stievenard, nouvelle inspectrice de la circonscription de Lorient-Centre, fait savoir aux parents et aux enseignants de l’école de la Nouvelle Ville, qu’avec l’apport des dix enfants de Merville qui doivent passer en CP bilingue, il sera possible d’ouvrir une troisième classe bilingue dans leur école. Ainsi, un fonctionnement par cycle deviendrait enfin réalisable. L’équipe enseignante comme les parents concernés en sont bien entendu très satisfaits. Sauf que les parents de Merville, directement impliqués par cette proposition, n’en sont pas informés.

Novembre 2006. Le conseil d’école de la maternelle de Merville formule une demande d’’ouverture d’un CP bilingue dans le groupe scolaire Merville. Le conseil précise que ce CP pourrait être couplé à la grande section pour constituer un groupe de vingt élèves. Une solution viable sans création de nouveau poste, donc sans conséquence budgétaire pour l’administration. Le compte rendu de ce conseil, transmis à Mme Stievenard, ne suscite aucune remarque de sa part.

Décembre 2006. Sans prendre la peine de rencontrer les parents de grande section concernés, Mme Stievenard organise un conseil d’école extraordinaire regroupant la maternelle et le primaire de Merville. Elle y indique "qu’au nom d’un enseignement bilingue de qualité, M. l’Inspecteur d’Académie n’envisage pas d’ouvrir un CP à Merville." Immédiatement, le représentant de la Mairie pour le primaire, Loic Champagnat, conseiller municipal PC appartenant à la majorité, s’aligne sur cette position. Au cours de la réunion, Mme Stievenard surévaluera les effectifs de la Nouvelle Ville, déclarera que "l’image de Merville est désastreuse", que "vingt enfants auraient quitté Merville pour l’école privée". Des rumeurs sans fondement. Quelques parents, qui n’appartiennent pas à la maternelle de Merville, s’énervent, le ton monte. Mme Stievenard laisse dire... M. Champagnat aussi. Aucun compte rendu de la réunion ne sera diffusé.

Janvier 2006. Nouveau conseil d’école extraordinaire avec les mêmes acteurs et dans la même ambiance. Une nouvelle fois, il n’en sera pas fait de compte rendu. La directrice de la maternelle Merville remet à l’inspectrice un sondage, réalisé à la demande de cette dernière auprès des parents concernés. Ce sondage comportait deux questions :

- Souhaitez-vous inscrire votre enfant en CP bilingue à l’école de la Nouvelle Ville ?
- Préférez-vous inscrire votre enfant en CP monolingue dans votre école (Merville) ?

Constatant qu’il manquait la seule option qui les intéressait, les parents de la maternelle Merville ont rayé les deux propositions et ont réaffirmé la leur : "Nous souhaitons inscrire notre enfant en CP bilingue dans notre école".

Pourquoi ce choix ? La raison en est simple. Les parents ont inscrit leur enfant en classe bilingue français-breton parce que l’école publique offre cette option en Bretagne. Parce que le Conseil régional invite les parents à inscrire leurs enfants en classe bilingue. Parce que la directrice de l’école l’a simplement proposé et qu’ils l’ont accepté. Parce que depuis bientôt deux ans, ils voient leur enfant s’épanouir en apprenant le breton, même si eux ne le parlent pas.

Parce qu’enfin, ce choix était possible dans l’école de leur quartier où leurs enfants ont leurs habitudes, leurs amis, bilingues ou monolingues. Cela aussi participe d’un enseignement de qualité. Pourquoi ces enfants devraient-ils faire quotidiennement un trajet supplémentaire de vingt minutes à pied, pour la plupart quatre fois par jour, pour aller à l’école de la Nouvelle Ville alors que leur frère, leur sœur resterait à Merville ?

Mme Sievenard reste sourde à ces arguments. Bien décidée à vaincre cette résistance, elle fait aussitôt rediffuser un nouveau sondage posant les deux mêmes questions ! Cette fois, trois parents excédés, choisissent de ne pas répondre une seconde fois, quatre autres rayent à nouveau les deux options, réécrivant courageusement : "Nous souhaitons inscrire notre enfant en CP bilingue dans notre école". Trois autres se résignent à cocher la seconde option.

Dans le même temps, Mme Stievenard invite les enseignantes de la maternelle, favorables à la demande parentale, à ne plus échanger avec les parents sur ce sujet. Fin janvier, elle organise une ultime réunion destinée, cette fois, "à calmer les esprits". Elle y invite les parents à ne plus discuter dans l’enceinte de l’école et surtout... à ne pas communiquer avec la presse... Ce qu’ils n’ont d’ailleurs que très peu fait jusque-là. Après l’intimidation, c’est l’invitation au silence.

A ce jour, Mme Stievenard n’a toujours pas rencontré les parents des dix enfants concernés.

L’étrange comportement de certains élus municipaux lorientais

Dans le même temps, la municipalité de Lorient garde le silence. Danièle Garnier, adjointe chargée de l’éducation a bien rencontré les parents de Nouvelle Ville. Pas ceux de Merville, qui sont pourtant les parents des dix enfants concernés. Etrange.

Sollicitée par un courrier de l’association ABM, créée par les parents de Merville, la mairie ne répond pas. Un courrier adressé à l’ensemble des élus municipaux et signée des dix parents ne la fait pas plus réagir.

Il faudra attendre le dernier conseil municipal, de jeudi dernier, pour que les choses commencent enfin à bouger. Les élus de l’opposition UDF se déclarent solidaires des parents de Merville. Yann Syz, élu UDB, qui appartient à la majorité municipale, fait une intervention courageuse pour expliquer que la question peut être résolue, sans conséquence budgétaire pour les services de l’Education nationale. La seule réponse du Norbert Métairie, maire de Lorient, est de dire "qu’il ne faut pas que le développement de l’enseignement britophone nuise à l’enseignement francophone." (1) Concluant le débat, Loic Champagnat ajoute "qu’un consensus est en voie d’être obtenu, sept parents sur dix étant en voie de rejoindre la position de la mairie". Et le même de dire qu’il semblait "difficle d’arriver à la création d’un CP bilingue à Merville.

Tous les élus municipaux ont entendu ces phrases. Personne n’a réagi. Elles sont pourtant révélatrices.

A Merville, sept parents sur dix ont effectivement confirmé qu’ils ne souhaitaient pas changer leur enfant d’école. Nous avons expliqué plus haut dans quelles conditions ce résultat a été obtenu. Trois se sont déjà résignés à abandonner la filière bilingue. Selon Loic Champagnat, les quatre autres irréductibles, de guerre lasse, ne devraient pas tarder à faire de même... Quant aux trois derniers, ils ne s’expriment déjà plus ! Ainsi, la position de la mairie, selon Loïc Champagnat, serait donc... de maintenir ses enfants à Merville, mais en classe monolingue. Comprenez-vous la duplicité et le danger de ce (mauvais) jeu ?

Que deviendront les promesses faites à l’école de la Nouvelle Ville d’ouverture d’une troisième classe ? Il restera à faire comprendre qu’elle n’est malheureusement pas possible, puisque les parents de Merville ont refusé d’y mettre leurs enfants. Mme Stievenard s’en chargera. Un poste à récupérer, ce n’est pas à dédaigner dans ces périodes de disette budgétaire.

Les parents et les enseignants des deux écoles n’auront plus qu’à se tirer mutuellement dessus en se rejetant la responsabilité de cet immense gâchis. Le découragement des enseignants comme des parents suivra... Plus question de continuité au collège Brizeux. Plus question de filière bilingue, source de problèmes. Il faudra des années pour s’en remettre.

Quatre jours pour changer la donne

Le 29 juin 2005, l’association Div Yezh, en soutien au projet de Merville, adressait un courrier à norbert Métairie, maire de Lorient. Ce courrier rappelait notamment qu’une "enquête avait été réalisée en 1997 à Lorient pour tenter une ouverture de classe bilingue (...). A la question "Etes-vous prêts à changer d’école pour voir votre enfant en filière bilingue ?" plus des trois quarts des personnes interrogées avaient répondu non." Le courrier poursuivait :

"C’est pourquoi nous devons compter à la fois sur des gens très motivés et sur des gens qui sont simplement demandeurs d’un service public ; la motivation viendra naturellement lorsqu’ils auront toute la satisfaction de voir leurs enfants en filière bilingue. " Et de conclure : "Certains parents de Nouvelle Ville n’inscriraient pas non plus leurs enfants si c’était dans une autre école."

Ces paroles de raison, qui participèrent à la décision de Norbert Métairie de soutenir la demande d’ouverture d’une première classe bilingue à Merville, auraient-elles été oubliées ?

A maintenant quatre jours de décisions décisives sur la carte scolaire, nous ne pouvons y croire. La municipalité de Lorient soutient depuis de nombreuses années les associations culturelles bretonnes de la ville. Elle a engagé de nombreuses mesures en faveur du bilinguisme français-breton (panneaux bilingues, cartes d’invitation, subventions et soutien technique aux associaton bretonnantes...) qu’elle vient de réaffirmer clairement en signant la charte Ya d’ar brezhoneg.

Lors du conseil municipal de jeudi dernier, Norbert Métairie déclarait avec force que "les parents qui le souhaitent doivent pouvoir inscrire leur enfant à l’école dès deux ans." Nous approuvons cette déclaration courageuse face à une Inspection académique qui tente de supprimer la scolarité des deux ans. Une spécificité bretonne. Comme la langue. C’est pourquoi nous disons avec la même force que "les parents qui le souhaitent doivent pouvoir inscrire leur enfant en classe bilingue dans leur école de quartier."

Aux côtés des parents d’enfants, monolingues et bilingues, de Merville et de Nouvelle Ville, la mairie doit exiger de l’inspection académique du Morbihan Morbihan :

- l’ouverture d’un CP bilingue à l’école de Merville
- l’ouverture d’une troisième classe bilingue à l’école de la Nouvelle Ville
- le refus de l’austérité budgétaire et le maintien d’un enseignement public de qualité, dans les classes bilingues comme les classes monolingues.

Avec ses moyens de communication (bulletin municipal, plaquettes...), en favorisant l’information du public sur le bilinguisme à l’école publique lors de l’inscription des enfants par leurs parents en mairie, la mairie dispose de tous les moyens pour aider à trouver les enfants dont l’école de Nouvelle Ville a besoin pour sa troisième classe. Il suffit, pour ce faire, qu’elle en ait la volonté. Nous sommes certains que le mouvement bretonnant lorientais la soutiendra dans cette démarche.

C’est la voie de la raison. Nous y croyons.

Le webmestre du site ouiaubreton

L’information sur ce sujet est suivie quotidiennement par le site http://ouiaubreton.com


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117 réactions à cet article    


  • pierrarnard (---.---.86.85) 8 février 2007 11:24

    Un vieux paysan morlaisien m’avait dit que l’obligation de parler français avais permis aux bretons du Léon de comprendre ceux de Lorient, les dialectes n’étant pas les memes.

    La langue parlée et enseignée en France est le français, ce qui permet à tout le monde de se comprendre.

    Pourquoi l’éducation nationale (et donc nos impots) devrait t’elle s’adapter aux particularismes régionaux obsolètes alors que le français, dont l’enseignement est déja à la peine, cède le pas à l’anglais dans la plupart des domaines professionnels.

    Votre interet pour le breton ou le basque, le corse ou le patois normand, aussi noble soient ces cultures n’a pas à etre supporté par la collectivité.

    Cela relève de la sphère privée, et l’éducation nationale n’a pas à reconstruire la tour de babel....

    S’il faut dépenser de l’argent public pour un biliguisme, qu’il soit franco anglais, vos enfants ne sauront que faire du breton pour travailler, les chinois parlent anglais....


    • Webmestre ouiaubreton (---.---.52.104) 8 février 2007 11:41

      Il y a en Bretagne un peu plus de 200 000 personnes qui parlent le breton, et parmi celles-ci, un peu plus de 10 000 enfants qui l’apprennent à l’école publique, l’école privée ou en école Diwan.

      La France étant un pays démocratique, ce droit leur est reconnu par des textes, notamment ceux de l’éducation nationale. Il en est de même au pays basque, en corse, en alsace, en catalogne, en savoie... C’est heureux pour le patrimoine français, rcige de sa diversité.

      La pénurie budgétaire fait qu’aujourd’hui, cet enseignement bilingue est remis fortement en cause. C’est justice que les parents concernés demandent à ce que leurs enfants continuenent d’apprendre la langue de leur région.

      Toute personne parlant, en France, une langue régionale, parle aussi, qui s’en étonnerait, le français, langue d’échange de tous nos citoyens dans ce beau pays.

      On pourrait dévelooper sur les multiples études, sur les très nombreux constats faits par les parents et les enseignants des enfants concernés, que la pratique d’un bilinguisme précocé avec une langue régionale (un enseignement, non seulement DE la langue régionale, mais aussi EN langue régionale) qui montrent que ces enfants sont généralement meilleurs en français que les autres, et qu’ils abordent l’apprentissage dese languse étrangères (que ce soit l’anglais, le chinois, ou le wappiti) avec des capacités plus grandes qui conduit à de meileurs résultats.

      Dans notre pays, qui ne brille pas pour son enseignement des langues étrangères, ces quelques remarques devraient être méditées.

      Vous n’êtes visiblement que bien peu informés sur ces questions. Je ne peux que vous inviter à vonsulter sur internet les nombreux sités qui développent ces idées, à commencer par le site oui au breton sur lequel vous trouverez de nombreuses ressources.

      Bien cordialement. smiley


    • Aymeric (---.---.100.82) 8 février 2007 13:31

      @pierrearnard

      Si le paysan Morlaisien et celui de Lorient ne se comprennaient pas, c’est précisément parce qu’il n’ont pas eu la chance d’apprendre correctement leur langue à l’école.

      Aujourd’hui, les enfants qui ont la chance d’apprendre le Breton à l’école peuvent se comprendre sans problèmes, qu’ils soient le Lorient, Brest, Nantes ou Rennes...

      De plus apprendre le Breton à l’école n’empèche pas d’apprendre le Français aussi, il s’agit bien d’écoles BILINGUE, et non monolingue.

      Des nombreuses études ont démontré que les enfants précocement bilingue ont un QI nettement supérieur à la moyenne.

      Vous n’avez probablement pas eu cette chance vu le faible niveau de votre commentaire, j’en suis désolé pour vous.


    • pierrarnard (---.---.86.85) 8 février 2007 14:49

      Cher Aymeric, effectivement je n’ai pas eu la chance d’etre élevé en breton, je vais donc vous reformuler mon commentaire plus simplement :

      En France la langue des 63 millions d’habitants est le français ce qui permet la communication sans exclusion.

      En France aussi, la langue de travail est inexorablement l’anglais, c’est dommage mais c’est un fait.

      Donc le role de l’éducation nationale payée par les impots de tous,est de former les élèves au français et à l’anglais afin de leur assurer l’egalité républicaine et surtout un avenir social.

      Le biliguisme est en soi un bon outil d’éveil mais le breton n’eveille pas plus que le basque ou l’occitan, c’est de parler 2 langues qui fait effet.

      Donc le biliguisme de l’ecole publique peut et doit dès lors etre adapté au monde réel c’est à dire franco anglais.

      Les particularismes régionaux n’ont pas à etre financés sur des fonds publics nationaux.

      Si vous voulez avoir un enseignement breton ou basque ou savoyard, pour vos quelques pouillèmes de la population, que ce soit a votre charge mais pas à celle du contribuable.

      Et si cela n’est pas encore à votre niveau je reformule encore une fois :

      ce n’est pas à l’état français de financer les frasques régionalistes des chers à Brassens imbéciles heureux qui sont nés quelqus part. Pierrarnard


    • (---.---.52.104) 8 février 2007 15:13

      Cette réaction est malheureuse à au moins deux titres.

      Si l’on veut se placer sur le terrain de l’impôt, il faudra alors admettre que les bretons, comme les citoyens des autres régions françaises, en payant aussi. Ils ont donc mot à dire sur les choix éducatifs faits avec l’argent de leur impôt. A ce titre, le conseil régional de Bretagne, à l’unaimité de ses élus (UMP, UDF, PS, PC, Verts, UDB) soutient un plan pour le développement du bilinguisme à l’école. Si l’état français ne veut pas financer les écoles demandées parles bretons, alors il faudra envisager un régionalisation plus importante, avec transfert de compétence en matière d’éducation vers la région. Quand nous y serons (et nous y allons), nous n’aurons plus à discuter sur cette question d’ulisation de l’impôt.

      Deuxième point, et ce n’est pas des moindres. Dans redévelopper les point déjà évoquées, c’est une erreur grossière de considérer l’étude d’une langue d’un point de vue utilitaire. Outre le fait que le breton est parlé en Bretagne (que cela vous plaise ou non, c’est un fait), l’étude, non seulement du breton, mais aussi EN breton, qui est le propre des classes bilingues, apporte beaucoup en terme d’éveil, en terme de compréhension. Savez-vous, pour l’exemple, que certains enfants qui ont des difficultés en français, voient ses difficultés résolues grâce à l’étude du breton. Cela évite, par exemple, de faire appel à un orthophoniste. Savez-vous, second exemple, que des enfants qui ont des difficultés en mathématiques voient celles-ci souvent résolues grâce à l’étude des mathématiques EN breton (la manière de compter n’est pas la même).

      AU lieu de conserver cette vision bornée, étriquée et centralisatrice de la France, un peu d’ouverture d’esprit et un peu de recherche sur des sujets que visblement vous ne maitrisez pas, vous permettrait de sortir de ces poncifs qui, depuis plus d’un siècle, heurtent l’entendement.

      Une nouvelle fois, bien cordialement.


    • pierrarnard (---.---.86.85) 8 février 2007 15:31

      Mais monsieur, si le breton est une telle source de développement intellectuel, que ne l’impose t’on à tout le peuple de France,parisien, alsacien, savoyard, corse et basques, bourguignon, normands,auvergnats enfin réunis....sous la bannière bretonne ... Vous aussi monsieur, vous etes jacobin mais de l’ouest...


    • Krokodilo Krokodilo 8 février 2007 18:26

      Désolé de vous contredire tous deux, mais l’étude la plus récente sur le sujet, en Allemagne sur des enfants turcs, a montré que l’apprentissage soutenu de la langue ethnique( ici le turc, avec 2 groupes dont un où les enfants ont régulièrement pratiqué leur langue maternelle) n’apportait rien en terme de performances scolaires. Le meilleur facteur de réussite scolaire demeure l’apprentissage de la langue du pays d’acceuil, qu’on le juge regrettable ou pas.


    • Krokodilo Krokodilo 8 février 2007 18:29

      Adopter septante, octante et nonante comme nos cousins Belges serait également précieux pour les maths à l’école, car logique et naturel, et d’ailleurs autorisé sur tout document officile français.


    • L'Hérétique Anaxagore 10 février 2007 18:31

      Je ne suis pas du tout d’accord avec cette réponse aussi lapidaire que discutable.

      Tout d’abord, le breton est une langue, pas un patois, et la seule langue celtique parlée en France.

      Ensuite, vous pouvez vous garder votre sabir anglais à la c... : ras-le-bol moi, du monolinguisme anglo-sabir ou rien.

      Je ne suis pas breton, et n’habite de surcroît pas en Bretagne, mais je suis très inquiet de considérer la manière dont on malmène les langues et La Langue en général en France, et plus largement dans le reste de l’Europe.

      Et soit dit en passant, je préfère de loin la tour de Babel que votre monde sabiro-parfait.

      Babel, alias Babylone, est l’une des cités les plus célèbres et les plus prestigieuses de l’Antiquité, justement en raison de la diversité qui la constituait. C’est ce qui fit toute sa richesses, songez-y...


    • (---.---.206.238) 10 février 2007 21:47

      Cher Krokidilo, la langue du pays d’accueil dans ce cas, c’est le breton, et non le français qui est une langue étrangère et imposée par la force.


    • erwan (---.---.106.4) 14 février 2007 12:46

      TOut a fait d’accord sur le fait que l enseignement des langues regionales n a pas a etre fait par les deniers nationaux.

      Il faut une REGIONALISATION de l’EDUCATION NATIONALE qui deviendrait des lors l EDUCATION REGIONALE.

      Tout le monde serait content, et les Bretons, qui ont les meilleurs etudiants de France, pourraient parler les deux langues (+ le Gallo) de leur Region, voire d’autres, tandis que le reste de la France resterait monolingue.

      Question de Capacité intellectuelle comme dirait le premier ministre flamand.  smiley

      Vous ne depensez plus rien pour nous, donc vous etes gagnant financierement et nous nous eduquons a notre maniere, donc vu le niveau scolaire de vos enfants, nous sommes gagnants.  smiley


    • XXXX (---.---.208.9) 8 février 2007 11:38

      Oui, je suis d’accord. Le breton ne servira pas à grand chose quand il s’agira de faire face à loa mondialisation. C’est l’anglais qui est utile. Pour les autres dialectes, c’est du ressort de la sphère privée. Il est toujours possible de s’inscrire à des cours de Breton, Basque, Corse etc... Sinon, on revient au temps des provinces. L’époque n’est plus à ce genre de préoccupation de clochers.


      • Aymeric (---.---.100.82) 8 février 2007 13:35

        Si vous avez raison alors interdisons à nos enfants d’apprendre le Français, c’est une perte de temps et d’argent pour la communauté puisqu’il faudra ensuite les former à l’Anglais !

        Si seul l’Anglais est utile alors interdisons toutes les autres langues parlées en France, surtout le Français, car les autres (Breton, Basque, Alsacien etc...) sont déjà presque mortes.

        J’espère que vous vous rendez compte de l’absurdité de votre commentaire.... ;)


      • XXXX (---.---.208.9) 8 février 2007 13:55

        Je n’ai jamais dis qu’il fallait interdire d’apprendre le Francais. J’ai seulement dit qu’en matière de langue étudée à l’école, c’est tout de même l’anglais qui sera la plus utile dans le monde où nous vivons. Cela dit, tout le monde est libre de prendre des cours de dialectes ou langues peu parlées.


      • bubu83 (---.---.216.166) 12 février 2007 10:56

        Le problème est que l’éducation nationale n’a pas un budget extensible à l’infini. Nous devons mettre en place des priorités éducatives pour donner à notre jeunnesse un avenir. Le Français et l’anglais, dans un sens, permettent à tous de communiquer dans une langue très utilisée dans le monde.

        Investir dans l’apprentissage de ces langues est donc indispensable.

        Pour les langues régionales, je comprend la necessité qu’ont certain de vouloir s’attacher à leurs racines. Cela procure une stabilité psychologique et un sentiment d’appartenance fort.

        Mais avec un budget aussi étriqué, et alors que la qualité de l’enseignement se dégrade en France, comment voulez vous concilier avenir et racines ?

        Je pense que cet apprentissage doit étre réalisé exclusivement par des associations culturelles sous la surveillance de l’Education nationale, Education nationale dont l’objectif est de permettre l’apprentissage de langues indispensables dans cette économie mondialisée.


      • Gasty Gasty 8 février 2007 12:16

        La langue bretonne est un patrimoine national. Mais imposer à ses enfants une langue sans avenir ??? C’est comme si un archéologue imposait à ses enfants l’étude des hiéroglyphes. Conservez l’identité des bigoudens afin que tout le monde se rappelle qu’ici vivaient d’étranges sihouettes ornées de coiffes extraordinaires.

        Tout comme les pyramides, saurons-nous un jour percer le mystère des coiffes bigoudens.

        Les histoires extraordinaires de la bretagne sont devenus accessible à tous grace au français.


        • XXXX (---.---.208.9) 8 février 2007 12:25

          Oui, tournons nous plutôt vers l’avenir !! Déjà que l’Europe, c’est pas évident alos si’l faut s’accrocher au divers dialectes et patois, ça ne va pas faire avancer grand-chose.


        • Aymeric (---.---.100.82) 8 février 2007 13:39

          Le Breton n’est pas un patois ni un dialecte.

          Si on devait considérer que le Breton est un Dialecte du Gallois (la langue qui en est le plus proche), alors il faudrait considérer que le Français est un patois du Latin, ou de l’Italien.


        • La Taverne des Poètes 8 février 2007 18:37

          Vous avez eu raison de rectifier, Aymeric : le breton est une langue. Ce n’est pas qu’un patois (qui est un simple parler local) ni un dialecte (sous catégorie de langue). Le breton est une langue qui remonte très très loin dans ses origines (celtes) mais pour s’en moquer des gens lui refusent cette appellation. Quand le breton ne sera plus employé c’est la culture celte qui aura disparu à jamais en France.

          « Le breton est la seule langue celtique encore parlée à ne pas avoir de statut officiel dans sa zone culturelle. » (Wikipedia)


        • mitch b (---.---.209.80) 10 février 2007 16:02

          « Oui, tournons nous plutôt vers l’avenir !! Déjà que l’Europe, c’est pas évident alos si’l faut s’accrocher au divers dialectes et patois, ça ne va pas faire avancer grand-chose. »

          Vous pourriez déjà vous intéresser à votre langue maternelle (le français), avant de faire des commentaires désobligeants sur la langue bretonne. Au seul niveau de l’orthographe et de la syntaxe, vous avez je crois quelques carences. Mais peut-être sont-ce vos lacunes en français qui vous rendent jaloux des gens parlant plusieurs langues ?

          Pour ce qui est de la question des langues régionales de France : on est toujours surpris de lire les commentaires sur le sujet, venant de gens qui n’y connaissent rien, qui ne s’y intéressent pas (sauf pour critiquer), qui ont des positions arrêtées sur on ne sait trop sur quelles bases.

          Bref, disons... que vous n’êtes peut-être pas obligé(e) de vous intéresser au sujet


        • webmestre ouiaubreton (---.---.52.104) 8 février 2007 13:24

          Prenez un peu de hauteur sur vos arguments... 210 000 personnes, qui parelent breton en Bretagne, pourraient mal vivre que leur langue soit considérée comme digne d’étude pour un archéologue !

          Les enfants qui, aujourd’hui, apprennent le breton ne le vivent pas, loin s’en faut, comme une contrainte. Les milliers de jeunes qui parlent breton, qui écrivent en breton, qui chantent en breton (du rock, du rap...), ces milliers de jeunes qui pensent en breton en Bretagne pourraien mal vivre vos propos.

          Accepteriez vous (pour ma part, je ne l’accepte pas) qu’on vous dise aujourd’hui que le français est une langue sans avenir, face à la mondialisation et la prééminence de l’anglais, et bientôt du chinois ?

          Il n’y a rien dns la volonté des bretons, des basques, des alsaciens, des corses, des savoyards, des occitans (pardon à ceux que je ne cîte pas) qui soit une négation du français, la langue que nous parlons tous et que nous souhaitons tous défendre. il est certain qu’en défendant nos langues réginales, nous sommes aussi les meilleurs défenseurs d’une socité plurilingue dans laquelle le français est un élément essentiel.

          tous les pays européens, décidemment bien plus avancés sur ces questions que notre vieille France bien rétrograde, ont signé et ratifié la Charte Européenne des Langues Minoritaires. La France est seule avec la Grèce, à s’y refuser. Cet état (français) est décidemment bien malade.


          • (---.---.203.161) 8 février 2007 13:34

            Surtout que je ne vois pas en quoi mondalisation et langue bretonne sont incompatibles !!

            Enormement de bretons, qui tiennent à leur patrimoine culturelle, sont expatriés et sont acteurs de cette mondialisation, et sont aussi fiers d’être français.

            A ce moment là, qu’on applique au corse, au basque le même sort qu’au breton, et on verra bien...


          • Gasty Gasty 8 février 2007 14:32

            @ ouiaubreton

            Vos arguments sont convaincants sous une forme vexatoire. Mais quand même ! un japonais ne ressent pas la culture française par son dialecte parlé original. La culture française est exporté en langue japonaise. Est-ce vraiment important le breton parlé ?


          • Krokodilo Krokodilo 8 février 2007 18:33

            Certes, la France n’a pas signé cette charte, jacobinisme de l’Etat oblige, mais elle résiste tant bien que mal à l’hégémonie de l’anglais que la Commission européenne veut imposer comme lingua franca de l’Union européenne. Encore que nos politiques viennent de lancer France 24, une télé en anglais payée par les Français, on ne le répètera jamais assez !


          • Aymeric (---.---.100.82) 8 février 2007 13:45

            J’espère de tout coeur que les enfants le Lorient pourront apprendre le Français ET le Breton dans l’école de leur quartier.

            Je constate que tout n’est pas rose même dans une ville qu’on croyait exemplaire en matière de biliguisme.

            Néanmoins je vais faire mon Caliméro : dans l’agglomération Nantaise pourtant près de dix fois plus peuplée que celle de Lorient, nous serions déjà contents d’avoir autant de classe biligues qu’a Lorient. ;,(


            • odlhp (---.---.63.161) 9 février 2007 11:09

              mais il y en a : 3 classes bien chargées en maternelle, et 3 classes en primaire (à confirmer), le tout à l’école publique. Le problème est surtout que les enfants peuvent suivre leur scolarité en bilingue Breton-Français jusqu’à l’entrée en 6ème. Les négociations pour avoir un enseignement bilingue après l’école primaire n’ont jamais débouché sur la création d’une classe en collège. C’est bien dommage.

              Concernant l’offre de scolarisation en bilingue, je trouve que c’est une opportunité pour les familles d’avoir cette possibilité meme si dans l’absolu, certains parents seraient certainements plus enclins à incrire leurs enfants dans une section bilingue anglais ou espagnol plutot que dans une langue régionale.

              Il y aura toujours des esprits chagrins pour critiquer ces possibilités mais tous les outils pouvant etre mis en place pour faciliter l’apprentissage et lisser les difficultés des enfants doivent etre mises en place. Si l’apprentissage d’une deuxième langue dans un enseignement bilingue peut permettre aux enfants d’appréhender les autres langues dans sa scolarité (anglais, allemand, chinois, espagnol et autres), ces filières doivent etre défendues.


            • Ar Brezonneg (---.---.55.181) 8 février 2007 14:13

              Bretagne, notre pays que la France voudrait bien voir disparaître...

              Cher Vieux pays de nos pères qui survécu aux dragonnades du roi des Francs...

              Terre de nos ancêtres qui a résisté à la destruction par les troupes de Hoche, Barras et autres génocidaires...

              Peuple fier qui ne s’est pas soumis aux insulteurs qui voulaient l’alcooliser et mettre ses femmes sur le trottoir parisien ou les transformer en Bécassine...

              Bretons, qui ont toujours lutté pour la France dans les tranchées de la Grande guerre qui a tué tant de ses enfants...

              Bretons qui se sont rangés dès 1940 sous la Bannière à la Croix de Lorraine alors que tant de Français se sont tus et vautrés dans la soumission à l’envahisseur Teuton...

              Bretons ! Résistez ! C’est votre civilisation et votre culture multi-millénaire que des technocrates sans scrupules, alliés à des politiciens félons veulent détruire !

              Bretons - souverains- qui n’ont pas oublié le Traité de 1532 entre notre bonne Duchesse et les Français...

              Bretons ! Debout ! Crochez dedans et tenez bon !


              • XXXX (---.---.208.9) 8 février 2007 14:17

                La Bretagne est une province Française comme les autres. Personne de veux la voir disparaître. Elle est très jolie. Il ne faudrait pas sombrer dans la paranoïa....


              • Ar Brezonneg (---.---.55.181) 8 février 2007 14:55

                « province » du latin « provincia » terre envahie, vaincue, et soumise militairement ! Ce n’est pas le cas de la Bretagne ! Rattachée à la France par mariage entre la Duchesse Anne et le Dauphin de France... Puis il y a eu un traité entre deux nations souveraines : Celui de 1532, accepté à l’unanimité du parlement de Bretagne... Et dans ce traité jamais abrogé et toujours valable selon les lois internationales ; il y a des stipulations que certains devraent relire !


              • pierrarnard (---.---.86.85) 8 février 2007 15:00

                humm... je m’etais laissé dire que les sources du FLB etaient plutot à rechercher sous la croix gammée que sous celle de lorainne,non ????

                voir google flb collaboration

                http://fr.wikipedia.org/wiki/Cat%C3%A9gorie:Collaboration_%281939-45%29_:_r%C3%A9gionalistes_en_France

                http://fr.wikipedia.org/wiki/Yann_Fou%C3%A9r%C3%A9

                http://www.marianne-en-ligne.fr/archives/e-docs/00/00/96/4F/document_article_marianne.phtml


              • gem gem 8 février 2007 15:16

                La Bretagne, comme toutes les autres provinces non moins indépendantes (Franche-comté, Bourgogne, Lorraine, Alsace, etc.) n’est plus une nation indépendante depuis la Révolution. Le traité de 1532 est mort lorsque les députés bretons aux états généraux ont rejoint l’« assemblée nationale » ; on ne peut pas à la fois faire partie d’una nation et en être suffisemmant disctinct pour faire un traité avec elle ! Et ces même députés ont enfoncé le clou lorsqu’ils ont votés la disparition des provinces et des droits divers qui les régissaient au profit d’un droit unique, lors de la fameuse nuit du 4 aout 1789, puis encore un coup lors de la fète de la « fédération » le 14 juillet 1790.


              • Ar Brezonneg (---.---.55.181) 8 février 2007 15:52

                Le FLB n’est rien, ne pèse rien, et ne vaut rien.... Quant à dire que les Bretons admirient ce que vous dites ce n’est qu’une insulte qui vous vaudrait bien des désagréments par ici !

                Les Bretons étaient en large majorité sous le pavillon à Croix de Lorraine.... Et cela dès le début en 1940... Les grandes gueules qui se prévalent de « Résistance » actuellement étaient le plus souvent que des rdh...


              • Ar Brezonneg (---.---.55.181) 8 février 2007 16:04

                Quand il s’est agi de traiter de la séparation des eaux Normandes (1953)( Minquier et Ecrehou), la cour Internationale de Justice de La Haye a repris les traités de 1022, 1066, 1204, ainsi que le traité de Paris de 1259, celui de Brétigny de 1360 ; reconnus comme étant toujours en vigueur !

                C’est curieux que ctte cours internationnale se réfère à certains traités entre les ducs de Bretagne et le Roi d’Angleterre, lorsque la France demande Justice !...


              • pierrarnard (---.---.86.85) 8 février 2007 16:21

                Les bretons ne sont ni meilleurs ni pires que les autres, il y a eu en Bretagne autant de résistants et de collabos que partout en france. Défions nous de cette recherche morbide de la région, de l’ethnie, du village qui a le plus souffert ou été le plus héroique.

                Il y a souvent derrière ces concours des sentiments peu avouables de martyrisation et de justification revancharde qui sont le ferment des totalitarismes, fusses t’ils régionnaux.

                Et bretons, resistez, mais a quoi ?

                A l’hégémonie honteuse de la langue française qui vous permet désormais de tchater meme avec les corses ? Quel digne combat d’arrière garde... A l’heure ou l’on peine à trouver la place de l’Europe dans le monde, vous cherchez celle de la Bretagne dans l’univers...


              • gem gem 8 février 2007 18:07

                Le rattachement de la Bretagne à la France n’a évidement pas abolit les anciens traités toujours en vigeur avec les tiers : ils ont été repris tels quels. Ca valait notamment à l’égard de la duchesse de Normandie, reine d’Angleterre, du Canada etc.

                Certains traités moyennageux, signés par de sprovinces alors autonomes, seraient toujours valables ? c’est fort raisonnable, ma foi. J’imagine assez bien de vieux traités entre la Savoie et la Suisse repris par la France, et inversement la France se prévalant de vieux accords avec Gênes, Milan, Pise, la Catalogne, etc.

                , La France et Pise ou Gènes


              • Ar stourm (---.---.200.173) 10 février 2007 16:27

                Vous oubliez les quarantes millions de pétainistes qui n’étaient pas bretons...

                Quant à la résistance des bretons contre l’occupant Teuton, ouvrez les livres d’histoire, nos pères sont morts pour une certaine idée de la France des lumières,en autre celle de parler sa langue sans se faire traiter de ploucs ou d’arrieré....

                Hep brezhoneg Breizh ebet.

                Kenavo ar wezh all


              • Feznel (---.---.233.119) 10 février 2007 21:46

                Il faut savoir que la Bretagne est amputée de la Loire Atlantique. Département qui subit une vague d’effacement de son identité bretonne depuis quelques années. On impose au Bretons de Nantes de ne plus porter le nom de Bretons, mais de « Ligériens ». Ce mot veut dire habitants de toute la Loire, ou plus précisément (dans le dico) désignant géographiquement des terres autour de la loire, de sa source jusqu’à son embouchure. Depuis 2005, on veut imposer cette dénomination aux habitants du Pays de la Loire. Région créée artificiellement depuis le 5 juillet 1972, cela dit.

                Pour ce qui est de St Nazaire par exemple, Les Hermines qu’on voyait il y’a quelques années ont été retirés sans ménagement, les noms de rues bretons ont été renommés. « La Petite Californie bretonne » quartier nommé arbitrairement par son explication depuis que des Bretons sont venus habiter dans ce quartier comme si ils étaient des immigrés ... Dans leur propre pays ?

                Que dire des villes comme Fay de Bretagne, Montoir de Bretagne, Meilleraye de Bretagne... Qu’on veut leur retirer le mot « de bretagne ». Du Chateau des Ducs de Bretagne, qui par les médias, ont éssayé de le nommer Château des Ducs des Pays de la Loire. Reniant son histoire.

                Cela me donne l’impression qu’on veut effacer un passé riche en histoire.

                Dans les librairies, environs 70% des livres sur Nantes et la Loire Atlantique, omettent les 1500 ans d’histoire bretonne, comme si il y a un trou dans l’histoire de Nantes entre la fin de l’antiquité et la révolution francaise.

                On peut même remarquer comme si a l’époque, les romains qui avaient conquis la gaule disaient en approchant la ville fluviale et portuaire « ah, voila Nantes des contrées du Pays de la Loire... Par Jupiter » Ca ne choque personne ?

                En ce moment, on parle beaucoup de la réunification de la Bretagne avec la Loire Atlantique. Mais cette tentative sera t’elle encore vouée à l’échec par la volonté des Jacobins qui tiennent les rènes du pouvoir en France ?


              • Ar Brezonneg (---.---.23.88) 10 février 2007 23:11

                « Du Chateau des Ducs de Bretagne, qui par les médias, ont éssayé de le nommer Château des Ducs des Pays de la Loire. Reniant son histoire »

                Ce n’était pas Ouest France par hasard ? Vous savez ce journal mal mé en 1945 et qui est « aux ordres » ???


              • Camille (---.---.90.242) 11 février 2007 01:46

                En effet, c’est un journal à deux vitesses, un pour la bretagne, totalement pro bretagne à 4 départements, et un pour les Pays de la Loire, où les bretons n’existent plus.

                Les Bretons Nantais doivent lire toutes les informations qui se passent en Mayenne et en Sarthe plutôt qu’en Bretagne à 4 départements.

                Un autre exemple, j’écoute la radio France Bleu Loire Océan. A chaques info, on n’entend en moyenne 1 à 4 fois le mot Ligérien... Et le mot breton ? Podzob... Par contre on est au courant de ce qu’il se passe en Vendée, à croire que c’est Radio Mogette qui émet. Je n’ai rien contre la Vendée bien au contraire, je respecte ce département qui se rapproche plus du Poitou qu’autre choses. Mais écouter des infos qui ne me concerne pas et ne pas pouvoir écouter celles qui me concernent en tant que Breton.

                Donc il y a une propagande permanente anti-breton de Loire Atlantique adressé aux habitants de la loire pour leur faire oublier leurs origines.


              • Camille (---.---.90.242) 11 février 2007 01:50

                Correction sur ma phrase :

                c’est un journal à deux vitesses, un pour la bretagne, totalement pro bretagne à 4 départements, et un pour les Pays de la Loire, où les bretons _ne doivent pas à tout prix exister_. (Volonté latente de Ouest Torche.)

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