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Accueil du site > Actualités > Info locale > Lorraine : Le Projet ULCOS est-il également condamné ?

Lorraine : Le Projet ULCOS est-il également condamné ?

Pendant qu’ArcelorMittal décidait en haut lieu de fermer définitivement les hauts-fourneaux P3 et P6 d’Hayange, le Projet ULCOS (voir : http://blefondation.e-monsite.com/pages/actions-et-realisations/projet-ulcos.html) remonte dans le classement des projets prioritaires retenus dans le programme NR 300 de l’Union Européenne.

Placé en huitième et dernière position dans une première sélection cet été (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2012/07/18/flamme-de-l%E2%80%99espoir-pour-ulcos/), ULCOS aurait profité de la défection de plusieurs projets anglo-saxons de captage stockage de CO2, notamment dans le domaine de la production d’énergie thermique, pour se retrouver aujourd’hui en deuxième ou troisième position. A Maizières-lès-Metz, les ingénieurs d’ArcelorResearch ont travaillé d’arrache-pied pour préparer toutes les études d’ingénierie de la transformation du P6 (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2010/10/28/maizieres-les-metz-a-la-pointe-de-la-rd/). Si l’Europe avait donné son feu vert pour ULCOS l’été dernier, Mittal aurait été dans une situation extrêmement délicate aujourd’hui. En réalité, il peut désormais dire qu’il renonce à Hayange-Florange, mais pas à ULCOS.

En effet, ULCOS n’est pas un projet ArcelorMittal. Il est au contraire porté par un consortium de sidérurgistes européens. Après l’annonce de la fermeture des deux derniers hauts-fourneaux de la Fensch, la possibilité de réaliser ULCOS à Hayange est presque nulle, sauf décision politique européenne.

Pourtant, ne pas faire ULCOS serait une erreur stratégique fondamentale qui fragiliserait la sidérurgie européenne. De nos jours, il est impossible de ne pas prendre en compte les émissions de CO2 de l’industrie. ULCOS est actuellement la seule technologie viable qui permette de réduire les émissions de gaz à effet de serre dans cette industrie. Si bien que le démonstrateur ULCOS pourrait très bien atterrir au petit haut fourneau d’Eisenhüttenstadt, en Allemagne…


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6 réactions à cet article    


    • Olivier Perriet Olivier Perriet 5 octobre 2012 11:39

      C’est marrant : pourquoi je trouve ça tellement débile d’enterrer sous terre le CO2 comme si c’était un déchet nucléaire hautement toxique ?


      • Groupe BLE Lorraine Groupe BLE Lorraine 21 octobre 2012 16:18

        La Lorraine sidérurgique ne doit pas être de l’histoire ancienne. Son avenir s’inscrit dans la production d’acier de qualité à haute valeur ajoutée, autrement dit dans une stratégie de différentiation et de niche. Aujourd’hui, la France ne représente plus que 9 % de la production européenne d’acier et son commerce extérieur est dans ce domaine déficitaire de 61 millions d’euros.  

        Si l’arrêt définitif des hauts-fourneaux lorrains venait à être confirmé à l’issu de la procédure de recherche de repreneurs potentiels, les Lorrains seraient en droit de réclamer des compensations à l’Etat français. Cela dit, la Lorraine attend toujours la concrétisation des compensations promises suite aux iniques et odieuses restructurations militaires (voir : http://forumdeslorrains.forumactif.com/t444-restructurations-militaires-en-lorraine).


        • Groupe BLE Lorraine Groupe BLE Lorraine 16 novembre 2012 23:18

          ULCOS en pole position !

          Encore dernier du classement en juillet dernier, le projet ULCOS (voir : http://blefondation.e-monsite.com/pages/actions-et-realisations/projet-ulcos.html) pointe désormais en première place sur la liste établie par la Commission européenne depuis l’abandon des dossiers anglais en raison de l’insuffisance des financements (http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2012/10/03/le-projet-ulcos-est-il-egalement-condamne/). En l’état actuel des choses, il est presque certain qu’ULCOS serait retenu. Néanmoins, cette précision est-elle réellement bénéfique dans le cadre du processus de vente des hauts-fourneaux de Hayange après l’annonce de la décision de leur fermeture par Mittal (voir : http://forumdeslorrains.forumactif.com/t1479-siderurgie-arcelormittal-sacrifie-la-filiere-liquide-lorraine-sur-lautel-des-profits) ? 

          Arcelor planchait déjà sur ULCOS dans son centre de recherche de Maizières-lès-Metz (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2010/10/28/maizieres-les-metz-a-la-pointe-de-la-rd/) avant que Mittal ne boucle son OPA (Opération Public d’Achat) hostile. Depuis le printemps 2012, Bruxelles n’a fait que retarder sa décision sur le sujet. Le report de la réunion chargée de statuer sur les projets de capture et de stockage du carbone constitue le dernier exemple en date. Aucune annonce ne sera faite avant la fin de l’année, alors que cela fait deux ans que les premiers appels à projets climatiques ont été lancés. Huit dossiers avaient été sélectionnés, dont ULCOS qui figurait à l’époque en dernière position du classement établi en fonction des coûts de réalisation communiqués.

          Aujourd’hui, nombreux sont ceux à penser qu’un heureux dénouement représenterait un avantage pour le repreneur éventuel des installations de Hayange. Dans cette perspective et compte-tenu des reports incessants de Bruxelles, il paraît nécessaire de repousser l’ultimatum fixé par Mittal au-delà du 1er décembre 2012 pour trouver le fameux repreneur de la filière liquide. Un autre levier consiste à faire pression sur la Commission, afin que les technocrates européens se magnent d’annoncer les projets retenus.

          En tout état de cause et si ULCOS est choisi, il n’est pas évident que la Commission européenne accepte le transfert du projet au repreneur. De même, outre les 150 millions d’euros provisionnés par la France et les 30 millions d’euros apportés par les collectivités locales, il resterait 350 millions d’euros à financer pour adapter et moderniser les hauts-fourneaux lorrains. Une telle somme est susceptible de représenter un frein pour n’importe quel industriel. Et ce n’est pas le Mittal endetté qui se désengage qui va apporter le cash. Enfin, quelle place occuperait l’Europe dans le plan de financement de ce projet estimé à plus de 620 millions d’euros ? Pour toutes ces raisons, ULCOS serait-il toujours un atout ?


          • Groupe BLE Lorraine Groupe BLE Lorraine 28 novembre 2012 22:15

            Le dossier ULCOS a été instruit par la Commission et par la Banque Européenne d’Investissement qui a fait un examen extrêmement approfondi sur le plan financier. Cela veut dire que des experts financiers et des experts industriels y croient. La Commission Européenne est prête à engager beaucoup d’argent, mais tarde à l’annoncer.


            • Groupe BLE Lorraine Groupe BLE Lorraine 26 décembre 2012 19:05

              Dans le cadre du Projet ULCOS, le CO2 extrait des hauts-fourneaux serait enfoui en grande profondeur dans des zones de stockage souterraines d’une surface de 3 000 à 3 500 km². Celles-ci se situeraient à 70 % en Meuse, soit 2 000 à 2 500 km², le reste étant en Moselle et en Meurthe-et-Moselle. Les études géologiques ont désigné un triangle Verdun, côté champs de bataille, Etain et Fresnes-en-Woëvre.

              Après le projet de centre d’enfouissement des déchets nucléaires à Bure dans le Sud du département (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/dechets-nucleaires/), la Meuse voit d’un mauvais œil la perspective d’accueillir d’autres déchets dans son sous-sol.

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