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Accueil du site > Actualités > Info locale > Le trésor des Osimes

Le trésor des Osimes

Découvert au printemps 2007, un trésor de 545 monnaies enfouies dans l’enclos d’une ferme gauloise, à Laniscat (Côtes-d’Armor) vient seulement d’être porté à la connaissance du public. Il s’agit du plus important dépôt monétaire mis au jour en Armorique.

La découverte du trésor remonte au printemps dernier, mais le secret a été jalousement...- enfoui !- par l’équipe des archéologues. Il fallait, en effet, le tenir à l’abri des pilleurs le temps de le mettre au jour totalement. Au marché noir, certaines de ces pièces se négocieraient en effet plusieurs milliers d’euros.

Qui sont les Osimes et les Vénètes ?

Au IIe siècle avant J.-C., la péninsule armoricaine est divisé en cinq cités ou états. A l’Ouest, les Osimes occupent l’actuel Finistère et la moitié des Côtes-d’Armor. Vers 320 avant J.-C., le navigateur Pytheas longe le territoire des Osimes. Le peuple des Vénètes est considéré comme le plus puissant des peuples d’Armorique tant sur le plan du commerce que sur celui de la navigation. Il occupait l’actuel Morbihan et il a donné son nom à la ville de Vannes.

Pour Jules César, dans sa "Guerre des Gaules", il n’y a aucun doute : les Vénètes (dont la puissance l’impressionne) ont exercé leur suprématie sur tous les peuples de l’Armorique. Les livres d ’histoire ont repris cette thèse. Or, aujourd’hui, le trésor fabuleux de Laniscat éclaire d’un jour nouveau la puissance de la cité des Osismes que l’on croyait jusqu’alors, à tort sans doute, sous la dépendance des Vénètes.

De quoi se compose le trésor de Laniscat ?

Il est composé de 545 monnaies dont 58 statères et 487 quarts de statères. Il faut savoir qu’à partir de la fin du IIe siècle avant J.-C., chaque cité armoricaine battait sa propre monnaie, imitée de statères (monnaie utilisée dans la Grèce antique) frappées par Philippe II de Macédoine. Toutes ces monnaies comportaient des effigies stylisées. Sur les pièces découvertes à Laniscat, finement ciselées, on distingue nettement une tête de cheval, un sanglier, un homme tenant une lance, des motifs floraux, etc.

Le mystère du trésor :

Pourquoi a-t-il été caché ? La composition de l’alliage permet de situer l’enfouissement entre 75 et 50 avant J.-C. : peut-être le le trésor a-t-il été caché lors de la conquête de la Gaule par les Romains, puis le site abandonné vers 50 de notre ère ?

A quoi pouvait bien servir un tel magot ? Philippe et Alexandre rémunéraient avec des statères leurs mercenaires gaulois, intrépides et surtout armés des meilleures épées et boucliers de l’époque grâce aux forgerons gaulois rompus dans l’usage du fer. Ce trésor était-il destiné à payer une armée ? Ce qui est sûr en tout cas, c’est que ce trésor considérable n’a rien d’une bourse pour les achats courants. D’ailleurs les Osimes pratiquaient le troc y compris dans le commerce international avec les Grecs et les Romains.

Après la lyre, la tirelire ! En 1988, une remarquable statuette de 48 cm, "le barde à la lyre", avait été découverte non loin de là, à Paule. Le vice-président du Conseil général des Côtes-d’Armor envisage désormais de saisir l’opportunité de cette manne monétaire, pour casser la tirelire et créer un musée dans son département.

Illustration : Le Barde à la lyre (photo Eugène le Droff)


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59 réactions à cet article    


  • Antenor Antenor 21 décembre 2007 11:15

    Bonjour La Taverne

    Je ne vois pas en quoi la découverte du trésor remet en cause la suprématie des Vénètes en Armorique. Ce trésor nous révèle surtout l’état d’esprit des archéologues qui changent leur fusil d’épaule à chaque nouvelle découverte. Tant qu’on continuera à présenter les celtes commes des clochards célestes on s’en sortira pas. Apparemment il était jusqu’alors inconcevable qu’une civitae de seconde zone ait pu possèder des richesses et il semble interdit d’imaginer que les Vénètes aient pû être encore plus riches.

    Il existe un « mystère vénète », le peuple italique qui occuppait l’embouchure du Pô portait le même nom. D’après la légende, il serait venu de Troie sous la conduite de mon pseudo.

    On a enfin le portrait d’Assurancetourix !


    • Jarry 21 décembre 2007 12:36

      Antenor, décidément vous ne comprendrez jamais la rigueur scientifique ! Les archéologues, revoient toujours leurs hypothèses à la lumières des nouvelles découvertes. ici ce qui est très interessant c’est que ce trésor très important pour l’époque se trouve dans son contexte archéologique et que ce contexte est une ferme, assez grande, certes, mais une ferme ! On supposait pour cette époque que de telles sommes étaient conservées dans des ensembles plus importants.

      Pour battre autant de monnaies il fallait aussi que ce peuple ait une certaine puissance et jusqu’à maintenant pas grand chose le laissait supposer.

      Il ne faut pas confondre les hypothèses et suppositions et les faits réels !!


    • Antenor Antenor 21 décembre 2007 13:39

      @ Jarry

      J’ai l’impression qu’il s’agit plus de frilosité intellectuelle que de rigueur scientifique même si l’un n’empêche pas l’autre. Ce que je reproche aux chercheurs c’est de ne pas donner de dimension globale à la civilisation celte. Il suffit de la découverte d’un trésor, certes conséquent, pour qu’on modifie totalement l’échiqier politique d’une région et ce en contradiction avec le seul témoignage écrit que nous avons. Quelle raison aurait eu César de mentir à ce sujet ? Ce n’est pas en additionnant des petits morceaux qu’on obtient un ensemble cohérent. Il faut trouver une dynamique.

      « On supposait pour cette époque que de telles sommes étaient conservées dans des ensembles plus importants. »

      Quels ensembles plus importants ? D’après les archéologues les seigneurs celtes vivaient dans des fermes.

      « Pour battre autant de monnaies il fallait aussi que ce peuple ait une certaine puissance et jusqu’à maintenant pas grand chose le laissait supposer. »

      Non rien, à part au bas mot 8 siècles (peut-être 14) de domination celte sur l’Europe.

      Il ne faut pas non plus confondre les vestiges et l’idée qu’on s’en fait. Archéologue et historien ce n’est pas tout à fait la même chose.


    • elric 21 décembre 2007 14:10

      Je voulais justement savoir,s’il y avait un rapport mis à part le nom entre les vénètes d’armorique et les vénètes de la plaine du pô ?


    • Jarry 21 décembre 2007 14:57

      mon cher Antenor merci pour cette précision étant moi même archéologue !

      Vous vous basez sur des écrits de César, la belle affaire ! et le recoupement des sources et l’interprétation toute césarienne des données factuelles ??

      Franchement vous ne devriez pas confondre les celtes en général et chaque peuple en particulier !!

      Pour ce qui est de l’habitat celte je vous recommande la lecture du livre les Celtes d’Olivier Buchsenschutz, éditions Armand Colin, 2007 288p. ISBN 978 2 200 26 757 5, 27 euros dans les bonnes librairies.

      les travaus de Dominique Garcia : Territoires celtiques. Espaces ethniques et territoires des agglomérations protohistoriques d’Europe occidentale. Paris, Errance, 2002, 420 p. (direction de l’ouvrage en collaboration avec Fl. Verdin),

      La Celtique méditerranéenne. Habitats et sociétés en Languedoc et en Provence du VIIIe au IIe siècle av. J.-C. Paris, Errance, 2004, 208 p.

      les actes du Colloque : Habitats et structures domestiques en Méditerranée occidentale durant la Protohistoire. Arles, 1989

      ou encore toujours de D. Garcia :Le passage de la maison de type protohistorique à la maison gallo-romaine, l’exemple de Lattes (Hérault). In : Actes du colloque d’Avignon (11-13 novembre 1994) sur « La maison urbaine d’époque romaine en Gaule narbonnaise ». 1996, pp. 144-153 (Documents d’Archéologie Vauclusienne, 6 ; Formes d’habitat préromaines en Gaule méridionale : l’apport des piémonts héraultais. In : Dedet (B.) et al. éd.-Aspects de l’âge du Fer dans le sud du massif Central. Actes du XXIe Colloque international de l’Association Française pour l’Etude de l’Age du Fer, Conques-Montrozier, 8-11 mai 1997. Lattes, 2000, pp. 193-201 (Monographie d’Archéologie Méditerranéenne, 6, 2000) ; Urbanisation et société en Gaule méridionale au Premier Age du Fer. In : Janin (T.) éd.-Mailhac et le Premier Age du Fer en Europe Occidentale. Actes du Colloque international de Carcassonne, 17-20 septembre 1997. Lattes, 2000, pp. 25-34 (Monographie d’Archéologie Méditerranéenne, 7, 2000). Les habitats et leurs territoires dans le sud de la France aux IVe-IIIe s. (en coll. Avec Ph. Gruat et Fl. Verdin). Colloque AFEAF de Clermont-Ferrand, mai 2003. Monographie d’archéologie méditerranéenne, 2005

      etc...


    • Jarry 21 décembre 2007 14:59

      travaux évidemment, il n’y a pas de fonction edition des messages sur ce site ?


    • Antenor Antenor 21 décembre 2007 15:10

      @ Elric

      Problème épineux, on lit tout et son contraire sur ce sujet.

      Du point de vue linguistique, ils sont différents, le Vénète d’Italie est une langue italique et celui d’Armorique une langue celtique, quoique pour ce dernier on ne doit pas avoir beaucoup de traces. S’il s’avèrait qu’il y a bien un lien entre ces deux peuples, il faudrait alors remonter à la période de l’arrivée et de la séparation en plusieurs branches des langues indo-européennes en Europe. Le gros souci est qu’il n’y a pas deux historiens d’accord sur la date et le lieu d’origine de ce phénomène.

      Du point de vue archéologique, il pose le problème des rapports entre l’Italie et le Nord des Alpes. Pendant l’Age du Fer italien (à partir de -950) la basse vallée du Pô appartenait à la culture villanovienne qui occuppait toute la péninsule, Etrurie et Ligurie comprises. L’Armorique, quant à elle, a été successivement à la périphérie des cultures de Hallstatt (1er Age du Fer) et de La Tène.

      On pourrait trouver un point commun entre ces deux régions en remontant au début du Bronze final (à partir du 14ème siècle av JC). A cette époque deux cultures matérielles très proches font leur apparition en Europe : celle des « Champs d’urnes » au Nord des Alpes et la « proto-villanovienne » en Italie. La première semblant être apparue un peu avant la seconde et s’étant étandue sur une très grande partie de l’Europe, des historiens ont fait l’hypothèse qu’elle en était la génitrice. On pourrait donc envisager une séparation des Vénètes en deux groupes à cette période.

      A noter que les Celtes ont franchi les Alpes et investi la haute vallée du Pô voisine des Vénètes, dès le 1er Age du Fer. Ils y ont fondé la culture hallstatienne de Gollaseca. Ils nous ont fourni la plus ancienne trace écrite en langue celte (6ème siècle av JC). C’est grâce à eux que nous savons que la civilisation de Hallstatt était celtique. Nous n’avons hélas pas la même chance pour la civilisation des Champs d’urnes qui garde son mystère.


    • Antenor Antenor 21 décembre 2007 15:32

      @ Jarry

      Vous avez écrit : recoupement des sources. Mais lesquelles ? Les maigres informations dont on dispose sous presque toutes latines et répètent les mêmes stéréotypes sur les Celtes. Je répète ma question, à quoi ça avançait César de mentir la-dessus ? Il lui fallait au contraire que son rapport soit le plus crédible possible pour masquer les mensonges qu’il y a glissés. Si ça n’avait été qu’un tissu de mensonges ces adversaires politiques ce seraient jetés dessus pour le décrédibiliser et l’accuser de balancer l’argent de la République par les fenêtres.

      Croyez bien que je me tiens régulièrement informé des parutions officielles sur les Celtes, d’autant que j’y trouve ce que prédit Emile Mourey depuis vingt ans. Je ne méprise pas du tout le travail des archéologues qui font un travail de fourmi avec des budgets de m...

      Vous avez raison de souligner qu’il ne faut pas confondre les Celtes en général dont on a bien du mal à donner la définition exacte et chaque peuple en particulier. Cependant quand une civilisation rayonne, les peuples qui la composent en profitent.


    • Hervé Torchet 21 décembre 2007 12:12

      Très intéressant.

      La géographie du monde armoricain reste très peu connue et chaque pièce du puzzle compte.


      • Jarry 21 décembre 2007 12:29

        « La découverte du trésor remonte au printemps dernier, mais le secret a été jalousement...- enfoui !- par l’équipe des archéologues. Il fallait, en effet, le tenir à l’abri des pilleurs le temps de le mettre au jour totalement. Au marché noir, certaines de ces pièces se négocieraient en effet plusieurs milliers d’euros. »

        oui vous avez parfaitement raison, il faut savoir qu’il y a plus de 70 000 pilleurs utilisateurs de détecteurs de métaux en France qui passent leur machine en espérant piller un site archéologique, certains agissent dès que les archéologues font ce genre d’annonce, l’INRAP en a déjà fait amèrement l’expérience l’année dernière, le soir même de l’annonce de la découverte d’un atelier de faussaire antique (et oui, déjà !) le site a été pillé par ces vandales avec des détecteurs de métaux !

        vous pouvez consulter ce site internet pour plus d’information à ce sujet http://halte-au-pillage.org/index.htm


        • Antenor Antenor 21 décembre 2007 13:45

          @ Jarry

          Là dessus, complètement d’accord avec vous, les archéologues ont bien joué le coup. Ces vestiges sont notre patrimoine à tous et n’ont rien à faire dans les coffres de quelques colectionneurs qui ne savent pas quoi faire de leur oseille.


        • La Taverne des Poètes 21 décembre 2007 12:36

          Nouveau ! Retrouvez mes 200 articles parus sur Agoravox classés par rubriques grâce au lien introduit dans mon CV. La page web sera améliorée la semaine prochaine.


          • La Taverne des Poètes 21 décembre 2007 12:50

            C’est aussi une incitation pour qu’Agoravox classe enfin les articles pour qu’on puisse les retrouver facilement.


          • Emile Mourey Emile Mourey 21 décembre 2007 13:46

            @ l’auteur

            Je suis d’accord avec Antenor pour dire que cette découverte ne remet pas en cause la suprématie des Vénètes. Les Commentaires de César sont là. On ne peut aller contre et il ne faut pas refaire l’histoire au gré des découvertes archéologiques.

            L’erreur des archéologues est de situer la capitale vénète à Vannes, sur la côte sud, alors que ce n’est que l’un de ses ports. En revanche, si on interprète correctement la carte de Peutinger, c’est à Josselin qu’il faut la placer. Alors, on retrouve pour la région toute la logique de l’Histoire, avec une voie antique importante qui de Nantes conduit jusqu’à l’île de Sein, en passant par Josselin puis par Carhaix, le Vorgium de la carte de Peutinger, capitale des Osismes

            Aucun doute en ce qui concerne l’importance de Vorgium, capitale des Osismes (cf.http://pagesperso-orange.fr/vorgium/accueil.htm). Son réseau de voies en étoiles, sa possession de l’île de Sein (insula Sena) montre bien l’importance de son pagus. Rien d’étonnant donc qu’on ait trouvé ce trésor à Laniscat, localité voisine dont les vestiges médiévaux laissent supposer un passé gaulois que la découverte de ce trésor confirme. Plutôt qu’une ferme, j’y verrais plutôt un pré-monastère dans lequel était conservé et gardé le trésor de la cité.

            Enfin, il suffit de comparer la position de Carhaix avec celle de Josselin pour comprendre que la position forte était bien Josselin. Il y a une permanence de l’Histoire. Le château de Josselin en est un des plus brillants témoignages.


            • Emile Mourey Emile Mourey 21 décembre 2007 13:55

              @ Antenor, @ Jarry, @ La Taverne des poètes.

              cf. mon post précédent.


            • La Taverne des Poètes 21 décembre 2007 13:58

              Vorgium qui est devenu Carhaix. Je dis cela pour que le lecteur suive.


            • Jarry 21 décembre 2007 15:09

              Mourey vous ne faites pas le b-a-ba de tout historien à savoir la critique de vos sources, vous devez avant d’interpréter comme vous le faites exercer certaines opérations intellectuelles indispensables : l’observation du témoignage, à savoir le replacer dans l’intégralité du contexte avec la version originale la plus complète trouvée(ici l’écrit de César), l’analyse des circonstances et des conditions de la production (le contexte général et particulier, l’auteur et l’intention du document — ici la propagande de César) ; et enfin l’analyse critique du contenu - ce que vous ne faites pas de toute évidence.

              Ces opérations sont l’essence même du travail de l’historien moderne, si vous tentez de vous en affranchir, vous retombez dans l’histoire du 19ème siècle et sur l’interprétation pure qui peut très bien vous faire prendre Petra pour une cité hébraïque (mince c’est déjà le cas ! smiley )


            • Zalka Zalka 21 décembre 2007 16:41

              En même temps, les romains ne sont pas connus pour être un modèle irréprochable d’objectivité en matière d’histoire...


            • ZEN ZEN 21 décembre 2007 19:01

              @ Jarry

              C’est ce que je me suis épuisé à répéter à Mr Mourey depuis le début de ses publications...en vain.


            • Emile Mourey Emile Mourey 21 décembre 2007 19:19

              @ Jarry

              Il est tout de même étonnant que vous reveniez sur mon article sur Petra comme si c’était votre argument/choc. Je confirme que je n’ai rien à changer dans cet article. Que Petra, c’est le Seir de la Bible ; que c’était la capitale d’Esaü ; qu’Edom était une colonie de Petra installée à Arad ; que Moïse et ses troupes ont été hébergés par Esaü à Petra pendant les quarante ans que la Bible les fait séjourner dans le désert ; que Petra leur doit la naissance de son art architectural. Et j’ajoute que cette alliance de Moïse avec l’Esaü de Petra a perduré ; que Petra est restée longtemps dans le souvenir du peuple hébreu ; que ses habitants étaient considérés comme d’origine sémite, très proche du peuple d’Israël par les pays arabes voisins ; que sa descendance a donné au pays le nom d’Idumée ; que ces Iduméens ont fait des alliances avec les tribus arabes voisines ; que ces Iduméens ont été reconvertis par Israël à son judaïsme notamment messianique ; que ceux-ci ont fondé une colonie au pied du Mont-Saint-Vincent qui fut le siège de Bibracte ; et je termine en disant que tout cela, vous ne pouvez pas le comprendre parce que vous ne voulez pas réfléchir.


            • Jarry 21 décembre 2007 19:25

              mais oui continuez Mourey, enfoncez vous encore une fois

              rêvez, c’est votre droit, mais surtout ne prétendez pas faire de l’histoire ou quelque chose y ressemblant et surtout cessez de berner les pauvres gens qui n’ont pas les références nécessaires pour prendre du recul sur vos âneries.


            • Emile Mourey Emile Mourey 21 décembre 2007 20:26

              @ Jarry, copie @ Zen

              Ne renversez pas les rôles ! Vous êtes tellement imbu de vos fausses connaissances que vous ne vous rendez même pas compte de la confusion dans laquelle vous vous engluez. D’après vos camarades archéologues, les Arvernes ne construisaient qu’en terre et en bois. Pour la période gauloise, la recherche archéologique ne peut donc mettre au jour que des trous de pieux... Mais comme une traînée de poudre (? ??!!!), à partir du IIe siècle - je cite textuellement - des villes seraient apparues, mais suivant un modèle tout à fait original et différent de ce qui existe ailleurs, villes à caractère de sanctuaire religieux et politique sans impératif défensif, villes fantômes (je rêve) dont la trace aurait disparu sauf en des endroits comme Corent ou le mont Beuvray. La petite ville récemment découverte sur le mont Lassois serait une tentative urbaine avortée qui n’a pas eu de suite (Vincent Guichard, Mathieu Poux, Europe 1, jeudi 13 septembre)...

              Carhaix/Vorgium, ville fantôme ?

              Et votre Gergovie où vous commencez à comprendre, sans trop le dire, que vous vous êtes complètement fourvoyés en la plaçant sur le plateau de Merdogne ?

              Et votre Uxellodunum au Puy d’Issolu ? Véritable folie ! C’est cela votre critique des sources ?

              Et votre Bibracte au mont Beuvray ? Avez-vous fait les critiques de vos sources ? Et pourtant le texte de César ne laisse aucun doute : avant de franchir l’Arroux, César a fait demi-tour. C’est clair et net. Tournant le dos au mont Beuvray, il se dirigeait vers le Mont-Saint-Vincent... véritable Bibracte.

              Avec vos seuls arguments misérables de foire et d’étymologie absurde (la montagne des castors), allez-vous encore longtemps abuser de la bonne foi de nos compatriotes ?

              Vous êtes un véritable scandale.


            • Jarry 21 décembre 2007 20:54

              publiez si vous êtes si sûr de vous ah mais non la conspiration des scientifiques trouve que vous divaguez ! forcément

              allez cessons ce débat stérile, vous reviendrez quand vous aurez prouvé quelque chose, vos élucubrations abracadabrantesques font la joie des stupides.


            • Emile Mourey Emile Mourey 21 décembre 2007 21:41

              @ Jarry

              Alors là, c’est un peu fort ! Vous me mettez au défi de publier alors que j’ai publié sept ouvrages pour lesquels je fais état de témoignages de référence sur mon site internet. Où sont les vôtres sinon ceux de vos camarades et de vos journalistes accrédités ? Au hit parade des sites internet, mon site est 3595 contre 194 142 au mont Beuvray (en chute libre).

              En outre, je suis l’auteur qui a le plus publié sur Agoravox concernant l’histoire de la Gaule. Ce n’est pas dans ma nature de me défiler. Et vous, archéologues professionnels ou non, qu’avez-vous publié sur Agoravox ? Aurez-vous le courage de venir y exposer vos arguments qui vous permettent de dire qu’Uxellodunum est au Puy d’Issolud, Bibracte au mont Beuvray, Gergovie dans la plaine ? Aurez-vous le courage de donner vos traductions du texte de César ? Prenez garde ! Il vous faudra affronter de vrais latinistes.

              Mais non, vous fuyez. Vous préférez lancer quelques invectives tout en vous retranchant prudemment derrière une fumeuse communauté scientifique. C’est cela votre sens de l’honneur.


            • Jarry 21 décembre 2007 23:13

              publier pas à compte d’auteur !!! dans des revues scientifiques avec reviewvage !!

              vous êtes tellement en dehors de la science que vous ne vous rendez pas compte de votre incommensurable bêtise.


            • La Taverne des Poètes 21 décembre 2007 16:05

              Et c’est « Le Furtif », docteur ès copiés-collés qui le dit.


            • La Taverne des Poètes 21 décembre 2007 16:16

              Je m’attendais plutôt à des railleries à propos du barde la lyre...


            • Emile Mourey Emile Mourey 21 décembre 2007 22:02

              @ La Taverne des poètes.

              Votre barde à la lyre est très intéressant. Il porte un torque au cou et sa lyre me fait penser à celle qui est représentée dans les fresques de Gourdon. Cela semble correspondre à un modèle du début de notre ère représenté sur des médailles judaïques.


            • La Taverne des Poètes 21 décembre 2007 22:49

              Mourey, vous me l’ôtez de la bouche. (je rigole smiley Fresque de gourdon dites-vous ? Cela me dit quelque chose...ah oui, c’est là que nos amis d’Agoravox veulent envoyer le barde de la Taverne ! Ah pardon, non ce n’est pas Gourdon mais goudron (et plumes...). Et autour du cou, c’est aussi une sorte de torque qu’ils veulent me passer.


            • La Taverne des Poètes 21 décembre 2007 22:50

              Ils avaient pas de grand bleu sous la main...


            • Bernard Dugué Bernard Dugué 21 décembre 2007 17:31

              C’est la production de la Trois qui va râler, c’est eux qui avaient caché les 500 pièces en vue du tournage d’une future émission de la chasse au trésor et il y a quelques gugusses qui sont allé mettre leurs paluches dedans.


              • La Taverne des Poètes 21 décembre 2007 18:50

                Bof ! je préfère mon article à ces copiés-collés d’AFP. smiley Je me suis aussi inspiré de documentation écrite, notamment l’Histoire de la Bretagne. Du sérieux : ’pis cé tout !


              • La Taverne des Poètes 21 décembre 2007 18:54

                Et cette superbe illustration dont la poésie parle assez facilement sauf à ceux qui nourrissent envers elle une hostilité toute maladive.

                ’pi le titre qui excite l’imagination, sauf là aussi ceux qui en sont dépourvus.

                Les Osimes, j’aime trop la liaison « zosimes » ! smiley


              • La Taverne des Poètes 21 décembre 2007 19:17

                Je suggère même aux Belges de s’en moquer sur l’air des Flamandes de Brel : « Les Zosimes, les Zosimes, les zo les zo les zosimes ! »


              • La Taverne des Poètes 21 décembre 2007 20:24

                Si on m’avait dit que mes Osimes allaient déclencher une bagarre (Mourrey - Jarry) ! smiley

                Dans un dîner en ville, chers amis, parlez de tout ce que vous voulez mais -malheureux !- n’évoquez pas les Osimes ! C’est un conseil.

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