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Accueil du site > Actualités > Info locale > Vélib, Delanoé passe enfin la seconde et pense à l’avenir...

Vélib, Delanoé passe enfin la seconde et pense à l’avenir...

Nul besoin de refaire les 150 papiers sortis quotidiennement sur le lancement de Vélib. Mais cela reste quand même amusant de voir la presse dithyrambique au sujet du dispositif, alors que jusque-là, elle se délectait à faire l’écho aux pistes cyclables non-empruntées, dangereuses pour leurs utilisateurs, au totalitarisme vélocipédique de la majorité parisienne et surtout des écolos. Déjà hier en fin d’après midi, 15 000 sorties étaient annoncées. Les Parisiens semblent vouloir adopter le dispositif. Le discours martelé par tous les écologistes, de toutes tendances confondues au sujet de l’effet d’entraînement pour le vélo marche à plein. Même la droite parisienne se met à défendre le système, droite hors du temps qui jusque-là ne trouvait de critique que dans la méthode, sans pour autant réussir à proposer de solutions...

Un dispositif qui a montré les limites organisationnelles et juridiques de la ville

Ce fut difficile et surtout prévisible, l’attribution du marché et le timing d’exécution ont montré les limites d’une collectivité engluée dans les conflits administratifs, politiques et financiers. La ville à dû s’affairer à traiter une révolution structurelle, politique et démocratique ce qui au final a freiné les dossiers plutôt qu’elle ne les as rendus plus solides. L’imbroglio juridique sur le dossiers Vélo en libre service (VLS) était prévisible. La nature même du marché (système VLS adossé au marché de l’affichage) était critiquable, d’autant plus que le choix dans le mode d’attribution ouvrait de fait la porte à des recours ; la précipitation et le manque de préparation en amont a stigmatisé les oppositions locales, pourtant ouvertes au dispositif (non-concertation dans l’implantation des stations), en montrant des contradictions avec les aménagements réalisés auparavant (stations Vélib en remplacement de places PMR et Livraisons, pourtant strict respect de la norme imposée par la Préfecture), bataille dans la conduite du projet entre le cabinet du maire de Paris et de l’adjoint aux transports, une direction de la voirie surchargée qui a dû mener de front l’élaboration du plan de déplacements de Paris, sa concertation et le montage juridique, administratif, financier et technique de Vélib... Voilà quelques-uns des chantiers qui ont émaillé la mise en place du dispositif.

Cerise sur le gâteau, la politique politicienne est venue royalement plomber l’intérêt même des outils la récupération par la mairie centrale et le maire de Paris de tous dossiers susceptibles de donner une crédibilité à une possible candidature à sa succession... Prévisible certes, mais tellement gros qu’on en vient à se demander si ça n’est pas plus un soulagement qu’autre chose.

Quelles que furent les erreurs des écologistes à Paris, dans leurs méthodes comme dans l’application du programme, il ne faudra pas oublier que sans eux et sans les techniciens et les ingénieurs de la ville de Paris, Delanoé n’aurait jamais eu ses vélos et ses couloirs de bus, et il n’aurait jamais pu se targuer d’avoir lancé la politique des déplacements la plus radicale en une seule mandature, dans une ville où jusque-là rien ne s’était passé en matière de transports publics. La compétence n’existe pas au PS sur ces dossiers, et malgré six ans de mandature, aucun élu socialiste n’est aujourd’hui en capacité de piloter ce type de dossiers, malgré l’appui des services de la ville...

Enfin, petite précision : Bertrand Delanoé aime clamer partout qu’il est à l’origine du Vélo en libre service, soit, mais aussi de la voiture en libre service (auto-partage) : ça n’est pas tout à fait vrai, dans la mesure où des structures associatives ou de petites PME parisiennes se battent depuis 2001 pour faire comprendre aux élus et aux techniciens qu’il faut aider à financer durablement ces dispositifs dans le cadre de la politique des déplacements, autant qu’il a fallu un opérateur de stationnement et un loueur pour proposer une offre visible, structurée et complémentaire. Tout vient à point de qui sait attendre, de là à réclamer la paternité des dossiers, il n’y a qu’un pas...

 

« Voilà comme j’aime les entreprises privées »

Ces mots sont du maire de Paris pour qualifier l’extrême bonté des opérateurs privés venus apporter au maire de Paris l’onction divine pour se représenter. Voilà résumée en une phrase toute l’ambiguïté du rapport entre les collectivités et le monde de l’entreprise aujourd’hui. Après avoir fait grassement « cracher » les concessionnaires de tous poils en vue d’obtenir la redevance la plus élevée, permettant ainsi de ne pas lever plus d’impôts sur le Parisien, le maire se positionne en chantre du libéralisme éclairé dans les relations entre partenaires publics et privés. C’est l’ouverture à la Delanoé en quelque sorte. Ouverture certes critiquable, mais levier certain du financement des opérations pour les collectivités, car seules, à moins d’augmenter les impôts, il est impossible de financer les projets municipaux. La part sera faite belle aux PPP, les fameux Partenariats publics privés, dont Panafieu semble vouloir s’enticher pour son projet, alors qu’il s’agit-là encore d’un gros mot dans la bouche de la majorité parisienne...

 

Quelles suites pour la politique des déplacements à Paris ?

Vélib et l’auto-partage soulagent enfin les mauvaises langues qui cherchaient à montrer que la ville ne se penchait que sur son domaine de compétences, c’est-à-dire la dépense pour aménager. Or nous avons là aujourd’hui avec ses deux dispositifs l’accomplissement de six ans de négociations ardues, car tout était écrit, restait à vaincre les frilosités. Mais une hypocrisie notoire ternie le bilan : l’incapacité de la ville à trancher durant les cinq dernières années sur le financement de la mobilité alternative à Paris. A force de vouloir pratique l’expérimentation, les dispositifs n’ont pas pu se roder et le groupusculaire l’a emporté sur le massif. Résultat, deux énormes firmes capitalistiques détiennent aujourd’hui des marchés qui au départ pourtant auraient pu revenir à des opérateurs neufs qui auraient pu s’associer à plus gros.

La politique des déplacements version Delanoé/Baupin à Paris n’est pas encore totalement accomplie :

- travail insuffisant sur le réseau souterrain (facilité à mettre la pression à la RATP sur le réseau de surface plutôt que le souterrain), incapacité à faire pression via la Région Île-de-France sur l’Etat pour qu’il honore ses engagements en terme de financements sur le transport public (malgré le nombre important d’élus parisiens à la Région, et une vice-présidente aux finances adjointe de Delanoé...) ;

- réflexion sur l’intercommunalité et l’ouverture de Paris vers les communes de 1re et 2nde couronne amorphe, soumise à la stricte volonté des élus concernés ;

- concertations tantôt bâclées, tantôt démocratique (trop ?) ;

- beaucoup d’effets d’annonces, incapacité à faire taire les rumeurs et les querelles de chiffres sur la pollution, aussi démago soient-elles...

Le prochain maire de Paris aura du pain sur la planche, et devra faire une sévère auto-critique sur l’ère Delanoé. Paris a certes changé, la collectivité, au sens administratif du terme, a commencé à se moderniser, mais le travail reste encore titanesque. Le Tibéro-Chiraquisme administratif datant d’un autre régime est enterré sur la forme, mais il subsiste des blocages qu’il va falloir faire sauter pour enfin avancer sur tous les fronts avec efficacité, au risque de laisser le mérite de l’innovation à Sarkozy.

 

Les effets des mesures liées à la politique des déplacements ne sauront être mesurées avec recul que d’ici cinq ans, car tous les outils doivent aujourd’hui se coordonner pour montrer leur complémentarité effective. Ensuite car la région Île-de-France va devoir elle aussi passer la 2nde sur le volet transport, et notamment sur le financement des infrastructures, car tant que rien n’est fait pour bousculer l’organisation des transports publics en IDF, le report modal ne se fera pas et le trafic de transit continuera à Paris à provoquer le risque sanitaire que l’on mesure aujourd’hui.


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41 réactions à cet article    


  • tvargentine.com lerma 16 juillet 2007 13:34

    Cette politique démagogue et purement marketing du vélo à Paris est ridicule.

    Paris n’est pas fait pour rouler en vélo car Paris se découvre à pied,en moto,en métro ou en voiture.

    Que le bois de Vincennes et de Boulogne soient réservé aux cyclistes ,oui c’est une bonne idée mais elle ne semble pas à l’ordre du jour.

    Ensuite,les cyclistes ne respectent pas les feux rouges,ni les stops,ils roulent sur les trotoirs...bref la liste est longue de l’esprit anti-civisme des cyclistes à Paris.

    Il devrait être obligatoire le port du casque !

    même la sécurité du cycliste n’est pas assuré !

    Après le vélo,Paris plage et les sans abris qui ont disparu des quais de Seine comme par miracle !

    Encore une belle idée du Maire de Paris et de ces amis hezbollas verts smiley

    Esperons que tout le mois de jullet et d’aout,il pleuve smiley


    • Mickael 16 juillet 2007 16:32

      Lerma, je vous porpose d’essayer plusieurs choses :

      - une balade à Paris en vélo un dimanche au soleil ;

      - la même balade, avec le même soleil en voiture, si vos nerfs et votre klaxon le permettent ;

      - la même balade, avec le même soleil en métro (envoyez moi des photos des stations, ça peut être intéressant) ;

      - la même balade, avec le même soleil à pieds, mais sur plusieurs jours peut être...

      Vous devriez assez vite changer d’avis sur le meilleur moyen de découvrir Paris.

      Je suis un fervent défenseur du vélo à Paris parce que c’est pratique, rapide, sportif et que la ville est belle. Pour avoir parcouru Paris en voiture, l’énervement du au multiples bouchons gachent vite la balade et l’objectif devient de se jeter dans le 1er parking venu pour sortir de la circulation. Pourtant, je considère la voiture comme un jouet et j’aime conduire. Mais pas à Paris, ce n’est pas fait pour.

      Certains cyclistes ne respectent pas le code de la route. Soit. Il faut être conscient que dans ce cas, ils mettent leur vie en danger. car ce n’est pas avec un simple casque que nous ferons le poids contre une voiture, un bus ou un 2 roues motorisé. Le casque est très utile, ce n’est pas la question et je sors toujours casqué et ganté, mais l’attention est la meilleure des sécurité. Comme en moto, comme en voiture, il faut faire attention a soit et utiliser un équipement adapté et en bon état.

      Pour revenir à Vélib’, je ne l’utiliserai peut être pas, préférant mon propre VTT, mais j’applaudi des deux mains lorsque je voit des cycliste envahir les rues de Paris.


    • Niamastrachno Niamastrachno 16 juillet 2007 17:21

      Idem, pour moi c’est plutot bon signe et il me semble que c’est fait dans un bon esprit, que demande le peuple ?

      @ Lerma... et puis non rien finalement...


    • Cris Wilkinson Cris Wilkinson 16 juillet 2007 14:07

      C’est sympa les vélos dans Paris, les gens les prendront un vélo,plutot que de faire 3 stations de métro (s’il ne pleut pas, qu’il ne fait pas trop froid) ... et qu’est-ce que cela va changer pour les gens qui circulent en voiture : RIEN.

      Le vélo, va (enfin tant qu’il sera à la mode) remplacer certains trajets en métro, mais jamais une voiture, car une personne qui voyage dans Paris en voiture, c’est une personne qui n’a pas le choix (autrement appelé banlieusard).

      Cela va juste servir à NDP de se faire un coup de pub, auprès de son électorat bobo.


      • Frederic BADINA 16 juillet 2007 15:19

        Le plus drole quand on lance ce type de sujet, c’est que tout de suite, c’est le débat passionné. L’enjeu c’est pourtant de vivre ensemble et de partager un espace public. Si en effet les vélos devront au même titre que les voitures ou 2roues être soumis à un code de la rue spécifique, l’enjeu c’est d’abord de faire comprendre à chacun que l’on partage quelque chose et qu’on est pas seul.

        Sur l’utilité du vélo en libre service, libre à chacun de trouver cela communiquant, démago ou ce que l’on veut. Reste que l’impact générateur est indéniable, sans pour autant proner la reconversion systématique, il s’agit là de parler de complémentarité dans les usages de tous les modes de déplacements à Paris. Ainsi, Vélib n’est pas forcement dédié à l’usage strict du vélo dans un déplacement simple, c’est un outil en complément d’un trajet en métro, en bus, voire même en voiture.

        Je suis malgré tout d’accord pour dire que le financement par la publicité et l’affichage est contestable, sur le principe de fond, comme sur le principe juridique. Je me pose encore la question de savoir si en fait, une collectivité n’est pas prise en otage par ce type de système, surtout si on imagine une mise en réseau à terme des micro-réseaux locaux qui naitront dans la 1ère couronne....


      • Fiwa 16 juillet 2007 14:21

        Lerma vous etes ridicule. mais vous nous faite rire c’est deja ca.

        S’il y a bien un moyen de transport qui n’est pas adapté à paris c’est bien la bagnole. Pour decouvir Paris comme vous dites il n’y a rien de mieux que la marche a pied le roller et le velo et ensuite le bus.

        Je suis banlieusard travaillant a Paris et je me deplace qu’en transports en commun à part la nuit.

        Velib j’ai essayé et deja adopté. C’est une subperbe initiative !!! j’envisage de faire une partie de mon trajet en velo plutot qu’en metro dès ce soir.

        Les velos sont sympas confortables et pas si lourd que ca.

        Quant au SDF, si vous viviez autre part que dans votre tour d’argent ommnubilé par le Hezbollah vous sauriez qu’il reste encore beaucoup de tente sur le cannal saint martin. Seul une petite partie des tentes ont été virées, il en reste encore une bonne trentaine je dirais.

        Le velo fait parti des transports d’avenir à Paris, pas la bagnole que ca vous plaise ou non. Je dis ca sans etre un anti voiture j’en ai une, mais il faut freiner son utilisation. Et pour cela il ne faut pas se leurrer, il faut rendre la vie impossible aux voitures c’est l’unique et seul facon d’en faire baisser le nombre. Tout le monde s’accorde sur cette necessité sauf vous qui y voyez surement un complot islamo-gauchiste.


        • Fiwa 16 juillet 2007 14:51

          Effectivement ca resout le probleme du vol. Certains disent que cette initiative est reservée aux parisiens et que les banlieusards n’en profiterons pas. C’est bien tout le contraire. Quant j’habitait sur paris je pouvais avoir un velo et m’en servir pour rouler dans la ville. Maintenant que j’habite en banlieue c’est impossible car je ne peu pas prendre mon velo avec moi dans le metro/RER. Avec velib si l’envie m’en chante je peu descendre 10 stations avant mon bureau a l’aller, ou 10 stations avant ma gare RER au retour, et faire une partie du trajet en velo c’est bien plus agréable !!!! Si l’opération est un succès ca desengorgera peut etre même les rames de metro bondées en heures de pointe. Bon pas toutes faut pas rever mais meme un peu ca serai bien.

          Sur les regles de sécurité oui bien sur il faut que tout le monde les respectent, pietons, velo, scooter comme voiture. Quant on est en voiture c’est les scooters qui gènent, quant on est a pied c’est les velos, quant on est en velo c’est les bus, quant on est en bus c’est les taxis ... tout le monde gène quelqu’un. Il faut juste réaprendre à partager la route et plus il y aura de vélo et mieu ce sera.


          • JEanlOu JEanlOu 16 juillet 2007 15:18

            @Fiwa

            Le metro de Paris c’est 4,5 millions de voyageurs/jour. Ce ne sont certainement pas quelques milliers de velos qui desengorgeront le metro...

            JEanlOu


          • villiers17 7 août 2007 23:50

            L’objectif n’est pas de désengorgele et encore moin paris... Mais proposer un moyen de transport, utilisé 1.200.000 fois en 3 semaines. Ce n’es t donc pa sLA solution, mais UNE des solutions de transport qui seble rencontrer un pulblic d’utilisateurs...


          • alex75 16 juillet 2007 15:38

            Que proposez-vous ?

            Je ne comprends pas le sens de votre article, assez verbeux, et par ailleurs truffé d’inexactitudes.

            Vous savez très bien que la ville de Paris n’a pas la maîtrise de la RATP, ni de la Préfecture de Police qui est omnipotente et pro-voiture.

            C’était mieux avec Chirac-Tibéri ?

            Merci de nous proposer un plan complet conforme à vos souhaits, que l’on puisse voir de quoi il retourne.


            • tvargentine.com lerma 16 juillet 2007 15:46

              A @Fiwa

              Je connais très bien Lyon et j’ai travaillé 10 mois en 2006 et effectivement cette ville dispose de transports adaptés à ses habitants.

              Les vélos sont vraiment adaptés pour l’usage des Lyonnais (principalement des jeunes qui se déplacent) après 1h du matin et la ville est une ville très agréable à vivre.

              Paris n’a pas la même concentration de population et les transports ne sont pas adapté aux vélos.

              C’est dangereux et ce n’est pas avec des méthodes purement marketing que l’on résoudra des véritables problèmes d’infrastructures qui n’ont pas été fait depuis des dizaines d’années.(routes,RER,train.,modernisation du métro..)

              De plus,ce qu’il faut à Paris,ce sont des voies pour les bus et non des autoroutes et beaucoup de parking semi-gratuits ,chose qui n’existe pas à ce jour,puisque le choix des extrèmistes hezbollas verts c’est d’exclure la voiture de Paris (affreux affreux affreux !!!)

              Pour le reste ,libre à toi de mourrir prochainement pour le Maire de Paris en vélo !,mais porte un casque quand même ça peut sauver ta vie

              Les parisiens disposent du métro,des bus et si ils ne roulent pas autant en vélos dans leur ville c’est qu’ils ont compris que Paris n’est pas fait pour le vélo


              • Frederic BADINA 16 juillet 2007 16:19

                @Alex75 Ne suis-je peu être pas assez clair sur le caractère critique ou non de mon propos. Je vais donc clarifier : la politique de la majorité actuelle va dans le bon sens en matière de transports publics, et a marqué une rupture avec le passé.

                Evidemment que la Ville n’a pas la main sur la RATP, et encore moins sur la PP, réputée pour avoir toujours été proche du pouvoir en place au niveau du Gouvernement, et plutot pro-voiture, c’est un fait. Mais le problème n’est pas d’avoir la main, il relève plutot de la capacité à faire du lobbying auprès des instances concernées pour faire pencher la balançe. Nous sommes dans le bras de fer politique systématique avec la PP, mais aussi avec le Préfet de Région (cf notamment affaire du TGI dans le 13ème). C’est l’avis de l’un contre l’autre. L’un est l’autre étant acteurs de la politique des déplacements, la PP devra s’interroger sur le rôle qu’elle souhaite jouer dedans : celui du blocage, ou de la construction...Encore une affaire de culture. Hélas, il semble ne pas y avoir de solutions évidents pour la PP, a moins d’avoir un Préfet de Police envoyé non plus seulement comme émissaire du Gvt, mais comme véritable acteur dans la construction d’une politique des déplacements équilibrée. En ce qui concerne la RATP, la Ville contribue via le STIF à l’amélioration du réseau de transports en IDF, l’argent reste un moyen de pression. Un énorme boulot d’amélioration de l’existant, avec de l’investissement sur le matériel roulant bus, ainsi que sur les sites propres a été fait. Mais on peut citer par exemple le retard technique pris sur l’amélioration des conditions de circulation sur la ligne 13 qui reste aujourd’hui problématique et qui pose la question de quelle utilisation alternative au métro va t-on pouvoir proposer aux Parisiens ? La réponse se trouve en surface... Le problème n’est pas tant le fait que la RATP ai fait ou non les investissements qui s’imposaient, mais plutot le fait que la Ville a communiqué beaucoup sur le réseau de surface, et peu sur le réseau souterrain, ayant pris le parti de dire que le réseau de bus devaient être un métro de surface (c’est écrit dans les documents qui ont servis de base à l’élaboration du programme Mobilien).

                Je suis donc pour que les efforts soient encouragés, qui serait contre d’ailleurs. Mais en obligeant la Région IDF a rendre conformes les engagements pris dans le PDU régional. Beaucoup de projets de rocades ont pris énormement de retard, une bataille politique est lancée sur la paternité d’un projet de métro en rocade en 1ère en 3ème couronne, une réforme du zonage de la tarification des transports est en reflexion, il est temps d’en sortir les grands axes (tarification en zones concentriques autour de Paris, ou autour de grands pôles économiques avec paiement à la zone traversée ?).

                Delanoé aime à dire qu’il est dans une relation de travail constructive avec JP Huchon, c’est surement vrai, mais la Ville de Paris doit pouvoir aujourd’hui influer sur les priorités régionales en matière de transports publics. Non pas pour ne privilégier que sa propre qualité de vie, mais aussi pour être moteur d’une qualité de vie régionale apaisée et constructive. L’idée du Grand Paris est une piste à explorer impérativement, la réflexion qui en découle est le seul moyen de sortir de la querelle d’opposition entre collectivités en IDF. La conférence métropolitaine est un bon premier outil, il faut aller désormais plus vite. Car la qualité de vie à Paris dépend aussi de la capacité de la Région à mettre en oeuvre un plan pour désengorger la capitale, sans pour autant repousser à l’extérieur les problèmes qu’elle ne peut pas traiter. Le péage urbain serait en ce sens un vrai outil de défiance vis à vis du reste de la Région, purement égoîste et très anti-social, malgré toutes les vertues qu’on peut lui trouver, notamment au regard des modèles Londoniens et Suédois.

                Je suis donc pour poursuivre le plan engagé, avec comme axe prioritaire l’implication dans un réseau de collectivités francilienne pour faire avancer ensemble les objectifs liés aux PDUIF et réduire la pression de l’automobile sur l’ensemble de la Région. Je suis pour qu’à Paris, une lutte drastique soit menée par la Préfecture de Police pour traquer les mauvais usages de la voirie en déplacements : elle vient notamment de lancer une campagne de sensibilisation au respect du code de la route à l’approche d’un carrefour, cause importante des embouteillages à Paris. Je pense qu’il faut désormais partir du principe que la collectivité ne sera pas seule l’actrice de l’amélioration des conditions de circulation, et considère ainsi que le conducteur doit être partie prenante des efforts pour limiter la congestion et fluidifier la circulation à Paris. l’axe n’a jamais ou peu été étudié, il est temps de le faire.


                • alex75 16 juillet 2007 18:52

                  Merci pour cette réponse très sympa qui me rassure car il y a déjà eu 2 articles « anti-vélib » sur Agoravox et Naturavox (qui se sont tous les deux fait « flinguer » par les lecteurs). Je suis personnellement très pro-vélib car je trouve très bien que la publicité - payée par les accros à la société de consommation- finance un transport alternatif et écologique, tout en sachant bien que ce n’est pas ça qui va qui va sauver la planète.

                  C’est surtout sur le plan symbolique et pédagogique que Vélib’ est intéressant : prouver aux conservateurs qu’il est possible de faire autre chose et autrement. Pour le reste, tout montre que les français (et l’administration, les politiques, le Medef, les syndicats, les corporatismes... ) sont profondément anti-écologiques malgré tout le « blabla »" médiatique complètement superficiel et hypocrite qui déferle actuellement.

                  Je ne crois pas à l’action de la Préfecture de Police qui est Pro-voiture, anti-Delanöe et anti-écologie : il suffit de constater, à Paris, les excès de vitesse permanents, les pots d’échappements percés ou trafiqués et tous les vieux véhicules diesels qui enfument ostensiblement les rues en toute impunité.


                • tvargentine.com lerma 16 juillet 2007 16:47

                  Je rejoins votre point de vue et vous semblez rejoindre aussi l’analyse de beaucoup d’habitants d’Ile de France sur LE GRAND PARIS qu’il convient de mettre le plus rapidement possible afin d’éviter d’avoir des « barons » (JP Huchon est un exemple)

                  Si Paris ne veut pas mourir de la pollution et si l’Ile de France veut se développer économiquement afin de permettre de créer des emplois et de la richesse,les infrastructures sont impératives et ils doivent se faire dans un seul projet : LE GRAND PARIS.

                  Les habitants de Paris et d’Ile de France élisent un gouverneur et son gouvernement au suffrage universel et nous n’aurons plus de politicien bobos qui feront des « paris-plage » ou des « Paris-vélos » pour masquer le sous-développement des infrastructures.

                  Oui au Grand Paris et espérons que Nicolas Sarkozy aura l’esprit de mettre cette réforme pour les prochaines élections


                  • Niamastrachno Niamastrachno 16 juillet 2007 17:27

                     smiley smiley smiley


                  • nicolaskuhn nicolaskuhn 16 juillet 2007 18:26

                    1- Le vélo ne consomme aucune énergie polluante, ne rejette aucun gaz toxique, et ne contribue pas à l’augmentation de l’effet de serre.

                    2- En ville, le vélo est en moyenne aussi rapide que la voiture.

                    3- Le vélo occupe une surface moins importante que la voiture sur la chaussée et est plus maniable que les deux roues motorisés, ce qui limite son implication dans les embouteillages.

                    4- Le vélo n’émet pas de nuisances sonores.

                    5- Les accidents de vélo sont en moyenne moins graves que les accidents de voiture ou de deux roues motorisés (surtout pour les piétons).

                    6- Une promenade en vélo est plus agréable qu’une promenade en voiture ou en transports en commun pour découvrir Paris, et fait moins mal aux pieds que la marche.

                    7- L’utilisation régulière du vélo pour ses déplacements permet de lutter contre le risque cardio-vasculaire.

                    8- La possibilité d’alterner entre les transports en commun et le vélo en libre accès permet de limiter la nécessité des « changements » dans les couloirs du métro et peut ainsi « désenclaver » certaines zones mal désservies par le métro aujourd’hui (par exemple dans le nord-est de la capitale).

                    9- La mise à disposition de vélos en libre service rend la capitale plus attrayante pour les activités touristiques

                    10- Le principe du vélo en libre service permet de limiter l’encombrement des logements ou des parties communes des immeubles parisiens avec des vélos privés. Le fait de ne pas avoir à le porter jusque chez soi rend possible son utilisation par les personnes âgées.


                    • Gasty Gasty 16 juillet 2007 19:54

                      Dans les immeubles datant des années 60-70 était prévu dans le prolongement des caves un espace réservé aux bicyclettes. Un espace, un vrai, pas du genre local à placard.

                      Bien que tombée en désuétude pendant un bon nombres d’années, la tendance s’inverse à nouveau. Chaque entreprise a son parking à vélo, mais mini parking à vélo, faudra-t-il revoir l’aménagement et la superficie ? Espérons-le.

                      Les villes s’équipent de plus en plus, les points stratégiques deviennent les transports en commun.C’est dans ces endroits que les aménagements prennent tous leurs sens. Les nouveaux transports ferroviaire régionaux mieux équipé pour accueillir ses petites reines sont victimes de cet engouement. La solution,aménager des espaces réservés à l’intérieur même des structures d’accueil des transports pour y déposer son vélocipède pour la semaine et plus encore.Certaines villes préparent cette perspective nouvelle.


                    • Gasty Gasty 16 juillet 2007 19:59

                      PS : j’ai un vélocipède, j’y suis très attaché. Mais quand je vois toutes ses belles bicyclettes......


                    • Formule4 17 juillet 2007 12:19

                      Il faut relire vos livre de Leçons de Choses. En effet, le vélo par lui même n’est pas construit à partir de fleurettes et de brin d’herbettes mais par des industries chimiques, metallurgiques, pneumatiques etc... Oublions donc cette icône autocollante d’antipolluant attribuée abusivement au vélo.

                      Deuxième - ment, si un vélo immobile adossé à la rembarde de la voie sur berges ne produit pas de gaz carbonique, il en va tout autrement dès qu’il se déplace puisque son moteur c’est vous et que, à part si vous venez d’une autre planète, vous dégagez du CO2 (et pire, de la vapeur d’eau) en ahanant dans la côte qui mène au Sacré Coeur. Très loin donc du zéro CO2 mentionné sur certaines pubs.

                      Velo-lib semble être une sympathique bonne idée, de même que voiture-lib ou chaussure-lib, lando-lib, trotinnette-lib mais il serait réducteur d’en faire une solution globale.

                      Et puis, pensez donc au vélocamion de bière qui devra livrer le bar où vous irez consommer, car assoiffé par les pédalages sous le célèbre soleil de Paris. A moins qu’une insolation de ciel gris impose aux services de secours votre transfert en vélambulance, en espérant que le réanimateur n’aura pas fait déraillé sa chaîne en se rendant au vélopital.


                    • armand armand 16 juillet 2007 18:52

                      ça me fait marrer, ceux qui parlent d’ayatollahs ou de talibans verts ! Si on regarde l’histoire des transports parisiens, aucune ville n’a été à ce point sommée de se mettre au tout-automobile, depuis que les omnibus à cheval ont été remplacés par les bus à moteur et les fiacres par des taxis dès 1910. Sans parler des tramways priés de dégager dans les années 30 (pour revenir deux générations après) ou l’innommable Conducator du tout-automobile (Pompidou), qui somma Paris de « s’adapter à l’automobile » et qui, s’il avait vécu, nous aurait rasé les trois-quarts de la ville pour faire des tours et des autoroutes.

                      Tout un symbole : New York dispose encore de calèches pour se promener dans Central Park, à Paris, la dernière a disparu il y a trente ans.

                      Je conseille aux Parisiens comme moi qui estiment qu’un des plus grands fléaux historiques a été le moteur à explosion de passer quelque temps sur l’île de Prinkipo, au large d’Istanbul. Tous les déplacements ont lieu à vélo, à pied, à cheval. Vous verrez comment on se réhabitue comme par miracle au doux clop-clop des sabots des attelages, et que l’odeur du cheval, pour agressive qu’elle soit, est infiniment mois désagréable que la fumée des pots d’échappement.


                      • ExSam 16 juillet 2007 20:59

                        A quand les voitures en libre-service ?..


                        • Iceman75 Iceman75 20 juillet 2007 07:37

                          Cela existe par des initiatives privées ou dans certains parking (oh la « belle » 1007 ! ) de la société ayant un quasi monopole à Paris.

                          Quant à dire que le vélo est polluant, oui, il l’est comme le PC qui a permis à l’auteur de ces mots d’écrire cela, sans compter qu’il respirait et sirotait je ne sais quel brevage emballé dans une bouteille dont la fabrication a été elle même polluante. On peut aller très loin sur ce principe. Le but est bien de fournir un moyen pratique et limitant la pollution individuelle...loin d’être parfait mais une petite avancée


                        • Fiwa 16 juillet 2007 21:03

                          Ca y est j’ai testé ! Et c’est vraiment bien.

                          Normalement j’ai une cinquantaine de minutes de metro pour rejoindre ma banlieue. Ce soir en rentrant j’ai fait 25/30 min de velo puis 15/20 min de metro. Pratiquement que de la pente douce et des voies cyclables protegés, c’etait donc un trajet idéal (peut etre pas revelateur il est vrai).

                          Les vélos sont un peu lourd et les 3 vitesses ne permettent pas d’aller très vite (ca ce met à trop mouliner dès qu’on va vite). Du coup on adopte une conduite assez pépére. Mais finalement c’est pas plus mal ca devrai limiter un peu les comportement à risques.

                          Par conte, a moins que je n’est pas réussi, il semble qu’il n’est pas possible de déposé un velo à une borne et d’en prendre un nouveau tout de suite a la meme borne pour eviter de payer apres la demi heure supplementaire.

                          L’ambiance etait super convial en tout cas pour un début, a ma station de depart un equipe de papy expliquait comment ca fonctionnait, les velibiens se disaient bonjour, et les passant arretaient pas de demander comment c’etait. Ca va pas durer mais a Paris un peu de convivialité c’est toujours bon a prendre !


                          • Fiwa 16 juillet 2007 22:33

                            ouais enfin si tu roules pèpere tu transpires pas plus que ca. J’ai jamais vu un postier degouliner de sueur en me faisant signier un recommandé par exemple ... tu vas me dire « ouais mais lui c’est un salaud de fonctionnaire même pas qu’il veut bien partager la sueur !! Halte au regimes speciaux » smiley uhuhuh.


                          • tvargentine.com lerma 16 juillet 2007 21:51

                            Si nous considérons que beaucoup de personnes souhaitent utiliser ce système de locomotion,il n’en demeure pas moins qu’après une course sur un vélo de 22 Kg,le cycliste transpire (non ?)

                            Mais au fait,il existe des douches pour se laver dans les sociétés ?

                            Pas dans la mienne ! smiley

                            Oui,c’est bien pourquoi,ce système ne fonctionnera pas en semaine pour les gens qui travaillent et ne peuvent pas se laver pour chasser les odeurs de transpiration.

                            Ensuite,Paris en vélo,c’est consommer beaucoup de polluant même si les manipulations statistiques présentées par la mairie de Paris font croire que la Seine c’est la méditéranée et que l’air de Paris c’est de l’air pur !

                            Evidement,on peut penser que cela servira l’image médiatique de la municipalité à l’étranger,car les touristes européens viendront le week-end se promener en vélo à Paris,mais peut etre pas les banlieusards et les prochains électeurs du prochain « GRAND PARIS »


                            • ripouette ripouette 16 juillet 2007 23:17

                              Ca y est j’ai vu mes deux premiers Velib aujourd’hui au fin fond du 16ème. Un petit père et sa mémère toute ronde, jurant, suant, hoquetant dans un côte ! En trois coups de pédale papy à mis 20 mètres dans la vue de sa douce qui, de dépit est descendue de son char de 22 kg et a continuer à pied, toute occupée à pousser et râler sur la bête.

                              Du coup je me suis mis derrière avec ma moto (et oui je suis un mauvais citoyen) et j’ai poussé quelques encouragements qui n’ont eu aucun effet !

                              C’est pas un transport pour tout le monde ce Vélib !


                              • Boileau419 Boileau419 17 juillet 2007 04:15

                                Eh bien moi, ce que j’apprécie le plus dans cette initiative, c’est qu’on ne l’a pas affublée d’un nom (pseudo)anglais du genre « Paris-Bike » ou que sais-je encore.

                                « Vélorution » n’est pas très euphonique, mais c’est du français, comme « vélib » (encore que la logique du français aurait plutôt voulu que « vé » soit en postfixe : libvélo).

                                Si un jour Bruxelles ou Liège s’y met, je suis prêt à parier n’importe quoi que ce sera sous un vocable anglicisant, les Belges ayant la manie de l’anglais à tout-va. Et puis, Bruxelles est une capitale « international ».

                                Cela dit, je ne pense pas que le vélo va remplacer la voiture comme moyen de déplacement privilégié dans les grandes villes. L’usage de la « bagnole » n’est pas tant une nécessité matérielle qu’un besoin psychologique d’affirmation de soi et de retrait en soi.

                                En un mot, tant que les gens seront cons et débiles, la voiture régnera.

                                A moins d’une « psychorution », les embouteillages ont encore de beaux jours gris devant eux.

                                Pékin a dépassé trois millions de véhicules motorisés... Vive les « Jeux verts » hehe.

                                (Non, je n’ai jamais possédé de voiture de ma vie, Gilles)


                                • L'Hérétique Anaxagore 17 juillet 2007 10:38

                                  Il ne vous vient pas à l’esprit que l’automobile est souvent nécessaire : par exemple pour espérer être à l’heure sur son lieu de travail ?

                                  Le problème, à Paris, c’est que Baupin and co ont surtout essayé de créer le maximum d’emmerdements pour les automobilistes afin de les dissuader d’utiliser leur véhicule au lieu au contraire de leur proposer une solution alternative viable.

                                  Velib est la première initiative intelligente que je vois en 5 ans sur la circulation à la Mairie de Paris.


                                • nicolaskuhn nicolaskuhn 20 juillet 2007 13:55

                                  Vous n’avez pas remarqué le succès du tramway ? à chaque fois que je passe du côté de la cité universitaire, je vois la fréquentation du tramway augmenter...

                                  Vous avez vu que, sur plusieurs lignes de bus dans Paris, la fréquence de passage a été augmentée (j’ai notamment testé avec bonheur le 96) ?...

                                  C’est bien simple, plus une ville est grande et peuplée, plus l’automobile représente un moyen de transport individuel encombrant, polluant (même les motos polluent moins), dangereux pour les piétons, et lent... Dans une ville comme Paris, l’idéal pour se rendre sur son lieu de travail reste le réseau de transports en commun, enrichi aujourd’hui des vélos en accès libre.

                                  En gros, les seuls trajets pour lesquels la voiture est justifiée concernent les déplacements de marchandises ou les transports d’objets encombrants ou lourds.

                                  Ah si, j’oubliais... La voiture est très utile pour ceux qui ne veulent pas se mélanger à la population des transports en commun... Pour ceux-là, la voiture en ville, c’est susrtout « parce qu’ils le valent bien »... C’est normal, hein, au-delà d’un certain niveau social, on n’a pas à circuler avec la plèbe...


                                • L'Hérétique Anaxagore 17 juillet 2007 10:34

                                  Cet article est excellent. Modéré, juste, bien analysé, bien documenté. Bravo !


                                  • armand armand 17 juillet 2007 12:07

                                    Faisant le lien avec d’autres articles précédemment discutés sur Agora : reste toujours l’éloignement progressif de lilliers de Parisiens et de banlieusards, du fait des pix de l’immobilier. Résultat : des gens qui ne peuvent pas faire autrement, dans bien des cas, que d’utiliser une voiture. A Londres on leur colle une taxe supplémentaire, ou bien on les contraint à se fier à des transports collectifs hors de prix et peu fiables. Le tout pour que traders et mafiosi russes trustent le centre de Londres...

                                    Ne faudrait-il pas, M. Delanoë, casser la spirale de hausse immobilière en plus de la mise en service d’excen,netes initiatives comme Velib ? Mais personne n’ose rien contre un phénomène qui fournit à des millions de propriétaires un sentiment d’enrichissement virtuel.


                                    • armand armand 17 juillet 2007 12:08

                                      Euhhh... tapé trop vite, d’« excellentes initiatives »...


                                    • Cosmic Dancer Cosmic Dancer 17 juillet 2007 12:51

                                      @ Armand

                                      Bonjour, Armand. Je plussoie ce commentaire plein de bon sens et qui soulève une nouvelle fois la question cruciale du logement.

                                      Mais M. Delanoë n’est pas le seul à pouvoir y changer quelque chose. Il me semble me souvenir que le quota d’habitations à loyer modéré est loin d’être atteint dans certaines banlieues parisiennes.


                                    • Fiwa 17 juillet 2007 13:17

                                      A mon avis le probleme n’est pas de rendre Paris plus abordable, ce qu’il faudrai c’es plutot rendre Paris moins obligatoire et donc decentraliser la region parisienne. Il faut investir en banlieue et la rendre attractive aussi bien au niveau de l’emploi, de la culture et des transports. Une fois cela fait il est fort possible que les prix baissent d’eux même sur Paris. Enfin si un action gouvernemetal pouvait freiner la hausse des prix sur toute la France cela serait également bien mais ca me semble plus ilusoire.


                                      • Fiwa 17 juillet 2007 13:20

                                        Sinon je re re repete Velib c’est très bien !!! J’ai profité de ma pause du midi et d’une eclaircie pour me faire une petite ballade le long du cannal saint martin c’etait cool.


                                      • plutôt mort que libéral 17 juillet 2007 16:26

                                        On confond : Réchauffement climatique et Pollution !!

                                        Réchauffement : plus on est nombreux (humains dont les bovins avec methane ) plus on respire plus on emet de CO2 et plus on réchauffe la planète !( il faut limiter les naissances et arreter de manger de la viande !

                                        Pollution : polluant de tout genres dont les micro-particules de Diesel , dont tout les composants non brulés de l’essence utilisée dans les deux roues motorisees, vous les sentez très bien quand une moto, arrive ou démarre sur un trottoir ! Il faut arrêter la vie économique.

                                        A Paris les Voitures s’habituent aux 2 roues motorisées avec haine , mais s’habitue , donc il y aura peu d’accidents avec les vélos.

                                        Mais les 2 roues motorisées, les bus, les taxis, les camions, ne s’habituent pas aux deux roues dont les les vélos,

                                        Il y aura donc beaucoup d’accidents, La QUESTION :

                                        Es ce que la lutte contre la polution tue plus aujourdhui que la polution elle même et le réchauffement climatique ????

                                        Sans faire de plans sur la Comète , il faudrait connaitre le nombre de
                                        - Utilisateurs Deux roues tués en 2005/2006 Paris + periph
                                        - Utilisateurs devenus paraplegiques en 2005/2006 Paris + périph Cela apporterait un peu de crédibilité à l’analyse !


                                      • armand armand 18 juillet 2007 11:39

                                        On en est quand même revenu de l’équation simpliste qui veut que le réchauffement climatique résulte des flatulences bovines et de la respiration humaine ! Même Bush n’ose plus.


                                      • plutôt mort que libéral 19 juillet 2007 14:34

                                        De nombreux pays ont développé des herbages ( OGM) plus sucré et autres composants (voir sites écologiques serieux ) qui permettent aux bovins de dégager moins de méthane et de CO 2, ( 25% des émissions origine bovins + moutons ) source citée entre autres par AL GORE et de nombreux site web VRAIMENT Ecolo scientiques ( pas bullshit comme certains commentaires)

                                        Enfin Velib , vu ce matin :
                                        - centre de Paris,
                                        - trois motos enchainées sur plots Velib rue Vieille du temple ,et deux motos sur plots Velib rue St Gilles , un comble !!!
                                        - Un cycliste avec un tee-shirt vert marqué Ecolo-velo frolant en évitant un pièton traversant sur passages piétons rue des quatres fils, si le pièton n’avait pas bougé il était heurté !
                                        - Et un 2eme incident du même ordre rue de Rivoli !


                                      • Iceman75 Iceman75 19 juillet 2007 23:06

                                        Après avoir écrit avant l’opération un encouragement nuancé et critique, j’ai voulu essayer. J’ai donc voulu prendre un ticket 1 jour 1 euro à une borne désertée. Ok je prends ça sur ce satané navigo, je paye par Carte bleue la caution, et hop je prends....ah ben non, pas de vélo malgré les 3 présents à cet emplacement. Il faut aller ailleurs et on m’affiche un plan. Ok me voilà donc parti pour 5 minutes de marche et je réitere mon opération. On me dit de prendre un vélo...je présente mon passe, le voyant est vert, et j’appuie sur le bouton indiqué, sans succès. Après 3 essais j’ai compris : il faut rester 3 ou 4 secondes avec le pass dessus.

                                        Me voilà sur le vélo. Avec mon metre 90, difficile de trouver une bonne position. Mais la selle est confortable, les vitesses passent bien et il est maniable. Seulement je dois passer de l’emplacement à droite de la route à la voie de gauche pour remonter sur la Pigalle, PLace de clichy. Je me glisse entre les voitures, me prends les gaz d’échappement d’un car de touriste et parvient à rejoindre ma rue. Je remonte vers Pigalle dans les voies de bus. Je double les livreurs mal garés, et me fait enfumer par des scooteristes (notez que je n’ai pas dit motard, espèce très différente de la faune parisienne). Encore une camionnette qui m’enfume et j’arrive péniblement aux premiers contreforts de Montmartre.

                                        Je commence à les sentir les 22kg. Et surtout à m’apercevoir que les vitesses ne me conviennent pas. La 1ere demande de mouliner pour faire du sur place. La 2eme est un peu trop dure pour ce type de cote en plein soleil avec un sac sur le dos. Et la troisième est parfaite pour faire des descentes à fond, chose quasi impossible à Paris. Question de gout.

                                        J’arrive sur Pigalle et je m’apperçois qu’il y a une piste cyclable sur le terre plein central. Magnifique mais mal matérialisée faute de couleurs vives. Arrivé en bout de piste, on ne sait plus trop bien si on est considéré comme un piéton ou une moto. Je traverse un peu au dessus de La Place Clichy pour profiter des raccourcis que je connais jusqu’à la station velib visée. Oui on a interet à savoir où il y en a car aucun prospectus aux bornes ou plan sur le vélo. Vue la stupidité des sens uniques du coin, je me vois obligé de prendre un sens interdit afin de ne pas passer dans un coupe gorge. Une camionette s’impatientait justement derrière moi en faisant vrombir le moteur.

                                        ça y est j’ai atteint mon but en 20 minutes, soit un peu moins de temps qu’en bus mais pour plus cher et dégoulinant de sueur. J’ai la scéance de fitness pour le même prix me direz vous ! Pour déposer le vélo, il suffit de le présenter à la borne et d’enclencher celui ci dedans. Là encore c’est lent.

                                        C’était un besoin exceptionnel et je me suis fait pas mal de frayeurs entre les taxis et les scooters. Rien à voir avec mes experiences passées chez nos voisins d’outre rhin. Je ne suis donc pas encore convaincu.


                                        • moebius 21 juillet 2007 00:37

                                          Bon ! les vélos, le tramway...mais toujours bien aprés la province...Paris à la traine, Paris la provinciale, Paris qui n’invente plus...quelques bicyclettes et un petit bout de tramway, tu parles et maintenant tous à la plage

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