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Accueil du site > Actualités > Info locale > Lorraine : la bataille de l’image

Lorraine : la bataille de l’image

La Lorraine souffre en effet d’une image catastrophique dans l’imaginaire populaire, que ce soit chez les Lorrains et les Français, peut-être un peu moins chez les étrangers. Notre province est ainsi bien trop souvent assimilée au noir et au gris de l’industrie sidérurgique, mais aussi à la pluie, à la Sibérie (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2008/09/29/bienvenue-en-siberie/), à la pauvreté et à la misère sociale du fait de la fermeture des mines et de la crise économique traversée. Les Lorrains sont quant à eux jugés tristes, froids, distants, peu accueillant et peu chaleureux et parfois considérés comme de « sales Boches de l’Est ». Bref, ils ne sont que l’archétype même de leur région anthromorphisée. On croirait franchement que nous cumulons toutes les tares et que nous portions toute la misère du monde. Ce constat, lucide, implacable, certes légèrement exagéré, il ne faut quand même pas avoir fait Polytechnique pour s’en apercevoir et le dresser. Pourtant, à en croire l’étonnement de l’exécutif lorrain et de nos décideurs politiques après les résultats d’une enquête menée pour connaître l’image qu’ont les Lorrains de la Lorraine (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2009/03/06/quand-les-lorrains-rencontrent-la-lorraine/), on croirait que tous ces clichés tombent subitement du ciel.

Même s’il serait pour nous aisé de prouver que la Lorraine est un pays aux milles couleurs et aux beautés insoupçonnées et que les Lorrains sont un peuple ô combien chaleureux pour celui qui sait s’y intéresser sans les dévaloriser ni les mépriser, ce n’est pas l’objet de cet article. Si nos lecteurs veulent malgré tout que nous leur démontrons tous ces aspects positifs, qu’ils nous sollicitent, nous y répondrons bien entendu favorablement dans un autre article. Nous allons en effet ici montrer en quoi le changement d’image de la Lorraine serait bénéfique et que c’est une action à mener en priorité. Nous proposerons enfin des moyens et des leviers pour parvenir à ce changement.

Après avoir dressé rapidement et dans les grandes lignes le portrait et la représentation que se font la majorité de nos concitoyens de la Lorraine, il apparaît évident que la résolution de ce problème, c’est-à-dire le changement d’image de la Lorraine, est la clé de toutes les difficultés que rencontre notre territoire.

En effet, la mauvaise « réputation » de la Lorraine n’incite pas les investisseurs, les décideurs économiques, les travailleurs, les entrepreneurs et les touristes à se positionner et à venir chez nous, ou du moins cette image fait bien souvent pencher la balance en faveur d’une autre région en cas d’hésitation et de doutes. Bien que notre pays dispose d’infrastructures et de moyens de communication corrects, il convient de mettre en lumière l’impact et l’influence de l’ « aspect psychologique apparent et affectif » dans le critère de décision et de choix. Certes, la Lorraine ne bénéficie pas, de toute évidence, du même taux d’ensoleillement que le Midi-Pyrénées et que le Languedoc-Roussillon. Elle s’apprête pourtant à accueillir la plus importante centrale photovoltaïque de France (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2010/03/08/la-plus-grande-centrale-solaire-de-france-a-toul/). Cela dit, l’héliotropisme ne joue pas ce rôle entraînant et déclencheur en Lorraine qui attire personnes, capitaux et investissements. La Lorraine ne jouit pas de ce cercle vertueux. Pourquoi des villes comme Toulouse et Montpellier, et plus généralement le « Sud » et les côtes, sont-elles si dynamiques et accueillent nouveaux arrivants, industries et militaires depuis la réforme des armées orchestrée par le gouvernement français ? De la même manière, pourquoi la Lorraine présente t-elle un tel déficit migratoire, une fuite de ses cerveaux et des personnes qu’elle forme ? Pourquoi a priori, avant de la découvrir, autant de gens, comme par exemple les statisticiens de l’INSEE (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/transfert-de-linsee-a-metz/), rechignent-ils à venir vivre et travailler chez nous ? Enfin, pourquoi de nombreuses personnes étrangères à la Lorraine considèrent comme une punition, un bagne voire même un supplice le fait d’être muter chez nous ? L’héliotropisme et l’image, les deux étant d’une certaine manière liés mais pas indissociables, l’expliquent en grande partie.

Mais au fond, qu’est-ce que l’image ? Sur quelles constructions de la pensée et de l’esprit se base-t-elle ? Dans le cas de la Lorraine, peut-être plus qu’ailleurs, l’image actuelle s’est bâtie sur des artéfacts historiques, des conceptions et des interprétations. Le poids de l’Histoire, notamment des annexions successives d’une partie de notre territoire à l’Allemagne et qui ont exacerbé des antagonismes plus profonds entre les villes ; antagonismes qui remontent à la période médiévale (Metz, ville marchande, bourgeoise et libre, Nancy, cité ducale, noble et cultivée) ; est indéniablement à prendre en compte dans l’analyse. La trace de l’épopée industrielle reste également tenace, mais cette persistance fait beaucoup plus allusion à une certaine idée de précarité, de chômage, de sinistrose et de drame humain du fait de la fermeture des mines et des déboires des activités sidérurgiques, qu’à ce nouvel âge d’or que constitua la glorieuse période du « Texas français » pour la Lorraine. L’échec des différentes reconversions étant passé par là. Le contraste est saisissant entre l’image d’une Lorraine anciennement indépendante, rayonnante politiquement, culturellement et économiquement, et l’image de la Lorraine d’aujourd’hui. On ne peut de même négliger l’influence française visant à faire taire toute « dérive » et « menace » potentielle de Lotharingisme, de résurgence indépendantiste et patriotique. Car la Lorraine a tenu et tient encore le socle de la nation française depuis Verdun. Pour Paris, notre territoire ne constituait à l’époque qu’un glacis de protection, un rempart militaire face aux velléités de l’agresseur prussien puis allemand. La nécessité impérieuse de la France de contrôler ce territoire à l’enjeu géopolitique évident a conduit vers une autre image de la Lorraine, celle d’une terre de garnison, de casernes et de friches militaires de la guerre de 1870 jusqu’à la chute de l’Union Soviétique et les dernières restructurations militaires. Dans le but de consolider et d’affirmer le fameux socle républicain, les particularités régionales furent brisées et méprisées. Il en fut ainsi du Platt (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2009/10/27/defense-des-langues-regionales-les-ble-a-carcassonne/) qui fut diabolisé, considéré comme un vulgaire allemand. Vint ensuite l’exploitation industrielle avec son lot de mines et d’installations sidérurgiques. Il faut dire que le sous-sol lorrain est extrêmement généreux par nature, puisque riche de fer, de charbon, de cuivre et de sel, minerais auxquels nous pouvons ajouter d’autres ressources comme le bois et l’eau. Après le déclin de ces industries, il n’en fallait donc pas plus pour assommer définitivement et écraser l’image de la Lorraine, comme celle d’un territoire postindustriel, post-apocalyptique. Exit la nature, les grands espaces, la campagne meusienne, la montagne vosgienne, place à la désolation dans l’imaginaire et la conscience populaire française.

Voilà comment nous en sommes arrivés là. Rien n’est du au hasard dans cette histoire, tout découle des conflits et des oppositions du passé. Voilà comment les Lorrains ont perdu leurs repères en perdant leur identité, tels des êtres lobotomisés.

Une première condition pour que change l’image de la Lorraine est déjà de réapprendre au peuple lorrain sa culture, ses traditions et ses symboles comme la fête du 5 janvier par exemple (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2009/01/03/le-5-janvier-cest-fete-nationale/). La renaissance du Platt dans la partie germanophone de la Moselle abonde en ce sens (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2010/03/27/la-renaissance-du-platt/). Réapprendre notre culture, certes, mais aussi se la réapproprier après qu’une bonne partie de celle-ci fut récupérée depuis des dizaines d’années par les Alsaciens. A ce titre, l’exemple du munster illustre parfaitement ce phénomène. Alors que ce fromage est devenu à tort indissociable de l’Alsace, ce dernier est fabriqué à … 95 % en Lorraine ! Le même raisonnement et les mêmes conclusions peuvent être faits avec la cigogne, la bière, la choucroute, la charcuterie, le backenhoff… 

Partant de ce constat et afin de changer cela, quelles sont alors les actions à mettre en œuvre par l’exécutif lorrain, les acteurs de la vie politique, culturelle et économique, ainsi que par les différents organismes de notre territoire ?

Tout d’abord, il apparaît évident d’améliorer notre communication dans le but de renforcer notre attractivité. Celle-ci doit se faire de manière intense et à intervalles réguliers ou à l’occasion d’évènements bien particuliers comme les célébrations de la Saint-Nicolas, les marchés de Noël, les foires internationales, les grands rendez-vous sportifs (Open de Moselle) et culturels (Nuit Blanche, Carnaval, les fêtes de la Mirabelle, des Jonquilles …). La communication pour la promotion de la Lorraine et non pour la publicité et la propagande du Conseil Régional et /ou des Conseils Généraux doit de la même manière utiliser plusieurs supports en essayant de tirer profit de chacun de leurs avantages respectifs (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2010/03/27/identite-et-communication/) : la télévision, internet, la radio, les affiches dans la rue, le métro parisien, les gares… Des spots publicitaires dynamiques montrant la richesse historique, culturelle et naturelle de la Lorraine pourront par exemple être réalisés, à l’image de la campagne télévisuelle menée actuellement par la région Midi-Pyrénées. Le tout accompagné bien sûr d’un slogan particulièrement percutant et provocateur.

Mais le travail de communication, qui doit de toute façon être réalisé dans l’intérêt de l’ensemble de la Lorraine et des Lorrains, peut revêtir d’autres formes, comme la participation des différentes collectivités territoriales unies et rassemblées aux grands salons économiques, d’urbanisme et de tourisme, afin de peser davantage face à la concurrence des autres régions françaises et européennes. Il est également important de faire la promotion de la Lorraine et de ses richesses auprès des tours operators, en présentant notamment les accès aéroportuaires, ferroviaires et autoroutiers. Soulignons cependant que les villes lorraines de Metz et de Nancy se sont dernièrement présentées ensemble lors de salons parisiens et sur la côte d’Azur (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2009/12/06/metz-et-nancy-main-dans-la-main-a-paris/) et ont judicieusement engagé une politique culturelle et touristique commune et complémentaire.

Le changement d’image de la Lorraine passe aussi par d’autres actions. Il s’agit ainsi de redonner de la fierté aux Lorrains, de leur transmettre l’amour et la passion de leur pays. Ils doivent pour cela se réapproprier leur histoire et leur culture. Pour y parvenir, nous croyons qu’il faut prendre le problème en amont, c’est-à-dire par un enseignement dès le primaire et le collège. De telles mesures, à savoir des programmes scolaires adaptés et des émissions télévisuelles bilingues, permettraient par exemple, comme nous l’avons vu, de soutenir les particularismes locaux comme le Platt (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2009/11/22/langues-de-lorraine-les-elus-mosellans-aux-abonnes-absents/), de réveiller des traditions comme la Rommelbootzen Naat et de défendre le Droit Local (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/droit-local/). Il convient en outre pour revaloriser l’image de la Lorraine d’engager de nombreux travaux de restauration et de mise en valeur touristique de lieux emblématiques du patrimoine lorrain comme l’abbaye des Prémontrés à Pont-à-Mousson, la forteresse de Châtel-sur-Moselle (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2008/10/27/le-plus-grand-chateau-fort-deurope/) ou encore la cité médiévale de Rodemack (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2008/12/17/la-petite-carcassonne-lorraine/), à l’image de ce qui a été fait au château de Malbrouck à Manderen. Il est en effet quand même malheureux de devoir attendre que le château de Lunéville et le sanctuaire de Sion soient en partie détruits par les flammes pour enfin s’en préoccuper. C’est pourquoi, dans un intérêt touristique, culturel et économique, les monuments en péril à l’instar des châteaux de Saulxures-sur-Moselotte et d’Hombourg-Budange, mais aussi de l’abbaye de l’Etanche (voir : http://blefondation.e-monsite.com/rubrique,des-monuments-a-sauver,233274.html) doivent être sauvés et sauvegardés. Un bon coup de peinture mettrait en outre un peu plus de couleur à une Lorraine souvent jugée triste et grise. Remarquons à ce titre l’excellente initiative de l’ancienne municipalité de Metz qui avait soutenu des programmes de rénovation et de ravalement de façade pour l’arrivée du TGV-Est. Enfin, il serait souhaitable que la Lorraine dispose d’une chaîne de restaurants vantant ses spécialités et sa très riche gastronomie, comme c’est par exemple le cas pour l’Alsace, le Nord-Pas-de-Calais et la Provence.

En conclusion de notre étude, nous avons l’intime conviction que le changement d’image de la Lorraine résoudrait nombres des problèmes de notre territoire. Ce n’est pas un hasard si notre pays n’accueille actuellement que peu de cadres, de centres de décisions et d’emplois métropolitains supérieurs. Beaucoup d’éléments sont en effet corrélés à l’image et au dynamisme perçu d’un territoire. Une nouvelle image attractive pour une Lorraine qui serait alors perçue comme riche, accueillante, chaleureuse et festive permettait de remobiliser les Lorrains dans la défense et la promotion de leur territoire, tout en attirant davantage de personnes, d’étudiants, de médecins et d’investisseurs. En attendant, l’ouverture prochaine du Centre Pompidou Metz et du Center Parcs du Pays de Sarrebourg, ainsi que la restauration du Versailles lorrain à Lunéville pourraient jouer le rôle de catalyseur dans le changement de notre image. A condition toutefois de le faire savoir intelligemment.

Retrouvez cet article sur : http://blefondation.e-monsite.com/rubrique,rapports-et-etudes,652262.html.


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17 réactions à cet article    


  • Hieronymus Hieronymus 17 avril 2010 15:57

    interessant article meme si un peu long
    BLE vous etes le gd promoteur de la Lorraine sur AV ?
    je vous rassure il y a pire comme image que la Lorraine, c’est la Picardie
    en comparaison le Nord pas de Calais est plus riant, accueillant et chaleureux
    mais revenons a la Lorraine, region charniere elle a perdu son prestige historique :
    il faut rappeler qu’elle constitutait le coeur de l’empire carolingien, il faudrait lui rendre son nom latin de Lotharingie, bcp plus poetique meme si plus complique ;
    en allemand cela se dit Lothringen, ca a tout de meme plus d’allure que Lorraine !
    l’image de la Lorraine c’est un peu comme celle de la Wallonie au dessus, une industrie vieillissante, un pays vide de son elite, des plans de « sauvetage » a repetition, l’impression d’une interminable agonie, la melancholie justement !

    je crois qu’en fait on touche avec la Lorraine a un des aspects du mal francais : l’echec de la decentralisation car il n’y a pas d’executif regional, d’elites aux commandes pouvant diriger un programme ambitieux mais que des querelles de clocher et des tambouilles electorales ..
    comparons avec les Laender allemands, plus on scinde ce pays (l’Allemagne federale) en autant d’etats (Laender) independants, plus on genere de moteurs autonomes avec leur propre dynamique, en France rien de tel, ca ne fonctionne pas, l’impulsion doit venir d’en haut, au niveau local c’est l’inertie politique, voila le resultat de siecles de centralisation, un apauvrissement voire une aculturation regionale, le fondement de l’etat francais !



    • brieli67 17 avril 2010 20:50

      www.youtube.com/watch ?v=E52tyncUUog&feature=related


      que faire ...... 

      même pas d’auto-dérision ni l’ombre d’une critique

    • pingveno 19 avril 2010 10:39

      Tu as raison, le problème n’est pas spécifique à la Lorraine. Par contre il n’y a pas eu un « échec de la décentralisation », plutôt une fausse décentralisation, transfert des responsabilités mais pas de l’argent qui va avec : un calcul politique de la droite qui savait très bien qu’elle perdrait les régionales parce que ce sont des élections de mi-mandat.
      Dans ces conditions pas étonnant que les seules régions qui s’en sortent soient Paris et les régions ayant une valeur ajoutée du fait de leur géographie (exemple de l’héliotropisme cité plus haut)
      Et oui, l’exemple allemand montre que la décentralisation quand c’est bien fait ça marche.


    • brieli67 19 avril 2010 11:02

      c’est le vol des richesses du sous-sol et les maitres de forges se sont fait la malle depuis longtemps !


      Décentralisation ? La centralisation du Grand-Est sur la place Stanislas du bling-bling photogénique, sans plus. mais qui plait tant aux scénaristes américains.

      Regardez en NRW la Ruhr ... renaturée, humanisée que de niers publics et européens !
      Les jeunes s’en foutent ... et diplomes en poche vont a Hambourg, Cologne, Berlin, Munich
      ou encore plus au Sud héliotropisme ??

      Les retraités ? espagne, grèce, croatie, hongrie, bulgarie...... résidence secondaire ou maison de retraite ?

      Peines perdues, on ne peut contrecarrer cette volonté de voir si ailleurs l’herbe est plus verte.
      Déjà qu’il ne se passe plus grand choses ...

    • IL FAUT DIRE QUE LA MISS EN PHOTO EST PLUS PRESENTABLE QUE MORANO ET ROSSO

       CEST BIEN AUSSI QUE LE MILIEU AGRICOLE SOIT REPRESENTE A LA CHAMBRE....MALGRE TOUT SON LOBBYNG.LA PAUVRE MORANOO N A PAS EU L ARRET TGV SOUHAITE DANS SA VILLE DE TOUL

      POUR BIGEARD....CA AURAIT ETE AUSSI VIRIL. ET AUSSI GUEULARD


    • brieli67 17 avril 2010 15:57

      Assumez !! Assumez !!


      le Polonais et son baba, les Wendel, 
      Jeanne, Barrès, Erckmann-Chatrian
      Poincaré, Lebrun, le boche Schumann, JJSS, 
      Messmer Rausch.... Longuet....( alors lui ! le pompom)

      Combien de parachutés ? d’absents ?

      Les jeunes n’ont que les yeux pour pleurer et aller voir ailleurs vu les choix politiques des parents et des grand-parents.


      Don don .. don-daine.... avec mes sabots.
      on continuera de passer.

      • Claude Hubert rony 17 avril 2010 17:59

        Où allez vous chercher tout cela ?
        Je suis Lorrain et fier de l’être et je n’ai pas honte de ma région en quelque domaine que ce soit !
        Vous présentez une image parfaitement fabriquée et fausse de la Lorraine, sans doute pour servir vos desseins - dont on devine par certaines réflexions sur la « publicit » des Conseils Régionaux et Départementauxi - qu’ils sont en partie politiques et en parties dédiées à votre propre promotion.
        Vu votre blog, vous ne faites qu’ensencer ce qui existe déjà en Lorraine et ceci vous met donc en contradiction totale avec cette contribution sur Agoravox !
        PS : Quelle est la représentativité de Miss Lorraine, qui figure en tête de votre « exposé » au regard de votre « littérature » décliniste sur la Lorraine ?


        • brieli67 17 avril 2010 21:25

          pour le choix de la Miss et autres productions 


        • Groupe BLE Lorraine BLE 17 avril 2010 19:08

          @ Hieronymus : votre réflexion est tout-à-fait intéressante, merci pour ces précisions

          no comment sur le second commentaire d’un blasé alsacien

          @ Rony : - Ne vous inquiétez pas, nous sommes extrêment fiers de la Lorraine.

          - Vous avez raison, l’image de la Lorraine a bien été fabriquée, mais pas par nous, par la France. Vous avez également raison de dire qu’elle est fausse (fausse image qui vous dérange d’ailleurs tout aussi que nous compte-tenu de votre réaction), puisque nous ne nous sommes pas attachés ici à décrire la vraie, comme indiqué dans l’article.

          - la photo de Miss Lorraine est juste là pour attirer le lecteur et aussi par ironie, vous auriez préféré voir une vieille usine comme la cokerie désaffectée de Carling par exemple ? 

          - Il faut sortir le dimanche et savoir écouter les gens, pour vous prouver la véracité de cette description, prenez un micro et balladez-vous dans Paris et dans le Sud de la France, demandez aux gens dans la rue quelle image ils ont de la Lorraine. Invitez les ensuite à venir en Lorraine et à confronter leur image avec la réalité. Ils n’en croiront pas leurs yeux, comme par enchantement. Après cela, on en reparlera, mais puisque vous êtes devin...

           


          • rocla (haddock) rocla (haddock) 17 avril 2010 21:16

            la mirabelle , une belle de Lorraine


            • brieli67 17 avril 2010 21:41

              Le petit frère du président de la Confrèrie de la Mirabelle Lorraine ( ça pousse aussi chez les grenouilles et elles sont plus sucrées déjà à la miaou)


              le frangin donc a mis la plus belle de ses jupettes
               et fait depuis peu dans les rave_parties des dimanche matins l’archevêque de nos cathos.

              Encore une fois merci de votre drague-queen ! de votre Miss
              On en redemande depuis le printemps 1525
               

            • brieli67 17 avril 2010 22:52

              Razza et Roché de Rocla ne ^pourra que confirmer ...


              le matin y a pas mieux que du pain brioché tartiné par de la bonne saucisse de foie 
              trempé dans le café au lait

              s’morjess zuem Melch_Kaffee, 
              kommt nix ewer a goeder saftiger ingebroggder Lewerwurscht_ Fladde 

              ( typiquement : les vieilles gens tartinent de la saucisse de foie sur une tranche de pain, la découpent en morceaux, les trempent dans le café-au-lait bouillant très sucré et vident le bol à la cuillère ) 

              Il y a une spécialité de charcuterie bien de chez nous
               _ strichwerschdle _ weichi Mettwurscht 
              « saucisse à tartiner » 
              sous deux formes : 
              la normale pour le café-au_lait
              et la Tee_(strich)_ werschdle pour le thé noir 

              En période d’Avent - avant Noël _ cette saucisse à tartiner « Thé » 
              est/était aux épices de pain d’épices.

              • brieli67 17 avril 2010 23:47

                ha ha Razza le dormeur du Val est un sucré ..

                de la « natte » _ brioche ... saturé de marmelade de pêches ou mirabelles ou quetsches (ordre décroissant) 
                le kougelhopf... faut demander l’avis de Meister Haddock.. se sert « pailleux » donc de 3_5 jours, est aussi moins sucré avec du vin d’Alsace. C’est le Député-frasse... pitance de toutes cérémonies « bleu_blanc_rouge » avec décorations et inaugurations et vins d’honneurs...

                Sauf en grandes surfaces, Ces saucisses et pâtes à tartiner sont peu salées.... ( d’où l’emploi démesuré de moutardes pour les frischdis) 
                L’expat alsacien, c’est la razzia de « condiment » Melfor + la Moutarde d’Alsace (douce) celles des Knacks + le harrissa local : le raifort râpé.
                j’ai bon là ? 

              • L. D. T. L. D. T. 17 avril 2010 23:13

                Je suis Parisien et j’ai passé presque toutes mes vacances chez ma famille en Lorraine depuis gamin, et franchement je ne vois pas où vous avez trouvé cette image de ’mauvaise région’ !
                Je ne sais pas si les Lorrains sont méprisés ici ou là, mais personnellement je n’ai jamais eu de problème avec aucun Lorrain et je n’ai jamais entendu dire du mal de la Lorraine (à part là http://www.youtube.com/watch?v=1LBl-mCqjGg)^^.
                Je les ai toujours connus plutôt joyeux et sympathiques les lorrains, pas très expansifs mais loin d’être austères(surtout sur la boisson).


                • Plum’ 19 avril 2010 10:25

                  « La Lorraine souffre en effet d’une image catastrophique dans l’imaginaire populaire » : où êtes-vous donc allé pêcher ça ? Ca ôte toute crédibilité à ce que vous écrivez ensuite...


                  • brieli67 19 avril 2010 11:14

                    Ben oui le trouffion de sa caserne ou de son camp d’entraînement n’adresse plus ses paquets de madeleines de Commercy , de bergamotes de Nancy, 

                    du cristal de Baccarat ou de Saint-louis à sa Dulcinée....

                    c’est révolu même les Croix bleu au miel et à la sève de sapin 

                  • Groupe BLE Lorraine BLE 12 octobre 2011 22:48

                    Décidément, les « journalistes » sont toujours aussi mal renseignés, puisque dimanche soir à 19 h dans une émission traitant du problème des marcheuses Chinoises dans le 10ème arrondissement de Paris on nous expliquait qu’entre 700 et 1 000 femmes originaires de l’ancienne Manchourie fuient la misère de leur région qui est « un peu la Lorraine de la Chine avec un taux de chômage de 70 % ». Bravo et merci pour la comparaison. On savait la Lorraine sacrifiée mais à ce point-là ! Scandaleux, inadmissible et intolérable. Du véritable amateurisme.  

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