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Accueil du site > Actualités > Info locale > Nafissa Barascud : candidate tout-au-terrain

Nafissa Barascud : candidate tout-au-terrain

Infatigable militante UMP dans sa circonscription, Nafissa Baracud se lance avec l’étiquette divers droite après avoir été privée de l’investiture de son parti. Sur le terrain, cette femme de 35 ans vit pleinement sa première campagne législative dans une circonscription ancrée à gauche. Entretien avec Nafissa Barascud et un de ses soutiens, Nicolas Cristin, conseiller municipal à Bron.

MV : Pouvez-vous vous présenter ?

NB : Je m’appelle Nafissa Barascud, j’ai 35 ans, je suis mariée à un militaire et mère de trois enfants. J’ai grandi à Rillieux-la-Pape et j’habite Bron depuis six ans. J’ai été artisan-boucher à Clermont-Ferrand lorsque mon mari a été muté en Auvergne, et la boucherie que j’ai créée fonctionne toujours.

MV : D’où vient votre engagement politique ?

NB : Lorsque ma famille est venue s’installer à Bron, j’ai intégré les associations de parents d’élèves pour m’engager sur le terrain. De cet engagement est sorti un constat alarmant concernant la souffrance et l’éducation. J’ai alors créé l’association préventive de la violence chez l’enfant, qui avait deux projets : la prévention chez la petite enfance avant le collège, puisque nous sommes le seul pays européen à ne pas faire de prévention dès la primaire, et la sensibilisation des politiques sur ce constat. Nous avons ainsi saisi les ministres concernés et le président de la République en 2003. Nous avons pu travailler alors avec le CLSPD (Contrats Locaux Sécurité Prévention) de quelques communes où nous avons organisé des débats sur la prévention, la violence scolaire mais aussi la discrimination physique et raciale dans les écoles. L’héritage culturel que nous laissons à nos enfants est très inquiétant et ils sont le reflet de la société, et comme les adultes responsables ne veulent pas vivre avec la différence...Voyant que les choses ne bougeaient pas réellement, j’ai décidé de m’investir en politique pour créer un réel changement car on se rend compte que la société et les Français d’aujourd’hui ne se sentent ni représentés ni écoutés ni entendus par nos politiques. Pourtant l’hétérogénéité de notre société est une des richesses fortes de notre pays que l’on devrait mettre en avant.

MV : Le ministre Nicolas Sarkozy a ensuite lancé un projet de loi sur la prévention de la délinquance ; vous-a-t-il associé à ce projet avec votre association ?

NB : Le seul ministère qui avait répondu à l’appel de notre association en 2003 était celui de Nicolas Sarkozy, le ministère de l’Intérieur. Il nous a ouvert des portes. Suite à son écoute, le conseil d’administration avait choisi de prendre deux personnalités comme parrains de l’association pour faire avancer notre projet : Cécilia Sarkozy et Patrick Poivre d’Arvor. Les dossiers que nous avons envoyés ont été pris en compte dans cette loi, on ne s’est pas senti inutiles. Mais il nous écoutait en tant que ministre de l’Intérieur, il n’était pas encore président de l’UMP.

MV : Comment en êtes-vous venue à militer à l’UMP ?

NB : J’ai toujours été à droite, je suis fille d’un militant RPR et frère d’un élu RPR. Je me suis encartée car nous nous sommes rendu compte que l’association avait été étiquettée, à tort, UMP, au vu du choix de la marraine. Beaucoup d’administrations nous ont fermé la porte : quitte à être étiquetée, je me suis engagée. Notre bureau est très hétérogène : les membres du bureau sont de toutes tendances politiques. Avec tout notre travail sur le terrain, notamment lors des émeutes de 2005, nous nous sommes rendus compte que le travail des associations était de faire remonter les informations mais que seul le gouvernement peut agir efficacement. J’ai ressenti sur le terrain la grande souffrance des habitants. Le seul moyen de pouvoir leur apporter un soutien concret et une représentativité, c’était de s’engager.

MV : Vous n’avez pas obtenu l’investiture de l’UMP sur la 7e circonscription du Rhône. qui est allée à Jean-François Debiol, président du FRS du Rhône. Quelle a été votre motivation pour vous lancer seule dans cette campagne ?

NB : Après la déception, on a la réflexion, puis la sagesse. J’ai mis du temps à prendre ma décision mais j’ai décidé de me lancer. Les seuls arbitres pour ces élections seront les électeurs. J’ai aussi vu la réaction des citoyens de la circonscription et de tout ceux qui avaient travaillé avec moi. Une union autour de moi s’est formée et les personnes sur le terrain ne se sentaient pas du tout représentées par le FRS. La nomination de Jean-François Debiol n’a pas été acceptée par les citoyens de la circonscription. J’ai attendu un mois avant de confirmer ma décision et à la vue de la popularité du comité de soutien, présidé par Rachid Kerthaba, élu de Rillieux-la-Pape, et qui regroupe déjà 400 personnes, je me suis lancée dans la campagne. Je pars sans étiquette mais avec une sensibilité de droite.

MV : Comment définir la 7e circonscription et ses électeurs ?

NB : Nous avons ici un panaché de la France, un reflet de notre société : des gens de toutes cultures, de toutes origines, déçus de la politique actuelle et de ne pas avoir un élu qui leur ressemble et qu’ils connaissent. Ils en ont marre des clivages et de la guerre politique. Depuis que Jean-Jack Queyranne est président de la région Rhône-Alpes, il brille par son absence. Les habitants sont déçus de l’attitude de leur député qui les délaisse ; les jeunes se sentent trahis et ne veulent plus entendre de promesses non tenues. Cette envie de changement passe par mon engagement, je veux représenter la jeunesse et la diversité. De par mon expérience de commerçante, j’ai envie d’être proche de mes concitoyens, d’échanger, d’écouter et d’apporter. Je m’imprègne beaucoup des difficultés et des souffrances des habitants de la circonscription car j’écoute leurs témoignages avec une sensibilité qui n’est pas politique.

MV : Comment se passe pour vous cette première campagne en première ligne ?

NB : Cette campagne se passe très bien avec les citoyens car même ceux qui ne me soutiennent pas m’écoutent. En effet, étant candidate sans étiquette, j’ai la capacité de me faire entendre plus facilement par tout le monde. Nous sortons des clivages politiques, ce qui amène vers nous une certaine curiosité. Le fait que je maintienne ma candidature a plu à beaucoup de gens de terrain qui ont perçu ma motivation hédoniste. Les gens ont l’habitude de me voir, de me côtoyer, de me connaître, puisque je suis sur le terrain depuis des années, avec mon association entre autres. Ils ont eu l’occasion de me tester lors de mes combats pour l’enfance en collaboration avec les communes ... Quand on commence quelque chose, on le finit, et je finirai ! De plus, je prends beaucoup de plaisir à faire campagne sur le terrain.

MV : Vous disposez de bonnes intentions de vote, êtes-vous prête au deuxième tour à vous associer à des candidats portant des étiquettes pour battre le député sortant (ndla : Jean-Jack Queyranne) ?

NB : Mon objectif est bien sûr de gagner pour mener une mission de représentativité au sein de l’Assemblée nationale. J’espère être au deuxième tour et si tel est le cas, j’appellerai les différents candidats et formations politiques de droite à nous unir contre Jean-Jack Queyranne qui reste notre premier rival. Je veux rassembler la vraie droite, la droite moderne.

MV : Monsieur Cristin, vous êtes conseiller municipal de l’opposition depuis 2004, comment avez-vous choisi de soutenir Nafissa Barascud alors que votre parti a désigné un autre candidat (ndla : Jean-François Debiol) ?

NC : Je suis de ceux qui pensent que toute personne, homme ou femme, quand elle a la chance d’incarner un mandat électif, doit être tout d’abord fidèle à ses électeurs avant d’être fidèle à un parti. Ma conviction, c’est qu’il faut savoir soutenir des initiatives collectives quand elles répondent à l’intérêt général. Mon souci premier était de soutenir une candidature qui paraissait crédible et qui réponde aux attentes d’un électorat en pleine mutation. Beaucoup de mes collègues semblent avoir oublier que nous sommes à la croisée des chemins, à la fin d’un cycle, nous passons à une dimension nouvelle aujourd’hui. Les Français sont en demande d’une nouvelle génération et surtout d’un esprit différent pour aborder les problèmes de société et les problèmes locaux. Une élection législative est à la fois l’intermédiaire d’un représentant de la nation au Parlement mais aussi celle d’un médiateur de mandat national auprès d’un électorat local. En tant que conseiller municipal de Bron, mon rôle est de prêter une oreille attentive aux soins et aux demandes des uns et des autres et je crois qu’en la personne de Nafissa Barascud, nous avons une candidate qui par son expérience et son vécu démontre qu’on peut être humain en politique et avoir de profondes convictions qui remontent aux années qui l’ont construite. Elle a longtemps été sous-estimée et sous-évaluée dans ses valeurs, dans ses convictions et dans sa propre foi politique et laïque. C’est une femme de droite qui est capable de faire ce dont personne n’est capable dans la 7e circonscription du Rhône, c’est la synthèse entre une France traditionnelle et une France non reconnue, qui a été méprisée et ignorée. Aujourd’hui, je ne peux que constater à son contact et sur le terrain, que c’est quelqu’un qui est apprécié pour le caractère qu’elle démontre. Elle a montré au sein de ses activités associatives qu’elle est capable de créer de la synthèse. Elle est capable de créer une synthèse au sein de sa famille politique et au sein de la circonscription. Le but, c’est de conjuguer des gens qui ont passé leurs temps à se détester ou à s’ignorer et elle a cette valeur ajoutée que je lui reconnais, c’est qu’elle est capable de rapprocher des mains les unes des autres et de faire travailler les gens ensemble. Je pense que quand on a cette qualité humaine, on ne peut que donner le meilleur de soi-même une fois qu’on a un mandat électif.

MV : Les élections présidentielles imminentes auront une importance non négligeable sur le scrutin législatif de juin ; pensez-vous qu’en cas de victoire de Nicolas Sarkozy le candidat de l’UMP dans votre circonscription va en profiter ?

NB : Cela ne dépendra pas du résultat national mais de celui de l’est lyonnais. La 7e circonscription du Rhône n’assistera pas à une vague bleue ou à une vague rose, c’est une circonscription très spécifique qui englobe beaucoup de personnes issues de l’immigration et qui veulent quelqu’un qui ne mélange pas les présidentielles et le local. Pour les citoyens de l’est lyonnais, M.Debiol reste le président du FRS du Rhône (Forum des Républicains sociaux) et ils ne se sentent pas représentés par le FRS. Il attend ces présidentielles pour enfin s’affirmer mais je pense qu’il se trompe, c’est ce qu’on ressent sur le terrain. Si Ségolène Royal gagne, je ne pense pas que ça servira à Jean-Jack Queyranne qui sera tellement sûr de lui . Les citoyens veulent une représentativité locale.

NC : Si Nicolas Sarkozy est élu, cela créera un coup de jeune, il s’attaquera à un certain de nombre de réformes en terme de forme et de fond qui seront très importantes. Cela suscitera-t-il de l’inquiétude ou de la confiance ? Nul ne peut le dire, mais ce qui est sûr, c’est que ça va permettre d’aborder les législatives sous un autre angle de vue et demain Jean-Jack Queyranne va être pris dans un étau car si sa candidate gagne, il lorgne le ministère de la Culture, donc il sera accaparé par cela et essayera de se trouver un successeur conciliant pour s’occuper des affaires de la Région Rhône-Alpes et si le candidat UMP gagne, il continuera à occuper son poste de la président de région pour servir de contre-pouvoir au futur gouvernement. La circonscription a donc à gagner aujourd’hui d’avoir quelqu’un qui est totalement dévoué à la charge de représentation locale et nationale. Je pense que Nafissa Barascud a la qualité d’incarner une dynamique nouvelle au plan national et une dynamique moderne au niveau local. Au sein même de l’UMP, elle serait en mesure de créer un nouveau cycle des vingt prochaines années et nous serons en mesure de préparer avec davantage de sérénité et de confiance les futures échéances locales. L’UMP aura en son élection la présence d’une personne dévouée, compétente et capable de créer des équipes prêtes à battre le terrain. Son élection en sera le reflet car partir sans étiquette sera la démonstration que son travail de terrain et de réseau pourra servir aux intérêts de la circonscription après son élection.

NB : Le grand changement que pourront voir les électeurs de la 7e circonscription du Rhône à long terme est la volonté de la droite à continuer. On travaille pour les quinze années qui arrivent et pas seulement pour une élection, je serai encore candidate. Ici, dès que la droite a perdu, elle est partie : tous les candidats aux législatives ont abandonné les électeurs après échecs. Je veux aussi rajouter l’incohérence des propos et du soutien à Ségolène Royal de M.Queyranne. Elle clame haut et fort qu’elle est contre le cumul des mandats et il la soutient alors qu’il continue à cumuler les mandats.

NC : Ce qui fait la complicité intellectuelle et politique que j’ai avec Nafissa Barascud repose sur l’analyse que nous partageons sur le travail à long terme. Nous allons aborder l’avenir électoral d’une droite diverse et moderne en pensant à toutes les élections sans aucune exceptions : les municipales, les cantonales. Nous allons mettre nos réseaux, nos énergies, nos compétences et nos loyautés au service de cette cause. Aujourd’hui, l’UMP et la droite républicaine ne peuvent en aucun cas ignorer une partie de l’est de l’agglomération qu’elle a négligée depuis des années. Les électeurs de droite, traditionnels et nouveaux, veulent avoir des gens francs, directs, qu’ils voient régulièrement, constamment et de manière continue. Ils ne veulent pas des gens qui viennent avec la prophétie, représenter un courant de pensée, ils veulent des gens qui représentent la diversité de la République dans son ensemble, des gens engagés et entiers. Même si nous ne sommes pas d’accords avec Nafissa Barascud, on ne peut qu’apprécier son engouement et son énergie au service de l’autre. Tout repose sur la philosophie qu’elle défend : agir pour demain.

MV : Si vous êtes élue députée, quels seraient vos combats et vos mesures de première priorité ?

NB : Premièrement, l’engagement que j’ai depuis cinq ans sur le terrain : l’éducation. Ensuite, l’emploi puis l’amalgame. Nous avons beaucoup de jeunes dans notre circonscription qui ne se sentent pas reconnus par une minorité qui ne veut pas reconnaître la démocratie et respecter les lois françaises. Cette majorité qui est en souffrance, qui a des diplômes et ne trouve pas d’emploi, veut avancer. Elle est pour moi une de mes motivations d’avancer.


Propos recueillis par Maxime Verner à Bron

Blog de Nafissa Barascud : www.nafissabarascud.org


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11 réactions à cet article    


  • tvargentine.com lerma 3 avril 2007 10:36

    Je ne partage pas vos idées politiques,mais,en tant que républicain,je vous souhaite une bonne chance.

    Si,vous êtes à l’écoute des besoins des gens,vous n’aurez pas de problèmes pour être élu,même dans ce que certain appel des « bastions »

    Les gens ne se rattachent plus à des idéologies mais à une vie réaliste dans leur quartier,dans leur pays LA FRANCE

    Bravo et bonne chance


    • (---.---.2.211) 3 avril 2007 10:47

      C’est bien bientot il n’y aura plus que des arabes a l’UMP

       smiley smiley smiley


      • (---.---.2.211) 3 avril 2007 10:52

        @ l’auteur

        « né en septembre 1989 » c’est une erreure ? quel age ça vous fait ?


      • ben (---.---.3.220) 3 avril 2007 13:39

        Si elle est eligible, c’est bien qu’elle est française non ? Dans ce cas, elle n’est pas plus arabe que vous, alors faut arreter les blagues pourries de vieux racistes qui estiment ne pas en être.


      • l’équipe de campagne (---.---.206.87) 3 avril 2007 14:32

        Monsieur, nous tenons à réagir à votre commentaire qui est pour nous une attaque primaire et représentatif de l’échec des politiques dans notre pays.La FRANCE est très hétérogène et notre combat est que cette mixité soit une richesse et non un frein comme vous l’annoncez.C’est dommage de réagir de telle sorte. Quand à la candidate Nafissa BARASCUD il faut que vous sachiez qu’elle est née en France et que son père était un des soldats qui se sont battus pour notre pays.


      • (---.---.2.211) 3 avril 2007 18:39

        Ce n’est pas une attaque primaire ce n’etait qu’une plaisanterie, certe de mauvais gout je vous l’accorde, vous m’en voyez désolé

         smiley smiley smiley


      • Jojo2 (---.---.158.64) 3 avril 2007 11:30

        « J’ai toujours été à droite, je suis fille d’un militant RPR et frère d’un élu RPR. »

        C’est génétique ?


        • banou (---.---.215.43) 3 avril 2007 12:14

          suis a l’ump comme vous , je viens d’être suspendu de mes fonctions pour avoir soutenu NDA , bravo pour votre courage et merci pour notre democratie


          • gigabyte_land (---.---.84.124) 3 avril 2007 16:55

            C’est un tract ?

            Est-ce qu’AV a pour vocation de reprendre les tracts politiques de tous les prétendants aux élections législatives ? Si oui, il va falloir prévoir de la place, beaucoup de place.

            Juste un petit calcul : Sachant qu’il y a 577 députés. Sur la base des candidats à la présidentielle, il y aurait au moins 12 candidats par circonscription.

            Total des tracts à traiter sur Agoravox : 6924.

            Bon courage Mr Revelli


            • Calmos (---.---.112.42) 3 avril 2007 21:28

              Bravo Nafissa !!

              Bon courage !!

              Par contre le silence des Bobos est assourdissant : eux si prolixes quand un ou une candidat(e) UMP se déclare comme tel(le).


              • sabrina (---.---.192.217) 3 avril 2007 23:17

                Voilà une candidate près du peuple avec des idées propres. Elle s’est battue pendant des années AVEC les citoyens et pour défendre des causes importantes à notre société. Elle a su mettre l’accent sur des problèmes actuels et a fait bouger les choses. Près de tous sans différence de couleur et d’âge, elle est capable de redonner l’envie de croire à une société meilleure. Son association a déjà fait beaucoup de choses et donne la chance aux jeunes comme moi de travailler sur le terrain. Une réelle candidate du peuple qui ne cherche pas à copier mais à innover en étant moderne et réaliste. Je lui souhaite de réussir sincèrement parce que ELLE est à l’écoute des gens. J’ai presque 20ans et la société actuelle me fait peur, avec quelqu’un comme Nafissa on espère voir reculer la violence et la discrimination, fléau infligé par des gens trop enfermés dans une vieille France.

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