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Accueil du site > Actualités > Info locale > Paris : Pourquoi ce meurtre d’un arbre souverain ?

Paris : Pourquoi ce meurtre d’un arbre souverain ?

Eric Donfu regrette l’abattage du Saule pleureur centenaire et monumental de l’Ile Saint Louis. L’auteur rend hommage à un arbre-personnalité qui faisait partie du paysage parisien depuis plus d’un siècle et qui ne peut partir sans un bruit. Pour Eric Donfu, la mairie de Paris doit s’expliquer sur les raisons qui ont conduit à sa disparition, il y a quelques jours.

Ce soir, j’ai le sentiment curieux d’avoir perdu un ami. J’ai vu, ou plutôt j’ai aperçu tant l’image me faisait mal, son tronc tailladé à un mètre de hauteur, entouré de copeaux de bois, devant la petite pancarte « saule pleureur ». Quelques fleurs roses avaient été jetées sur son cadavre, touchant et dérisoire hommage humain à un géant abattu.

Comme tant et tant de fois, ce dimanche soir, avec cette belle lumière d’après la pluie, je m’apprêtais à le saluer, d’un regard, d’une pensée. Saluer un arbre souverain, avec un tronc large et rainé, des branches gigantesques, et de longues tiges feuillues caressant la seine en lui indiquant le vent. Oui, complice des flots comme des tours de Notre Dame, là, il était à la dimension des lieux. Et quelle dimension ! Cet arbre était le seul être vivant de la pointe de l’Ile de la Cité capable de répondre au monuments . C’était un arbre monument.

Après avoir vu ses restes, j’ai eu des larmes rentrées. C’est drôle, je n’avais jamais pensé pleurer pour en saule pleureur. Mais il avait une vraie place dans mon cœur, ne serait-ce que par sa présence. Et je sais que ce sentiment doit être très largement partagé. Imaginez, un Saule Pleureur centenaire – et sans doute pluri-centenaire – planté là, au bout de l’ile de la Cité, sur le chemin de l’ile saint louis quand on vient de la rive gauche, et ouvrant la voie quand on traverse le pont dans l’autre sens. Sa taille ? Sans doute une quinzaine si ce n’est une vingtaine de mètres de haut, et le diamètre de son tronc, plus de deux mètres. Oui, seul et calme, il était un seigneur, toujours vert à chaque printemps, avec ses branches infinies qui dansaient dans le vent le long du quai.

Depuis plus de vingt ans que je fais ce trajet avec plaisir, ces deux ponts, je l’ai toujours cru plus fort que tout. Il a résisté à la cru de 1910, à la tempête de 1999, mais il aura donc succombé à une décision des espaces verts de la ville de Paris, pourquoi ?

Le saule pleureur (Salix babylonica) , importé de Chine au XVIIe siècle, cher à des auteurs comme Alfred de Musset, aime les bords de rivières. Et notre arbre était en pleine forme il y a quelques semaines, je peux en témoigner. J’imagine que ce meurtre – appelons les choses par leur nom s’agissant d’un être vivant – a dû être commis par surprise, un matin tôt, en début de vacances. Car s’il y avait eu un débat, s’il avait par exemple fallu voter des crédit pour consolider le quai par exemple – car j’imagine la puissance de ses racines - et bien je suis sûr qu’il serait encore là aujourd’hui, car je suis sûr que cet arbre était aimé. Une bataille se serait peut-être engagée, mais jamais il ne serait tombé comme cela. Ce soir, il n’y avait rien, juste un cadavre, sans un mot d’explication, juste quelques fleurs, et ce grand, ce très grand vide autour.

Oui, je suis triste, car je sais que ce lieu qui est un des plus beaux de Paris ne sera jamais plus le même sans lui. Plus jamais je n’observerai son bourgeonnement, cette petite couleur verte sur des branches nues qui, progressivement, produisaient de l’ombre verte avec ses feuilles douces et toujours fraiches. Il n’était pas seulement imposant et puissant, mais plein, de sagesse, celle qui fait monter la sève au ciel, celle qui plonge ses racines dans le sol, avec un ancrage plus fort que le temps, et pourtant si vivant, une promesse de vie éternelle. Si les arbres ont une personnalité, alors oui, les saules pleureurs sont des arbres romantiques. Et lui était le plus grand, le plus beau des Saules pleureurs, heureux d’être là, souverain, sur un quai exposé à tous les temps, voyant sans être vu toutes les époques, l’occupation et la libération de paris, le 21ème siècle après le 19ème siècle, des générations de parisiens et de parisiennes, et combien de déclarations d’amour sous son ombre ?

Sa disparition brutale nous rappelle que les plantes, et les arbres, sont des êtres vivants, avec leur ADN végétale. Bien-sûr, ils et elles ne protestent jamais et ne bougent jamais, mais ils vivent, et sont sensibles à leur environnement. Peut-être que cet arbre avait cru trop vite devenir millénaire, peut-être ne le pouvait-il pas et que sa chute était inéluctable ? Je pense qu’un minimum d’explications s’impose de la part de la Mairie de Paris, à qui je les demande. J’espère surtout qu’aucune personnalité influente résidant dans l’Ile Saint-Louis n’a eu la criminelle idée de « dégager » sa vue… Mais de toute façon, rien ne pourra le faire revenir, ni le remplacer.

Alors, si, comme les humains, un arbre doit naître, grandir, vivre et mourir, ayons une pensée pour cet arbre. Cela peut vous sembler curieux, mais je vous assure que la population de la Seine, les riverains mais aussi les bateliers, les pompiers ou les plaisanciers habitués ont dû sentir comme un vide.

Mais, plutôt que de l’imaginer chancelant et chutant – cela n’a pas du être facile de l’abattre- je préfère l’imaginer s’envoilant. Et cette fois, plus haut, bien plus haut que les tours de Notre Dame. Alors, adieu ami arbre, et bon envol dans la mémoire de tous.

 

Eric DONFU

 


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64 réactions à cet article    


  • stephanemot stephanemot 13 juillet 2009 10:06

    les branches m’en tombent.


    • plancherDesVaches 13 juillet 2009 14:48

      Et vos branches ne sont pas prêtes d’arrêter de tomber quand vous saurez que nous tuons TOUTES nos forêts en y plantant du résineux.

      Le résineux ne coûte quasiment rien, casse comme du verre en cas de tempête, et TUE tous les feuillus aux alentours sans compter ce qui se trouve en dessous.


    • stephanemot stephanemot 14 juillet 2009 02:50

      et aussi au-dessus : les forets de resineux sont plus silencieuses - moins de diversite sur toute la chaine alimentaire, moins d’especes representees.


    • ZEN ZEN 13 juillet 2009 10:31

      Stéphane
      Quand je pense que j’ai dragué sous ce saule pleureur , lorsque j’étais étudiant
      A pleurer... ?


      • stephanemot stephanemot 14 juillet 2009 02:52

        comment ?!? ZEN depassant le platonique en ses vertes annees ?


      • Regine M Regine M 14 juillet 2009 03:48

        Arghhh ... vous n’étiez pas le seul smiley

        (même génération, graine ?)


      • ConectPositif ConectPositif 13 juillet 2009 10:41

        Merci @ l’auteur pour ce bel article, sensible et trop rare. J’espère que les « espaces verts » vont vous repondre.


        • gondolière 13 juillet 2009 10:45

          « Les êtres simplement organiques ont droit à notre respect en tant que créatures ». Ce n’est pas moi qui le dit c’est Schiller.
          Il faut croire que la mairie de Paris n’a pas lu les philosophes allemands. 
          Le saule pleureur entre l’Ile Saint Louis et l’Ile de la cité, était le témoin muet d’histoires de millions de personnes depuis qu’il avait été planté...
          Personnes qui s’étaient attardées sous son ombrage, avaient caressé ses branches, aimé sa couleur vert tendre sur gris anthracite parisien...
          Mon histoire est l’une de celle là. Mon compagnon aimait éperdument cet arbre. Eperdument, avec cette intensité que possèdent ceux qui savent qu’ils vont mourir bientôt. 
          Il est mort. Et l’une des traces qui me restait de ses sentiments, de sa fougue impétueuse était justement cet amour pour cet arbre que nous partagions. 
          Cet arbre, il suffisait que je me pose sur le quai d’en face et que je le regarde, pour me sentir comprise et un peu consolée. 
          C’était une communion improbable d’humain à végétal. 
          Aujourd’hui, il n’est plus là. Je le pleure, comme je pleure encore aujourd’hui cet homme disparu. Avec un sentiment d’abandon et de solitude en plus." 


          • libreetclair 13 juillet 2009 11:10

            C’est déguelasse d’avoir coupé cet arbre ! Pouquoi ces garnds arbres centenaires ne serait-ils pas classés, comme les monuments ? Et si on doit les abattre, seulement avec des raisons valables, ce qui ne semble pas la cas ! Hélas, hélas, que font les élus ?


            • armand armand 13 juillet 2009 11:23

              Comme d’hab, la municipalité dite ’de gauche’ montre que la concertation n’est absolument pas de mise, et que les mesures dictatoriales n’admettent aucune contradiction.
              Il y a quelques années, un ami à moi, sculpteur de son état, est resté plusieurs jours en haut d’un bel arbre du boulevard Arago, un de ces marronniers, que les potentats d’ l’Hôtel de Ville ont juré de faire disparaître pour de pseudo-raisons médicales. Rien n’y a fait.

              En revanche, devant les puissances de l’argent, Delanoë et son équipe courbent l’échine en émettant quelques bêlements plaintifs.

              Dernière affaire du genre, l’assassinat de la libraire Brentano’s, avenue de l’Opéra.
              La BNP-Paribas (une de ces banques qui ont droit à toute la sollicitude de ceux qui nous gouvernent) , proprio des murs, a décidé de tripler le loyer, acculant la maison plus que centenaire au dépôt de bilan.
              Qu’attendait Delanoê pour organiser une manifestation, une occupation des lieux ? Le vote de mesures fiscales de rétorsion ? RIEN.
              De même, l’équipe municipale s’est gardée de croiser le fer avec le milliardaire Arnault, qui a fait main basse sur la Samaritaine, l’a fermée depuis des années, et compte la dénaturer avec hôtel det commerces de luxe.

              Alors quand on peut sévir contre ce pauvre arbre...


            • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 13 juillet 2009 15:01

              Libreetclair : Je l’aimais aussi et je l’ai connu avant vous. Paris est le plus beau symbole de l’Occident. Détruisez Paris et on se demandera ce que nous sommes venus faire ... Égratigner Paris est un crime. 


              Je présume que quelqu’un va demander des explications, que ces explications seront fournies vite et seront sans équivoque. Si ces explications ne sont pas satisfaisantes, j’aimerais m’écarter de mon vocabulaire habituel pour demander que soit immédiatement congédié l’ordure de fils de pute d’enculé responsable de cette décision.

              Sinon je reviendrai le 13 de chaque mois pour le rappeler. 

              Pierre JC Allard

            • Lisa SION 2 Lisa SION 2 13 juillet 2009 11:15

              Ca fait toujours du mal de voir un bel arbre disparaitre et deux ans avant, on peut déjà commencer par en planter un ou deux autres. Le saule pousse quand il se plait de cinq mètres par an et donc remplace très vite le vide observé ce qui permet à la plaie de se refermer très vite. Vous pouvez aussi nommer une commission parlementaire et faire appel à des fonds budgétaires qui dans les cinq ans qui viennent après un rapport de mille pages et un million d’euros...mais le mieux, c’est d’enfoncer en terre une branche de l’ancien qui repart comme en 14 !


              • ZEN ZEN 13 juillet 2009 11:22

                On peut peut-être aussi se demander s’il n’était pas bon à abattre
                S’il ne représentait pas un danger
                Et saule, il a vécu ce que vivent les saules...
                Tant pis pour les poètes !

                Allo, Bernard Delannoë ! Une explication... ?


                • Fugu Fugu 13 juillet 2009 11:30

                  MERCI pour cet hommage, votre sensibilité est partagée ! N’habitant plus Paris j’ignorais ce crime... Je pensais (innocemment et stupidement ) qu’en 2009 après tout le cirque de l’écologie bonne conscience que l’on nous assène, ce genre d’outrage ne pouvait plus se produire.
                  Ils ont osé... ils ont abattu plus qu’un arbre...
                  Peut-être les décideurs, nos dirigeants, ont-ils fait couler la goutte en trop ? Peut-être est-ce le début d’une nouvelle ère où le « martyr » qui nous fera bouger sera un ARBRE...


                  • glopglop70 13 juillet 2009 11:43

                    bravo,
                    on tombe dans le délire le plus grotesque. A quand un article contre la tonte des pelouses..... Ce n’est pas parce que l’humanité est en danger qu’il faut dire n’importe quoi. Ne l’oublions pas, notre civilisation est en danger à cause de notre connerie. Essayons de contenir nos conneries et on devrait s’en sortir. Des arbres coupés, cela existe depuis des millions d’années, même les castors s’y sont mis (lol)

                    signé : un gars de la campagne


                    • Alexandre Partick 13 juillet 2009 11:49

                      Stupid boy ! Et bien bétonne ta campagne ! 


                    • armand armand 13 juillet 2009 11:51

                      gars de la campagne,

                      De toute évidence, habitant à la campagne, vous méconnaissez l’attachement du Parisien à ces quelques traces de verdure, surtout quand elles sont anciennes.

                      Mais on peut y voir également un exemple de plus de l’obsession de l’équipe municipale à tout aseptiser, baliser (ah, ces potelets, destinés à empâcher les voitures de stationner, et qui, de facto, interdisent les trottoirs à tout le monde, piétons compris)quadriller, ravaler, légiférer, fermer (les jardins publics qu’on ferme dès que souffle le vent de peur qu’une branche ne tombe sur un môme !).


                    • Montabelais 13 juillet 2009 11:54

                      Parfaitement d’accord avec vous, glopglop70. Ces jérémiades de bobos incultes pour un arbre sans doute arrivé en fin de vie (les saules pleureurs atteignent très rarement 150 ans), peut-être gravement miné par la maladie, c’est le comble du ridicule.

                      Un arbre, ça vit, ça grandit, ça se coupe, ça se remplace éventuellement, et point barre !


                    • Fugu Fugu 13 juillet 2009 12:09

                      @ Montabelais

                      Non seulement vous réagissez stupidement mais en plus vous « insultez » les autres, vous êtes à plaindre... si on vous écoutait on pourrait réagir de la même façon face aux génocides ! après tout, les gens sont faits pour mourir aussi ! Vous devriez apprendre que plutôt que de réagir négativement vous feriez mieux de nous épargner votre « haine » et rester dans votre petite vie.


                    • ZEN ZEN 13 juillet 2009 12:24

                      Les Parisiens s’attachent à des symboles..
                      Prenez votre vélo, suivez la Seine> Rueil> découvrez la forêt de Malmaison
                      Respirez !!


                    • PhilVite PhilVite 13 juillet 2009 12:39

                      Tu parles d’un bourrin, celui-là !


                    • dom y loulou dom 13 juillet 2009 12:52

                      @montebalais

                      si vous n’avez pas encore compris que le vivant est un tout ne vous étonnez pas trop de découvrir que d’autres considèrent la même chose que vous à propos des humanoïdes, les élèvent, les abreuvent, les vaccinent et organisent des campagnes de procréation débridée...




                    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 13 juillet 2009 15:28

                      @ Glopglop : 


                      Commençons par l’évidence que vous êtes un imbécile. Il ne vous est resté le bon sens que de choisir un pseudo évocateur de l’amibe en tout début d’évolution. 

                      Ce n’est pas d’un brin d’herbe qu’on parle, ce n’est pas d’un arbre quelconque, ce qui serait déjà dommage, c’est de l’arbre qui était associé à l’un des profils de la Cité. L’arbre uni à des millions de souvenirs de millions de gens qui ont vécu là, en le regardant, un moment précieux de leur petite vie évanescente qui, comme la vôtre, n’est que la séquence de moments dont bien peu sont précieux.

                      Je vous souhaite - et souvent ce que je souhaite arrive - que vous n’oubliez jamais le moment où vous avez choisi de venir affirmer ici votre inintelligence et votre insensibilité. Je souhaite qu’il soit su de tous dans votre campagne que vous êtes le lâche anonyme qui avez fait ce commentaire. Si votre campagne peut contenir les cons comme vous, elle devrait s’en sortir.

                      Pierre JC Allard


                    • Regine M Regine M 14 juillet 2009 04:17

                      Pas ... GlopGlop

                      Les castors vilains coupeurs d’arbres, à Paris ... existaient : la Bièvre, couverte pour cause de pollution industrielle (tanneries) est déjà une vieille, vieille, histoire... placée à l’époque au même niveau que votre pelouse.

                      Arracher, salir, couper, exploiter : c’est déjà un jeu (dans le sens « coup de dè ») qui à été exploré. Les conséquences aussi. Les castors ont perdu : Victoire !

                      En vous répondant ainsi, je défend une « pelouse » qui met ... 10 ans pour un bel arbre de Noêl, 20 ans pour une planche d’étagère, 50 ans pour une poutre (sans ironie mais avec clin-d’œil), et 100 ans pour commencer à l’aimer..

                      Alors on sort la tondeuse ?


                    • Alain31 3 septembre 2009 22:36

                      Soit ce glopglop70 est un troll qui s’amuse et il vaut mieux l’ignorer, soit il pense vraiment ce qu’il dit et c’est triste à pleurer. 


                      Et si il est vraiment de la campagne, peut-être est-il agriculteur, alors tout s’explique ! Quand on voit comment ces « jardiniers de la nature » comme ils aiment à se présenter traitent leurs terres et empoisonnent même celles des autres, rasent toutes les haies et s’étonnent ensuite du ruissellement qui emporte la couche arable, les arbres ne sont pour eux que du bois pour le feu.

                      Au fait, glopbeauf70, les arbres existent bien depuis des millions d’années, mais pas les hommes pour les couper, et encore moins les tronçonneuses.

                    • Alexandre Partick 13 juillet 2009 12:04

                      Point barre, comme vous dites ! Très fin ! 


                      • Arcane 13 juillet 2009 12:08


                        Tout juste bon à brûler le vieux saule !

                        Pourris jusqu’à la moelle, il devait être . Vous imaginez un touriste étatsuniens ou nippons se le prenant sur la gueule ? Vous imaginez les dommages et interets ?

                        En plus il a toujours fait chier pour les photos de notre-dame ce conifère en bois, on pouvait pas tout bien voir ! Maintenant, notre-dame by night en entier vu de la Saône (ou du Rhône, jme souviens plus le nom de l’égout qui coule à Paris) , ça va générer de beaux bénéfices pour les cartes postales pour les touristes nippons survivants.

                        Plus de besoin de photoshopper, c’est du temps donc de l’argent de gagner.

                        En plus, tous les asmathiques et autres allergiques des naseaux sont contents car ils ne pleurent plus ni ne toussent au printemps !

                        Ah lala , ces parigots qui pleurent plus un saule mort qu’un SDF en train de pourrir ou de geler sur leur trottoir d’en face ...



                        Que des avantages je vous dis !

                        Mais on mettra à la place un massif de lauriers d’aumoins 1,m 50 entourés de joilies pensées pour le saule . C’est sain ça, c’est propre , c’est carré.


                        • Arcane 13 juillet 2009 12:11

                          ps : il manque des émoticones mais je ne vous dirais pas ou , veuillez pour vos réclamations vous adresser au gérant qui a asseptisé le site de toute émotion ...


                        • Lucien Denfer Lucien Denfer 13 juillet 2009 18:41

                          D’un point de vue touristique c’est nipon ni mauvais...


                        • kimono 13 juillet 2009 21:47

                          Toi, t’es loin d’être au carré, pauvre gus


                        • Arcane 14 juillet 2009 18:53


                          Décidemment, le manque de smiley se fait cruellement sentir ; - )


                        • ZEN ZEN 13 juillet 2009 12:22

                          Hélas ! le gérant est en vacances...perpétuelles
                          Difficile de pénétrer les arcanes d’AV...


                          • dom y loulou dom 13 juillet 2009 12:36


                            Les arbres portent bien des mémoires et celui-ci en avait vu des évènements !!


                            Quand un vieux abat un arbre on sait qu’il va mourir dans l’année.


                            Espérons que ce crime supplémentaire n’est pas prémonitoire pour Paris. 


                            La responsabilité ne concerne que ceux qui ont pri la décision de l’abattre quand ils croient pouvoir utiliser la nature pour leur vaudou constant et afaibir ainsi les forces de vie.


                            Mais les esprits de la nature ne sont pas des démons du royaume des morts.


                            • Georges Yang 13 juillet 2009 14:18

                              Le saule devait menacer de tomber dans un à dix ou vingt ans ! Il est victime du principe de précaution, mode ridicule instillée par les verts.


                              • fredleborgne fredleborgne 13 juillet 2009 14:42

                                Après cet hommage vibrant, il convient de trouver le ou les responsables de cette conduite imbécile et contre-nature. Mais reste t-il dans la capitale un seul chêne de justice permettant de les pendre haut et court, ou faudra t-il utiliser dorénavant les poteaux de l’éclairage public ?

                                Au fait, s’il pleut demain, c’est une pelouse à 600 000 euros qui va être dévastée par le concert de Johnny sur le champs de mars. Personne pour permettre une économie substantielle au budget municipal ?


                                • Plum’ 13 juillet 2009 15:42

                                  Bel article qui parle d’un problème beaucoup plus grave qu’on pourrait le croire. Certaines municipalités ont en effet un très forte volonté d’aseptisation de l’espace public.

                                  C’est le cas de la ville de Tours qui a « exécuté » un très bel arbre centenaire sous prétexte que ses fruits puaient et glissaient à côté d’un lieu pour touristes cf. http://pressibus.free.fr/blogcvl/a/2008-06-26a.html

                                  Ce même site, en une page voisine http://pressibus.free.fr/blogcvl/arbres.html fait une démonstration accablante, avec de nombreux exemples, que la situation est en grave régression depuis des dizaines d’années, avec des abattages massifs et systématiques (notamment des peupliers et tilleuls).

                                  J’y vois notamment écrit (rejoignant ainsi les propos ici tenus) dans un chapitre « Vivons avec nos vieux et avec nos malades » :
                                  « Mais que l’on cesse de nous dire qu’il faut abattre tous les arbres malades. Certains peuvent vivre encore plusieurs siècles... Nous savons vivre avec nos personnes malades, sachons vivre avec nos arbres malades. Ils ne sont pas tous dangereux, loin de là... Il n’y a pas lieu de les éliminer sous prétexte qu’ils échappent à des normes de bienséance... Plus les arbres sont vieux et malades, plus l’écosystème est riche... »

                                  Le chapitre « Propagande du On abat (des arbres) et on replante (des arbustes) » montre comment la population est endormie (la plupart des élus aussi) par un discours rassurant de replantage qui cache habilement que souvent on remplace des grands arbres par des arbres bien plus petits ou des arbustes (moins de 7 mètres).

                                  Il nous faut être très attentifs à ces manières insidieuses qui détruisent notre cadre de vie.


                                  • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 13 juillet 2009 15:46

                                    @ L’auteur « J’espère surtout qu’aucune personnalité influente résidant dans l’Ile Saint-Louis n’a eu la criminelle idée de « dégager » sa vue… Mais de toute façon, rien ne pourra le faire revenir, ni le remplacer »


                                    Ce serait faire oeuvre pie que de trouver cette personnalité influente, si elle existe, de s’assurer qu’elle est remplacer et de faire le nécessaire pour qu’elle ne puisse revenir. Il faudra sans doute se résigner, pourtant, à ce que cette décision ait prise par un imbécile-quidam sans panache pour qui sa propre insignifiance sera sa seule punition. Une peine aussi impossible commuer que le résultat de sa bêtise est impossible à réparer.

                                     Pierre JC Allard


                                    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 13 juillet 2009 15:51

                                      @ L’auteur «  J’espère surtout qu’aucune personnalité influente résidant dans l’Ile Saint-Louis n’a eu la criminelle idée de « dégager » sa vue… Mais de toute façon, rien ne pourra le faire revenir, ni le remplacer »

                                      Ce serait faire oeuvre pie que de trouver cette personnalité influente, si elle existe, de s’assurer qu’elle est remplacée et de faire le nécessaire pour qu’elle ne puisse revenir. Il faudra sans doute se résigner, pourtant, à ce que cette décision ait été prise par un imbécile-quidam sans panache donti sa propre insignifiance sera la seule punition. Une peine aussi impossible à commuer que le résultat de sa bêtise est impossible à réparer.

                                       Pierre JC Allard

                                      • Eric Donfu Eric Donfu 13 juillet 2009 19:24

                                        Bonsoir,
                                        Merci pour vos messages, on sent que vous êtes touché.
                                        Oui, comptez sur moi pour exiger des explications, je vous les communiquerai.
                                        Bonne soirée,
                                        Cordialement,
                                        ED


                                      • sisyphe sisyphe 13 juillet 2009 17:36

                                        Auprès de mon arbre
                                        Je vivais heureux
                                        J’aurais jamais dû
                                        M’éloigner d’ mon arbre
                                        Auprès de mon arbre
                                        Je vivais heureux
                                        J’aurais jamais dû
                                        Le quitter des yeux

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