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Accueil du site > Actualités > Info locale > Ségolène, les enfants de deux ans et le bilinguisme à l’école

Ségolène, les enfants de deux ans et le bilinguisme à l’école

Ségolène Royal vient de faire connaître ses « cent propositions pour une France plus forte », issues de la synthèse des débats participatifs organisés par le Parti socialiste dans toute la France. L’accueil des enfants de deux ans en maternelle, chère aux Bretons, n’y figure pas. La ratification de la Charte sur les langues régionales non plus.

Au chapitre de l’Educcation et les jeunes, deux propositions méritent une attention particulière pour les Bretons.

- La scolarisation obligatoire "dès trois ans" (projet PS)
- Un service public de la petite enfance" (projet PS)

Concernant l’accueil des enfants de deux ans à la maternelle, la candidate ne propose rien de plus.

L’actualité est pourtant brûlante puisque les inspections académiques du Finistère, des Côtes d’Armor et du Morbihan sont en train de tenter de réduire au minimum l’accueil des deux ans à l’école. Rappelons qu’en Bretagne, jusqu’à cette année, plus de 60% des deux ans étaient scolarisés. En Ille-et-Vilaine, où l’accueil des moins de trois ans n’est plus assuré à la maternelle depuis déjà deux ans, ce taux a été ramené à 37 %. Ségolène Royal veut-elle, elle aussi, remettre les Bretons au pas ? Une clarification des plus hautes instances du PS, au niveau régional, serait souhaitable...

Question d’autant plus importante que l’accueil des deux ans conditionne, pour partie, le développement de la filière bilingue français-breton : l’ouverture d’un nouveau site bilingue est généralement conditionné à l’accueil d’enfants de deux ans.

En décembre 2004, un plan pour le développement de la langue bretonne prévoyant 20 000 élèves dans les classes bilingues en 2010, avait été adopté à l’unanimité des élus du Conseil régional. Veut-on toujours que ce plan réussisse ?

Mme Royal s’était affirmée en faveur de la ratification de la Charte sur les langues régionales ou minoritaires. Cette ratificiation ne fait pas partie des cent propositions.

Inquiétude, là encore, puisque la préparation de la carte scolaire révèle une remise en cause sans précédent de l’enseignement bilingue en Bretagne :
- aucune ouverture de nouveau site dans le Finistère et dans le Morbihan et en Ille-et-Vilaine
- Le nombre de nouveaux postes d’enseignants bilingues est particulièrement réduit et ne permettra pas d’assurer la croissance attendue, et souhaitée par les parents. Dans de telles conditions, l’effectif de 20 000 élèves souhaité par le Conseil régional ne sera jamais atteint.

Qu’en pense Jean-Yves le Drian ? Qu’en pensent les fédérations PS de Bretagne ? A quelques semaines des élections, une clarification aiderait les électeurs à faire le bon choix.

Cette clarification semble d’autant plus urgente qu’un rapide court d’œil sur le contenu des récents débats participatifs n’est guère encourageant. Comme chacun le sait, ceux-ci auraient largement servi à préparer les choix effectués par Mme Royal. Le site ouiaubreton met donc en ligne les comptes rendus de quelques débats participatifs qui ont eu lieu dans le Finistère en janvier et février. On peut les consulter en cliquant ici.

Rappelons que, depuis quelques jours, le site permet aussi de consulter des informations sur l’intérêt que les députés de toutes les circonscriptions de Bretagne portent aux questions touchant à l’accueil des deux ans et au bilinguisme à l’école. Lire l’article.


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24 réactions à cet article    


  • miteny (---.---.130.65) 15 février 2007 14:15

    Pourquoi est-ce qu’on ne défend pas plus les langues régionales !! C’est quand même une richesse. En fait, j’hésite entre mon amour des langues et le fait qu’il faut quand même des grandes langues de communication.

    Seule solution : le bilinguisme (ou tri) dès le plus jeune âge !! C’est primordial et en plus c’est le meilleur médicament contre la sénélité.


    • vraitravailleur (---.---.35.253) 15 février 2007 22:53

      Il est absurde d’enseigner le breton en Bretagne où il n’y a que trois cent mille habitants comprenant le breton, plutôt que l’arabe parlé dans cette même soi-disant Bretagne par plus de quatre cent mille locuteurs.

      Les Bretons ont importé leur langue au cinquième siècle, les Arabes au vingtième : quel droit l’antériorité des uns leur donne-t-elle par rapport aux autres ?

      Personne ne peut nier que dans les villes, les commerçants les plus actifs en Bretagne comme sur le reste du territoire français, sont originaires des anciens départements français d’Afrique du Nord .

      De plus, l’arabe ouvre beaucoup plus de perspective qu’une langue moribonde comme le Breton.

      Dans la charte sur les langues minoritaires signée par Balladur, personne n’a précisé quelle langue minoritaire correspondait à chaque territoire.

      vraitravailleur


    • Milla (---.---.22.22) 12 mars 2007 22:27

      @ vraitravailleur

      De quel droit déciderais tu de tuer une langue... ma nièce a effectué toute sa scolarité en maternelle dans une école catalane dans le sud de la France ce qui ne l’empêche pas d’évoluer normalement en primaire.


    • Milla (---.---.22.22) 12 mars 2007 22:30

      @ Adama

      vous êtes géant...c’est un majnoun doublé d’un arioul...

      vive la diversité des langues milla  smiley


    • vraitravailleur (---.---.117.48) 15 mars 2007 23:10

      @milla

      Je n’ai aucunement décidé de « tuer une langue », d’ailleurs je n’ai pas ce pouvoir. Je dis seulement qu’il est plus utile d’apprendre l’arabe qu’une langue régionale, d’autant plus qu’il y a de fortes chances que l’arabe devienne bientôt la seconde langue officielle après le français et que votre nièce sa marie avec un arabophone plutôt qu’avec un catalanophone.

      En effet, il convient de prendre en compte le retour massif des arabophones dans le Roussillon, qui est autant leur terre que celle des Catalans, qui les en ont chassés il y a dix siècles.

      Le mieux, d’ailleurs, est d’apprendre l’anglais au lieu de tous ces dialectes en voie de disparition.

      vraitravailleur


    • schroen (---.---.175.112) 15 février 2007 17:23

      retourne écouter radio bleue, benachwa


    • lo passejaire (---.---.80.219) 15 février 2007 15:45

      Il n’y a pas d’opposition entre langues de communication large et langues dites « régionales ». La plupart des habitants du monde connaissent et pratiquent plusieurs langues. Pourquoi les Français font-ils exception ?

      Quant au PS, tant pis, on ne votera pas pour lui ... Les programmes de l’UDF et des Verts mentionnent clairement la reconnaissance des langues de France.


      • Krokodilo Krokodilo 15 février 2007 16:28

        Effectivement, Royal soutient l’anglais à l’école maternelle ! Elle ne semble pas avoir beaucoup réfléchi à la diversité linguistique et au recul du français depuis l’arrivée de la GB dans l’Union européenne... Rappelons qu’actuellement, l’anglais est imposé à l’école maternelle, à 90%, parfois l’allemand ou la langue régionale. A l’école primaire, il n’y a aucun choix de langue, on ne le répètera jamais assez ; cette réforme récente est une folie à modifier d’urgence dans le sens de l’initiation linguistique large.

        Quant au problème des langues régionales, il y a une question à laquelle personne ne répond : jusqu’où ?

        Où l’apprentissage doit-il s’arrêter ? Je m’explique : dans l’idéal, comment imaginez-vous les choses ? Jusqu’où l’enseignement doit-il être bilingue, dédoublé ? Maternelle, c’est fait, primaire, c’est fait avec des hauts et des bas, secondaire, idem avec plus de difficultés, et au-delà ? Faut-il que tous les enseignements soient dédoublés en français+langue régionale ? Sachant que cela implique un véritable casse-tête administratif, une inflation de professeurs (Le Pérou avait voulu rendre le Quechua langue nationale bis, et avait estimé à 200.00 le nombre de postes à créer), voire une impossibilité : plus le poste exige de connaissances spécialisées, plus dur sera le recrutement d’un enseignant bilingue. Si vous admettez que cette solution extrême est impossible, il faut donc une limite au développement des filières bilingues. En outre, comme l’ont fait remarquer nombre de messages, l’Union européenne recommande l’étude de la langue des voisins, d’une langue internationale, etc., etc. Ca fait beaucoup !


        • chimel (---.---.60.176) 15 février 2007 17:33

          Et Sarko ? Il ne propose pas une simple révision de la carte scolaire mais sa suppression pure et simple ; est-ce mieux ? kénavo !


          • Algunet 15 février 2007 17:58

            La maternelle à 2 ans, ça s’appelle une crêche ! Pourquoi pas a 1 an ou dés la naissance pendant qu’on y est. Visiblement ces parents ne veulent plus de leurs enfants, qu’elle drôle d’évolution a notre société... smiley


            • Aoteur de l’article (---.---.52.104) 15 février 2007 19:32

              Ce n’est pas une évolution... Mais une réalité en Bretagne où 70% des enfants de 2 ans sont scolarisés... Ce qui participe peut-ê^tre aux bons résultats de l’acdémie de Rennes à toutes les évaluations. C’est aussi le cas dans nombre de départements français. C’est actuellement remis en cause par le Ministère de l’Education Nationale, non pour des raisons pédagogiques, mais uniquement des raisons budgétaires.

              On peut effectivement discuter des avantages ou des inconvénients de cette scolarité précoce. Il n’en rest pas moins qu"à la prochaine rentrée scolaire, 850 familles, en Bretagne, devront trouver des solutions pour faire garder leur enfant car si le Ministère supprime des postes en maternelle de façon autoritaire et arbitraire, aucune solution alternative n’est prévue pour le enfants dans des crèches ou des graderies déjà saturées.


            • Milla (---.---.22.22) 12 mars 2007 22:33

              @ Algunet

              il n’y a plus de crèches, ou de places je veux dire alors les bb il faut bien les mettre quelque part...


            • pascal (---.---.104.224) 15 février 2007 21:45

              Et qu’évalue-t-on à Rennes ? Leurs performances scolaires , leur bien-être, leur psychisme, leur bonheur ou leur souffrance ? Pour ma part, au vu des positions prises par de nombreuses personnes compétentes qui se sont penchées sur le sujet de la scolarisation précoce, j’ai cessé de défendre cette idée...


              • jenesuisrien (---.---.153.193) 15 février 2007 23:54

                Bonjour,

                Je suis contre l’enseignement du breton, cela fait partie pour moi d’une option comme le théâtre. Cette langue est morte durant la vie de ma mère qui ne parlait que le breton du sud finistère, lui même incompatible avec celui du léon et autres locatités.

                Cette folie de breton dans le primaire est généralement le choix de parents voulant que leurs enfants s’ouvrent aux langues étrangères et que celà fusse du russe ou du chinois c’est la même chose. Plusieurs familles, de Marseille mais habitant la bretagne mettent leurs enfants dans les classes bilinges. Elle deviennent donc des classes camif, des classe élitistes.

                Par contre mes enfants ont été scolarisés à 2 ans et cela c’est parfaitement bien passé pour la bonne raison que tous les après midi la sieste ne fatiguait pas les maîtresses, pardon les professeurs des écoles.

                Peu de vrai bretonnant à vrai dire et une fois en seconde il reste un elève motivé qui lui n’a plus de cours de breton faute d’élèves justement.

                Signé une bretonne pure beurre salé.


                • rien je ne suis pas (---.---.194.212) 16 février 2007 00:54

                  @ jenesuisrien

                  vos choix sont tout à respectables.

                  mais admettez que tout le monde ne pense pas comme vous.

                  et que les choix des parents qui ne pensent pas comme vous sont tout aussi respectables.


                • vraitravailleur (---.---.241.9) 16 février 2007 08:48

                  Il est absurde d’enseigner le breton en Bretagne où il n’y a que trois cent mille habitants comprenant le breton, plutôt que l’arabe parlé dans cette même soi-disant Bretagne par plus de quatre cent mille locuteurs. Les Bretons ont importé leur langue au cinquième siècle, les Arabes au vingtième : quel droit l’antériorité des uns leur donne-t-elle par rapport aux autres ?

                  Personne ne peut nier que dans les villes, les commerçants les plus actifs en Bretagne comme sur le reste du territoire français, sont originaires des anciens départements français d’Afrique du Nord .

                  De plus, l’arabe ouvre beaucoup plus de perspective qu’une langue moribonde comme le Breton.

                  Dans la charte sur les langues minoritaires signée par Balladur, personne n’a précisé quelle langue minoritaire correspondait à chaque territoire.

                  vraitravailleur


                  • LE CHAT LE CHAT 16 février 2007 09:01

                    ben oui Ségolène , à quand l’apprentissage obligatoire du ptit quinquin pour les 59-62 et les chansons du carnaval de dunkerque comme berceuses dans les crèches du chtimiland !  smiley


                    • fauxbranleur (---.---.208.157) 18 février 2007 06:42

                      vraitravailleur : « Les Bretons ont importé leur langue au cinquième siècle, les Arabes au vingtième : quel droit l’antériorité des uns leur donne-t-elle par rapport aux autres ? »

                      Vous venez de le dire vous-même : mille cinq cents ans.


                      • glamdring (---.---.142.192) 19 février 2007 17:11

                        Beaucoup d’idées reçues sur le breton comme d’habitude. Premièrement un breton qu’il vienne du vannetais de Cornouaille, du Léon ou du Trégor peut comprendre tous les autres types de breton, les différences sont minimes et ne sont surtout q’au niveau de l’accent. Mais d’où viennent les chiffres de vrai travailleur ? 40000 locuteurs arabe en Bretagne ? Sur 3 millions d’habitants ça fait 13% de la population. Wow sachant que selon l’INSEE les étrangers représentent 0.9% des habitants bretons il doit surement y avoir un problème, 13% c’est plus que la proportion d’étrangers à Paris. Amusant...

                        Sinon si j’ai bien compris, le breton ne sert à rien car parlé par peu de personnes. Dans ce cas je suis pour l’éradication du danois, du flamand, du suédois, du letton... Peu de gens le parle ils devraient plutôt prendre une langue utile ou supérieur comme l’anglais, le français, l’espagnol, le mandarin... Ce qui est amusant c’est quand les mêmes personnes qui condamnent le breton défendent de toutes leurs forces le français face à une langue vraiement utile, selon leur critère, comme l’anglais. Quand auront-ils le courage de dire que le breton les dérange car ils ont l’impréssion qu’il met en danger le français, bref qu’ils ont un reflexe nationaliste.

                        La langue n’est pas une question pratique, n’est pas une question économique, c’est l’âme d’un peuple. Peu importe d’où ils viennent toutes personnes se sentant breton est propriétaire de la langue bretonne. Cette propriété n’est pas superflue, n’est pas anodine, cette propriété pleine et entière est le ciment de notre bretonnitude.


                        • glamdring (---.---.142.192) 22 février 2007 06:03

                          Belle envolée...un peu stérile mais bon, l’effort intellectuel est là. Ha le fatalisme, si facile, si pratique. Pourquoi se battre ? C’est comme pour l’écologie, c’est le développement humain qui veut ça donc polluons, on n’y peut rien. Et bien non, moi je pense qu’il faut défendre les langues, leur diversité. J’ai bien dit les langues, car oui on doit parler plusieurs langues. Je parle français, anglais, espagnol et breton. Mais le breton est la langue de mon coeur. Car, même si je me répète, la langue est une affaire de sentiment non un objet économique uniquement.

                          Uniformiser c’est tuer la culture sous toutes ses formes.

                          un petit mot vraitravailleur sur vos chiffres ubuèsques ? smiley


                        • vraitravailleur (---.---.96.131) 20 février 2007 16:16

                          Au Danemark, les Danois parlent tous anglais couramment, même dans la campagne profonde, et accessoirement aussi le danois. En Lettonie, les Lettons parlent presque tous couramment anglais et russe et presque tous le Letton etc.

                          Vouloir à tout prix relancer l’étude d’un breton artificiel relève de l’acharnement thérapeutique, toujours, bien sûr, aux frais du contribuable.

                          J’ai vu aussi que le contribuable finançait maintenant une chaire de « ch’ti mi » dans une université du Nord Pas-de-Calais. Vous avez bien lu : une chaire de « Ch’ti mi ».

                          Vouloir conserver le français, langue archaïque, dans les instances internationales, relève effectivement du même état d’esprit rétrograde.

                          Une mauvaise maîtrise de l’anglais va en effet devenir de plus en plus pénalisante même pour des emplois modestes.

                          vraitravailleur


                          • glamdring (---.---.142.192) 20 février 2007 17:06

                            Dites-vous que vous êtes pour la disparition du français à moyen terme ?


                          • xxx (---.---.239.253) 21 février 2007 19:20

                            je rectifie une erreur : au Danemark, les gens sont tous titulaires d’une maîtrise de littérature anglaise et de l’agrégation de chinois. En Lettonie, les gens parlent tous couramment trente-et-une langues.


                          • vraitravailleur (---.---.100.45) 21 février 2007 21:46

                            Contrairement à ce que croit glamdring, je ne suis pas « pour la disparition du français à terme ».

                            Il peut constater aussi que, lorsqu’il passe la frontière française, presque plus personne ne parle français même dans les Flandres belges où tout le monde parlait français il y a trente ans.

                            Dans le val d’Aoste, où les habitants parlaient tous français encore en 1970, il ne reste que l’italien , l’allemand et ...l’anglais qui soient parlés.

                            Pour mes affaires et au cours de mes voyages, je ne demande même plus à mes interlocuteurs s’ils parlent français.

                            Le simple fait de chercher à entamer la conversation ou à traiter en français avec des étrangers peut nuire en effet inutilement à la réalisation d’une affaire.

                            Bien sûr, on trouve des « farceurs » tout à fait estimables entichés de la langue française, comme d’autres le sont du mongol, du breton ou du tibétain.

                            L’un d’eux travaille sur le ferry qui traverse l’Elbe à son embouchure:il se précipite sur les occupants des véhicules immatriculés en France pour caser ses trois mots de français.

                            Le « rayonnement » du français est à l’image de ses locuteurs d’origine, embourbés depuis vingt cinq ans dans l’étatisme stérilisant.

                            vraitravailleur

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