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Metz : la politique des ordures

Nous souhaitons nous arrêter l’espace d’un instant sur le conflit qui oppose les agents de catégorie C chargés du ramassage des déchets et la direction de Metz-Métropole.

Ces agents se sont en effet dernièrement mis en grève car ils attendent depuis 2004 que les textes soient appliqués, afin de toucher l’indemnité d’exercice des missions des préfectures, autrement dit les 70 euros votés cette année-là et qui ne leur ont jamais été versés. Pour de nombreux politiques, que peut bien représenter 70 euros par mois ? Pas grand-chose. Pour d’autres, c’est beaucoup. Cela permet en effet de manger. Cela permet aussi de payer des bouquins et des fournitures à ses enfants. Plus d’un serait ainsi surpris par la faiblesse des salaires de ces agents qui agrémentent chaque jour notre cadre de vie au risque de se faire renverser par un chauffard. A peine le SMIC, même pas. Alors oui, 70 euros, ça compte.

Sans vouloir faire de discrimination sociale, les agents de catégorie A et B de l’agglomération perçoivent en compensation deux primes. Avec toutes ces lettres on se croirait presque dans le Meilleurs des Mondes d’Aldous Huxley. Les petits salaires sont oubliés et les écarts continuent de se creuser. Cette indemnité versée aux 380 agents concernés représente un coût d’environ 18 000 euros par mois pour les finances de Metz-Métropole. Les finances, le mot est lâché. Finalement, on en revient toujours à la même histoire, celle du pognon. Etrange, car pour indemniser une armée « metzicaine » de 48 vice-présidents, comme cela l’était encore récemment, là il y a de l’argent. Espérons que les électeurs s’en souviendront le moment voulu. Arrêtez donc de prendre les gens pour des cons !

Mais, au lieu de donner à ces gens de labeur leurs 70 euros, M. Jean-Luc Bohl, oui, M. Jean-Luc Bohl, président de Metz-Métropole, a préféré les assigner en justice pour entrave à la liberté de travail. Ce dernier a récemment déclaré au sujet de cette actualité particulièrement nauséabonde, qu’il « n’aimait pas qu’on lui force la main ». C’est pourquoi, il ne veut pas verser l’indemnité légitimement réclamée. Apparemment, M. Bohl ne semble guère apprécié non plus que la loi lui force la main. Il faut dire que ces malheureux avaient décidé en assemblée générale de bloquer le centre technique communautaire de Borny, point névralgique de la gestion des camions benne. Sous la pression et les menaces, ceux-ci ont donc dernièrement décidé de lever le blocus.

Il résulte de cette sale et triste histoire que les politiques lorrains sont encore une fois tombés bien bas. C’est vraiment lamentable. Franchement, c’est ridicule. Mais non d’une pipe, donnez-leur leurs 70 euros M. Bohl ! Ce n’est pas comme s’ils demandaient qu’on leur construise une pyramide ! 

Dans l’attente de recevoir leurs 70 euros, la grève continue quand même. Si rien ne bouge, de nouvelles actions pourraient être menées.


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2 réactions à cet article    


  • Groupe BLE Lorraine BLE 15 septembre 2010 13:51

    Bonjour,

    Merci pour votre commentaire.

    M. Bohl est divers droite - UMP.

    Bien à vous.


    • titi 16 septembre 2010 09:57

      Mon avis est que le combat est ailleurs...

      Je subordore des amitiés entre M.Bohl et les leaders du business de la propreté.
      Le but ne serait il pas de montrer à ses concitoyens, que oui, vraiment oui, la collecte marcherait bien mieux avec un opérateur de ses amis.

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