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Accueil du site > Actualités > Info locale > Marseille : le lycée du bon sens

Marseille : le lycée du bon sens

Tout parent responsable se doit de créer un environnement favorable à la réussite de ses enfants. Demander à nos enfants d’investir une partie de leur énergie quotidienne dans les transports longs, c’est un gaspillage qui peut hypothéquer leur réussite scolaire. Aussi suis-je un papa de tout cœur avec eux !

Pour de répondre aux besoins, en matière de lycée public, des 145 000 habitants des quartiers Nord-Est de Marseille, d’Allauch et de Plan-de-Cuques, une cinquantaine d’associations, réparties en Parents d’Elèves et en Comités d’intérêt de quartier, créent en 2005 le Collectif pour le lycée à Enco-de-Botte.

Aujourd’hui, celui-ci demande à la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur de saisir l’opportunité offerte par un terrain, situé au sein d’une zone privée de lycée public, au croisement de trois arrondissements marseillais (11, 12 et 13) et de la ville d’Allauch. Laquelle s’est engagée à l’acheter pour le rétrocéder gratuitement au conseil régional. Sur ce terrain, bénéficiant d’équipements sportifs préexistants, les sondages réalisés pour s’assurer de la qualité du sous-sol donnèrent des résultats satisfaisants. Ce choix permettrait de désengorger les lycées Artaud et Diderot, en les soulageant des 40 % d’élèves allausiens du lycée Artaud. Il éviterait aux jeunes des quartiers Nord-Est de Marseille trois heures de trajet A/R jour pour rejoindre un lycée éloigné de 10 km.

Cependant, la région Provence-Alpes-Côte-d’Azur projette la construction de ce lycée sur le terrain de St-Mitre, 13e arrondissement de Marseille, déjà doté de deux lycées publics de 3000 places pour les filières techno, générales et professionnelles complétés par de nombreux lycées privés conventionnés. Ce terrain se situe à 600 m du lycée Artaud et à 2600 m du lycée Diderot.

Lundi 17 décembre à 18h, fort des 7000 signatures recueillies au sein de sa pétition, le Collectif avait convié des représentants élus de la République, députés, conseillers généraux, maires, toutes couleurs politiques confondues. Ils ont tous réaffirmé leur soutien au projet d’Enco de Botte. Comment pourrait-il en être autrement ? Une simple vue aérienne de la zone laissait apparaître sans équivoque possible le désert lycéen de l’Est marseillais.

Pour le collectif, le bon sens dicte une solution simple et économe : l’implantation du lycée à Enco de Botte libérerait le terrain de St-Mitre pour la construction d’un collège, et satisferait la population de part et d’autre, tout en rééquilibrant l’offre pédagogique. En fait, un seul projet suffirait, alors, pour répondre à l’attente des populations des 11, 12, 13 et 14e arrondissements de Marseille, d’Allauch et de Plan-de-Cuques, et éviterait, en ces temps difficiles, au contribuable régional des milliards d’euros supplémentaires, pour financer d’ici peu, la construction d’un 4e établissement.


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18 réactions à cet article    


  • martine 1er février 2008 19:43

    bravo pour cette action, car il est vraiment qu’il est tout à fait irraisonnable de contruire un 3ème lycée à aussi peu de distance de 2 autres, alors que nous sur le secteur du 11ème arrondissement nos enfants doivent faire 1h de bus pour aller en cours. Ou est l’égalité des chances.

    Merci à ceux qui s’impliquent dans la vie de nos quartiers.


    • RilaX RilaX 1er février 2008 23:47

      Et donc je vous mets ma main a couper que le lycée sera construit sur le terrain de St-Mitre .........

      Malheuresement ajouterai-je.

       


      • monique 2 février 2008 11:04

         Ce lycée me parait indispensable mais il semble actuellement bloqué par de vagues ...raisons politiciennes . Tant pis pour nos enfants ...


        • ligama 2 février 2008 17:00

          OUI POUR UN LYCEE A ENCO DE BOTTE !!!!!!!!!

          Les politiques n’ont toujours pas compris pourquoi leurs admnistres s’ecartent des urnes .......

          Mais que signifie exactement cette concentration de lycee pour un secteur et le neant pour un autre ????????

          Est-ce cela l’egalite des chances ?

          Les lyceens en difficultes scolaire des quartiers Est de Marseille ont ils moins de droits que les autres pour qu’on leur mette la tete sous l’eau en leur imposant des transports de longues durees.Ceux la meme n’auront pas de droit d’entree dans le privee faute de bons resultats et devront encore et toujours subir des heures de bus pour se rendre dans leur lycee.

          Merci Messieurs et Mesdames de la region ! Bravo !

           


          • denis1 3 février 2008 09:11

            je crois que certains hommes ou femmes politiques appelle ça " la démocratie participative "

            merci encore au maire d ’Allauch pour son aide dans notre lutte contre la région , qui a augmenté au passage la taxe foncière entre 2002 et 2007 de 71.4% , voilà leur définition de "participative" . si quelqu’un trouve la définition de "démocratie "  à la région je suis preneur.


            • Bougredefont Bougredefont 4 février 2008 19:26

              Désolé, mais le contenu de ce commentaire est un brin hors sujet par rapport à l’article initial. Notre propos n’est pas politicien. Nous ne sommes sommes que des parents. Ceci dit, puisque vous m’en offrez l’opportunité profitons en, tout de même, pour saluer un maire qui veut éviter aux lycéens 3 heures de transports par jour.


            • (---.---.120.109) 5 février 2008 19:36

              Je ne comprends pas pourquoi il n’y a pas de lycée sur le terrain d’enco de botte. Si 7000 signatures ne suffissent pas pour que nous puissons exprimer nos avis ! Que faut-il faire ? pour que les enfants de ces quartiers évitent de passer deux heures dans les transports pour aller et revenir de leur établissement ?


              • zazou 6 février 2008 00:35

                Comme ils sont loin des préoccupations des citoyens...Ces décideurs arbitraires

                Et on nous parle d’égalité des chances...

                Merci à ceux, toutes familles confondues, qui replacent la politique au service des populations et lui redonnent un sens en défendant un projet citoyen.

                Continuez d’entendre cette voix qui défend les enfants, habitants des zones que l’on dit privilégiées...Privilégiées de non droit, de non représentation institutionnelle de proximité, non service public social, non transports, non vidange sanitaire, etc, etc, ...Et pour le secteur "élu", bientôt totalement asphyxié, problème environnemental, donc problème de santé publique, dont on se fout éperdument, ...d’autres enjeux nous dépassent, nous simples mortels...

                Alors parents en colère, continuons à être mobilisés pour l’avenir des enfants de nos quartiers.


                • APE La Valentine 6 février 2008 00:37

                  Il est incroyable de voir comment malgré le nombre impressionnant d’Associations de Parents d’Elèves, de Comités d’Intérêt de Quartiers, et d’Elus de premier plan, Conseillers Généraux, Maire, Députés, toutes tendances confondus, qui soutiennent le projet d’Enco de Botte, le Conseil Régional reste sourd... obstiné.

                  Comment ignorer ainsi les 7000 signataires de la pétition du collectif ??

                  Comment ignorer la délégation d’Elus qui s’est déplacée en 2006 auprès du Ministre de l’Education Nationale pour lui demander de se pencher sur le dossier ?

                  Un tel mépris pour la vie de la Cité, la Politique, est inquiétant pour la considération portée aux habitants de nos quartiers.


                  • mouloud 12 février 2008 00:36

                    Comment nos élus peuvent ils être aussi éloignés de nos préoccupations quotidiennes ?

                    Comment peuvent-ils ne pas tenir compte de l’évolution démographique des quartiers afin de décider de l’implantation de telle ou telle infrastructure ?

                    Je me dis qu’il y a certainement un calcul derrière tout cela, que c’est réfléchi, quelqu’un va nous expliquer.

                    Et puis, après tant de tergiversations, force est de constater qu’il n’y a rien. Serait-ce de l’incompétence alors ?! Je n’ose le croire.


                    • nanallauch 12 février 2008 17:04

                      7000 signatures peuvent se transformer en bulletin de votes aux municipales. Nos élus le savent !

                      Nos élus soutiennent nos actions et notre motivation alors ne baissons pas les bras.

                      Nos enfants ne bénificiereons peut-être pas du lycée mais les prochains suremment. Restons mobilisé et faisons entendre la démocratie et la prise en compte de notre parole ;

                      Le simple bon sens désigne naturellement le site d’enco de botte. Les politiques en serait-il dépourvu ? De bon sens bien sur !

                       


                      • MAPHI 13 février 2008 02:04

                        C’est Enco de Botte la solution............ St Mitre : une illusion ... on en reparlera dans quelques temps ... !!!

                         


                        • Bougredefont Bougredefont 13 février 2008 20:05

                          Pourquoi en reparler plus tard ? Nous préfèrerions en parler dès maintenant, si la région PACA voulait enfin recevoir le collectif.


                        • ligama 14 février 2008 10:22

                          Le probleme est que la region ne repondra pas , car les elus de notre region manquent de courage a ce sujet !!!!!

                          Ils savent trop bien que leur jeu est uniquement politique et preferent contourner la democratie participative.

                          Quoiqu’il en soit pour ce qui me concerne je sais deja ce que je dois faire pour les municipales et je ne me trompe pas de combat. Quand on manque de courage a la region on en manque ailleurs aussi si on n’est pas soutenu par la region.....

                           

                           


                          • Bougredefont Bougredefont 14 février 2008 20:15

                            Notons, tout de même, que lors de la réunion du 17 novembre à la Bastide d’Allauch, des élus disaient nous soutenir toutes couleurs politiques mélangées

                            Ne nous trompons pas de cible : notre seul objectif est d’éviter à nos enfants des trajets interminables pour se rendre au lycée, pas d’entrer dans le jeu politiciens.

                            Ceci dit, nous saurons juger nos décideurs en fonctions de leurs actes bien évidemment !!! 


                          • valerie 14 février 2008 18:45

                            C’est affligeant de voir que la région fait la sourde oreille. Ca coule de source ce lycée à Enco de Botte, il n’y a même pas à réfléchir !

                            Valérie


                            • Bricout 17 février 2008 15:41

                              Déjà plusieurs années que nous nous battons pour nos enfants, et le bon sens, et qu’en tant que parents on nous balade...

                              Que te temps perdu, d’argent aussi, puisque rien n’a commencé, le terrain d’Enco de Botte étant viable pourtant, et prêt à être vendu ! 

                              En attendanu mon aînée a 2 heures de trajet par jour pour aller au lycée (d’Allauch) ! Mon deuxième en quatrième aura la même peine, et mon troisième, en CM2, a-t-il lui une chance d’étudier dans de bonnes conditions ???

                               

                               


                              • JPR 18 février 2008 13:52

                                Comme pour un grand nombre d’usagers et d’observateurs, sans aucun doute, l’idée de construire un lycée destiné aux enfants des quartiers Nord-Est de la ville et aux communes lilitrophes m’apparaissait, au vu du dossier, comme une très une bonne idée.

                                Tout y est : proximité, économie de transport, réduction du trafic, redéfinition de l’offre publique d’éducation, et du coup des conditions meilleures pour les études des enfants... .. Tout a été expliqué à nos élites qui nous gouverne, chiffres à l’appui !

                                Les arguments des associations de parents d’élèves, des associations de quartiers, de riverains et de "simples" contribuables que nous sommes étaient bons, sans nul doute...

                                Mais voilà, malgré une opposition pugnace, déterminée, mais constructive, c’est avec une manière bien peu démocratique que la décision d’implanter cet équipement public indispensable pour ce secteur géographique est traitée, contre toute logique. Cet exemple illustre la manière avec laquelle à Marseille sont menées les affaires publiques et la façon dont s’exerce le pouvoir. Mais être à ce point coupé des réalités de terrain et agir ainsi, sans prendre en considération l’avais des gens concernés laisse rêveur !

                                On n’ignorait pas que les représentants de la population, une fois élus, font bien peu de cas de l’avis de leurs administrés et des promesses, en matière de démocratie participative. Mais là, c’est un peu fort !

                                Dommage !

                                Alors ! A quand une démocratie où les gens participeront aux affaires qui les concernent ? Où leur avis sera pris en compte, débattu discuté ?

                                On comprend qu’il y a de quoi dégoûter les habitants de cette ville et on comprend bien pourquoi on voit les gens se détourner chaque fois un peu davantage de la chose publique et les électeurs bouder les bureaux de vote, en se disant "à quoi bon ?"

                                Alors ! le Lycée d’Enco de Botte c’est pour quand ? Pour les calendes grecques ?

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