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Lorraine : Une Agence de l’emploi transfrontalière pour lutter contre le chômage

Une Agence de l’emploi transfrontalière a dernièrement vu le jour en Lorraine et en Allemagne. Fruit de la collaboration déjà ancienne entre Pôle emploi et la Bundesagentur für Arbeit, elle se concrétise par la mise en place d’une équipe commune, qui rassemble les données et le savoir-faire de chaque pays, à Sarreguemines et à Sarrebruck.

Parmi les 100 000 travailleurs frontaliers lorrains, un sur cinq se rend en Allemagne. L’idée de ce partenariat est de pourvoir les offres d’emploi transfrontalières de la manière la plus efficace possible et de mieux orienter les personnes concernées des deux côtés de la frontière. Huit conseillers, sept en Sarre et en Moselle-Est, ainsi qu’un en Rhénanie-Palatinat, sont désormais mobilisés dans cette optique. Ceux-ci se déplacent en fonction des besoins.

Dans un contexte où la demande de main-d’œuvre qualifiée est forte côté allemand, en particulier dans l’industrie et l’artisanat, 7 329 chômeurs résidant en Moselle-Est ont dernièrement déclaré avoir un niveau d’allemand suffisant pour prétendre travailler en Allemagne. Un chiffre qui laisse rêveur dans le bassin d’emploi de Trèves, à seulement 65 kilomètres de Thionville, où le taux de chômage n’est que de 3,6 %. A titre de comparaison, le Luxembourg affiche un taux de chômage de 7 % et la Moselle de 10,8 %. Cela dit, les méthodes de comptabilisation et les critères diffèrent d’un pays à l’autre. Toujours est-il que le niveau de chômage est si bas que Trèves ne parvient plus à trouver la main-d’œuvre nécessaire pour faire tourner son économie. Paradoxe honteux, la ligne ferroviaire qui pourrait acheminer des travailleurs lorrains depuis Metz jusqu’à la ville la plus ancienne d’Allemagne, via Thionville et Apach, est menacée de fermeture !

A noter enfin qu’en situation de plein-emploi, les habitants de la région de Trèves préfèrent rester travailler chez eux que d’aller se perdre dans les bouchons sur l’autoroute conduisant au Luxembourg. A tel point qu’on observe désormais un retour de certains travailleurs frontaliers allemands, notamment dans le secteur de la santé. Soit autant d’emplois à pourvoir au Grand-duché pour les Lorrains.


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2 réactions à cet article    


  • Robert GIL ROBERT GIL 21 novembre 2013 08:01

    deja en 1982 le nouveau « plan acier » c’est 12 000 suppressions d’emplois, alors que l’État déverse 21 milliards de francs pour moderniser les usines. En mars 1984, « révision du plan » : 21 000 nouvelles suppressions d’emplois, 30 milliards de francs de dotations supplémentaires ! La « Lorraine Coeur d’Acier » et le Nord se révoltent à nouveau, mais isolés ne parviennent pas à sauver leurs emplois. Les grandes dynasties patronales de l’acier, elles, ont sauvé leurs fortunes. Les Wendel, par exemple, récupèrent ainsi du « cash » que leur holding financière investira dans d’autres secteurs.......

    voir : SIDERURGIE COMMENT EN EST-ON ARRIVE LA


    • foufouille foufouille 21 novembre 2013 11:56

      espérons que tu iras bosser dans un abattoir allemand ............

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