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Accueil du site > Actualités > Info locale > Toulouse : quel territoire pour quel projet ?

Toulouse : quel territoire pour quel projet ?

Quel territoire pour quel projet ? "Petite" question pour souligner ce qui me semble un des plus gros problèmes de Toulouse et de son aire urbaine, son incapacité à définir aujourd’hui :
- des périmètres lisibles et cohérents d’aménagement de son territoire
- des projets de territoires globaux et agencés
- des institutions fortes et opérationnelles qui correspondent aux territoires de vie et de projets.

Explications.

Toulouse, une mozaïque brouillonne

Aire urbaine, aire métropolitaine

342 communes, d’une grande diversité (du bourg rural à la ville dense) composent l’aire urbaine de Toulouse, selon le recensement de 1999 de l’Insee.
Les limites de l’aire urbaine ne s’arrêtent pas, bien sûr, à celles du département.
Autour de l’aire toulousaine, une étoile d’aires urbaines plus petites sous son influence : Montauban, Albi, Auch, etc.

Un individualisme communal très fort

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Les intercommunalités de l’aire urbaine
Un maillage inabouti

342 communes donc, dont 25 % ne sont même pas membres d’une intercommunalité.
Les intercommunalités existantes sont bien loin d’organiser le territoire selon des bassins de vie réels.
Belle performance pour "l’agglomération" toulousaine qui comprend pas moins de trois communautés d’agglomération :
- le Sicoval, 36 communes du Sud-Est, 65 000 habitants, qui, depuis 1975, a une vraie démarche intercommunale
- le Grand Toulouse, 25 communes, 600 000 habitants, qui, depuis 2001, porte certaines compétences (développement économique, politique de l’habitat, grands projets d’aménagement)
- la communauté d’agglomération du Muretain, 16 communes du Sud-Ouest, 65 000 habitants.

342 communes et, à ma connaissance, aucun PLU partagé par plusieurs communes. Chacun reste maître chez soi.
De très nombreuses communes rurales n’ont pas de document d’urbanisme et plusieurs, y compris des communes de 3000 à 7 000 habitants, en ont un datant de la fin des années 1980 (très adapté donc à la situation d’expansion démographique actuelle).

Des tentatives de réflexion, mais sans moyen d’action

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Mozaïque toulousaine
Les différentes couches dans lesquelles s’inscrit le développement de Toulouse

La question des déplacements est gérée par un syndicat mixte, le SMTC, plus connu sous le nom commercial de Tisséo. Le plan de déplacements urbains (PDU) concerne 104 communes.
Son périmètre ne correspond pas à une ou à un ensemble d’intercommunalités, ce serait trop simple. Résultat : la révision du plan de déplacements urbains et la mise en oeuvre des projets décidés sont cahotiques, car sources de négociations permanentes en coulisse.

Une démarche de réflexion globale sur le devenir de l’aire urbaine porte actuellement sur la création de quatre Scot (schémas de cohérence territoriale). Le but est de coordonner les projets de développement selon différentes thématiques (urbanisme, transport, économie, habitat, etc.).
Le Scot central inclut Toulouse et 116 autres communes, soit presque le même périmètre que le PDU, mais pas tout à fait (on n’aime pas les choses simples, à Toulouse).
Si les orientations discutées sont intéressantes, il est à craindre que les intentions ne restent en partie au placard, faute de structure pour les porter. Je connais, par exemple, une commune en train de revoir son PLU et qui ne semble pas du tout se préparer à jouer le rôle de pôle structurant qu’on semble vouloir lui faire jouer.

Et demain ?

Quand bien même on ne cesse de nous lanciner sur le dynamisme toulousain, on ne peut que regretter que l’aire urbaine toulousaine se développe au fil de l’eau sans projet partagé, sans cohérence, sans réel organisme de régulation, et on doit craindre que cela finisse par se payer plus tard.

Lors des campagnes des futures élections municipales, sans doute les futurs candidats insisteront-ils sur le projet qu’ils ont pour leur commune et pinailleront-ils sur quelques choix polémiques : deuxième rocade, tramway et métro, Zac bidule et Zac machin, etc.
Mais combien parleront d’un projet pour le bassin de vie auquel appartient leur commune ? Combien parleront d’un projet pour l’aire urbaine toulousaine ?

Pourtant, cette terre du rugby devrait savoir qu’un collectif qui fonctionne ne se fait pas au détriment des individus qui le composent, mais, au contraire, qu’il les sublime, et qu’il permet d’être autrement plus ambitieux qu’un ensemble d’individus qui poussent, chacun de son côté.

Pour avancer, l’aire urbaine a donc besoin d’une communauté urbaine à Toulouse forte et que les autres communes s’organisent, pour de bon, en des intercommunalités qui ne correspondent pas à des baronnies ou à une alliance facile avec les municipalités dont on est le plus proche, mais à des bassins de vie.
Pour avancer, l’aire urbaine a également besoin que ses élus soient capables de dépasser les querelles partisanes ou de personnes, ainsi que leurs certitudes, pour élaborer des projets partagés et ambitieux pour leurs territoires. Si on ne peut pas être d’accord sur tout, on peut souvent être d’accord sur l’essentiel.

Bien plus qu’un clivage droite/gauche, l’enjeu des futures élections locales, dans l’aire urbaine toulousaine et ailleurs, me semble être donc bien celui-là : quel territoire pour quel projet ?

C’est aussi cela, ma vision d’un urbanisme politique.

(L’article complet avec le contre-exemple bordelais et plus de cartes sur mon blog).


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6 réactions à cet article    


  • miteny (---.---.165.158) 21 décembre 2006 14:02

    moi aussi j’habite à Toulouse et je trouve qu’il y a beaucoup trop de voitures !! Les vélos sont mal-traités. Il y a donc effectivement beaucoup de choses à changer..... dieuexiste.com


    • Nicolas Proix (---.---.162.39) 21 décembre 2006 14:31

      Très bon article.

      On nous rebat les oreilles depuis trente ans sur le dynamisme et la vitalité de Toulouse, mais la plûpart des articles dithyrambiques et élogieux semblent oublier que la coopération est une vertu ignorée dans la Ville Rose.

      Qu’est-ce que cela veut dire ? Ceux qui réussissent refuseraient de travailler ensemble, seraient plus individualistes ? C’est en partie vrai. Pas nécessairement. Bordeaux, Nantes et Lyon, fort dynamiques également, ont créé des structures ambitieuses et portent ensemble des projets forts. A contrario, Marseille, avant son remarquable redressement tout récent, a végété des années sans pour autant pratiquer la moindre intercommunalité.

      Mais Toulouse est en retard. Pas en retard économique, mais en retard de travail en commun avec ses voisines. Résultats : développement assez anarchique, périurbanisation massive (vraiment massive, pire que l’agglomération de Lyon pourtant deux fois plus peuplée), pas assez de moyens des structures intercommunales.

      En fait, il n’y a qu’une seule grande ville en France qui soit encore moins de bonne volonté (que Toulouse) pour ce qui est de travailler main dans la main avec sa banlieue. Mais on ne va quand même pas reprocher à celle qui se dit la Ville-Lumière d’être ce qu’elle est : une tour d’ivoire totalement ignorante de ce qui se passe au-delà de son boulevard périphérique.

      Toulouse, dans les prochaines années, va devenir une « belle endormie » : pas parce que les acteurs économiques refusent de s’y implanter, mais parce qu’il est nécessaire de collaborer avec d’autres quand on veut aller plus loin. Pas seulement de se complaire dans un superbe isolement dédaigneux en vantant ses Airbus.

      Nicolas Proix


      • Oliv (---.---.229.127) 24 décembre 2006 18:01

        Toulouse pas en retard economique ???

        Toulouse a du retard PARTOUT !!!

        Et particulierement economique !!!

        Pour se developper, il faut de l’argent. Il faut alors dynamiser le tissu economique et le diversifer !!!

        Or, le tissu industriel s’est reduit comme une peau de chagrin. En particulier, depuis que l’on vante l’Airbus a tout va. Il est devenu mono-industriel. Pour s’en rendre compte, il fallait observer la panique des dirigeants locaux lors de l’annonce des difficultes d’Airbus et de sont plans de redressement par Streiff.

        Tout le monde est maintenant rassure, Streiff est parti. Avec Gallois, on peut dormir sur nos deux oreilles. On est parti jusqu’au presidentielle dans l’immobilisme et voir au dela. Jusqu’a se reveiller comme ALSTOM un matin avec la gueule de bois !!!

        Toulouse, c’est quoi du point de vu economique ?

        1- Le gros bataillon : les fonctionnaires. Toulouse est une ville de province sans industrie. Devenir fonctionnaire, y etait une preuve de reussite social dans l’ancien temps. C’est une categorie en declin suite au non renouvellement des postes de fonctionnaire par l’Etat (economie oblige !).

        2- Le bataillon Airbus+sous traitant de rang 1+un peu de spatial. En constante progression, exponentiellement ces dernieres annees (sauf pour le spatial).

        Dans ces deux categories, la premiere a depuis toujours preserve Toulouse de la pauvrete et l’acces a la fonction publique assure une egalite au gens du cru (Toulouse et les departements environnants). Un ascenseur social, en bref. Avec les notables (medecins, notaires, avocats, fonctionnaires venant de profession intellectuelle) cette categorie forme une bourgeoisie locale.

        La seconde et encore plus depuis recemment suite a la privatisation et la formation du groupe EADS puis Airbus France. A permis l’emergence d’une classe BOBO a fort pouvoir d’achat.

        Ce sont des gens, venant de toute la France suite a un recrutement national de technicien et d’ingenieur.

        En CDI dans une tres grosse boite avec acquis sociaux betons et 35h, ils sont a l’origine du betonnage de la banlieue de Toulouse avec des maisons individuelles, et de la hausse de l’immobilier. Venant pour la plupart de Paris, ils ont amene avec eux le comportement et la pense BOBO, un style de consommation, un individualisme et une mentalite qui ne sont pas Toulousain !

        Ils se sont appropries la saucisse, le cassoulet et le rugby. Mais avec eux, les haricots sont fades !!! Ils ont pris ce qui est positif du mode de vie Toulousain mais nous font partager le negatif. Ils se veulent les defenseurs de la fraternite et de l’hospitalite du sud mais ils sont prets a planter un couteau dans un dos !! Ils veulent faire parti d’une osmose et faire une ambiance Toulousaine comme il en existe une a Marseille, mais non, mais non, ca ne marche pas comme ca !

        Continuons l’exploration de nos categories.

        3- Ensuite, il vient, toutes les entreprises sous- traitantes et de service des gros donneurs d’ordres (particuliers d’Airbus France). Elles sont fragilises par la pression de ces gros donneurs d’ordres qui les pressent pour des citrons. Pour preuve, il est frequent d’entendre parler de manifestation de sous-traitants.

        La remise en jeu permanente des contrats en tirant toujours vers le bas font qu’une bonne majorite de ces boites ne sont plus locales et detachent leur personnel sur site. D’un point de vu tissu industriel local : 0

        Par ce fait, les gens n’ont pas les salaires, la protection, et les contrats des donneurs d’ordres. Ils sont sous pression constante. De plus, fait nouveau, les sous-traitants partagent les risques industriels Airbus. Ils prennent en charge le financement et le developpement d’un element (disons les freins) et ils gagneront de l’argent des la 20ieme piece vendu.

        Les difficultes d’Airbus faisant, leur avenir et plutot sombre. Airbus, va pour satisfaire les clients et obtenir de gros contrats construire des usines en Chine pour les A320 (Gamme qui rapporte de l’argent a Airbus) et je pense au contrat de tanker avec les US, les usines seront au States.

        De plus, Airbus va faire appel a des sous-traitant de pays a bas cout et hors zone Euro. Les pays de l’est peuvent et vont assurer sans problemes. Ils ont les capacites techniques, une legislation sociale et fiscale plus souple qu’en Allemagne ou en France.

        Et ca a deja commence, pas mal d’interimaires et d’autres precaires ont vu leurs contrats stoppes pour la fin de l’annee.

        Dans cette categorie, ca fera mal tot ou tard !!!

        4- Continuons notre promenade au coeur du tissu economique Toulousain.

        Il y a ensuite toute la categorie des gens bossant dans la grande distribution Toulousaine. Ca fait du monde ! Ce sont en majorite des gens en contrat partiel, precaire, (pour les petites mains dans les magasins) et avec des salaires pas reluisant. Il y regne la flexibilite, le tout dans un environnememt concurrentiel. La grande distribution, Quoi ! Les bons salaires ne sont pas generalises.

        Donc, leurs fonctions est d’etancher la soif de consommation, en majorite des categories 1 et 2 en fournissant en bien de consommation ces categories a fort pouvoir d’achat et de temps libre.

        Pour preuve, baladez vous entre midi et deux dans les grands centres de Purpan et de Blagnac pour apercevoir « les badges » se promener dans les rayons afin de murir leur prochain achat.

        Bien sure, la cat4 assurent la subsistance des autres, mais ce ne sont pas les surfaces alimentaires qui se developpent. Mais des surfaces de bien de consommation, type Electronique, jardinage, bricolage, sport, culture, etc ... en provenance direct de chine. Je n’ai jamais vu de « badges » se balader et flaner entre les entrecotes et les boites de petits pois !

        La cat 4 depend du secteur 1, 2, 3 en majorite de 2, 3. Surtout du 2 ! Qui n’a jamais sorti a un vendeur, Vous faites un prix par le CE d’Airbus ? Pour tenter le coup ! (le vendeur connaissant le truc aussi !)

        C’est un secteur encore en forte expansion, qui ouvre encore des sites commerciaux, et qui ont des projets quasiment concretises d’ouverture (je pense au portes de Gascogne). Au premier soubresaut economique, tous ces gens seront balayes ! Et l’activite fortement reduite (compare a maintenant bien sure) !

        - Vient ensuite les artisans et travailleurs independants qui dependent en grande majorite du pouvoir d’achat de 1 et surtout de 2 voir de 3 (un peu des autres). Et qui s’est considerablement developpe avec 2 et 3. Certain se sont enrichis, il y a de belle histoire de business. Certains sont devenus des Bill Gates locaux en faisant dans la piscine, la pepiniere, l’immobilier, concessionnaires et j’en passe. Il suffisait d’etre un peu entreprenant et surtout d’etre au bon moment au bon endroit. Ce sont en majorite des gens du coin, n’ayant pas fait (peut etre pas assez ou pas les bonnes) d’etudes pour rentrer dans les lieux saint (on se comprend).

        Ils ne comptent pas les heures, et par consequent gagnent de l’argent. Mais, ils restent assez dependant des conditions economiques locales par leur statut d’independant, micro-entreprise, TPE et PME.

        Ils assurent les services de 1,2,3,4 (voir 5). Ils se sont particulierement developpes et enrichis grace a la cat 2 et 3.

        Au premier coup de canon, il y aura beaucoup de mort chez eux. C’est de la chair a canon economique. Quand ils disparaitront (les moins solides), ce sera sans le coup de tambour mediatique ! Contrairement aux Airbusiens qui feront la une, eux, ce sera dans l’anonymat total !

        On comprend maintenant que toute l’economie et le developpement de Toulouse depend de cette categorie 2.

        Et, on comprend mieux la panique des elus locaux lors de l’annonce des difficultes d’Airbus. C’est grace a cette categorie 2 (et des autres), qu’ils peuplent leur commune. Qu’ils vendent du terrain a construire au particulier et a la distribution. Qu’ils developpent des zones artisanales. Tout cela faisant des rentres fiscales a tous les etages.

        Toulouse et sa couronne se sont construit au vent de l’installation des populations successives. Tout comme les gens s’etablissent sur une aire de pique nique d’autoroute. Les maires amenageant leurs communes pour recevoir ces salaries et la region et le departement financant (et certaines communes) les structures pour ne recevoir qu’un seul type d’industrie.

        Voyons l’avenir, pour Airbus, il n’est pas rose (jeu de mots). Ils doivent absolument developper l’A350 (je ne connais pas le nouveau nom). l’A380 est un gouffre, qui vont les priver de ressources. Pour preuve, ils veulent developper l’A350 avec l’argent des economies qu’ils vont faire. Ce qui est d’un point de vu de la gestion de projet une fantaisie. Sachant que la classe politique et les dirigeants ont pousse Streiff dehors parce qu’ils n’avaient pas le courage de prendre et de faire face aux decisions permettant de faire ces fameuses economies, l’affaire va se terminer en un Credit Lyonnais ou un Alstom.

        Dans l’inconscient populaire et politique, l’Europe et d’Airbus sont lies. De plus, le secteur est une vitrine et l’Etat mettra la main a la poche.

        Alors quel territoire pour quel projet ?

        Il n’y en a jamais eu. Et, il y en aura jamais ! Que ce soit apres les presidentiels, et apres les municipales. Les hommes politques locaux n’ont qu’une ambition electorale, personnelle, c’est la clientelisme a tout va pour la course a l’echalotte !

        S’il y en a un, ce n’est pas que Toulouse. Il consistera a developper et a placer au coeur de l’Europe, les Pyrenees sur les rails d’un projet economique riche d’un tissu industriel varie. Melangeant tradition, industrie classique et high-Tech. Midi-Pyrenees devra faire sa mutation et devenir une region constitue de multiple poles economiques. Et non pas de mettre en avant le developpement d’une seule industrie pour faire face a la mort de tant d’autres depuis la fin de la seconde guerre.


      • eresse (---.---.120.64) 26 décembre 2006 00:21

        En tant que categorie 3, j’approuve et je confirme que le sentiment d’une mise à mort prochaine est partagé.

        Je verse une larme pour tous les pauvres bougres qui achetent des baraques a 300K Euros a plus de 50 kilometres avec des credits sur 25 ou 30 ans. Ils n’auront meme pas commencé a rembourser le capital quand le système va se gripper et le marché s’effondrer.


      • Oliv (---.---.229.127) 28 décembre 2006 11:33

        La maison fait partie du Toulouse way of life !

        et la piscine privative aussi ;) ...

        De Tournefeuille a Pibrac avec ses mers de toits, quel bonheur d’urbanisme. On peut critiquer le Corbusier avec le Mirail. Mais, ayant habite le Mirail avant qu’il devienne ce qu’il est, c’etait humainement bien fait et c’etait un projet collectif, pense collectivement pour le bien etre des individus.

        En effet, ces mers de toits sont loin du moindre ilot de sociabilite. Il faut prendre la bagnole pour acheter une baguette de pain, accompagner son gamin chez un camarade de classe, faire du sport, une activite, aller au cine, voir des amis ... et aller au boulot (sans parler des ambouteillages, surtout du cote de Colomiers sur la route d’Auch) !

        Mais sinon, qu’est ce qu’on est bien chez soi devant sa piscine.

        Donc, pour en revenir a l’urbanisme et donc a l’article, Toulouse et sa banlieu sont victimes de betonnage individuel organise par les mairies. Il n’y a donc aucune ambition d’organisation. Cette urbanisation chaotique est du au fait du marche de la construction. On trouve la ou on peut et les moyens de construire. Donc, au gres des opportunites et du piston (la tension entraine toujours la corruption).

        Pour se convaincre du betonnage individuel, il suffit de prendre l’avion. Un coup d’oeil au hublot permet de comprendre !

        Pour acceder a ce niveau de vie, les gens le payent en allant de plus en plus loin et en dette.

        J’ai horreur des discutions d’immobiliers avec les collegues. C’est du genre, « holala, ma maison (en carton, je precise) vaut tant...et ca monte ... » On les vois tortiller du cul ... mais, l’immobiler c’est comme la bourse, ca monte mais ca peut descendre. La difference est que le bien est physique, ca rassure les gens ... voir trop !

        Donc, a la premiere hausse du prix du petrol, au premier probleme economique du principal employeur local.

        Le retournement de la situation fera mal !


      • Guillaume le citoyen Guillaume Morin 6 janvier 2007 22:37

        Bonjour,

        Comme j’ai dit sur un autre blog, la gouvernance est au coeur des problématiques territoriales...

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