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Metz et les champs de bataille de Verdun en route pour l’UNESCO

Réuni à Paris, le Comité national des biens français du patrimoine mondial a dernièrement décidé d’inscrire, pour l’année 2014, trois nouveaux biens culturels sur sa liste indicative des candidatures françaises pour l’UNESCO. Metz, les paysages et les sites de mémoire de la guerre 1914-1918, ainsi que les plages du débarquement du 6 juin 1944 en font désormais partie.

Quatre ans après avoir confié son dossier de candidature à l’UNESCO à l’architecte nancéien Joseph Abram, qui a contribué au classement du Havre en 2005, Metz a franchi un cap décisif dans sa démarche. Nous savons désormais que la visite des trois experts indépendants, le 21 octobre 2013, a été déterminante. Ceux-ci ont pris le temps de visiter la cité aux 3 000 ans d’histoire. Ils ont été convaincus par la nouveauté intégrale du dossier. Intitulé « Metz, royal et impérial » et sous-titré « Confrontations stylistiques, identité urbaine et pouvoir », ce dernier met en avant l’aventure urbaine hors du commun qu’a connu la ville de la seconde moitié du XIXème au début du XXème siècle avant, pendant et après la Première Annexion. En effet, tandis que son patrimoine intra-muros était remodelé, un quartier neuf, fonctionnel et pittoresque se créait autour de la gare. La Place d’Armes constitue l’un des meilleurs exemples de cette confrontation stylistique. Ce chef-d’œuvre d’architecture classique fait en effet face à une cathédrale gothique.

La zone proposée pour l’inscription comporte deux pôles majeurs. Le premier, qui correspond au noyau ancien, comprend la cathédrale Saint-Etienne, les ensembles monumentaux de Jacques-François Blondel, la Place de la Comédie, les quais de la Moselle, la Place Saint-Jacques, ainsi que les Rues de la Paix, de la Pierre-Hardie, du Palais et du Petit-Paris. Le second pôle comprend quant à lui l’extension urbaine réalisée au début du XXème siècle avec la Place de la Gare et ses axes adjacents, dont notamment l’Avenue Foch, la Rue Gambetta ou encore la Place du Roi-George.

Les paysages et les sites de mémoire de la guerre 1914-1918 font quant à eux référence à 80 sites dans une douzaine de départements le long du front Ouest. 22 se situent en Lorraine. On y trouve notamment les principaux lieux de mémoire des champs de bataille de Verdun comme l’Ossuaire et la nécropole de Douaumont, les forts de Douaumont et de Vaux et le Saillant de Saint-Mihiel. La force de ce dossier réside dans le fait qu’il regroupe des sites et des nécropoles qui représentent 80 nations différentes, dont l’Allemagne. Un classement des champs de bataille de Verdun assurerait une visibilité internationale pour accueillir de nombreux touristes même après le Centenaire de la Première Guerre Mondiale.

A noter enfin que la liste indicative de la France comporte désormais 37 candidatures. Le pays ne peut présenter chaque année que deux biens culturels à l’UNESCO. Les sites lorrains pourraient au mieux être inscrits au patrimoine mondial de l’humanité en 2015-2016.

(Source : presse régionale)


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  • Groupe BLE Lorraine Groupe BLE Lorraine 29 janvier 2014 21:46

    Pour la seconde fois depuis son démarrage en novembre dernier, le chantier d’agrandissement du Mémorial de Verdun, situé à Fleury-devant-Douaumont, a dû être interrompu suite à la découverte d’ossements humains. De très nombreuses munitions ont également été retrouvées. Il y un obus tous les dix mètres.

    A cinquante mètres de là, les restes d’un officier allemand avaient été mis au jour. Il faut dire que cet emplacement n’avait pas été touché à l’époque de la construction du Mémorial en 1967. Si bien que des dizaines de grenades sont parfois exhumées chaque jour. 

    Avant de tomber sur ces ossements, les ouvriers avaient buté à cinquante centimètres de profondeur sur les rails de l’ancienne gare de Fleury. Elle se trouvait sous le Mémorial. Village détruit et jamais reconstruit, Fleury s’est en effet retrouvé au cœur des combats de la Bataille de Verdun entre juin et septembre 1916. Cette voie de chemin de fer était une Decauville. Ces petites voies de 60 cm faisaient le tour des villages détruits au départ de Verdun.

    La quasi-totalité du squelette d’un soldat et quelques-uns de ses effets personnels ont été sortis de terre. Des gourdes, un ceinturon en parfait état, une montre à gousset plutôt bien conservée, des crayons de papier et des cartouches ont aussi été retrouvés. Le casque de type Adrian, le fragment d’une baïonnette Rosalie et les vestiges de deux chaussures à clous permettent de certifier que le corps était bien celui d’un soldat français, vraisemblablement étendu sur le dos. Dans le même secteur, une petite pelle et un fusil allemand ont également été découverts.

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