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Où sont les preuves du non-impact du Centre de stockage de l’Aube ?

Fort discret jusqu’à ce jour, le « nuage » émis par l’INB 149 (Installation nucléaire de base) semble bien ne pas s’arrêter aux portes de l’énorme dépôt de déchets radioactifs * sis sur le territoire de Soulaines-Dhuys, en Champagne-Ardenne.

Nouveau séisme autour du site de l’Andra, l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs. Cette fois-ci c’est une association à proximité immédiate, la Q.V. (Qualité de vie à Ville-sur-Terre et ses environs) qui, à travers un communiqué faisant suite à son assemblée générale, pose la question de fond : "Où sont les preuves du non-impact du Centre de stockage de l’Aube (dit CSA) sur les humains et l’environnement ?"
On se rappellera en effet une étude qui avait défrayé la chronique à la fin de l’an dernier (1). Commanditée par le Cedra, financée par le Conseil régional de Champagne-Ardenne, et réalisée par les experts de la Ciirad (Commission de recherche et d’information indépendantes sur la radioactivité), cette étude avait confirmé ou/et dévoilé un certain nombre "d’anormalités". Un énorme mensonge, tout d’abord, vis à vis des populations locales (et élus) puisqu’il leur avait été promis par les autorités compétentes qu’aucun rejet radioactif ne s’échapperait de ce dépôt nucléaire quand il serait en fonctionnement. Pourtant, quelques années après l’ouverture du site, et malgré l’appellation CSA -centre de STOCKAGE de l’Aube (photo Cedra des alvéoles de "stockage" à disposition)- le Cedra avait pu de manière fortuite découvrir une discrète cheminée (photo Q.V. à disposition), destinée à rejeter les gaz émis lors de l’écrasement de fûts de déchets. Et la Criirad pouvait démontrer dans sa récente étude que ces rejets n’étaient ni inertes, ni anodins. Restait à savoir quel pouvait en être l’impact sur la santé des riverains...
La "maladie des rayons"
Si, dans le quotidien départemental l’Est Eclair de ce matin "l’Andra se veut rassurante", la Q.V., elle, et son président Michel Guéritte s’étonnent qu’une enquête épidémiologique n’ait jamais été réalisée, et ce malgré des demandes répétées par le passé. Et si seule une telle étude d’envergure dans la région de Soulaines permettrait d’en savoir plus, il n’en reste pas moins que, en quelques semaines d’enquête sur le terrain, la Q.V. a relevé un taux de pathologies sans rapport avec ce que l’on pourrait trouver dans une région "normale".
Pire, ces pathologies font étrangement écho à celles produites par ce que les autorités nomment de manière rassurante les "faibles doses" de radioactivité. Ces mêmes dites "faibles doses" qui, dans la grande région de Tchernobyl, continuent là-bas à faire des ravages sur la santé des populations. Et le journaliste-réalisateur-écrivain Wladimir Tchertkoff vient de témoigner dans la région Champagne, à travers des films documentaires révélateurs, les dégâts que peut occasionner l’ingestion d’air, d’eau, d’aliments qui, bien que peu contaminés, dégagent des "faibles doses" qui, journellement accumulées, en arrivent à provoquer ce que l’an appelle en Urkraine et Bélarus la maladie des rayons.
A l’heure où l’Andra, par la voix de sa directrice générale, jure que les rejets sont en-deça des autorisations (rappel que pour un impact sanitaire zéro, la dose-rejet doit être de... zéro !) et que son objectif est "la protection des hommes et de l’environnement", le Cedra se met résolument aux service de la Q.V. pour que cesse cet énorme scandale lié à la "gestion" des déchets du nucléaire. Et c’est d’autant plus important maintenant que, d’une part se profile la folie d’enfouir sous terre les pires des déchets radioactifs -à Bure en limite Lorraine/Champagne- et d’autre part que quantités d’autres déchets nucléaires cherchent de nouveaux lieux poubelles "déchets au radium, au graphites, au tritium...)
(1) cette étude + tout le dossier Andra-Soulaines : sur www.burestop.org dès la page d’accueil
* à disposition, photo de stèle, inaugurée par Albert Jacquard
- la Q.V. : 06 06 71 06 81 17 - qv@villesurterre.com / et ouverture très prochaine de http://www.villesurterre.com
- le Cedra : 06 66 95 97 77 - 06 81 31 17 36


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5 réactions à cet article    


  • gem gem 1er mars 2007 13:35

    http://burestop.free.fr/

    ca marche mieux

    Cela étant, il faut quand même rappeller ce que sont les « faible doses » dont on parle :

    http://www.pseudo-medecines.org/articles.php?lng=fr&pg=118


    • Stephane Klein (---.---.19.227) 1er mars 2007 13:52

      Combien de victimes faudra-t-il avant qu’on ne privilegie les alternatives ?


      • Gnole (---.---.192.187) 1er mars 2007 23:05

        C’est toujours moins que ce que prennent naturellement les habitants en Bretagne (massif granitique avec concentration de radionucléides naturels)...


        • Cedra (---.---.49.72) 1er mars 2007 23:29

          Les habitants des régions granitiques sont soumis à des émanations de radon, gaz radioactif, naturel mais néanmoins nocif. Quant aux populations de la région de Soulaines, elles sont soumises non seulement à la radioactivité naturelle mais également à un panache de radionucléides artificiels, et quel panache ! Pour se faire une idée, nous vous engageons à demander au tenancier de ce site poubelle quelle est la liste complète des radioéléments qui sortent de la cheminée fantôme, les volumes respectifs, la quantité de radioactivité (unité : becquerels) qu’ingurgitent les riverains malgré eux. Et à demander également ce qui part dans le sous-sol... NB : « ON » appelle cela les « faibles doses » ; rasssurant, non !


        • Cassandre (---.---.112.99) 2 mars 2007 09:13

          Simple rappel :

          1 - Démontrer l’absence absolue d’impact sanitaire de quoi que ce soit est scientifiquement impossible.

          2 - Il ne s’est pas écoulé assez de temps depuis l’ouverture de ce stockage pour qu’une étude épidémiologique puisse trouver quelque chose, et si l’on trouve il faudra encore démontrer la relation de cause à effet (il y a tant de favoriseurs chimiques de cancers bien plus présents dans l’environnement que les radionucléides : hydrocarbures, pesticides, formaldéhyde etc...).

          3 - Si les rejets issus de l’écrasement des fûts posent problème, il y a des solutions techniques pour les filtrer et bloquer les radionucléides. Ce genre d’opération se fait à Marcoule depuis bien plus longtemps sans que les populations locales aient eu à s’en plaindre, et sans que les études épidémiologiques aient noté quoi que ce soit d’anormal.

          Beaucoup de bruit pour probablement pas grand chose... mais la CRIIRAD, autoproclamée indépendante, n’est pas indépendante des financeurs qu’elle doit trouver pour fonctionner : elle a besoin de faire peur pour trouver des sous à tout prix, et les élus et associations locales sont des cibles de choix, surtout dans des régions peu habituées aux installations nucléaires.

          L’article ne donne même pas la liste des radionucléides en cause et les quantités trouvées dans l’environnement... L’évocation de Tchernobyl à ce propos est une insulte aux vraies victimes de cet accident, qui ne sont pas en France.

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