Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Info locale > Les temps de l’Histoire

Les temps de l’Histoire

Nantes : douze millions d’euros pour ne pas oublier...

Paradoxe : on ne cesse d’oublier que l’histoire se façonne aussi par des trous de mémoire aussi actifs et invisibles que certains « cadavres dans le placard » qui hantent les consciences…
Ainsi l’Histoire s’écrit-elle, hors rationalité, dans un temps non linéaire : les faits montrent qu’ils obéissent à une chronologie particulière qui brouille nos repères et nos certitudes mais permettent une autre approche de la politique. Sortir de la ouate d’un consensus et d’un conformisme moral serait sans doute cet acte fondateur : interroger le temps de l’histoire pour reconstruire la politique.
Osons donc encore picorer dans le quotidien journalistique l’un de ces multiples symptômes de cette forme incestueuse du temps qui gangrène l’Histoire et déborde sur un présent qui finit par se construire sur elle par capillarité. Un exemple donc, extrait lors d’un passage à Nantes, dans « Presse Océan ». Une fois encore, je ne jugerai pas mais me contenterai de suggérer une analyse conduisant, à partir d’un fait anodin, la lecture d’un avenir possible.
Un article donc de Stéphane Pajot intitulé « Un don contre l’oubli ».
Pour résumer, il s’agit pour une association de réunir douze millions d’euros pou construire « un bateau pédagogique », réplique d’un navire négrier. L’article précise que celui-ci « se veut bien différent du mémorial de l’esclavage prévu à Nantes » et que le bateau voguera ainsi de Liverpool, au Sénégal ou aux Antilles. « Ce sera un outil vivant, symbolique et universel ». Et l’article se termine, sur ce projet labellisé par le Ministère de l’Outre-mer et les financements qui en découlent.
Je ne commenterai ici ni le concept d’ « association » qui prolifère sur l’actualité avec ses excroissances caritatives, spectaculaires, financières… Je n’insisterai guère sur l’omniprésence du « pédagogique », sur la signification dangereuse du terme quand le sens est édicté avant d’être soumis à la critique… Je n’évoquerai pas davantage cette notion de « don » et l’impératif moral à laquelle elle renvoie…
Non, ce qui me semble plus pertinent c’est ce combat contre « l’oubli » qui figurerait donc une menace. Cet oubli qui serait « le trou noir » de l’Histoire ainsi définie, non dans ses projets, mais par la prédestination d’un « péché originel ». On pourrait facilement dresser l’inventaire de toutes ces taches passées qui tendent à se substituer à un avenir qu’elles se chargent de construire en lieu et place de citoyens entièrement dévoués à l’idée de progrès .Tous ces drames historiques –esclavage, shoah et tous les autres génocides – auraient-ils donc pour vocation de dicter l’avenir, de redéfinir tour à tour la victoire d’une religion sur une autre, de convoquer les idées de laïcité, d’égalité, de justice non par la revendication d’une libération mais pour la réitération d’une symbolique christique, d’un monde qui se façonnerait sur une plaie ?
L’oubli nous permet pourtant une lecture de ce que serait le temps en politique.
Il n’y a que deux façons d’écrire sur l’actualité. Soit de manière passive : on se plie aux faits - ce qui est généralement la manière journalistique. Soit, au contraire, on se place d’emblée en porte à faux – non pas pour s’opposer par principe - mais pour « mettre en procès » tel ou tel événement afin d’en interroger la réalité, quitte à provoquer en bousculant ce qui n’a guère l’habitude d’être questionné, dans le seul but d’obtenir cet éclairage rasant qui, seul, permet de déterminer les ombres…
Ainsi faut-il analyser ces multiples commémorations mémorielles –excusez le pléonasme- qui comme autrefois les saints sur notre calendrier chrétien égrènent une temporalité bien réglée qu’il est de mauvais goût d’interroger. Or celles-ci, se fondent sur des mythes, des représentations collectives produits par ce consensus qu’il serait temps, au-delà des partis politiques, voire des idéologies, de définir comme le véritable pouvoir. Celui qui impose la norme, qui préfigure l’épine dorsale d’une destinée humaine. Or, ce qui pourrait représenter un danger c’est cette mystique du péché originel face à un monde à construire par l’homme et pour l’homme.
Hier comme aujourd’hui tout semble venir du ciel. C’est-à-dire non de l’homme, non d’une volonté mais d’une représentation collective, d’un rituel, d’une prédestination.
Ce qui serait inquiétant c’est que ce recours permanent à la mémoire puisse se réaliser sur un déficit d’avenir. Voire même la négation de tout progrès.
Et la commémoration est souvent l’occasion d’effacer un présent encombrant qu’on enterre : Rappelons-nous donc cet enterrement de Mickael Jackson pour enterrer ici un Karachigate. Quelques semaines, dans l’univers médiatique comme dans les blogs, l’oubli est tellement proche…
Autant ne pas aller le chercher obsessionnellement dans les zones les plus obscures du passé !
Quand un peuple est incapable de s’unir ou de penser collectivement un futur, il se replie sur ses rites et son histoire. Je crains que nous en soyons là…Le passé qu’on oublie, celui qu’on mystifie, celui qu’on glorifie empêche le présent de se penser comme volonté d’écrire un passé ou un futur.
Mais le futur où est-il ? Notre volonté commémoratrice serait-elle notre aveu d’une impuissance à esquisser un avenir ?
Et surtout c’est encore cette impasse dans laquelle se réduit ce présent d’actualité qu’on ne cesse d’occulter. Il n’y aura pas de « don contre l’oubli », il n’y aura pas de commémoration justifiable aussi longtemps que cette mémoire que l’on veut célébrer se fera au détriment d’une réalité existante que l’on voudrait ainsi recouvrir par le poids du passé : le présent c’est l’esclavage. Encore. Lointain ou proche, il ne s’agit que de le combattre.
Le passé serait-il le temps de la religiosité ? L’avenir comme le présent ne se célèbrent pas : ils se font.
www.nouvelhermes.blogspot.com
 

Moyenne des avis sur cet article :  5/5   (5 votes)




Réagissez à l'article

23 réactions à cet article    


  • jakback jakback 29 juillet 2009 12:45

    La stratégie de la mémoire (entre autres ), comme outil de coercition pour imposer au monde la mondialisation, le cosmopolitisme, le métissage, bref, l’égalité par le bas. Idéologie purement mercantile, au contraire de toute logique.
    L’égalité soit ! mais alors, tous beaux, intelligents ..... drôle d’idée, non !


    • Massaliote 29 juillet 2009 14:38

      Oui, la culpabilisation et l’humiliation permanente des Français. Pourtant j’attends toujours des peuples du Maghreb une repentance pour l’esclavage des chrétiens et des occidentaux. Robert Davis, professeur d’histoire à l’Université de l’Ohio, a mis au point une méthode unique afin de calculer le nombre de Chrétiens blancs réduits en esclavage le long de la côte des Barbaresques. Son étude conduit à des estimations bien plus élevées que celles trouvées précédemment. Selon lui, les travaux antérieurs sur l’esclavage aux Barbaresques n’évaluaient pas le nombre d’esclaves, ou ne s’intéressaient qu’à une ville en particulier. Les estimations chiffrées ont toujours conclu à des évaluations allant tout au plus à quelques dizaines de milliers. Il estime quant à lui que le chiffre réel se situerait entre 1 et 1,25 million de Chrétiens asservis entre le 16e et le 18e siècles. Ces estimations sont publiées dans “Christian Slaves, Muslim Masters : White Slavery in the Mediterranean, the Barbary Coast, and Italy, 1500-1800 (Palgrave Macmillan, traduction en français publiée en 2007 par Actes Sud, collection Babel : “Esclaves chrétiens, maîtres musulmans : L’esclavage blanc en Méditerranée (1500-1800)”. Il conclut :Ce que le grand public et les universitaires considèrent comme une vérité révélée, i.e. que l’esclavage était d’une nature raciale et univoque, que seuls les noirs avaient été asservis, c’est faux. On ne peut considérer l’esclavage comme un traitement que seuls les Blancs auraient infligé aux Noirs.” Dans une large mesure, l’esclavage à grande échelle en Afrique du Nord a été ignoré et minimisé car il n’intéresse personne… “L’esclavage des Européens ne correspond pas aux idées en vogue sur le colonialisme européen, qui est l’un des piliers — pour ne pas dire la vache sacrée — de l’érudition en histoire moderne”, déclare Davis.


    • Bois-Guisbert 29 juillet 2009 13:00

      Il est clair que ces douze millions d’euros auraient pu trouver une affectation infiniment plus intelligente.

      L’esclavage est une pratique d’un temps où les choses se passaient comme ça. Maintenant, c’est différent et les choses se passent autrement.

      N’oublions pas non plus que l’esclavage des Africains dépendaient directement de l’image que l’époque concernée avait des Africains.

      Voltaire ne recule pas devant l’expression « ces animaux-là », lorsqu’il en parle et il est évident que si les théories évolutionnistes avaient eu cours au XVIIIe siècle, l’Africain airait été perçu comme le chaînon manquant entre le singe et l’homme.

      A partir de là, va-t-on reproché à nos ancêtres de s’être complètement trompés dans leur perception des réalités africaines ? Ils l’ont fait de bonne foi avec les connaissances de leur temps.

      Le leur reprocher est non seulement une idiotie, mais également une malhonnêteté ! Et entretenir la mémoire de leurs égarements ne correspond à rien de nécessaire ni même de défendable.


      • Nho 29 juillet 2009 14:06

        Tout à fait exact ! S’applique à d’autres réalités historiques : le massacre des juifs, gitans, homosexuels dans les camps de concentration, le massacre des amérindiens, et j’en passe...

        Pourquoi reprocher aux générations précédentes de s’être complètement trompé dans leur perception des réalités juives et homosexuelles ? Ils ne se seront au moins pas trompé concernant les gitans, la perception qu’on en a n’a pas changé aujourd’hui.

        Alors en cœur avec Bois-Guisbert je déclare qu’entretenir la mémoire sur ces sujets ne correspond à rien de nécessaire ni même de défendable !


      • Bois-Guisbert 29 juillet 2009 16:40

        « Tout à fait exact ! S’applique à d’autres réalités historiques : le massacre des juifs, gitans, homosexuels dans les camps de concentration, le massacre des amérindiens, et j’en passe... »

        Vous mélangez tout, Dr Nho : les Juifs et leurs six millions de morts, les homosexuels et leurs quinze mille déportés, les gitans pour lesquels on ne dispose que d’informations assez vagues…

        Ensuite, vous écrivez, sans réfléchir, que les Nazis se sont « complètement trompé dans leur perception des réalités… », ce qui est du grand n’importe quoi.

        Ils estimaient que certaines catégories de la population représentaient une menace et un danger social dans l’optique de l’Etat qu’ils voulaient construire.

        Ils ont donc voulu les anéantir*, mais en ayant parfaitement conscience de la monstruosité de leurs actes, puisqu’ils ont tenté d’en effacer les traces vers la fin de la guerre.

        C’est justement la conscience du caractère criminel de leurs actes qui les distinguent des esclavagistes.
         
        Pour qu’un crime soit effectif, il faut que celui qui l’a perpétré ait conscience d’avoir commis un crime.

        Il y a mille comportements et actions qui, de nos jours, seraient considérés comme des crimes mais qui ne l’étaient pas en leurs temps.

        Les sacrifices humains, les combats de gladiateurs, comme la traite des esclaves, appartiennent à cette catégorie.

        Considérer ces actes d’autrefois comme des crimes serait un pur anachronisme.

        « Alors en cœur avec Bois-Guisbert je déclare qu’entretenir la mémoire sur ces sujets ne correspond à rien de nécessaire ni même de défendable ! »

        Pour les raisons que je viens d’exposer, cette remarque est nulle et non advenue, mais également d’une grande bêtise.


        * On notera que les grands ancêtres de 93 ont agi de même, et pour les mêmes motifs, avec les aristocrates, le clergé et les Vendéens. Beaucoup les en absolvent sans états d’âme...


      • Nho 29 juillet 2009 21:16

        La grande bêtise c’était de me répondre ; )


      • Bois-Guisbert 29 juillet 2009 23:46

        La grande bêtise c’était de me répondre

        Pas du tout. On a l’impression de discuter entre nous, mais il y a des gens qui nous lisent. Ce sont eux qui m’intéressent, dans la mesure où ils sont susceptibles de penser comme moi, c’est à donc à eux que je livre mes arguments.

        N’ayant ni intérêt ni vocation à tenter inutilement de vous convaincre, c’est vis-à-vis d’eux que je ne peux pas laisser passer certaines âneries


      • Makan 29 juillet 2009 13:23

        @Bois-Guisbert

        « Voltaire ne recule pas devant l’expression « ces animaux-là », lorsqu’il en parle et il est évident que si les théories évolutionnistes avaient eu cours au XVIIIe siècle, l’Africain airait été perçu comme le chaînon manquant entre le singe et l’homme. »

        L’Africain n’est-il pas le chaînon manquant de vous théorires évolutionnistes ? Il n’y a qu’à voir l’acharnement des scientifiques à trouver l’origine de l’Homme en Afrique, alors qu’ils n’ont aucune preuve, pour s’en convaincre.

        « A partir de là, va-t-on reproché à nos ancêtres de s’être complètement trompés dans leur perception des réalités africaines ? Ils l’ont fait de bonne foi avec les connaissances de leur temps. »

        Bien sûr. Pourquoi reprocher à des criminels d’avoir commis des crimes par ignorance ? La bonne foi excuse tout.


        « Le leur reprocher est non seulement une idiotie, mais également une malhonnêteté ! Et entretenir la mémoire de leurs égarements ne correspond à rien de nécessaire ni même de défendable. »

        Reprocher aux criminels d’avoir commis des crimes n’est ni stupide ni malhonnête. Il faut entretenir cette mémoire pour les générations futures.


        • Massaliote 29 juillet 2009 14:41

          La culpabilisation éternelle pour nous et un bienheureux oubli pour les autres ? De la repentance comme un outil de pression et d’humiliation, c’est ça votre conception de l’Histoire ? Je suis navrée de voir l’usage fait par l’Etat de l’argent de nos impôts.


        • Makan 29 juillet 2009 14:56

          @Massaliote

          La mémoire n’est pas (ou ne devrait pas être) la culpabilisation. Simplement rappeler ces faits aux générations futures dans l’espoir (très mince, j’en conviens) qu’elles en apprennent quelque chose et qu’elles fassent attention à l’avenir.

          Ceci dit, je ne nie pas qu’il puisse y avoir des risques de dérive...


        • Bois-Guisbert 29 juillet 2009 16:57

          « L’Africain n’est-il pas le chaînon manquant de vous théorires évolutionnistes ? »

          Non, le chaînon manquant est une créature qui n’est plus un singe, mais pas encore un homme.

          « Il n’y a qu’à voir l’acharnement des scientifiques à trouver l’origine de l’Homme en Afrique, alors qu’ils n’ont aucune preuve, pour s’en convaincre. »

          Vous vous méprenez sur les raisons de cet acharnement. Ce qu’ils cherchent à démontrer que nous sommes tous Africains, de plus près ou de plus loin. Et voici la conclusion qu’en tire Yves Coppens, le plus médiatique de nos paléoanthropologues :

          « Nous possédons une origine unique : nous sommes tous des africains d’origine, nés il y a trois millions d’années, et cela devrait nous inciter à la fraternité. »

          « Reprocher aux criminels d’avoir commis des crimes n’est ni stupide ni malhonnête. »

          Je me suis expliqué sur ce point dans ma réponse à Nho. En l’occurrence, il ne s’agit pas reprocher des crimes et des criminels, mais d’imputer à crime des actes que ceux qui les ont commis ne considéraient pas comme des crimes.


        • Makan 29 juillet 2009 17:53

          @Bois-Guisbert

          "Vous vous méprenez sur les raisons de cet acharnement. Ce qu’ils cherchent à démontrer que nous sommes tous Africains, de plus près ou de plus loin. Et voici la conclusion qu’en tire Yves Coppens, le plus médiatique de nos paléoanthropologues :

          « Nous possédons une origine unique : nous sommes tous des africains d’origine, nés il y a trois millions d’années, et cela devrait nous inciter à la fraternité. »« 

          Je n’y crois pas une seconde. Ce que vous dites-là, c’est la version officielle. Le vrai but, c’est de dire : »OK, nous sommes tous humains, mais les Africains sont quand-même plus proches du chaînon manquant, donc des singes etc. Les plus évolués, c’est nous, les Blancs« .

          Le plus marrant, c’est que beaucoup d’Africains répètent ces conneries sans voir le piège intellectuel qui se cache derrière. Après, ils s’étonnent qu’on leur jette des bananes !

           » En l’occurrence, il ne s’agit pas reprocher des crimes et des criminels, mais d’imputer à crime des actes que ceux qui les ont commis ne considéraient pas comme des crimes."

          Ce n’est pas parce qu’ils ne considéraient pas cela comme un crime que ce n’en était pas pour autant. Un crime reste un crime, que celui qui le commet le reconnaisse ou non.


        • Bois-Guisbert 29 juillet 2009 18:53

          «  Je n’y crois pas une seconde.  »

          C’est votre droit le plus strict. Comme c’est celui d’extrémiste de droite d’aller chercher, ailleurs dans le monde, des traces d’humanité antérieures à celles qu’on trouve en Afrique, parce qu’ils ne supportent pas l’idée de descendre de « Nègres ».

          Personnellement, je n’ai aucune préférence…

          « Ce n’est pas parce qu’ils ne considéraient pas cela comme un crime que ce n’en était pas pour autant. »

          Donc, le sacrificateur qui arrachait le cœur d’une victime vivante pour l’offrir à son dieu était un criminel ? Et l’organisateur romain de combats de gladiateurs, aussi ? Libre à vous de le croire et de le propager. Mais alors, libre à moi de considérer que ce sont de ridicules anachronismes.


        • Makan 29 juillet 2009 19:45

          @Bois-Guisbert

          « Comme c’est celui d’extrémiste de droite d’aller chercher, ailleurs dans le monde, des traces d’humanité antérieures à celles qu’on trouve en Afrique, parce qu’ils ne supportent pas l’idée de descendre de « Nègres ». »

          C’est son problème. Pas besoin d’aappartenir à la même espèce que tout le monde.

          « Personnellement, je n’ai aucune préférence… »

          Moi, je prèfère que le gars de l’extrême droite aille se chercher une origine ailleurs (bon vent !) que d’être une sorte d’« ancêtre » pour lui.

          « Donc, le sacrificateur qui arrachait le cœur d’une victime vivante pour l’offrir à son dieu était un criminel ? Et l’organisateur romain de combats de gladiateurs, aussi ? Libre à vous de le croire et de le propager. Mais alors, libre à moi de considérer que ce sont de ridicules anachronismes »

          Oui, ces gens qui vous citez étaient des criminels. Le temps n’y change rien.



        • Bois-Guisbert 29 juillet 2009 20:36

          Oui, ces gens qui vous citez étaient des criminels.

          L’incapacité totale dans laquelle vous êtes de prendre le moindre recul par rapport au temps présent, est à la fois intéressante et intrigante...


        • Makan 29 juillet 2009 20:47

          @Bois-Guisbert

          Dire qu’un crime reste un crime n’est pas une incapacité à prendre du recul. Le temps ne change pas la nature des choses.

          Vous pourriez par contre me demander si j’estime qu’un crime commis depuis si longtemps devrait être pardonné ou non. A mon avis, la réponse à cette question serait plus intéressante que de tenter de requlifier les faits.


        • Bois-Guisbert 29 juillet 2009 23:40

          Dire qu’un crime reste un crime n’est pas une incapacité à prendre du recul.

          Ah ben non, l’incapacité à prendre du recul, c’est de dire que ce qui n’était pas un crime en est devenu un avec le temps !


        • Makan 29 juillet 2009 23:52

          @Bois_Guisbert

          Sauf que ce dont on parle est un crime et l’a toujours été. Le temps n’a rien a y voir.

          Donc c’est de votre incapacité à comprendre les choses élémentaires qu’il faut qu’on débatte.


        • Bois-Guisbert 29 juillet 2009 23:57

          Sauf que ce dont on parle est un crime et l’a toujours été.

          Mais non, puisque les gens qui le commettaient n’étaient pas condamnés pour cela, et ne subissait même pas la réprobation de leurs contemporains...

          Un crime, c’est quelque chose qui est désigné comme étant un crime, et dont la commission vaut une sanction à son auteur.

          Petit à petit, vous allez peut-être y arriver. Ne désespérez pas. Accrochez-vous, Makan, accrochez-vous. C’est pas le moment de mollir...


        • Makan 30 juillet 2009 09:57

          @Bois-Guisbert

          C’est vrai, j’oublai que vous autres Européens, vous avez la morale relativiste. Quand vous en avez...


        • rantanplan 29 juillet 2009 14:46

           Y’en a marre de la repentance. Je ne suis pas responsable du passé.

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON

Auteur de l'article

NOUVEL HERMES

NOUVEL HERMES
Voir ses articles







Palmarès