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Accueil du site > Actualités > Info locale > Lorraine : Oui à Hambrégie

Lorraine : Oui à Hambrégie

Alors qu’une dernière manifestation contre le projet de nouvelle centrale combiné gaz sur l’Europôle II à Hambach, près de Sarreguemines, s’est dernièrement déroulée, nous souhaitons une nouvelle fois nous exprimer sur ce dossier brûlant . 

Rappelons tout d’abord que ce projet de 550 millions d’euros, baptisé Hambrégie et porté par le fournisseur d’électricité Direct Energie, prévoit la construction de deux unités à cycle combiné gaz de 446 MW chacune, soit une puissance totale de 892 MW, ayant un fonctionnement maximal estimé à 8 000 heures par an. Hambrégie pomperait également 8 800 000 mètres cube d’eau par an, dont près de 3 millions seront rejetés dans la Sarre, le reste étant vaporisé dans les tours.

Un commissaire-enquêteur à la mise en œuvre de ce projet a dernièrement rendu un avis défavorable. Mais ce dernier est uniquement consultatif, puisqu’il appartient au préfet de Lorraine de prendre une décision définitive sur la construction de cette centrale d’ici fin mars. S’il dit oui à Direct Energie, les opposants clament déjà qu’ils iront au tribunal. Et bien qu’ils y aillent, on leur laisse. En effet, le rapport du commissaire-enquêteur sur la question, loin d’être objectif et impartial, est bourré de contradictions, le tout alimenté uniquement par les arguments des opposants, comme un simple copié-collé. Il ne nous apparaît en aucun cas comme recevable. Par exemple, si ce dernier note toutefois que tous les seuils de pollution seront inférieurs aux valeurs réglementaires, il émet d’un autre côté un avis défavorable en vertu du principe de précaution. Absolument pas crédible. De même, en ce qui concerne les conséquences économiques, le seul volet abordé par notre commissaire-enquêteur est celui de la chute du prix de l’immobilier dans le secteur. Pourtant, le même énergumène avait alors, pour une centrale similaire en construction sur la plateforme de Carling-Saint-Avold (voir ici), démontré que celle-ci pérenniserait une activité locale, créerait des emplois et entraînerait même des retombées économiques importantes, et ce, dès la phase de construction. Pourquoi n’en serait-il donc pas de même à Hambach ? Etrange, absurde. Enfin, il avait écrit au sujet de la centrale de Saint-Avold, que « l’utilisation du gaz naturel comme combustible limite l’impact des rejets atmosphériques », dans la mesure où ces rejets « ne contiennent pas de métaux lourds, ni de composés organiques volatils et extrêmement peu d’oxyde de souffre ». Dans le même registre, il n’hésite pas écrire pour Hambach que « la centrale est susceptible d’entraîner des impacts significatifs sur la santé des populations riveraines dans les domaines de la pollution de l’air et de l’eau ». Conclusion : un rapport diamétralement opposé au précédent ! Pourquoi Hambach ne serait-il donc pas logé à la même enseigne que Saint-Avold alors que les projets sont en tous points comparables ?

Rappelons que le projet de centrale d’Hambach a été présenté en toute transparence aux conseillers de la Communautés de Communes de Sarreguemines Confluences, qui ont une première fois voté à l’unanimité pour sa réalisation. Lorsqu’une contestation venue … d’Alsace (voir ici) s’est organisée, un second vote été demandé et accordé. Ce dernier a une nouvelle fois récolté la majorité des suffrages en faveur d’Hambrégie. Par conséquent, comme les élus, les BLE réaffirment leur adhésion à ce projet qui va dans l’intérêt général de la revitalisation de ce bassin économique déjà fortement touché par la crise. Enfin, si ce dernier venait malheureusement à être saboté par une poignée d’irréductibles, il pourrait rebondir dans le massif du Warndt, du côté de Freyming-Merlebach. 


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5 réactions à cet article    


  • faxtronic faxtronic 2 février 2010 13:26

    t a raison mon gars. je les conais ces alsaciens, ils passent leur temps a comploter contre les lorrains. Cette manifestation est une grossiere ingerence dans les affaires interieures lorraines...... smiley


    • joletaxi 2 février 2010 15:12

      De toute façon, il ne saurait y avoir de développement de l’éolien et du photovoltaïque sans la mise en service de ce genre de centrale.


      • Ouallonsnous ? 2 février 2010 19:52

        Vous n’en manquez pas une de vous mettre dans les difficultés les lorrains.

        Vous n’avez donc pas compris avec la casse des aciéries que le privé n’en a rien à faire de vos jobs et même de vos vies.

        Virez ces imosteurs de Direct-Energie, voleurs d’un bien public nationalisé, pour en tirer la rémunération de leurs actionnaires !


        • NonoZ 3 février 2010 10:16

          Etant donné que Agoravox est avant tout un site d’information à l’égard du public, il me semble que la bonne façon de traiter cette information (à savoir le rapport rendu par le commissaire enquêteur à l’issue de l’enquête publique menée dans le cadre de la procédure de demande d’autorisation d’exploiter) aurait été de mettre en lumière le rôle du commissaire enquêteur dans cette affaire, afin justement que le public de ce site puisse porter jugement sur l’avis défavorable qui a été rendu.

          A ce titre, j’estime que cet article désinforme au lieu d’informer, car en ce qui concerne l’avis qui doit être rendu par le commissaire enquêteur (CE), il ne lui est pas demandé d’être « objectif et impartial » (consulter à ce sujet le guide du commissaire enquêteur publié par le CNCE).

          Oui, le CE se doit d’être rigoureux dans le compte rendu qu’il doit faire du déroulement de la procédure d’enquête publique, oui le CE est criticable s’il omet de rendre compte d’éléments qui ont été portés à sa connaissance, mais il est également attendu du CE qu’il prenne position (pour ou contre le projet) en exposant ses « conclusions motivées », et ce non pas en tant qu’expert (qui lui se doit effectivement d’être objectif et impartial), mais en tant que « citoyen éclairé ». En ce sens, l’avis du CE exprime donc une opinion personnelle, c’est à dire subjective.

          Pour mieux comprendre, il faut rappeler, pour faire simple, qu’un dossier de demande d’autorisation d’exploiter (DDAE) pour une installation classée pour la protection de l’environnement (ICPE) doit être déposé lorsque l’installation projetée comporte des risques pour l’environnement (conformément à la nomenclature ICPE). Chaque risque est identifé par des seuils. En deçà des seuils, le dossier est soumis à déclaration et seules les autorités compétentes sont consultées. Au delà des seuils, le dossier est porté à la connaissance du public de la zone géographique proche du lieu d’implantation.

          Dans ce dernier cas de figure, un commissaire enquêteur est chargé de veiller au respect de la procédure visant à porter ce dossier à la connaissance du public, à recueillir les questions et observations du public, et à s’assurer que le demandeur y réponde. Enfin, à travers l’ensemble des éléments du dossier et surtout à travers les échanges entre le demandeur et le public, le CE rend son avis « personnel ». Si le CE estime que le demandeur a répondu de façon pertinente à l’ensemble des questions et observations et qu’il est lui même convaincu du bien fondé de ces réponses, il est vraisemblable qu’il rende un avis favorable. Si au contraire le demandeur n’arrive pas à convaincre au travers de ses réponses, il est possible que le CE puisse être convaincu par les arguments déposés par le public à l’encontre du projet (car rappelons que sur ce point le CE se positionne ici comme un citoyen et non comme un expert), et émette un avis défavorable en reprenant « à son compte » les éléments des opposants.

          De mon point de vue, il n’est donc pas choquant de retrouver dans le rapport de CE les éléments apportés par les opposants au projet, considérant que le CE puisse se les approprier si le demandeur n’a pas pu ou su y apporter de réponse convaincante, de même qu’il n’est pas choquant qu’un même CE puisse tenir deux conclusions contradictoires sur deux enquêtes distinctes, même pour un projet semblable, puisque tout dépend du déroulement des enquêtes et qu’en fin de compte le CE se forge son opinion personnel en fonction de ces enquêtes. Son jugement n’est donc pas rendu uniquement en fonction des caratéristiques des projets, mais surtout en fonction du déroulements des enquêtes.

          Peut-être l’enquête menée à Saint-Avold n’a pas donné lieu à des réactions du public, ou peut-être les réponses apportées par le demandeur ont su convaincre... Bref l’analyse faite par cet article est beaucoup trop simpliste à mon goût (du style « nous c’est les gentils et lui c’est le méchant »), et je suis médusé par la conclusion, puisqu’elle sous-entend que si le projet ne se fait pas à Hambach il se fera ailleurs. Ne perdons pas de vue qu’il s’agit de l’implantation d’un site pollueur, même si la pollution engendrée reste dans les limites de la réglementation. Hors les réactions suscitées lors de l’enquête publique portent essentiellement sur cet aspect. Est-ce que la centrale, implantée ailleurs qu’à Hambach, polluera moins ? Certes non.

          Toujours dans le cadre d’un site comme Agoravox qui se définit comme un site d’information, j’estime qu’il aurait été pertinent de constater comme un fait la réaction du public à l’encontre de la pollution générée (réaction légitimée ici par l’avis du CE) et partant de ce constat d’y apporter réellement de l’information : alternatives technologiques moins polluantes, solutions de traitement des rejets, etc...

          A bon entendeur...


          Pour ceux qui souhaitent réellement s’informer, je conseille le site du CNCE (http://www.cnce.fr/) et le site sur les ICPE (http://installationsclassees.ecologie.gouv.fr/)


          • Groupe BLE Lorraine BLE 28 juin 2010 19:05

            Le préfet dit oui à Hambrégie !

            Par arrêté en date du 25 juin, le préfet de la Moselle autorise l’exploitation de la centrale électrique combiné-gaz de 892 Méga Watts qui verra le jour à Hambach, malgré la forte opposition des communes riveraines (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2010/03/08/acharnement-contre-la-centrale-de-hambach/), dont les remarques ont cela dit permis d’améliorer le projet.

            Le préfet a ainsi tenu à balayer les craintes environnementales et sanitaires brandies ces derniers mois. De quoi jeter les bases d’un projet de 800 millions d’euros avec 400 à 1 000 emplois garantis pendant la construction et 50 emplois pérennes après la mise en service de la centrale. Il a par ailleurs assuré que les paramètres techniques et écologiques, notamment tout ce qui concerne les rejets dans l’eau et dans l’air, avaient été améliorés de « 10 à 30 % » par rapport à des normes nationales et européennes déjà exigeantes.

            Pour le maire alsacien d’Herbitzheim, à l’origine du mouvement, « l’argent a pris le dessus sur la santé et la démocratie ». Cependant, quant à la démission promise et au fait d’assumer ses responsabilités, il avoue aussi que ses « ses conseillers ne veulent plus trop démissionner ». Tiens tiens, comme par hasard… Oui, en effet, elle est vraiment loin la démocratie !

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