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La guerre des nerfs a commencé

VB Autobatterie, filiale de Johnson Controls, a récemment annoncé la fermeture de son site sarregueminiois. Les 350 salariés de l’usine spécialisée dans la fabrication de batterie vont perdre leur emploi. Le site est en effet appelé, selon les desseins du groupe, à devenir un centre de distribution européen de batteries primordiales, en d’autres termes, une plate-forme logistique, qui comprendra un centre de remplissage, de formation et de finition pour les batteries automobiles, et qui n’emploiera malheureusement que 65 salariés qui ne seront probablement pas recrutés chez le personnel de l’usine.

Ce projet serait avant tout motivé par la « nécessité de contribuer à la sauvegarde de la compétitivité du groupe VB ». Difficile à croire quand on sait que l’entreprise réalise des bénéfices monstres et que les actions montent en flèche ! Un nouveau drame pour l’économie lorraine qui n’en avait vraiment pas besoin. Et toujours les éternels mots de « gâchis » et de « honte » qui reviennent… Cela ne cessera donc jamais ? Pourtant, il y a environ 6 mois, la direction avait annoncé 70 millions d’investissements pour la mise en place de la production de batterie « Star and Go », ce qui aurait ainsi assuré la pérennité du site. Une idée jetait aujourd’hui aux oubliettes. Il faut croire que les revirements décisionnels vont vite, les mensonges aussi. Si bien qu’actuellement, cette nouvelle et triste affaire ne constitue qu’un camouflet de plus. La direction du groupe allant même jusqu’à provoquer les salariés en les invitant à visiter ses usines en République Tchèque et en Espagne pour éventuellement y travailler. Invitation bien entendue refusée, car le fond du problème n’est pas là. Au contraire, il s’agit désormais pour ces salariés de se battre pour la sauvegarde de l’emploi et de la production à Sarreguemines. La guerre des nerfs a donc commencé. Mais le délégué syndical craint déjà que celle-ci se termine en guerre tout court et que des actions servent d’excuses à la direction pour des licenciements pour faute grave. En même temps, quitte à perdre son poste, autant tenter. Toujours est-il que certains n’hésitent plus à dénoncer les politiques locales d’investissements sur l’Europôle II de Sarreguemines et sur le mégapole d’Henriville, quasi-vide des années après sa construction. Et si on commençait à mettre de l’énergie et de l’argent au service des emplois existants ? Et quelle sera l’action du gouvernement français sur ce dossier après les polémiques de Gandrange et de Continental ? Encore faudrait-il qu’il y en ait une… Mais quand on sait que la Lorraine ne compte plus pour Paris…


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6 réactions à cet article    


  • jaja jaja 16 mai 2009 12:36

    Les VB ne sont pas seuls... Molex, Continental, Caterpillar, Ford etc... A quand une marche nationale pour l’interdiction des licenciements et une riposte unitaire de toutes celles et tous ceux que les capitalistes laissent sur le carreau ?

    Avant hier 74 syndicalistes d’EDF arrêtés par la police. Quand se décide t-on enfin à leur rentrer dedans, tous ensemble. Que font les directions syndicales afin que les luttes des salariés ne soient plus isolées boites par boites mais unies dans un grand mouvement contre l’exploitation capitaliste ?


    • zelectron zelectron 16 mai 2009 18:51

      @jaja
      les 74 ne vont pas perdre leurs emplois, eux ! ne mélangez pas tout !


    • jaja jaja 16 mai 2009 19:12

      Les 74 appartiennent à la catégorie des salariés. Salariés qui doivent répondre ensemble et non séparément aux mauvais coups qui leur sont portés.

      Il s’agit justement de tout mélanger, privé, public, chômeurs et leur rentrer dedans !


    • anny paule 16 mai 2009 18:21


      Quand, au nom de la sacro-sainte « concurrence libre et non faussée », au nom de la recherche du profit pour le profit, tout ce qui faisait notre saveur de vivre aura disparu, que nous restera-t-il en France ?
      Une horde de chômeurs et de précaires, un système éducatif digne de l’ancien régime, des universités sous la coupe des grandes entreprises et donc, une recherche téléguidée, un service de santé publique pour indigents, un réseau ferroviaire ressemblant à celui de le Grande Bretagne, un service public de l’energie bradé aux plus offrants...un peuple soumis à un « esclavage moderne » et sous haute surveillance... N’en servez plus, la coupe est pleine ! Il ne nous restera bientôt plus que « les yeux pour pleurer » ! Citoyens, si nous le sommes encore, nous nous devons de résister. L’heure est grave. La crise que nous vivons est une crise systémique... et ceux qui l’ont provoquée, sciemment ou non (on peut laisser à certains le bénéfice du doute !) tombe à point nommé pour justifier les mesures drastiques que nous subissons.
      Un ouvrage éloquent pour nous ouvrir les yeux : Naomie Klein, La stratégie du choc, Actes Sud... Certains « laboratoires » latino-américains ont donné des ailes aux « élites » financières. Nous sommes dans la suite logique d’un monde sans humanité.
      C’est à nous tous de chercher à comprendre, de chercher des solutions innovantes, sinon, nous serons tous les victimes innocentes d’un système en folie ! 
       


      • ernst 17 mai 2009 22:40

        Mais bien sûr, Anny Paule, vous avez tout compris, mais un peu tard...


        Quant à l’auteur, pourquoi des nerfs, cette guerre ?... c’est une guerre économique en bonne et due forme qui ne doit rien au hasard et tout à la nécessité de nous tenir asservis, fauchés, indigents, mendiants comme Cuba, la Russie, etc...etc...et bientôt le monde entier. Sauf une poignée d’assassins bourrissimes qui achètent tout ce qui est à vendre pour des cacahouettes.

        Faire une descente dans les rues ?... Pourquoi faire ?... Pour se faire casser la gueule par des porte-flingues, des gendarmes, des CRS, donner à casser des vitrines d’honnêtes commerçants par des casseurs qui n’attendent que ça ?...

        Si vraiment vous voulez la liste des responsables de ce pillage en règle, commencez par réfléchir à qui profite le crime.A commencer par le premier d’entre eux qui est à leurs ordres et décrète tout ce que nous refusons de voter.

        Ensuite, faites comme vous indique votre conscience. Et priez Ste Charlotte Corday de vous venir en aide

        • Groupe BLE Lorraine BLE 18 mai 2009 10:52

          Bonjour,

          pour répondre à la question soulevée précédemment, nous avons utilisé l’expression « guerre des nerfs » en référence au bras de fer « psychologique » qui s’annoce entre la direction du groupe et les salariés du site via les délégué syndicaux. En effet, qui lâchera en premier, pour quelles compensations,... ? D’autant plus, que les syndicats, après les récents événements de Continental, ne veulent pas donner des raisons à la direction d’effectuer des licenciements en cas de casse, de dégradations,...
          Dans le fond, vous avez raison, mais ici, il s’agissait d’une simple terminologie imagée, spécifique à ce qui se passe à Sarreguemines.

          Bien cordialement,

          Les BLE.

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