Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Info locale > Pays Messin : prendre davantage en compte le tourisme

Pays Messin : prendre davantage en compte le tourisme

Beaucoup de gens minimisent l’importance et l’impact du tourisme dans l’économie locale. Cependant, dans le classement des 44 villes au monde à visiter en 2009 établis par le prestigieux et influent New York Times, les internautes classent Metz en troisième position. Un choix qui laisse entrevoir de belles perspectives et pourrait provoquer une réelle prise de conscience. Car dans le Pays Messin comme ailleurs en Lorraine, le tourisme est souvent considéré comme une activité économique secondaire. Les chiffres parlent pourtant d’eux-mêmes, voyez plutôt.

Selon l’INSEE (Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques), l’activité touristique dans le Pays Messin générait 6 270 emplois en 2006. Aujourd’hui, selon la Chambre de Commerce d’Industrie et des Services, on serait autour de 8 000. Cela dit, ces données constituent une moyenne annuelle, dans la mesure où les effectifs augmentent de 26 % en juillet et en août et baissent dans les mêmes proportions en hiver. A noter néanmoins que le pôle thermal et touristique d’Amnéville-les-Thermes a créé 2 000 emplois directs et plusieurs centaines d’emplois indirects à lui tout seul.

Il est cependant difficile d’évaluer la fréquentation touristique exacte sur l’ensemble du Pays Messin. On sait néanmoins par exemple à Metz, que 500 000 visiteurs franchissent chaque année les portes de l’office de tourisme. On estime de même que la ville attire plus d’un million de touristes par an et que le site d’Amnéville en accueille plus de 5. Certaines locomotives du secteur fournissent des chiffres précis, à savoir le zoo d’Amnéville qui a enregistrés 591 871 visiteurs en 2008, la cathédrale de Metz (548 100), Thermapolis (468 892), le Snowhall (450 000), ou encore Walygator (402 544). Notons de même, qu’en termes de fréquentation globale, Amnéville gagne en général 12 à 15 % par an. L’office de tourisme de Metz a quant à lui enregistré une progression de 10,43 % de janvier à août.

En outre, alors que les études montrent qu’un touriste dépense en moyenne 150 à 200 euros par séjour, hôtel compris, à Amnéville, et que le site génère plusieurs millions d’euros d’activité, l’impact financier du tourisme est beaucoup plus difficile à mesurer à Metz. L’an dernier, selon le CCI, 1,2 million de nuitées ont été comptabilisées dans le Pays Messin. Alors qu’il y a encore trente ans ces dernières étaient principalement le fait d’une clientèle d’affaire, on sait aujourd’hui que 15 à 20 % de ces nuitées proviennent exclusivement d’une clientèle touristique et ce, essentiellement grâce à Amnéville. L’arrivée du Centre Pompidou l’année prochaine devrait permettre aux hôteliers messins d’accueillir plus de touristes. Selon les estimations de la ville, le centre d’art contemporain devrait attirer entre 200 000 et 300 000 personnes. Si seulement 10 à 20 % de ces visiteurs passent une nuit à Metz, les retombées économiques seraient déjà intéressantes selon la mairie.


Moyenne des avis sur cet article :  5/5   (4 votes)




Réagissez à l'article

3 réactions à cet article    


  • Georges Yang 5 octobre 2009 15:14

    Metz est devenu une ville très agréable à vivre depuis au moins une décenie. On n’est loin de la ville de caserne grise que j’ai connu dans les années 60. Oui, Metz pourrait profiter de la manne touristique, avec mise en valeur de l’arrière pays, surtout vers le Nord, nettement moins abimé par l’industrialisation du 19° siècle en dehors de la vallée des Anges. Au nord de Thionville, la campagne est superbe, il est même possible de s’attarder pour visiter les châteaux de Sierck-les-Bains, de Manderen et se ballader en fôret. Malheureusement, la Lorraine se vend encore assez mal comparé à l’Alsace voisine. Mais dans un sens, l’absence de tourisme de masse préserve la région des excès de la côte d’Azur et maintien encore l’identité locale. 
    Pour en revenir à Metz,il est vrai que la ville est encore assez méconnue des français et il est étonnant qu’un journal américain ait pu l’identifier, mais les lecteurs du New York Times ne sont pas des américains moyens, il serait domage de voir la ville envahie de yankees en short, mangeant des mac Do et se croyant en Allemagne ! 


    • Georges Yang 5 octobre 2009 20:38

      PS Malgré le respect que l’on peut avoir pour les Alsaciens, le bandeau publicitaire pour hôtellerie et la restauration en Alsace est une provocation !


      • janequin 5 octobre 2009 23:14

        Cette troisième place est effectivement bien étonnante. Mais pas tant que cela quand on a milité pour éviter que la ville soit transformée en « Manhattan de l’est », comme le désirait le Ministre des Transports Raymond Mondon.
        La volonté des messins a été de conserver leur patrimoine, de le restaurer.

        On ne trouve nulle part ailleurs en France une architecture moyenâgeuse semblable, utilisant les murs-écran, avec des toitures invisibles de la rue, à quatre pans à faible pente et couvertes de tuiles canal. Rien à voir avec l’architecture à la romane (Nancy, Bar-le-Duc, Lunéville, Reims, Dijon,...), ou à la germanique (colombages en particulier comme en Alsace ou dans la basse vallée de la Moselle). L’hôtel St Livier pourrait être édifié à Sienne qu’on n’y trouverait pas à redire. Pour bien apprécier cette architecture particulière, on peut s’attarder sur la place de Chambre.

        La couleur de la pierre est aussi originale. Nettoyée, c’est très chaleureux. Il faut dire à ce sujet que Metz est restée de 1870 à 1973 sans ravalement de façade. Pourquoi ? Eh bien parce qu’en 1870, les messins riches sont partis sans espoir de retour, les uns vers Paris, les autres vers Nancy (Metz est passée de 60000 âmes à 30000, tandis que dans le même temps, Nancy passait, elle, de 30000 à 60000...)
        Ces ex-messins ont continué à être propriétaires des anciennes demeures messines, percevant les loyers, mais n’y effectuant plus de travaux.
        D’où la vétusté de la ville moyennâgeuse avant 1970.

        Et puis, il ne faut pas oublier la ville française (Rempart St Thiebault), ni la ville allemande (quartier de la gare). Gare qui est restée elle aussi près de 100 ans sans ravalement... et qui impressionne de plus en plus.

        En tous cas, il faudra bien créer de nouveaux parkings pour les autocars, et surtout renforcer les dessertes ferroviaires si l’on veut que l’impact d’une telle promotion se fasse sentir.

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON







Palmarès