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Transfert de l’Insee à Metz : le compte n’y est pas

L’Insee ira bien à Metz. La décision a été officiellement confirmée. Conformément au rapport Duport-Cotis, le centre statistique de Metz engendrera l’implantation de 625 postes et la création de 120 emplois directement sur place. Une victoire en demi-teinte, bien loin des 1000 agents promis par le Président français…

Pour être plus précis, sur les 625 postes, 500 viendront du service de la statistique publique et environ 120 seront crées sur place pour la mise en place d’un centre d’enquêtes téléphoniques ainsi que d’un centre de formation aux statistiques européennes. La proximité d’Eurostat à Luxembourg y étant pour beaucoup, même si on a encore du mal à imaginer les interactions possibles entre les deux centres. A cela s’ajouterait également la création du master de statistiques publiques européennes, en lien avec le Ministère français de l’enseignement supérieur et de la recherche. A noter, que le futur pôle statistique messin sera structuré en quatre piliers : statistiques sociales et locales, produits de diffusion, ressources humaines et informatique. Le nouvel établissement devrait accueillir à terme 750 agents. Cela dit, le nombre de redéploiements par service et direction n’est pas précisé et aucun calendrier n’est pour l’heure avancé, malgré les promesses présidentielles françaises de 2008 d’un transfert à l’horizon 2011. L’Insee a par ailleurs fait savoir aux collectivités locales sa préférence pour une construction neuve dans le quartier de l’Amphithéâtre, où le futur Centre-Pompidou Metz se bâti. Et oui, tant qu’à faire…

Mais, malgré ces décisions, du côté de Metz, le compte n’y est toujours pas. A juste titre. Les Messins attendent donc d’autres propositions proportionnellement aux traumatismes et à la saignée subie. Alors que le regroupement dans la capitale lorraine des neufs centre interministériels de renseignements administratifs (CIRA) est annoncé pour le 1er janvier 2010 et comptant pour 70 postes, et que 15 inspecteurs généraux de l’agriculture devraient également suivre, la municipalité réclame toujours l’arrivée d’un régiment, tout en rappelant en vain ses vœux d’accueillir l’école vétérinaire de Maisons-Alfort sur la base aérienne de Metz-Frescaty.

De leurs côtés, nos amis de l’Insee restent toujours (et malheureusement) campés sur leur position, aussi vulnérable qu’hostile. Ils ont d’ailleurs récemment occupés le 9ème étage de la direction de l’Institut à Malakoff dans la région parisienne. Leur formidable pétition, dénonçant les conséquences d’un tel transfert sur la qualité scientifique de leurs travaux a tout de même recueillis près de 21 000 signatures. En effet, leurs activités exigent des échanges réguliers entre les chercheurs, chose impossible à Metz, dans la mesure où, malgré les 5@ et la reconnaissance de la ville dans les domaines des technologies de l’information et de la communication, il paraîtrait que les Messins ne connaitraient toujours pas Internet et encore moins le téléphone.


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7 réactions à cet article    


  • djib 3 février 2009 15:25

    De Nancy, expatrié à Paris pour trouver un Job, je tiens à manifester mon soutien au collectif. La région Lorraine enquille les sinistres depuis des années dans la plus totale indifférence.
    Vivement que la région puisse se redévelopper rapidement que je puisse y retourner vivre rapidement.


    • Flibustier 3 février 2009 18:15

      Si je comprends bien, pour compenser le départ de militaires, on fait venir des chercheurs. Soit... Mais quelqu’un peut me dire ce que l’on a prévu pour les familles de militaires qui devront quitter Metz et se sont endettés pour acheter dans l’agglomération ?

      Prime de départ, de déménagement ? Et les sous-traitants locaux alors... Direction ANPE directement ? N’oublions pas que les premières victimes sont les familles de militaires, et surtout les fragiles sous-traitants !


      • Rivière 4 février 2009 10:21

        C’est vrai que c’est terrible pour tous les Messins qui travaillaient pour l’armée, ou autour, ou grâce à l’activité apportée par les familles des militaires.

        Mais, cher BLE, c’est quand même extrême de caricaturer les gens de l’insee en gros parisiens qui pensent que "les Messins ne connaitraient toujours pas Internet et encore moins le téléphone".

        Personnellement, je vis et travaille à Lille et collabore avec des équipes qui sont à Paris. Paris-Lille, c’est 1h de train, il y a le téléphone à Lille... Et pourtant, la communication ne passe pas du tout aussi bien que si on pouvait se voir "en vrai" au quotidien. Malgré Internet et le TGV, quand on travaille ensemble sur un projet, pas facile de tout faire à distance !... et le TGV coûte cher !

        Avec tout l’argent qu’ils vont dépenser pour ces malheureux 500 fonctionnaires, ils feraient mieux d’investir dans la fac, ou d’aider des entreprises innovantes, ça aurait plus de sens et d’avenir !


        • Vilain petit canard Vilain petit canard 4 février 2009 14:00

          Je me rappelle il y a quinze ou vingt ans, cette histoire de l’Ecole Vétérinaire d’Alfort, qui devait être transférée à Metz. Oh, pas pour faire vivre les Messins, vous pensez, c’était surtout pour dégager, et faire du business avec un site immobilier incroyable à deux minutes de Paris. L’idée avait été abandonnée, mais déjà, on avait pensé à Metz. Ce qui m’avait frappé à l’époque, c’était la pauvreté des arguments de ceux qui s’y opposaient à ce transfert. On entendait des "tu te rends compte ? A Metz !!!!", avec la petite intonation paniquée sur "Metz !!!!", comme si c’était Tachkent ou Oulan-Bator. Aujourd’hui, même débat, même combat.

          Mais maintenant, c’’est l’INSEE qui s’y colle. Je me mets à leur place, ils ont peut-être acheté leur appartement à Malakoff, ils ont leurs habitudes en région parisienne, ça ne doit pas être facile d’accepter ce qui leur semble une injustice. Alors que leur job, ça se passe avec des téléphones et des ordinateurs, et qu’on a inventé Internet et l’ADSL... enfin bon.

          L’Est de la France est considérablement plus pauvre que l’Ouest, le couloir rhodanien, et la Région parisienne en infrastructures, en équipements culturels, et autres petites choses qui facilitent la vie de tous les jours. Mais Metz est une ville sympa, assez vivante, et on y vit beaucoup mieux qu’à Paris avec la même paye. Les réfractaires de l’INSEE devaient y réfléchir à deux fois...


          • Eddy 4 février 2009 14:19

            Relisez bien le rapport et vous verrez que les postes transférés à Metz sont pour les 3/4 des postes déjà régionaux. Il ne s’agit donc pas de parisiens n’ayant pas envie de quitter la capitale mais des gens attachés à leur région et qui ne comptent pas en changer.

            Ne pas oublier non plus que ce transfert engendre la fermeture d’un établissement de l’Insee à Aix. Que va-t-on faire pour eux ? Transferer une nouvelle administration ?

            Il faut arrêter de penser que bouger les fonctionnaires comme des pions va répondre à tous les soucis d’amménagement du territoire. Il n’en est rien !

            En tout cas, chapeau au gouvernement et aux médias. Ils ont réussi un splendide coup de force : maintenant plutôt que de montrer du doigt leur minable politique de réforme de la carte militaire, tous les yeux sont braqués vers ces méchants de l’Insee qui ne veulent pas aller à Metz. Bouh !!


            • Statis Statis 3 mars 2009 15:49

              La décision de ’compenser’ les postes militaires par des salariés de l’Insee est politique et non économique. La région de Metz connaît une expansion entre Metz et Luxembourg. 

              Il y a maintenant 124 400 habitants à Metz (sans compter les communes autour) soit 5 000 de plus qu’en 1990. Et dans le département de la Moselle 1 037 000 habitants soit 26 000 habitants de plus qu’en 1990. 


              • trom 3 octobre 2010 11:02

                Parce que les militaires et leurs familles, eux, doivent accepter de quitter la région où ils sont établis ?.
                C’est là vraiment un argument -de plus - nul et égoïste .
                De toute façon je doute de la volonté du gouvernement actuel de déplacer cette administration...Tiens, administration. Ne sont - ils pas tenu, comme les autres administration à la mobilité géographique ? Non c’est des nantis qui se la pète à Paris s’y trouvent bien. Quand je pense qu’il vont dans les jours qui viennent, faire du porte à porte pour établir leurs statistiques
                . J’espère que les messins lisent et s’intéressent au problème..

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