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Accueil du site > Actualités > International > 11-Septembre : Mai 2001, l’État bascule dans l’ombre

11-Septembre : Mai 2001, l’État bascule dans l’ombre

Comment la commission d’enquête sur le 11-Septembre pouvait-elle, en toute honnêteté, ne pas envisager un seul instant la possibilité d’une opération scélérate engagée au sein de l’appareil d’État américain ? Même en omettant de tenir compte des précédents historiques, aujourd’hui avérés, qui mettent en lumière la culture de dissimulation propre au système politique des États-Unis, il est difficile de ne pas observer nombre d’indices d’une opération interne, très sophistiquée, préparée bien en amont de son exécution.

Les archives disponibles à ce jour, consultables par tous - historiens, journalistes ou citoyens - révèlent au printemps 2001 une série d’incidents qui ressemble fort à la cristallisation d’un processus de false flag incluant la phase finale de mise en place des acteurs et des moyens nécessaires pour assurer la réussite d’un événement historique identique à celui que le groupuscule néoconservateur du PNAC a si ardemment souhaité qu’il finira par se réaliser : le nouveau Pearl Harbor. En tournant le dos aux principes démocratiques les plus fondamentaux, les individus qui organisaient, dans les arcanes du pouvoir institutionnel, la mise en scène de cette gigantesque carambouille ont définitivement fait basculer dans l’ombre l’appareil d’État américain.

La Parenthèse Enchantée (6/11) :
Mai 2001, l’État bascule dans l’ombre
 
Chaque semaine cet été, jusqu’au mardi 11 septembre 2012, ReOpen911 publie un extrait du livre de Lalo Vespera, La parenthèse enchantée (à paraitre en septembre 2012).
 

Article précédent : Les bénéfices de la dissimulation

 

« Nous sommes un Empire maintenant, et quand nous agissons, nous créons notre propre réalité. Et pendant que vous étudiez cette réalité – avec discernement, peut-être – nous agissons à nouveau, créant d'autres réalités nouvelles, que vous pouvez étudier aussi, et c'est comme ça que les choses se passent. Nous sommes les acteurs de l'Histoire... et vous, vous tous, en serez réduits à étudier ce que nous faisons. »
Karl Rove, conseiller et stratège politique de George W. Bush.
New York Times, 17 octobre 2004 [1].

  

8 mai 2001, le jour-clé

Le 8 mai 2001, le tandem Bush-Cheney célèbre ses cent premiers jours à la tête de l’exécutif américain [2]. Et en cette date symbolique, le Président Bush prononce une déclaration, qui passe plus ou moins inaperçue à l’époque, et qui se révèle, avec le recul, tout à fait capitale. Elle confirme la création du Bureau de la protection nationale (ONP pour Office of National Preparedness), subordonné à l’Agence fédérale de gestion des situations d’urgence (FEMA pour Federal Emergency Management Agency), et qui attribue au poste du Vice-président Dick Cheney, responsable du nouvel organisme, le pouvoir de coordonner la réaction du gouvernement face aux attaques terroristes sur le territoire américain. Nous présentons plus bas la traduction intégrale de cette déclaration [3] et en référence, la documentation administrative de la FEMA [4].

De son côté, Dick Cheney, dans une interview accordée ce même 8 mai à CNN, commente ce nouveau rôle qui lui est opportunément offert : « Une des plus grandes menaces sur notre nation [...] peut aussi venir d’une organisation terroriste à l'étranger ou même d’un autre État utilisant des armes de destruction massive contre les États-Unis. […] La menace sur la partie continentale des États-Unis et sur notre infrastructure est en train de changer et d’évoluer. Et il faut porter notre attention sur tout ce domaine, d'ordinaire appelé la défense du territoire. Le président m'a demandé de prendre la responsabilité de superviser tout cela. » [2]

En effet, jusqu’à cette date, le bureau du Vice-président ne faisait pas partie de l'Autorité nationale de commandement. A ce titre, le 8 mai 2001 peut être considéré comme le tournant décisif de l’État américain vers le 11-Septembre : en cas de crise majeure, Cheney détient la capacité de commandement des forces opérationnelles. Non seulement il la détient, mais – fait historique – il va en user le 11-Septembre en prenant la décision de ne pas intercepter l’appareil aéroporté qui se dirige vers le Pentagone, comme le manifeste le témoignage fort dérangeant de Norman Mineta. 

 

 
Le témoignage désintégré de Norman Mineta

Norman Mineta, secrétaire américain aux Transports entre 2001 et 2006, témoigne le 23 mai 2003 devant la Commission d’enquête sur le 11-Septembre, et raconte s’être rendu à 9h20 au Centre présidentiel des opérations d’urgence (PEOC) qui se trouve sous la Maison Blanche, où il a retrouvé le Vice-président Dick Cheney et son aide de camp : « Un jeune homme faisait des va-et-vient pour informer le Vice-président, ‘L’avion est à 80 kilomètres. L’avion est à 50 kilomètres’. Lorsqu’il a dit ‘l’avion est à 15 kilomètres, le jeune homme a demandé au Vice-président : ‘Les ordres tiennent-ils toujours ?’ Le Vice-président s’est alors vivement tourné vers lui et à répondu : ‘Bien sûr qu’ils tiennent toujours ! Avez-vous entendu dire le contraire ?’ »


 

Norman Mineta témoigne devant la Commission d’enquête [5] 
 
 
Ce témoignage tout à fait explicite de Norman Mineta n’a pas été pris en compte par les enquêteurs et encore moins intégré dans le rapport final de la Commission dont "l’oubli" est ici à la fois caricatural et éminemment choquant. Mineta, haut responsable du gouvernement, est un témoin de premier ordre, et son récit est tout simplement incontournable. Bien entendu, les faits qu’il décrit mettent Dick Cheney en position de devoir s’expliquer. Et c’est éventuellement pour éviter cela que la Commission n’a pas retenu ce témoignage. Que peut alors valoir l’enquête au regard d’une telle omission ?
 
 

Sommes-nous donc tenu de croire que le témoignage de Norman Mineta s’est désintégré avant que la Commission n’écrive son rapport, tout comme l’intégralité du Boeing 757 de la version officielle rencontrant la façade du Pentagone, ou comme les 3400 milliards de dollars du Département de la Défense subissant le même sort dans les livres comptables ? A l’évidence, ce témoignage du secrétaire aux Transports fait crûment apparaître que les militaires considéraient Cheney comme un Commandant en chef. Cela implique qu’après avoir reçu le 8 mai 2001 une capacité de commandement inédite, le Vice-président en a fait opportunément usage quatre mois plus tard pour des actes relevant de la haute trahison, en compromettant, entre autres, la neutralisation de l’appareil aéroporté se dirigeant vers le Pentagone, et repéré au moins 80 km avant son impact [5].

Nous citerons de nouveau Peter Dale Scott qui est le premier à avoir produit sur ce sujet un vaste travail de synthèse, perspicace et très documenté. A propos du 8 mai 2001, l’auteur de La route vers le nouveau désordre mondial écrit : « Cheney et la FEMA furent réunis en mai 2001 : Le président George W. Bush nomma Cheney directeur d’une Commission d’études sur le terrorisme et créa un nouveau bureau au sein de la FEMA portant le nom anodin d’Office of National Preparedness (Bureau de la protection nationale [6]) afin de l’assister. En fait, Bush autorisait une réinitialisation de la forme de planification que Cheney et la FEMA avaient orchestrée sous l’intitulé de COG [Continuité de Gouvernement]. Et durant le 11-Septembre, la planification porta ses fruits : un plan secret de “continuité des opérations” fut mis en œuvre, au moins partiellement pour la première fois. […] Ainsi, nous ne devrions pas être surpris qu’avec la mise en œuvre de la COG ont été instaurées les détentions arbitraires sans mandat qu’Oliver North avait planifiées deux décennies auparavant, ainsi que les écoutes téléphoniques sans mandats qui sont leur contrepartie logique. » [7]

Tout porte donc à considérer que la création de l'ONP au sein de la FEMA le 8 mai 2001 correspond à la reconstitution de l'équipe secrète que Cheney avait formée dans les années 1980 avec la FEMA, en compagnie de Donald Rumsfeld, et ce, quatre mois avant le 11-Septembre.

La déclaration de George W. Bush sur la création de l'ONP,
disponible sur le site de la Maison Blanche,
est traduite intégralement en fin d'article.
 

La déclaration du Président Bush, le 8 mai 2001, est un discours à la rhétorique convenue, privilégiant les déclarations d'intention au détriment d'informations primordiales sur l'ONP. Au regard du changement déterminant que suppose l'ONP dans l'articulation du pouvoir au sein de l'exécutif américain, cette déclaration apparait avant tout comme un paravent politique permettant de tenir à bonne distance la vigilance citoyenne. Car dans les faits, Bush et Cheney s’emploient, le 8 mai 2001, à mettre en place le verrou institutionnel indispensable au bon déroulement d’une opération subversive telle que celle survenue le 11-Septembre. Et conformément à un principe de dissimulation dont nous allons constater qu’il est récurrent, il s’agit pour la tête de l’exécutif de communiquer sur le fait que ces nouvelles dispositions ont pour objectif de protéger les populations. En effet, quels que soient les arguments vertueux qui enrobent le discours de Bush, aucune application concrète supposée servir l’intérêt des citoyens américains dans le cadre de la création de l’ONP ne sera appliquée en amont du 11-Septembre. Au contraire, les faits démontrent que l’application de ces mesures de protection sera délibérément retardée par ceux-là mêmes qui en ont fait la promotion. En fait, l’ONP commencera tout juste à embaucher du personnel, quelques jours avant le 11-Septembre [8].

Avec le même opportunisme, le discours de l’exécutif américain peut, selon la pression des événements, se montrer tour à tour d’une étonnante lucidité qui touche à la prescience (Dick Cheney, le 8 mai 2001 : « La menace sur la partie continentale des États-Unis et sur notre infrastructure est en train de changer et d’évoluer. Et il faut porter notre attention sur tout ce domaine, d'ordinaire appelé la défense du territoire »), puis d’une incompréhensible ignorance doublée d’une impuissance gentiment assumée (George W. Bush, le 13 avril 2004 : « Personne dans notre gouvernement, ni dans le gouvernement précédant, n’aurait pu envisager que des avions soient envoyés dans des bâtiments à une si grande échelle. »). Le 8 mai 2001, Cheney est chargé de superviser l’organisme qui, dans le discours, semblait être une initiative idéale pour prévenir un événement tel que le 11-Septembre. Dans les faits, tout porte à croire qu'il s’agit en fait d’une structure qui a permis à cet événement de se produire.

Dans son ouvrage, La Démocratie ambiguë, le géopolitologue Guillaume de Rouville montre de quelle façon le citoyen peut se trouver paralysé face à l’ambigüité du système démocratique dont les dirigeants peuvent aisément tirer profit : « L’ambigüité démocratique nous empêche de réagir. Son pouvoir d’inertie est très puissant sur nos consciences. Car les crimes ou les défauts s’estompent dans la contemplation béate des bienfaits des régimes démocratiques à laquelle nous nous abandonnons mollement. Nous sommes habitués aux dichotomies simples, voire simplistes : soit noir, soit blanc ; soit démocratie, soit dictature ; soit le paradis, soit l’enfer. Or, il est évident que la démocratie peut être un paradis pour beaucoup et un enfer pour d’autres, qu’elle peut avoir un visage souriant et lumineux et une face sombre : en 1789, la jeune démocratie américaine qui venait d’élire son premier Président était sans doute un paradis pour des notables blancs comme George Washington et Thomas Jefferson, mais peut-être un peu moins pour les millions d’esclaves noirs exploités dans des conditions dégradantes et inhumaines (y compris les centaines d’esclaves personnels de ces deux personnalités américaines). Les démocraties occidentales sont comme Docteur Jekyll et Mister Hyde, tantôt aimables et bien intentionnées, tantôt brutales et monstrueuses. Les démocraties occidentales sont ambiguës dans la mesure où elles portent en elles les traits caractéristiques de la schizophrénie. » [9]

 


Intervention de Peter Dale Scott sur la Continuité de gouvernement (COG) 

 

 
L'instrument rêvé du terrorisme d’État

Une des caractéristiques récurrentes de plusieurs opérations terroristes majeures qui ont bouleversé les enjeux de politique internationale depuis 2001 (11-Septembre, attentats de Madrid en 2004 et de Londres en 2005) est le fait que ces attentats se soient déroulés à chaque reprise conjointement à des exercices de simulation organisés à l’avance, des exercices présentant des caractéristiques communes avec les tragédies survenant dans la réalité, parfois au même moment et/ou dans des lieux proches [1].

Ces "coïncidences" font d’ailleurs partie des indices importants pouvant éventuellement permettre à l’observateur de distinguer un false flag, un attentat sous faux drapeau [2], d’un acte de violence d’origine extérieure perpétré par une organisation terroriste autonome. Dans les trois cas cités, les autorités et les médias commerciaux ont relaté à l’opinion publique un récit qui attribuait rapidement la responsabilité des attentats à al-Qaïda (avec dans le cas des attentats de Madrid un processus plus complexe, mais qui aboutissait finalement à un résultat identique), négligeant par ailleurs de s’attarder sur les coïncidences pourtant remarquables, mais forcément dérangeantes, des simulations parallèles aux attentats.

Dans le cas des événements du 11-Septembre, les exercices de simulation ont été généralement menés soit par des structures militaires, soit par les organismes de protection civile, ou de façon conjointe par ces deux types d’acteurs.

 
 
La FEMA et l'ONP au plus près du pouvoir exécutif
(version intégrale de l’organigramme)
 
 
• L'instrumentalisation de la protection civile

Il est aujourd’hui admis et reconnu que, sur le territoire des États-Unis, certains organismes chargés de la protection des populations abritent des structures secrètes telles que la COG mise en place sous la présidence de Ronald Reagan, comme nous l’avons abordé dans le précédent article [2]. Dans le cas des pratiques de terrorisme d’État observées depuis le début de ce siècle, la documentation concernant l’usage des organismes de protection civile démontre qu’ils sont en fait l’instrument indispensable au bon déroulement des manipulations à grande échelle que sont les opérations sous faux drapeau. Et dans ce sens, nous ne devons pas être surpris par la répétition des schémas impliquant des exercices de simulation dans le cadre des principaux attentats qui ont marqué la décennie passée.

Dans la logique du terrorisme d'État, un des atouts essentiels des organismes chargés de la gestion des situations d’urgence et de la protection des populations réside dans le rôle vertueux qu’ils sont supposés jouer dans le tissu des institutions démocratiques. Au regard de l’opinion publique, ce rôle vertueux rejaillit bien entendu sur l’image dont ces organismes bénéficient et aide à neutraliser la suspicion que pourraient éveiller, dans d’autres circonstances, les activités secrètes et illicites qu’elles abritent. Dans le prochain article consacré à l’arnaque à grande échelle opérée durant les années 1990 par les responsables du géant de l’énergie Enron, nous observerons comment l’apparence vertueuse que l’entreprise entretenait en investissant des millions de dollars dans une communication mensongère a contribué à pérenniser l'immense escroquerie qu'elle opérait sur les marchés américains et internationaux. Agrémentée de pratiques ciblées de collusion et de corruption, cette vertu apparente est en fait un formidable vecteur de dissimulation et permet d’orienter très favorablement le flux des informations destinées au grand public [3].

L’instrumentalisation de la protection civile représente une arme redoutable entre les mains d’une faction d’individus tenant les rênes du pouvoir exécutif. A l’instar de la FEMA qui fut intégrée en 2003 au Département de la protection civile (Homeland Security Department), le réseau qui, dans sa partie visible, a la charge de venir en aide aux populations en cas de crise est architecturé depuis des décennies pour accueillir les opérations secrètes ordonnées par les gouvernements successifs à la tête des États-Unis. Peter Dale Scott l’a abondamment démontré et documenté en mettant à jour les rouages de la COG, le programme de Continuité de gouvernement auquel Dick Cheney et Donald Rumsfeld ont participé durant les années 1980 [4].Le fait que la FEMA porte en son sein un programme secret qui représente tant de dangers pour la Constitution des États-Unis et pour la liberté des citoyens montre la duplicité propre à cet organisme dont il suffit d'ailleurs de connaitre l'identité des deux personnages à l'origine de sa création pour prendre conscience de la place qu'il est susceptible d'occuper au sein du système impérialiste qui, aux États-Unis, tend à étouffer la Démocratie.

 


George W. Bush au Quartier général de la FEMA en compagnie de
David Paulison, administrateur de la FEMA de 2005 à 2009
 

• La FEMA, cheval de Troie

À la fin des années 1970, Zbigniew Brzezinski, ancien directeur de la Commission Trilatérale devint conseiller à la Sécurité nationale sous l'administration Carter [5]. Il fut rejoint par son ami Samuel Huntington, futur auteur de la bible des néoconservateurs, Le choc des civilisations [6], qui écrivait déjà à l'époque dans son livre The Crisis in Democracy : « Un gouvernement qui manque d'autorité n'aura pas la capacité, sans une crise cataclysmique, d'imposer à son peuple les sacrifices nécessaires afin de faire face aux problèmes de politique étrangère et de Défense. [...] Nous devons reconnaître qu'il existe des limites potentielles et souhaitables à la croissance économique. Il existe aussi des limites potentielles et souhaitables à l'extension indéfinie de la démocratie politique.  » [7] On retrouve ici clairement l'origine de la doctrine qui a inspiré les rédacteurs du PNAC lorsqu'ils ont publié, un an avant le 11-Septembre, le programme de la présidence Bush faisant valoir l'intérêt d'un "nouveau Pearl Harbor".

En 1979, Brzezinski et Huntington créèrent la FEMA, l'Agence fédérale de gestion des situations d'urgence (Federal Emergency Management Agency), supposée s'attacher à la protection des populations civiles, et à ce sujet, Peter Dale Scott précise : « le directeur de la FEMA sous Carter, John W. Macy, déclara sans équivoque que le rôle premier de l'agence était la gestion de crise et la protection des civils contre les ennemis extérieurs, dont les terroristes ; les catastrophes naturelles étaient considérées comme une préoccupation secondaire.  » [8]

 
 
Samuel Huntington et Zbigniew Brzezinski
 

Lorsqu'en 1980, Ronald Reagan prit la place de Jimmy Carter à la Maison Blanche, il ordonna au sein de la FEMA la création duprogramme secret de la COG auquel participèrent Oliver North, Dick Cheney et Donald Rumsfeld [9]. C'est ainsi qu'en abritant cette structure secrète, la FEMA se radicalisa, comme l'explique le journaliste Ross Gelbspan : « Le lieutenant-colonel Oliver North travaillait avec des responsables de la FEMA [...] dans le but d'élaborer un plan secret de prévoyance afin de surveiller les dissidents politiques et d'assurer la détention de centaines de milliers d'étrangers sans-papiers dans le cas d'une urgence nationale indéterminée. Le plan, dont une partie portait le nom de Rex-84, appelait à la suspension de la Constitution conditionnée par un certain nombre de scénarios. [...] Ce plan de la FEMA aurait inclus les activistes environnementaux, les opposants à l'énergie nucléaire ainsi que les activistes favorables à l'assistance aux réfugiés.  » [10] Et selon le journaliste duMiami HeraldAlfonso Chardy, la suspension de la Constitution impliquait un plan « transférant le contrôle du gouvernement à la FEMA, la nomination d'urgence des commandants militaires afin de diriger les autorités fédérales ainsi que les autorités des États fédérés, et également la mise en place de la loi martiale au cours d'une crise nationale.  » [11]

Pour ce qui concerne plus spécifiquement les événements du 11-Septembre, Rudolph Giuliani, à l'époque maire de New York, a évoqué devant la commission d'enquête sur les attentats, l'exercice de simulation appelé TRIPOD II, basé sur un scénario d'attaque biologique et prévu pour se dérouler le 12 septembre à New York. En effet, le jour des attentats, après avoir évacué le bâtiment 7 du World Trade Center où se trouvait l'OEM, le Bureau de gestion des urgences de Manhattan, Giuliani a établi son poste de commandement à quelques minutes du World Trade Center, sur le quai Pier 92, précisément à l'endroit où les équipes de la FEMA avaient installé, depuis plusieurs jours, un vaste centre de contrôle et de commandement. Un des secouristes de la FEMA, Tom Kenney, a d'ailleurs confirmé ce fait devant les caméras de CBS News le lendemain des attentats, s'étonnant lui-même au micro du journaliste Dan Rather d'être arrivé à New York dans la nuit du 10 septembre 2001 [12].

 

 
Joseph Allbaugh, le bras long de la FEMA 

Dans une chronologie relative aux évènements de septembre 2001, qui sera publiée prochainement, le groupe de recherche ADTISMMI détaille le rôle joué par Joseph Allbaugh qui dirigeait la FEMA au moment des attentats [13] :

Le directeur de la FEMA, de février 2001 jusqu’à sa réforme de mars 2003 (la FEMA fut alors intégrée au sein du nouveau ministère de la Sécurité nationale), n’était autre que Joseph Allbaugh, le [directeur] des campagnes électorales de Bush et l’un de ses plus proches conseillers. Avec Karl Rove et Karen Hughes, ils formaient le "triangle de fer" comme la presse les surnommait à l’époque [14]. C’est aussi Allbaugh qui fut chargé de questionner Cheney avant qu’il ne soit placé au poste de la vice-présidence. Il en ressortira qu’Allbaugh laissa Cheney dissimuler ses stock options d'Halliburton [...], ses entretiens, témoignages, feuilles d’imposition, dossiers médicaux et tout autre élément compromettant [15]. […] 

Enfin, notons également qu’Allbaugh est à l’origine du remplacement une semaine avant les attentats, de John Magaw, le directeur adjoint de la FEMA. John Magaw était un […] spécialiste de l’antiterrorisme. […] Allbaugh remplaça Magaw par son proche ami Michael Brown, qui travaillait auparavant pour un club d’équitation et qui n’avait aucune expérience de la gestion des crises. Le journaliste d’investigation Russ Baker écrira [relatant les propos de Magaw] : « Un jour, M. Allbaugh arrive et me dit : « Je sais que vous avez plein de projets. Je vais demander à M. Brown d’être mon adjoint », se souvient Magaw qui se retrouva immédiatement à un poste à moindre responsabilité que celui qu'il occupait sous Clinton. Le timing est incroyable, une semaine seulement avant le 11-Septembre, Allbaugh remplace un responsable-clé en matière d’antiterrorisme par un de ses meilleurs amis dont l’expérience en la matière était proche de zéro. » [16]
 

 

 
Témoignages sur les exercices de simulation 
coïncidant avec les attentats de Londres, le 7 juillet 2005
 
 
• Le rôle central joué par les simulations

Les exercices de simulation sont en fait constitutifs de la trame des opérations sous faux drapeau telles qu’elles ont été organisées et exécutées dans le cadre de l’application du programme ambitieux rédigé par le PNAC avant même l’accession de George W. Bush à la présidence des États-Unis. Ces exercices sont à la base du système opérationnel des false flags de la période récente, dans le sens où ils permettent le déploiement commode des moyens utiles et des équipes en charge des différentes tâches nécessaires à leur succès. Cette exécution peut par ailleurs être réalisée sans même que la majeure partie des personnels impliqués soient conscient de la nature frauduleuse de l’opération à laquelle ils participent, selon la méthode très efficace de la compartimentation des tâches dont nous savons, depuis le Projet Manhattan, à quel point il peut permettre de circonscrire la connaissance d’un projet secret à un nombre extrêmement réduit d’individus [2].

Le journaliste italien Pino Cabras analyse les avantages de la stratégie qui consiste à faire coïncider des exercices avec des attaques réelles [12] : « En premier lieu, il faut savoir que les militaires, les fonctionnaires ou les membres des Services secrets qui auraient en tête des actions subversives ne pourraient pas organiser des attentats sans se faire repérer. D’où la fonction première d’un exercice : il offre aux organisateurs la couverture idéale pour la mise en route de l’opération, et leur permet d’utiliser les fonctionnaires et les structures gouvernementales pour la mener à bien, tout en fournissant une réponse satisfaisante à toute question qui pourrait être posée sur des bizarreries ou des mouvements insolites de personnels. Pour que cela fonctionne, il faut nécessairement que le scénario de l’exercice se déroule sous couvert des vrais attentats.

En second lieu, si la date correspond avec celle de l’attentat, l’exercice permet de déployer légitimement sur le terrain des hommes portant l’uniforme de diverses agences de sécurité ou de secours. Placer parmi eux, sans éveiller les soupçons, ceux-là mêmes qui vont poser les bombes et coordonner les actions est chose relativement aisée.

En troisième lieu, le déroulement des exercices de simulation au même moment que les véritables attentats permet de veiller à la bonne exécution des réponses de la part des équipes – loyales – de sécurité et de secours, profitant de la confusion entre la réalité et la fiction. Les contradictions et la découverte de certains morceaux n’entament pas l’ensemble. Au contraire, elles aident à maquiller et à rendre la mosaïque incompréhensible. Le 11 Septembre – à un moment donné de la matinée – des dizaines d’avions détournés furent signalés, et des voix courraient annonçant d’autres attentats. Et donc, où envoyer les patrouilles ? Quels bâtiments protéger en premier ? On peut facilement imaginer le chaos que tout cela a pu déclencher dans le Centre de commandement.  » [12]

Dans cette même logique d'efficacité opérationnelle, les structures de protection civile telles que la FEMA et son excroissance spécifique créée le 8 mai, l’ONP, étaient les instruments idéals pour garantir la réussite logistique et la dissimulation des opérations qui se sont déroulées sur le territoire américain le 11-Septembre.
 

  

Les événements du printemps 2001

En complément du discours prononcé par George W. Bush le 8 mai, entérinant la création de l’ONP, le printemps 2001 est riche en événements venant confirmer une intensification soudaine d’actions en lien direct avec le 11-Septembre

 
• Mai 2001 : l’Irak à l’horizon de la Commission d’étude énergétique

En mai 2001, Dick Cheney publie un important rapport sur la politique énergétique des États-Unis, intitulé "National Energy Policy", et que Scott analyse dans la perspective des intérêts en jeu [1] : «  La même impression de préparation en vue du 11-Septembre et des guerres qui en résultèrent se fait ressentir en ce qui concerne l’autre commission d’études de Cheney, l’Energy Task Force (la Commission d’études énergétiques). Dès mai 2001, celle-ci avait déjà établi, de manière urgente et détaillée, des plans de prise de contrôle du pétrole irakien. Comme de nombreux observateurs l’ont souligné, sous la seconde administration Bush, c’était la première fois que le Vice-président et son propre staff de sécurité nationale exerçaient des pouvoirs comparables, voire supérieurs, à ceux du Président. […] L’ancien directeur de cabinet de Colin Powell, le colonel Lawrence Wilkerson (retraité de l’armée de terre) [précise] : “Durant le premier mandat du Président Bush, certaines des plus importantes décisions relatives à la sécurité nationale des États-Unis – comme les décisions vitales concernant l’Irak d’après-guerre – ont été prises par une faction secrète, peu connue du grand public. Celle-ci était composée d’un groupe très restreint de personnes, dirigé par le Vice-président Dick Cheney et le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld.” […] L’une des premières missions d’importance du Vice-président fut de discuter de la politique énergétique au sein de sa Commission d’études énergétiques qui comprenait des dirigeants de l’industrie pétrolière. En fait, Cheney pourrait lui-même être qualifié de ce titre. Comme l’a rapporté le New York Times : “Immédiatement avant de devenir Vice-président, il fut le directeur général d’Halliburton, la plus grande entreprise de services pétroliers et gaziers du monde. Le conglomérat, qui est basé à Houston, est aujourd’hui [en 2004] le plus important entrepreneur privé travaillant pour les forces américaines en Irak ; il a obtenu des contrats pour une valeur avoisinant les 11 milliards de dollars là-bas. » [2]

 
 
Nouvelle procédure d’interception des avions de ligne [3] (à gauche).
Pourquoi Donald Rumsfeld, secrétaire à la Défense et seul responsable avec
Cheney ayant capacité à donner des ordres décisifs le 11-Septembre,
s’emploie-t-il à porter une civière juste après l’attentat du Pentagone ? 
Et pourquoi n’a-t-il jamais été mis en cause
pour avoir abandonné le poste de commandement ce matin-là ? [4]
 
 
• 1er juin : nouvelles procédures d'interception des avions de ligne

Une ordonnance en date du 1er juin 2001 (Instruction CJCSI 3610.01A) [3] délivrée par l’état-major interarmées entraine une modification des procédures d'interception des avions de ligne. Ce changement dans le protocole d'interception est du jamais-vu et offre la possibilité au tandem Rumsfeld-Cheney de court-circuiter les généraux qui avaient jusque-là les pleins pouvoirs sur l'interception de tout avion ayant quitté son plan de vol selon les procédures établies. L’ordonnance exige que soit obtenue du secrétaire à la Défense la délivrance des ordres d'interception en vue de la destruction d’un avion. Cette ordonnance, qui constitue une contrainte idéale pour que soit écartée toute initiative d’intervention empêchant les attaques d’aboutir, sera supprimée peu après le 11 septembre 2001 pour laisser place à un dispositif similaire à la procédure antérieure.

Notons que l’ordonnance implique la responsabilité de l’état-major américain pour avoir donné ces instructions, mais aussi celle de Donald Rumsfeld pour ne pas avoir délivré ses ordres en temps opportun. A la lumière de cette modification de procédure, les images où Donald Rumsfeld apparait en train d'aider les services de secours à porter une civière [4] juste après l’attaque sur le Pentagone ne paraissent plus seulement incongrues, elles sont éloquentes : Rumsfeld a quitté son poste à très haute responsabilité dans un moment de crise aiguë pour accomplir une tâche anodine au regard des circonstances. Comment dans ces conditions, les ordres qu’il est le seul à pouvoir donner, peuvent-ils être délivrés en urgence ? Et cette interrogation implique inévitablement une autre question : Rumsfeld a-t-il quitté son poste afin d’éviter de se trouver en position d'ordonner une riposte aux attaques ?

 
 
Visuel de présentation d’Amalgam Virgo avec la photo de Ben Laden,
et avant-dernier visuel : Scénario de détournement d’avion de ligne
visant comme impact, le Capitole à Washington [5]
 
 
• 1er et 2 juin : Opération Amalgam Virgo

Dans la foulée de cette nouvelle procédure, les 1er et 2 juin 2001, a lieu un exercice de simulation intitulée Amalgam Virgo qui est un entrainement combiné conduit par le NORAD, et répondant à une menace terroriste. La présentation officielle de cet exercice, produite à l’époque et disponible au format PDF, contient 35 visuels [5]. Le tout premier visuel montre une photo de Ben Laden, l’avant-dernier visuel présente un scénario de détournement d’avion de ligne visant un bâtiment de première importance à Washington, le Capitole.

Il est utile de se souvenir que pour justifier l’inaptitude des forces militaires à défendre le territoire américain, George W. Bush et Condoleezza Rice [6] ont affirmé publiquement – et avec un aplomb remarquable – que les attaques terroristes utilisant des avions de ligne comme armes de guerre avaient été inimaginables pour toutes les autorités en place le 11-Septembre, et donc impossibles à prévoir :

 
 
11 Septembre : Les mensonges de Bush et cie sur... par ReOpen911 [6] 
 
 
• Avril 2001 : Simulation de crash sur le Pentagone (prévue puis abandonnée)

En 2004, pour mettre en lumière le mensonge de Condoleezza Rice et attirer l’attention de la Commission d’enquête sur le 11-Septembre vers cette problématique, le Project on Government Oversight, un groupe indépendant de surveillance du gouvernement, rend public un email interne écrit par un ancien employé du NORAD le 18 septembre 2001, révélant qu’en avril de la même année, cinq mois avant les attentats, les responsables du NORAD souhaitaient faire une simulation dans laquelle un groupe terroriste détournait un avion de ligne pour le précipiter sur le Pentagone (finalement, l'état-major interarmées a refusé cet exercice jugé “trop irréaliste”) [7]. Malgré ces faits pourtant relayés dans les médias [8], et sans même les commenter, le rapport final de la Commission d’enquête entérinera la thèse gouvernementale selon laquelle l’utilisation d’avions de ligne comme bombes volantes n’avait jamais été envisagée par les autorités américaines.

 
 
L'email révèle le scénario du détournement
d’un avion qui s’écrase sur le Pentagone [7]
 
 
• Mai 2001 : Simulation de pertes massives au Pentagone

Une partie de ces simulations, portant sur les secours, aura tout de même lieu. Peu après les attentats, le magazine U.S. Medicine fait paraître un article concernant deux médecins qui officient dans les cliniques internes au Pentagone (tri-Service DiLorenzo Health Care Clinic & Air Force Flight Medicine Clinic). Ils racontent comment, par “coïncidence”, ils ont pu améliorer leur réponse aux dommages causés par les attaques, avant même le 11-Septembre, grâce à un entrainement effectué en mai 2001, dont le scénario impliquait un avion de ligne s’écrasant sur le Pentagone. Dans un article publié sur Nurse.com, une infirmière confirme elle aussi avoir dirigé un exercice de simulation pour un plan de perte massive, basé sur ce scénario [9].

 
• 11 mai 2001 : Simulation RED EX

A l'occasion de la cinquième édition américaine de son livre 9/11 Synthetic Terror : Made in USA (une des éditions précédentes a été traduite en français : La terreur fabriquée, paru chez Demi Lune), Webster Tarpley a produit un récapitulatif comptant en tout 46 exercices et simulations avant et pendant le 11-Septembre [10]. Nous noterons d’ailleurs que, selon ce récapitulatif, aucun exercice n’a eu lieu entre l’entrée en fonction de la nouvelle administration Bush et le 17 avril 2001.

Le 11 mai 2001 s’est déroulé un exercice fort singulier nommé RED EX (Recognition, Evaluation, and Decision-Making Exercise) auquel participaient différentes structures dont la FEMA, et qui s'appuyait sur un scénario comportant des crashs d'avion et des effondrements d'immeubles à New York Dans l’article qu’il a publié sur le sujet, Kevin Barrett indique : « Red Ex était le précurseur de Tripod II attaché à l’administration du maire de New York, Rudolf Giuliani. Il explorait l’aspect le plus spectaculaire du 11-Septembre : l’effondrement des immeubles. C’était si réaliste que, selon les termes d’un des participants, "à peine passées cinq minutes dans cet exercice, tout le monde avait oublié qu'il s'agissait d'une simulation." » [11] 
 

 

Brusque changement de direction au Pentagone

À partir de mai 2001, les trois secrétaires d'États des différentes armées (Armée de Terre, de l’Air et la Marine) ainsi que le sous-secrétaire à la Défense – en fait, les plus hauts postes hiérarchiques en dessous du secrétaire à la Défense, Donald Rumsfeld [1] – vont être tout simplement remplacés par des responsables venant tous les quatre du monde des affaires. Ce bouleversement est d'autant plus remarquable que les trois départements des armées avaient déjà vu l'arrivée d'un nouveau secrétaire, quelques mois auparavant, avec l’entrée en fonction de la nouvelle administration Bush. Ce qui caractérise, là encore, un processus décisionnel en cohérence avec la création de l'ONP et le calendrier des exercices de simulation.

 
 
Le changement des hauts responsables au Pentagone
avant et durant le 11-Septembre

de gauche à droite et de haut en bas (date de prise de fonction)
 
         • Gordon England, secrétaire d’État à la Marine (24 mai 2001)
         • Richard Myers, Chef d’état-major interarmées (11 septembre 2001)
         • James Roche, secrétaire d’État de l’Armée de l’Air (1er juin 2001)
         • Thomas White, secrétaire d’État de l’Armée (31 mai 2001)
         • Dov Zakheim, sous-secrétaire d’État à la Défense (3 mai 2001)
  

 

• Secrétaire d’État à la Marine

Le 24 mai 2001, Gordon England est nommé secrétaire d’État à la Marine en remplacement de Robert Pirie pourtant installé à cette fonction en janvier 2001 [2]. Avant cette nomination, Gordon England était Vice-président exécutif de General Dynamics, le cinquième plus gros prestataire du Pentagone en volume financier entre 1998 et 2003 [3]. Le Navy Command Center sera un des deux services principalement touchés le 11-Septembre, avec un nombre de victimes représentant le tiers des personnels tués dans l’attentat.

 

Progression des contrats de General Dynamics
avec le Pentagone entre 1998 et 2003
 [4]

 

• Secrétaire d’État de l’Armée de Terre

Le 31 mai 2001, un autre homme d’affaires du secteur privé, Thomas White, est nommé secrétaire d’État de l’Armée de Terre en remplacement de Joseph Westphal arrivé seulement trois mois plus tôt [5]. Auparavant, Thomas White était vice-président d'Enron Energy Services (SEE), une importante filiale de la société Enron, courtier en énergie qui subira une faillite spectaculaire fin 2001, suite à une gigantesque escroquerie financière initiée par Kenneth Lay, à la fois proche de George Bush et ami politique de Dick Cheney : « En avril 2001, au cours d’un tête-à-tête secret entre Dick Cheney et Kenneth Lay, ce dernier avait même remis au Vice-président un mémo détaillant huit recommandations pour la politique de l’énergie[pilotée par l’Energy Task Force]. Sept seront adoptées » [6]. À la suite de l’attentat, le Département de l’Armée de Terre comptera le plus grand nombre de victimes sur les effectifs du Pentagone, en tout 74 personnes au sein de ses services.

Nous reviendrons en détail dans le prochain article intitulé "Les reflets du modèle Enron" sur le profil très spécifique de Thomas White et sur son implication dans les activités criminelles d’Enron, société qui, à de nombreux égards, représente un modèle saisissant (et un formidable vecteur de compréhension) pour discerner la nature des manipulations opérées au sein des finances du Département de la Défense, dans le cadre du 11-Septembre.

 
De gauche à droite : George W. Bush, James Roche, Gordon England et Thomas White
 
 
• Secrétaire d’État de l’Armée de l’Air

Le 1er juin 2001, James Roche est nommé à ce poste en remplacement de Lawrence Delaney désigné en janvier 2001 par la nouvelle administration [7]. Précédemment, James Roche était un exécutif de Northrop-Grummanquatrième plus gros prestataire du Pentagone entre 1998 et 2003 [3]. Par le plus grand des hasards, la date de prise de fonction de James Roche à ce poste correspond exactement à la date de changement de procédure pour l’interception des avions de ligne et, comme nous l’avons vu, au début de l’opération Amalgam Virgo, une simulation qui présente, entre autres, un scénario de détournement d’avion de ligne visant un bâtiment gouvernemental à Washington…

 
• Chef d’état-major interarmées

En 2001, le général Hugh Shelton, dont les états de service sont imposants, occupait le poste de Chef d’état-major interarmées, et ce, depuis 1997. Mais le 11-Septembre au matin, Shelton est en partance pour l'Europe et, au moment des attaques, il se trouve au dessus de l’Atlantique. Le chercheur Kevin Ryan a détaillé les nombreuses contradictions qui caractérisent l'emploi du temps de Shelton le 11-Septembre [8].

Le général Richard Myers [9], jusque-là Vice-chef d’état-major interarmées, prend automatiquement le poste de commandement. Auparavant Myers était, de 1998 à 2000, Commandant en chef du NORAD (Le Commandement de la défense aérospatiale de l'Amérique du Nord, au cœur des controverses concernant l’absence de défense aérienne le 11-Septembre) et de l’US Space Command (qui est la forme embryonnaire du grand projet de Rumsfeld concernant la militarisation exclusive de l'espace par les forces armées des États-Unis).

Le matin du 11-Septembre, Myers se révélera être, pour les instigateurs des attaques (quels qu’ils soient), l’homme idéal, brillant par son absence des processus décisionnels, par un manque de réactivité à l’équivalent de celui de Rumsfeld, et par le défaut de riposte qu’il aura ainsi imposé en creux aux forces armées des États-Unis. Un mois après les attentats, Shelton prendra sa retraite, et Richard Myers, qui en toute logique aurait dû a minima être écarté, sera promu au poste de Chef d’état-major interarmées, poste qu’il occupera jusqu’en 2005.

 

Donald Rumsfeld et Richard Myers
 

• Sous-secrétaire d’État à la Défense (contrôleur du budget)

Le 3 mai 2001, Dov Zakheim prend ses fonctions de sous-secrétaire d’État à la Défense en charge du contrôle et de la direction des finances du Département de la Défense. A ce titre, il opère sous l'autorité directe de Donald Rumsfeld. Dov Zakheim ne remplace personne, car étrangement, ce poste décisif est resté inoccupé depuis le changement d’administration, en janvier 2001 [10]. Il s’agit pourtant d’une fonction hautement stratégique qui consiste à superviser le budget administratif le plus lourd du monde, celui du Pentagone. Or, nous avons vu précédemment l’enjeu que représente le budget du Pentagone. Désormais, Dov Zakheim est la clé de voûte du financement de la Défense américaine.

Le livre La parenthèse enchantée comprend un chapitre dédié au parcours singulier de cet homme qui concentre, à lui seul, un ensemble de coïncidences parmi les plus étonnantes dans le cadre des événements du 11-Septembre : avant d’arriver au Pentagone, Zakheim était vice-président de SPC, un prestataire militaire qui fabrique, entre autres, des systèmes de pilotage à distance pour les avions… et dont une filiale a conduit les enquêtes sur l’attentat du WTC en 1993. Par ailleurs, Zakheim, membre éminent du CFR (Council on Foreign Relations), puissant groupe d'influence, a été un des principaux rédacteurs du manifeste prémonitoire du PNAC soutenant l’intérêt d’un "nouveau Pearl Harbor"… et c’est précisément lui qui, jusqu’en 2004, supervisera les budgets de guerre pour l’Afghanistan et l’Irak, caractérisés par un nombre faramineux de contrats sans appels d’offre, et bénéficiant aux industriels de l’armement en lien étroit avec le pouvoir [11], et aussi par une corruption massive observée sur le théâtre des opérations militaires [12].

 

Dov Zakheim
 

Le 11-Septembre, parmi les 125 victimes qui travaillaient au Pentagone, sont dénombrés 46 comptables et analystes financiers qui officiaient sous l’autorité croisée de Dov Zakheim et Thomas White, tous deux entrés en fonction en mai 2001. Ces femmes et ces hommes dont jamais aucun responsable politique n’évoquera la profession, nulle part dans la grande légende officielle des attentats, ont eux aussi été sacrifiés pour une cause plus grande que la valeur de leur vie selon le point de vue des instigateurs de ces crimes, dont tout démontre qu’ils leur étaient probablement très proches.

À suivre : Les reflets du modèle Enron

 

Lalo Vespera
La parenthèse enchantée
Parution du livre en septembre 2012
insolente.net

 


En lien avec cet article

Autres articles extraits de La parenthèse enchantée :

 
1 - Un certain 10 septembre 2001

2 - Le trésor enseveli du Pentagone
3 - False Flag Civilization
4 - Collusion au sommet du pouvoir
5 - Les bénéfices de la dissimulation

 

Sites Internet de l’administration américaine
 
The White House
President George W. Bush (archives)
Maison Blanche (Archives du Président George W. Bush)
http://georgewbush-whitehouse.archives.gov/
 
• Transcription du discours de George W. Bush, le 8 mai 2001, sur la création de l’ONP offrant une capacité inédite de commandement au Vice-président Dick Cheney.
 
Homeland Security Digital Library
Bibliothèque en ligne du département de la Sécurité intérieure
http://www.hsdl.org/
 
• Document confirmant la création administrative de l’ONP au sein de la FEMA, annoncée dans le discours de George W. Bush, le 8 mai 2001.
 
 
 
National Commission on Terrorist Attacks Upon the United States
Commission nationale sur les attentats terroristes aux États-Unis
http://www.9-11commission.gov/
• Transcription des témoignages de Norman Mineta et du Général McKinley devant la Commission. 
• Rapport final de la Commission sur le 11-Septembre
 
U.S. Department of Energy
Département américain de l’Energie
http://www.ne.doe.gov/
 
• Rapport de la Commission d’études énergétiques dirigée par Dick Cheney, publié lors de sa Vice-présidence mais rédigé alors que ce dernier était encore à la tête du groupe parapétrolier Halliburton.
 
 
Defense Technical Information Center
Centre d’information technique de la Défense
http://www.dtic.mil/
 
• Ordonnance sur les nouvelles procédures d’interception des avions de ligne du 1er juin 2001.
 
 
 
Naval History Heritage Command (Department of the Navy)
Héritage historique du Commandement naval (Département de la Marine)
http://www.history.navy.mil/
 
• Pentagon 9/11 : document officiel de la Navy sur l’attentat du Pentagone.

 

  

Documents officiels ou administratifs
 
Domestic Preparedness Against Weapons of Mass Destruction
http://georgewbush-whitehouse.archives.gov...html
 
Publication : 8 mai 2001
Organisme : The White House
 
Protection Nationale contre les armes de destruction massive : Transcription du discours de George W. Bush (Traduction en français dans l’article)
 
 
 
 
The Subcommittee on The FEMA’s ONP
http://www.hsdl.org/?view&did=2924
 
Publication : 11 avril 2002
Organisme : Homeland Security Digital Library
 
En page 2, le document confirme la création administrative de l’ONP : 
« Reconnaissant la nécessité d'une meilleure coordination entre les organismes fédéraux pour répondre à une attaque terroriste, le président Bush créé administrativement l'ONP, le 8 mai 2001. »
 
 
 
National Energy Policy
http://www.ne.doe.gov/pdfFiles/nationalEnergyPolicy.pdf
 
Publication : Mai 2001
Organisme : U.S. Department of Energy
 
Rapport de la Commission d’études énergétiques dirigée par Dick Cheney, publié lors de sa Vice-présidence mais rédigé alors que ce dernier était encore à la tête du groupe parapétrolier Halliburton.
 
 
 
 
Aircraft Piracy (Hijacking) and Destruction of Derelict Airborne Objects
http://www.dtic.mil/doctrine/jel/cjcsd/cjcsi/3610_01a.pdf
 
Publication : 1er juin 2001
Organisme : Defense Technical Information Center
 
Ordonnance sur les nouvelles procédures d’interception aérienne exigeant que soit obtenue la validation du secrétaire à la Défense en amont de toute action défensive sur un avion de ligne détourné.
 
 
 
Pentagone 9/11
http://www.history.navy.mil/library/online/pentagon_9-11.htm
 
Publication : 2007
Organisme : U.S. Navy
 
Ce document officiel présente entre les pages 82 et 83 une photo de Rumsfeld portant une civière et la légende précise : « Le secrétaire Rumsfeld (au premier plan, deuxième à droite) aide à porter une victime sur une civière vers une ambulance. »
 
 
 
 
Amalgam Virgo 01
http://www.ratical.org/...AmalgumVirgo.pdf
Publication : Juin 2001
Organisme : NORAD & SEADS
Présentation officielle d’un exercice de simulation en juin 2001, contredisant la thèse officielle d’une attaque-surprise jamais envisagée avant le 11-Septembre. L’exercice comporte, entre autres, un scénario de détournement d’avion de ligne visant le Capitole, à Washington.
 
 

 

La déclaration du Président Bush, le 8 mai 2001
Protection nationale contre les armes de destruction massive
 

Protéger la patrie de l'Amérique et les citoyens de la menace des armes de destruction massive est un des défis majeurs de notre nation dans le domaine de la sécurité nationale. Aujourd'hui, plus que jamais auparavant, davantage de nations possèdent des armes chimiques, biologiques ou nucléaires. D'autres encore cherchent à en acquérir. Le plus troublant de tout cela est le fait que la liste de ces pays comprend certains des États les moins responsables du monde - les États pour lesquels la terreur et le chantage sont un mode de vie. Certains groupes terroristes non étatiques ont également démontré un intérêt à acquérir des armes de destruction massive.

Dans ce contexte, il est clair que la menace d'utilisation d'armes chimiques, biologiques, ou d’armes nucléaires contre les États-Unis - tout en n'étant pas immédiate - est très réelle. C'est pourquoi notre nation cherche activement à interdire les armes chimiques, biologiques et nucléaires à ceux qui cherchent à les acquérir. C'est pourquoi, de concert avec nos alliés, nous cherchons à décourager quiconque envisagerait leur utilisation. Et c'est aussi pourquoi nous devons nous assurer que notre nation est prête à se défendre contre les dommages qu'elles peuvent infliger.

Si nos efforts pour réduire la menace sur notre pays d'armes de destruction massive ne sont pas totalement satisfaisants, la prudence exige que les États-Unis soient pleinement préparés à faire face efficacement aux conséquences de l’utilisation de telles armes ici, sur notre sol.

Aujourd'hui, de nombreux ministères et organismes fédéraux ont des programmes pour faire face aux conséquences d'une utilisation potentielle d'un produit chimique, biologique, radiologique, ou d'une arme nucléaire aux États-Unis. Beaucoup de ces programmes fédéraux offrent la formation, la planification et l'assistance aux administrations nationales et locales. Mais pour maximiser leur efficacité, ces efforts doivent être parfaitement intégrés, harmonieux et complets.

Par conséquent, j'ai demandé au Vice-président Cheney de superviser le développement d'une action nationale concertée afin que nous puissions faire le meilleur travail possible pour protéger notre peuple contre des dommages catastrophiques. J'ai également demandé à Joe Allbaugh, le directeur de la Federal Emergency Management Agency [FEMA], de créer un Bureau de la protection nationale. Ce bureau sera chargé de s'assurer des résultats dans ces domaines de l'action nationale supervisée par le Vice-président Cheney, qui portent sur la gestion des conséquences. Spécifiquement, il coordonnera l'ensemble des programmes fédéraux portant sur les armes de destruction massive, la gestion des conséquences au sein des départements des services de Défense, de la Santé et l'Homme, de la Justice et de l'Énergie, de l'Agence de protection de l'Environnement et les autres organismes fédéraux. Le Bureau de la protection nationale travaillera en étroite collaboration avec les gouvernements provinciaux et locaux pour s'assurer que leur sont délivrés la planification, la formation et les besoins en équipement. La FEMA travaillera aussi en étroite collaboration avec le ministère de la Justice, pour son rôle de premier plan dans la gestion de crise, afin de s'assurer que tous les aspects de notre réponse à la menace des armes de destruction massive sont coordonnés et cohérents. Je vais régulièrement présider une réunion du Conseil national de sécurité afin de contrôler ces chantiers.

Aucune responsabilité gouvernementale n’est plus fondamentale que celle de protéger la sécurité physique de notre nation et de ses citoyens. Dans le monde d'aujourd'hui, cette obligation inclut la protection contre l'utilisation d'armes de destruction massive. J'ai hâte de travailler étroitement avec le Congrès afin qu'ensemble nous puissions relever ce défi [3].
 

 
 
Organigramme
 
Cliquer sur ce lien pour la version de l’organigramme en haute résolution

 
 
Sources et références
 
8 mai 2001, le jour-clé
 
[1] New York Times “Faith, Certainty and the Presidency of George W. Bush” par Ron Suskind (17 octobre 2004)
http://www.nytimes.com/2004/10/17/magazine/17BUSH.html?_r=1&ex=1255665600&en=890a96189e162076&ei=5090&partner=rssuserland
Citation de Karl Rove
 
[2] CNN “Vice President Cheney Speaks With CNN” (8 mai 2001)
http://transcripts.cnn.com/TRANSCRIPTS/0105/08/se.01.html
Interview avec John King, en direct du bureau de Cheney près de la Maison Blanche.
 
[3] The White House “Statement by the President – Domestic Preparedness Against Weapons of Mass Destruction” (8 mai 2001)
http://georgewbush-whitehouse.archives.gov/news/releases/2001/05/20010508.html
Transcription du discours de George W. Bush, publiée sur le site de la Maison Blanche (Traduction en français dans le chapitre)
GlobalResearch.ca “The Military Drills of September 11th : Why a New Investigation is Needed” par Elizabeth Woodworth (27 septembre 2007)
http://globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=6906
 
[4] Homeland Security Digital Library “The Subcommittee on Economic Development, Public Buildings & Emergency Management Hearing on The FEMA’s ONP” (11 avril 2002)
http://www.hsdl.org/?view&did=2924
En page 2, le document confirme la création administrative de l’ONP : « Reconnaissant la nécessité d'une meilleure coordination entre les organismes fédéraux pour répondre à une attaque terroriste, le président Bush créé administrativement l'ONP, le 8 mai 2001. »
 
[5] Témoignage de Norman Mineta devant la Commission d’enquête sur le 11-Septembre (23 mai 2003)
http://www.dailymotion.com/video/x4jzdy_11-sep-2001-temoignage-saisissant-d_news#from=embed
Extrait du témoignage de Mineta sur les propos échangés entre Dick Cheney et son aide de camp concernant l’approche d’un avion.
National Commission on Terrorist Attacks upon the United States – Auditions Publiques (23 mai 2003)
http://www.9-11commission.gov/archive/hearing2/9-11Commission_Hearing_2003-05-23.htm
Transcription du témoignage intégral de Norman Mineta devant la Commission
 
[6] ONP - Office of National Preparedness
La traduction française du livre de Peter Dale Scott indique pour cet organisme "Bureau de Préparation Nationale". Nous lui avons préféré "Bureau de la Protection Nationale" qui nous semble plus approprié, entre autres, parce que l’expression Emergency Preparedness est souvent l’équivalent en langue anglaise de "Protection Civile".
 
[7] Peter Dale Scott “La route vers le nouveau désordre mondial” (The Road to 9/11) Editions Demi Lune (Publié aux États-Unis en 2007).
http://www.editionsdemilune.com/la-route-vers-le-nouveau-desordre-mondial-p-36.html
Chapitre 10, pages 259 & 262
 
[8] historycommons.org 9/11 Timeline – ONP
http://www.historycommons.org/entity.jsp?entity=office_of_national_preparedness
 
[9] Guillaume de Rouville, "La Démocratie ambiguë"Éditions Cheap
http://lidiotduvillage.org/les-ecrits-de-lidiot-2/la-democratie-ambigue-2/
 
 
L'instrument rêvé du terrorisme d’État
 
[1] Dailymotion - attentats de Londres 2005 : étranges coïncidences
http://www.dailymotion.com/video/x9chz5_attentats-de-londres-2005-etranges_news
Extraits de la BBC
Voltairenet.org "Attentats de Madrid : l’hypothèse atlantiste" par Mathieu Miquel (6 novembre 2009)
http://www.voltairenet.org/Attentats-de-Madrid-l-hypothese
 
[2] ReOpen911 "La Parenthèse Enchantée (3/11) : False Flag Civilization" par Lalo Vespera (16 juillet 2012)
http://www.reopen911.info/News/2012/07/16/la-parenthese-enchantee-311-false-flag-civilization/
 
[3] Salon "Worse than Enron, worse than WorldCom : The Pentagon" par Raffi Khatchadourian (17 septembre 2002)
http://www.salon.com/2002/09/17/pentagon_2/
 
[4] ReOpen911 - Global Research "Le programme secret de la FEMA pour supplanter la Constitution des Etats-Unis et établir un état d’urgence permanent" par Peter Dale Scott (19 mai 2010)
http://www.reopen911.info/News/2010/09/30/le-programme-secret-de-la-fema-pour-supplanter-la-constitution-des-etats-unis-et-etablir-un-etat-d’urgence-permanent/
 
[5] Dailymotion - Le grand échiquier de Zbigniew Brzezinski
http://www.dailymotion.com/video/xbtinj_le-grand-echiquier-de-zbigniew-brze_news
Michael Ruppert analyse "Le grand échiquier" le livre de Zbigniew Brzezinski
 
[6] ReOpen911 "Samuel Huntington est mort, mais pas sa pseudo-doctrine…" (31 décembre 208)
http://www.reopen911.info/News/2008/12/31/samuel-huntington-est-mort-mais-pas-sa-pseudo-doctrine/
 
[7] Michel Crozier, Samuel P. Huntington, et Joji Watanuki "The Crisis of Democracy"
http://www.trilateral.org/download/doc/crisis_of_democracy.pdf
 
[8] Peter Dale Scott “La route vers le nouveau désordre mondial” (The Road to 9/11) Editions Demi Lune (Publié aux États-Unis en 2007).
http://www.editionsdemilune.com/la-route-vers-le-nouveau-desordre-mondial-p-36.html
Chapitre 3, page 111
 
[9] Washington Post "Shadow Government Is at Work in Secret" par Barton Gellman and Susan Schmidt (1er mars 2002)
http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2006/06/09/AR2006060900891.html
 
[10] Ross Gelbspan "Break-ins, Death Threats and the FBI : The Covert War Against the Central America Movement" (1999)
http://books.google.fr/books?id=ymANimNtKAIC&redir_esc=y
 
[11] Miami Herald, Alfonso Chardy "Some Secret Activities" (5 juillet 1987)
http://www.theforbiddenknowledge.com/hardtruth/secret_white_house_plans.htm
 
[12] ReOpen911 "Le cas de « Tripod II » et autres jeux de guerre le 11 septembre 2001" par Pino Cabras (23 septembre 2009)
http://www.reopen911.info/News/2009/09/23/le-cas-de-tripod-ii-et-autres-jeux-de-guerre-le-11-septembre-2001/
 
[13] ReOpen911 “11-Septembre : Mère de toutes les coïncidences, père de tous les hasards” par Kikujitoh (20 mai 2011)

http://www.reopen911.info/2111.html
Le contenu de cet article est en bonne partie intégré dans la publication que le groupe de recherche ADTISMMI prévoit de diffuser en septembre 2012.
 
[14] Washington Post “Joe Allbaugh : Big Man on Campaign” par Dan Balz (2000)

http://www.washingtonpost.com/wp-srv/politics/campaigns/wh2000/stories/allbaugh072399.htm
 
[15] Think Progress “As Bush’s VP Vetter In 2000, Cheney ‘Sidestepped The Scrutiny He Imposed On Others’” par (18 septembre 2008)

http://thinkprogress.org/2008/09/18/cheney-vp-vet/
 
[16] Russ Baker “Family of Secrets : The Bush Dynasty, the Powerful Forces That Put It in the White House, and What Their Influence Means for America” p. 484

http://www.familyofsecrets.com/

 
Les événements du printemps 2001
 
[1] U.S. Department of Energy “National Energy Policy” (mai 2001)
http://www.ne.doe.gov/pdfFiles/nationalEnergyPolicy.pdf
Rapport de la Commission d’Études Énergétiques dirigée par Dick Cheney, écrit alors que ce dernier est encore à la tête du groupe parapétrolier Halliburton.
 
[2] Peter Dale Scott “La route vers le nouveau désordre mondial” (The Road to 9/11) Editions Demi Lune (Publié aux États-Unis en 2007).
http://www.editionsdemilune.com/la-route-vers-le-nouveau-desordre-mondial-p-36.html
Chapitre 10, pages 262 & 263
 
[3] Defense Technical Information Center (DTIC) “AIRCRAFT PIRACY (HIJACKING) AND DESTRUCTION OF DERELICT AIRBORNE OBJECTS” (1er juin 2001)
http://www.dtic.mil/doctrine/jel/cjcsd/cjcsi/3610_01a.pdf
L’ordonnance sur les nouvelles procédures d’interception des avions de ligne
911review.com “Found - The 911
'Stand Down Order' ?” par Jerry Russell (30 mars 2004)
http://911review.com/articles/russell/standdown.html
 
[4] U.S. Navy “Pentagon 9/11” (2007)
http://www.history.navy.mil/library/online/pentagon_9-11.htm
Ce document officiel présente entre les pages 82 et 83 une photo similaire de Rumsfeld portant une civière et la légende précise : « Le secrétaire Rumsfeld (au premier plan, deuxième à droite) aide à porter une victime sur une civière vers une ambulance. »
 
[5] Amalgam Virgo “SEADS CONCEPT PROPOSAL AMALGAM VIRGO 01
SCENARIO : COUNTER TERRORISM SCENARIO : COUNTER TERRORISM 1-2 JUN 2001”
http://www.ratical.org/ratville/CAH/linkscopy/AmalgumVirgo.pdf
Présentation officielle de l’exercice (1er et 2 juin 2001)
National Commission on Terrorist Attacks upon the United States – Auditions Publiques (23 mai 2003)
http://www.9-11commission.gov/archive/hearing2/9-11Commission_Hearing_2003-05-23.htm
Audition du Général McKinley sur l’opération Amalgam Virgo
ReOpen911 “Les attentats du 11 Septembre : un alibi pour sortir du traité ABM ?” par RAG (4 août 2008)
http://www.reopen911.info/News/2008/08/10/les-attentats-du-11-septembre-un-alibi-pour-sortir-du-traite-abm/
 
[6] ReOpen911 – Les mensonges de Bush et Cie sur la Défense U.S
http://www.dailymotion.com/video/xfad93_11-septembre-les-mensonges-de-bush
Présente des extraits du reportage pour l’émission d’ABC News, A Closer Look (2004)
 
[7] Project on Government Oversight (POGO) Copie de l’e-mail de Terry Ropes (18 septembre 2001)
http://pogoarchives.org/m/hsp/planesasmissiles.pdf
POGO Lettre envoyée à la Commission d’enquête sur le 11-Septembre (13 avril 2004)
http://www.pogo.org/pogo-files/letters/homeland-security/hs-aviation-20040413.html
POGO “Joint Chiefs of Staff Rejected "Airplanes as Missiles" Scenario Five Months prior to 9/11” (13 avril 2004)
http://www.pogo.org/pogo-files/alerts/homeland-security/hs-aviation-20040413.html
 
[8] USA Today “NORAD had drills of jets as weapons”
par Steven Komarow et Tom Squitieri (18 avril 2004)
http://www.usatoday.com/news/washington/2004-04-18-norad_x.htm
The Guardian “Hijackers fly into Pentagon ? No chance, said top brass”
par Julian Borger (15 avril 2004)
http://www.guardian.co.uk/world/2004/apr/15/usa.september11
Air Force Times “Military considered hijacked plane exercise, and rejected it”
par Nicole Gaudiano (13 avril 2004)
http://www.airforcetimes.com/legacy/new/1-292925-2819359.php
 
[9] U.S. Medicine “Pentagone Medics Trained For Strike” par Matt Mientka (octobre 2001)
http://www.yourbbsucks.com/forum/archive/index.php/t-3439.html
L’article n’est plus en ligne sur le site du magazine : http://www.usmedicine.com/
Nurse.com “Pentagon Nurse Quells Chaos of Terrorist Attack” par Janet Boivin (11 septembre 2001)
http://news.nurse.com/apps/pbcs.dll/article?AID=2001109110307
 
[10] tarpley.net "The 46 drills, operations, war games, and activities of 9/11" par Webster Tarpley
http://tarpley.net/docs/drills_of_911.pdf
Tableau récapitulatif des 46 exercices et simulations avant et pendant le 11-Septembre.
Guns & Butter - interview audio de Tarpley (7 septembre 2011)
http://tarpley.net/2011/09/07/from-911-synthetic-terror-46-drills-of-911/
Webster Tarpley "La terreur fabriquée", éditions Demi Lune
http://www.editionsdemilune.com/la-terreur-fabriquee-made-in-usa-p-6.html
 
[11] truthjihad.com Kevin Barrett " Webster Tarpley : The 46 exercises and drills of 9/11" (20 août 2011)
http://www.truthjihad.com/tarpley2.htm
 
 
Brusque changement de direction au Pentagone
 
[1] Wikipédia – Département américain de la Défense
http://en.wikipedia.org/wiki/United_States_Department_of_Defense
Le Département de la Défense est une structure administrative regroupant les trois armées et complétée par un commandement militaire centralisé : l’état-major interarmées (JCS pour Joint Chiefs of Staff). Le secrétaire à la Défense détient les principaux pouvoirs décisionnels et budgétaires de la structure. Le Chef d’État-Major Interarmées s’occupe du commandement opérationnel et centralise la conduite des opérations.
 
[2] Wikipédia – Gordon R. England
http://en.wikipedia.org/wiki/Gordon_R._England
 
[3] The Center for Public Integrity – Top Contractors by Dollars (1998 - 2003)
http://insolente.net/the-center-for-public-integrity-outsourcing-the-pentagon-archives/
Archive en PDF du tableau de classement des premiers fournisseurs du Pentagone sur la période 1998-2003 : en volume financier, Carlyle est au neuvième rang des sociétés sous contrat avec le DoD, cumulant un total de plus de 9 milliards de dollars.
Cette archive a été sauvegardée à partir du précédent site de The Center for Public Integrity renommé iwatchnews.org qui n’offre désormais qu’une version résumée des précédents contenus :
http://www.iwatchnews.org/2004/09/29/6620/outsourcing-pentagon
 
[4] The Center for Public Integrity – General Dynamics / Outsourcing The Pentagon
http://insolente.net/the-center-for-public-integrity-outsourcing-the-pentagon-archives/
Archives en PDF de la fiche détaillée sur les données financières et commerciales montrant la progression des contrats de General Dynamics avec le Pentagone entre 1998 et 2003, et du tableau des premiers fournisseurs du Pentagone.
 
[5] Wikipédia – Thomas E. White
http://en.wikipedia.org/wiki/Thomas_E._White
 
[6] Geopolintel “Enron : les coulisses d’un incroyable scandale” (4 mai 2010)
http://www.geopolintel.fr/article263.html
Source : Nouvel Observateur
 
[7] Wikipédia – James G. Roche
http://en.wikipedia.org/wiki/James_G._Roche
Les dates de son mandat se trouvent indiquées sur cette page :
http://en.wikipedia.org/wiki/United_States_Secretary_of_the_Air_Force
 
[8] Wikipédia – Hugh Shelton
http://en.wikipedia.org/wiki/Hugh_Shelton
ReOpen911-DigWithin "11-Septembre : l’étrange histoire de deux avions partis de la base militaire d’Andrews le matin du 11/9" par Kevin Ryan (4 décembre 2011)
http://www.reopen911.info/News/2011/12/09/11-septembre-letrange-histoire-de-2-avions-partis-de-la-base-militaire-dandrews-le-matin-du-119/
 
[9] Wikipédia – Richard Myers
http://en.wikipedia.org/wiki/Richard_Myers
 
[10] Wikipédia – Under Secretary of Defense (Comptroller)
http://en.wikipedia.org/wiki/Under_Secretary_of_Defense_(Comptroller)_
Dates du mandat de Dov Zakheim à ce poste
 
[11] iWatch News - The Center for Public Integrity – Outsourcing the Pentagon “Who benefits from the Politics and Economics of National Security ?” par Larry Makinson (29 septembre 2004)
http://www.iwatchnews.org/2004/09/29/6620/outsourcing-pentagon
Article qui met en lumière l’absence d’appels d’offres sur une grande partie des contrats signés par les prestataires avec le Pentagone dans le cadre des conflits en Irak et en Afghanistan.
 
[12] Iraq for Sale 
http://iraqforsale.org
"Irak à vendre, les profiteurs de guerre" - Documentaire de Robert Greenwald (2006)
http://www.thehiddendoors.info/2012/04/06/vovost-fr-irak-a-vendre-2006/

 



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31 réactions à cet article    


  • frugeky 9 août 2012 10:21

    Excellent !

    En mai 2001 on est donc dans la phase finale, avec tous les rouages qui se mettent en place.
    Mais à quand remonte l’idée initiale ?
    On peut s’étonner de trouver dans un livre de 1991 de Paco Igniacio Taibo II, à Quatre Mains, éd. rivages/noir, qui parle d’opérations de manipulations et de déstabilisation d’une agence américaine à propos du Nicaragua (cf North) cette phrase :« Personne ne se rendait compte qu’un jour peut-être tout se terminerait ainsi, un dieu jusqu’alors inconnu effaçant les gratte-ciel avec une énorme gomme, étage après étage, jusqu’au niveau du sol »

    • bluerider bluerider 9 août 2012 10:28

      au vu des mensonges avérés et dévoilés de l’équipe Bush,qui sont des centaines et dépassent de loin la simple intox des armes de destruction massives en Iraq, on peut en effet se demander la véritable nature des décisions qui précedent le 11/9. Même si les preuves manquent à cette heure, l’hypothèse que la FEMA ait pu servir de couverture légale à la mise en oeuvre de l’accompagnement et de la « réponse complémentaire » des autorités américaines au complot préparé par les 19 pieds nickelés soi-disant seuls responsables est plus que plausible.

      A défaut de connaitre la vérité, le rebrassage permanent des données disponibles sur ces événements permets petit à petit d’échafauder l’hypothèse la plus vraisemblable, dont il faudra bien un jour qu’une autorité judiciaire se saisisse. Après tout, le procès Oswald a bien été revu par une commission parlementaire en 79 je crois, qui a conclu qu’il y avait de trés fortes chances de complot, et non, là déjà, l’acte isolé d’un décervelé au passé sans ambiguités, pro-communiste autrefois, jihadiste il y a 11 ans.

      52 nations ont droit à la vérité. elles ont perdus au moins un ressortissant ce jour là. Le Homeland security a duit qu’il ne répondrait à aucune demande d’enquête, qu’il considérait que c’était une affaire américaine, et qu’il fournirait les preuves et l’enquête clé en mains à toutes les nations en deuil.... 11 ans plus tard, nous n’avons RIEN.

      > les preuves du FBI lors du procès Moussaoui sont douteuses,leFBI a retiré toutes celles concernant lesappels télephonqiues
      > la procédure contre les dignitaires saoudiens est éteinte par Obama depuis 2010, et la 30aine de pages censurées du rapport toujours secrètes
      > tous les procès en responsabilité des attentats ont été déboutés (Rodriguez, Gallup etc.)
      > tous les procès restants sont des histoires de gros sous
      > les 4 enquêtes pour délits d’initiés concluent au non lieu siomplement parce que le « donneur d’olrdre est au dessus de tous soupçons » (ABBrown, filiale de la Deutsche Bank, dont le patron AB Krongard est devenu numéro 3 de la CIA après les évenements de 2001)
      > je rappelle qu’en 2001, Obama était représentant au Congrès de l’Illinois de la 21ème circonscription.Les délits d’initiés partent de la 4ème circonscription de Chicago... c’est juste à côté. Les restaurants chics de Chicago ont du jaser, non ? (une amie qui était à l’époque trader dans une filiale de la Caisse d’Epargne se souvient d’avoir été appelée devant un écran ce jour là par son chef, qui leur a montré qu’ « il se tramait quelque chose ». Aujourd’hui encore elle en a froid dans le dos... )
      > etc. car avec ce dossier,on n’en a jamais fini....

      BRAVO à l’auteur


      • Gabriel Gabriel 9 août 2012 10:51

        Excellent travail, les recoupements et les associations entre les différents lobbies sont édifiants. La version officielle du 11 septembre finira par rejoindre celle de l’assassinat de J.F.K dans la poubelle des mensonges de l’histoire. La colonisation des ressources de la planète avec le commerce d’arme sont les occupations préférées d’oncle SAM. La vie n’a aucune espèce valeur aux yeux des multinationales, seul compte le pourcentage positif des actifs à deux chiffres minimum.


        • amipb amipb 9 août 2012 11:34

          Bravo encore pour votre travail, ReOpen, parfaitement documenté et dont chaque fait semble vérifiable.

          Il reste étonnant qu’aucun média « officiel » ne s’attelle sérieusement à la tâche ou, plus simplement, vous laisse la parole. Et ce silence en dit malheureusement long sur les processus mis en place depuis cette date fatidique, ou sur le degré d’implication d’un grand nombre de gouvernements.


          • IlfattoQuotidiano.fr IlfattoQuotidiano.fr 9 août 2012 12:08

            @Amipb,

            Le système mis en place date de bien avant le 11 septembre 2001. Ces attentats ne marquent pas un « début » mais une étape dans le cheminement des idées néoconservatrices aux USA et dans le monde (et la France n’a pas été épargnée, loin de là , lire par exemple http://www.reopen911.info/11-septembre/y-a-t-il-des-journalistes-en-2012/). 

            C’est un gros piège de croire que le 11-Septembre est sorti de nulle part et a initié le mouvement, car cela enlève la perspective historique dans laquelle ces événements s’inscrivent, je ne dirais pas « naturellement » mais presque « logiquement » (voir Peter Dale Scott).

            Beaucoup de gens ne parviennent pas à s’accorder le droit à la remise en cause sur le 11/9 précisément parce qu’ils y voient un « début », un fait unique, isolé, et le grand mérite du livre de Lalo « La parenthèse enchantée » est de replacer ces événements dans leur contexte, aussi sordide et difficile à appréhender soit-il.

            Bravo à lui et à Reopen911 pour cela.



          • Mmarvinbear Mmarvinbear 9 août 2012 13:16

            A ce que je vois, malgré les vacances, la machine à désinformer tourne toujours.

            pas grave, je suis dispo pour clarifier certains mensonges proférés ici.

            « Non seulement il la détient, mais – fait historique – il va en user le 11-Septembre en prenant la décision de ne pas intercepter l’appareil aéroporté qui se dirige vers le Pentagone, comme le manifeste le témoignage fort dérangeant de Norman Mineta. »

            C’est faux. La suite du témoignage de Minota ( opportunément coupé au bon endroit ) le démontre :

            "Mineta explains that while he had not known it at the time, he had surmised that the standing order the young man asked about must have been a shoot down order. Hamilton, looking a bit confused, seeks clarification about which flight the conversation was regarding, and Mineta once again clarifies that it is the flight that hit the Pentagon at 9:37 a.m. on September 11.« 

            Traduisons.

             » Mineta explique alors une chose dont il n’avait pas connaissance alors, présumant que l’ordre en question évoqué par le jeune homme était un ordre d’abattre l’appareil ( qui venait vers Washington ). Hamilton, un peu confus, demande une clarification au sujet de l’appareil dont il est question et Mineta, encore une fois, confirme qu’il parlait du vol qui s’est écrasé contre le Pentagone.« 

            Nous savons donc que Cheney avait donné l’ordre d’abattre le vol qui s’est écrasé contre le Pentagone.

            C’est troublant, et dérangeant pour le truthisme : pourquoi monter un attentat d’envergure nationale et donner un tel ordre ?

             »le Vice-président en a fait opportunément usage quatre mois plus tard pour des actes relevant de la haute trahison, en compromettant, entre autres, la neutralisation de l’appareil aéroporté se dirigeant vers le Pentagone, et repéré au moins 80 km avant son impact [5].« 

            Au moment ou le vol a de nouveau été repéré et confirmé, il était à 80 km de Washington. L’avion volant à 850 km/h, il a couvert la distance en moins de dix minutes. Les avions de chasse déjà en l’air étant à peu près au niveau de New York, il leur était impossible d’arriver à temps.

             »Une des caractéristiques récurrentes de plusieurs opérations terroristes majeures qui ont bouleversé les enjeux de politique internationale depuis 2001 (11-Septembre, attentats de Madrid en 2004 et de Londres en 2005) est le fait que ces attentats se soient déroulés à chaque reprise conjointement à des exercices de simulation organisés à l’avance, des exercices présentant des caractéristiques communes avec les tragédies survenant dans la réalité, parfois au même moment et/ou dans des lieux proches [1].« 

            Ces événements n’ont rien à voir. En 2004, un exercice de l’Otan s’est déroulé sur une semaine, s’achevant la veille. Le thème étant une attaque chimique aux Pays Bas, l’ Espagne n’étant pas concernée. Même si les détails sont restés confidentiels, l’exercice a été publiquement annoncé.

            De son coté, Londres avait été avisé d’une menace pesant sur la ville. Des informations assez précises pour justifier l’organisation d’exercices d’entrainement. Le gouvernement anglais a organisé de tels exercices ayant pour thème une attaque dans le métro, mais aussi une attaque contre les centres névralgiques ( Westminster, Buckingham Palace ) ou touristiques ( Big Ben, Tower Bridge ).

            N’est-ce pas là un comportement normal ?

             »D’où la fonction première d’un exercice : il offre aux organisateurs la couverture idéale pour la mise en route de l’opération« 

            Pour préparer le terrain ? Sauf qu’ à New York aucun élément ne permet d’affirmer qu’un tel acte a été perpétré. Préparer un immeuble pour une démolition contrôlée prends des mois et est impossible à réaliser sans que l’entourage ne soit au courant.

             »
            Placer parmi eux, sans éveiller les soupçons, ceux-là mêmes qui vont poser les bombes et coordonner les actions est chose relativement aisée.« 

            Cet argument me laisse presque coi par sa stupidité.

            Si les explosions ont déjà eu lieu, apporter des bombes supplémentaires ne sert à rien ( de plus à Londres comme à Madrid, les explosions ont eu lieu en l’espace de deux-trois minutes, un temps insuffisant pour apporter d’autres explosifs ).

            En ce qui concerne New York, aucun explosif ou résidu n’a jamais été trouvé. A part dans l’imagination de chimistes danois de troisième catégorie.

             »En troisième lieu, le déroulement des exercices de simulation au même moment que les véritables attentats permet de veiller à la bonne exécution des réponses de la part des équipes – loyales – de sécurité et de secours, profitant de la confusion entre la réalité et la fiction.« 

            Comme si les hôpitaux, les pompiers et la sécurité civile ne savaient pas quoi faire en cas de catastrophe !

            Putain, ce journaliste bosse à Picsou magazine ou quoi ?

             » Le 11 Septembre – à un moment donné de la matinée – des dizaines d’avions détournés furent signalés, et des voix courraient annonçant d’autres attentats.« 

            Vrai et faux.

            En réalité, il y a eu un moment ou les contrôleurs aériens se sont concentrés sur la communication avec les avions en vol. Mais avec plus de 4000 appareils dans les airs, fatalement certains avaient des soucis de radios. Ils ont été signalés suspects mais comme leur plan de vol ne changeait pas, ils ont été retirés par le suite des listes. Rapidement, l’ordre a été donné à tous les vols d’atterrir au plus vite afin de nettoyer le ciel. Les médias, eux, ont retranscrit tout cela à leur habitude, en exagérant les choses.


             »
            Pourquoi Donald Rumsfeld, secrétaire à la Défense et seul responsable avec

            Cheney ayant capacité à donner des ordres décisifs le 11-Septembre,
            s’emploie-t-il à porter une civière juste après l’attentat du Pentagone ?« 

            Un bon commandant donne suffisamment d’instruction avant pour que ses hommes puissent savoir quoi faire en cas de rupture des communications.

            Mais bon, cela n’empêche pas de faire la même chose pour s’offrir un petit coup de pub...

             »

            Malgré ces faits pourtant relayés dans les médias [8], et sans même les commenter, le rapport final de la Commission d’enquête entérinera la thèse gouvernementale selon laquelle l’utilisation d’avions de ligne comme bombes volantes n’avait jamais été envisagée par les autorités américaines.« 

            C’ est inexact. En réalité, les officines gouvernementales s’attendaient à un usage d’avion détournés classique, avec prise d’otage, négociations sur un bout de tarmac à la grande mode des années 70.

             »

            Ce qui caractérise, là encore, un processus décisionnel en cohérence avec la création de l’ONP et le calendrier des exercices de simulation.« 

            On peut y voir aussi une classique partie de chaises musicales à l’arrivée d’un nouveau président qui case ses copains...

             »

            Ces femmes et ces hommes dont jamais aucun responsable politique n’évoquera la profession, nulle part dans la grande légende officielle des attentats, ont eux aussi été sacrifiés"

            Là encore, c’est n’importe quoi. Pour dissimuler des irrégularités comptables, on n’organise pas un tel attentat, on peut se contenter d’éditer de faux bilans avec des complices et user d’une broyeuse à papiers pour détourner l’attention. Tuer tout ce monde ne sert qu’ à attirer l’attention !

            Et surtout, on ne convoque pas la veille une conférence de presse sur le sujet !


            • Pyrathome Pyrathome 9 août 2012 14:14

              la machine à désinformer tourne toujours....

              Et toi, ta machine a coulé une bielle depuis longtemps....


            • Mmarvinbear Mmarvinbear 9 août 2012 17:01

              « Et toi, ta machine a coulé une bielle depuis longtemps.... »

              Sincèrement, vous vous rendez-compte que votre seule défense, c’est le dénigrement ?

              Pas d’arguments, juste des moqueries à peine dignes du CM2...

              Et vous vous demandez encore pourquoi vous n’êtes pas pris au sérieux. Tant au niveau de la forme que du fond.

              Remarquez, cela m’arrange. Cela rend mon point de vue plus compréhensible sur les deux tableaux. Je vous en remercie pour cela.

              Bon, je vous laisse, j’ai encore ma nanothermite récupérée sur les lieux à ranger, moi.


            • Philippe MEONI Philippe MEONI 9 août 2012 23:23

              Mmarvinbear

              Vous reprochez le dénigrement pour seul argument, cependant, les vôtres ne sont pas non plus sourcés...

              Que vous ayez un avis vassal de la situation ne vous fait pas détenteur de la vérité...

              Si vous voulez convaincre, vous feriez mieux de prendre exemple sur l’excellent travail de documentation réalisé par cet article


            • Pyrathome Pyrathome 9 août 2012 23:59

              Marvin, c’est pour toi....
              http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20120808.OBS9143/marvin-wilson-attarde-mental-a-ete-execute-au-texas.html
              C’est un grand pays des droits de l’homme les usa, n’est-ce pas ?
              Un pays qui exécute ses débiles mentaux, je ne peux m’empêcher de penser à l’Allemagne nazi....
              Pour les arguments, il y en a suffisamment dans cet excellent article, mais au fait...où sont les tiens, hein ma grande folle ?


            • Mmarvinbear Mmarvinbear 10 août 2012 00:24

              ( Pypy, on avait dit "pas de familiarité ici, il faut pas qu’ils sachent pour nous... Allez, grosses bises ma grande et oublie pas ton chinchilla cette fois, hein ma thothome... )


            • Pyrathome Pyrathome 10 août 2012 14:01

              Ah non ma poule, tu fais erreur, moi je suis lesbienne exclusivement..... smiley smiley...


            • robin 13 août 2012 09:34

              Pour ceux qui voudraient faire l’effort de lire les rares articles de Mmarvin, vous verrez qu’il a été pris sur le fait d’avoir trafiqué des photos du pentagone pour asseoir sa version atlantiste de la vérité , mais évidemment cen genre de chose il omettra de vous en parler.


            • Ann O’Nymous 9 août 2012 16:01

              Très intéressant.


              Un point m’intrigue, peut-être dû à ma méconnaissance d’autres informations pertinentes.

              Dans la vidéo de Norman Mineta, l’ambiguïté demeure jusqu’au bout quant à la nature des ordres dont il est question. Des propos de Mineta, on peut retenir deux choses :
              • Ces ordres n’ont pas changé jusqu’à l’impact sur le Pentagone.
              • Aucun ordre spécifique pour abattre « l’avion » s’approchant du Pentagone n’a été donné.
              Concernant le premier point, les ordres peuvent être l’un des deux suivants :
              • Abattre à vue tout avion soupçonné d’avoir été détourné.
              • Ne pas abattre un tel avion.
              L’article semble privilégier la première option, mais je me demande si c’est la seule interprétation possible. Si les ordres étaient d’abattre, Cheney n’avait aucune raison d’en changer et n’était pas absolument obligé de donner un ordre spécifique (l’ordre général étant suffisant). Sinon, effectivement, il y a vraiment un problème.



              • Mmarvinbear Mmarvinbear 9 août 2012 17:12

                ( il y a au moins UNE personne qui essaye de comprendre, ici... Reopen devrait en prendre de la graine...)

                « Dans la vidéo de Norman Mineta, l’ambiguïté demeure jusqu’au bout quant à la nature des ordres dont il est question. »

                Pas exactement, Hamilton, qui interroge Mineta, SAIT que des ordres spécifiques ont été donnés d’abattre l’avion détourné venant vers Washington. Mineta déclare n’avoir pas entendu ces ordres, mais en avoir compris la teneur au fil des événements.

                « Aucun ordre spécifique pour abattre »l’avion« s’approchant du Pentagone n’a été donné. »

                Précisément, si. Mineta ignorait en revanche si l’ordre donné concernait cet avion en particulier ou d’autres de façon plus générale.

                "L’article semble privilégier la première option, mais je me demande si c’est la seule interprétation possible. Si les ordres étaient d’abattre, Cheney n’avait aucune raison d’en changer et n’était pas absolument obligé de donner un ordre spécifique (l’ordre général étant suffisant)."

                Mineta déclare que Cheney n’a pas changé les ordres alors que les avions de chasse étaient en approche. C’ était donc bien dans l’optique de le détruire en vol. Mais la chasse avait trop de retard pour intervenir et le vol 75 a fini sa course dans la façade du Pentagone.


              • joletaxi 9 août 2012 18:06

                allons allons, tout le monde sait bien qu’il n’y a pas eu d’avion sur le pentagone, mais un missile,tiré depuis le MacDo au coin de la 57° rue.

                Les passagers du vol 75 ont été débarqués sur une île, ils vivent des jours heureux, loin de leur femme(mari) chiant.
                On m"avait proposé aussi cette solution, mais comme vous je n’y croyais pas, mauvaise pioche.

                Avox, on ne s’en lasse pas, avec juste cette pointe d’antisémitisme qui émoustille...


              • Jonas061 Jonas061 19 août 2012 16:33

                @Mmarvinbear et Ann O’Nymous

                Pour en revenir au témoignage de Norman Mineta, il n’est pas inutile, à mon sens, de mentionner ici ce que nous dit le rapport final de la Commission d’enquête.

                Cela est d’autant plus intéressant que ce rapport, qui ne conteste pas la réalité de la discussion ambiguë qui eut lieu entre Dick Cheney et son aide de camp, affirme en revanche qu’elle n’avait pas pour objet le vol AA77 (qui s’est écrasé au Pentagone à 9h37) mais le vol UA93 (qui s’est écrasé à Shanksville entre 10h03 et 10h06).

                Je vous reproduits ci-dessous les passages en question du rapport final, lequel peut être consulté en cliquant sur le lien suivant :

                http://books.google.fr/books?id=xG2bvlzUXikC&lpg=PP1&dq=Rapport%20final%20de%20la%20Commission%20nationale%20sur%20les%20attaques%20terroristes%20contre%20les%20%C3%89tats-Unis&client=firefox-a&pg=PP1#v=onepage&q&f=false 

                Page 90 :

                "Le vice-président se souvient avoir appelé le président juste après son entrée dans la salle de conférence de l’abri. Il y a contradiction sur le moment où le vice-président est entré dans cette salle. D’après les preuves que nous possédons, il y est arrivé juste avant 10h, peut-être à 9h58."

                Note : Il s’agit ici d’une première contradiction avec le témoignage de Norman Mineta.

                En effet, tandis que ce dernier a affirmé que Dick Cheney se trouvait déjà au bunker à 9h20, c’est-à-dire avant le crash du vol 77 sur le Pentagone, la Commission a conclu quand à elle qu’il n’y est arrivé qu’à 9h58 au plus tôt, c’est-à-dire plus de 10 minutes après le crash susmentionné.


                "A 10h02, dans l’abri, les communicants commencent à recevoir des informations des services de protections concernant un appareil, vraisemblablement détourné, qui se dirige vers Washington. C’était le vol 93 d’United Airlines. Les services de protections du président tiennent l’information directement de la FAA qui avait peut-être suivi le vol 93 sur un écran qui montrait son trajet projeté vers Washington et non son retour radar réel. (...)
                Entre 10h10 et 10h15, un aide de camp informe le vice-président Cheney et les autres que l’appareil se trouve à 130 km (80 miles). On demande alors au vice-président l’ordre de tirer si il y a lieu. Sa réaction a été décrite par Scooter Libby comme rapide et ferme : "Environ le temps nécessaire à un batteur de décider de swinguer". Le vice-président autorise les chasseurs à tirer. Il nous dira avoir fondé sa décision sur la conversation qu’il venait d’avoir avec le président".
                 

                Note : voici la seconde contradiction.

                En effet, selon la Commission, la conversation entre Dick Cheney et son aide de camp se serait déroulé entre 10h10 et 10h15.

                Cette affirmation est incompatible avec l’idée selon laquelle elle devait concerner l’approche du vol 77, puisque celui-ci s’est écrasé à 9h37, soit plus de 30 minutes auparavant.

                Selon la Commission, cette conversation ne concernait donc pas le vol 77 mais le vol 93, qui s’est écrasé vers 10h03.

                Autre indication importante : la Commission précise que la distance de 80 miles à laquelle l’aide de camp a fait référence pour décrire l’approche de l’aéronef n’était vraisemblablement pas basée sur une observation de sa trajectoire réelle mais sur une simple projection fictive de son parcours vers Washington (son transpondeur ayant été coupé par les terroristes).

                Il est néanmoins étonnant que la Commission ait employé le conditionnel à propos d’une information aussi capitale, car il n’est pas inutile de rappeler que le vol 93, dont la trajectoire est parfaitement connue et établie, ne s’est jamais retrouvé à moins de 150 miles de Washington avant qu’il ne s’écrase.

                Du reste, le rapport est laconique et ne permet pas de se forger une opinion éclairée sur ce point.

                Il n’en demeure pas moins que tout cela entre violemment en contradiction avec les propos de Norman Mineta, dont la conversation téléphonique avec Monty Belger, le numéro 2 de la FAA, faisait clairement allusion à la trajectoire du vol 77 en direction du Pentagone au moment des faits.

                Dans un second temps, voici ce que nous dit la Commission d’enquête à propos de l’heure à laquelle le président Bush aurait donné à Dick Cheney l’autorisation de faire abattre les avions détournés qui représenteraient une menace pour Washington :

                Page 91 :

                « Le Vice-président dit qu’il a appelé le Président pour définir des instructions de combat pour la CAP (note : les règles d’emploi des armes). Il se souvient qu’il n’avait pas touché l’opportunité d’envoyer une CAP sans que les pilotes sachent s’ils peuvent tirer si l’avion n’obtempère pas. 
                Il dit que le Président a reconnu la justesse de sa remarque. Le Président nous confiera qu’il se souvient de cette conversation car cela lui avait rappelé l’époque où il était lui-même pilote intercepteur. Il nous a bien fait comprendre que, ce matin-là, il a donné l’autorisation d’abattre l’appareil piraté.
                L’aide de camp du Président croit se souvenir que le vice-président a parlé à celui-ci juste après son arrivée dans la salle de Conférence souterraine, mais il n’a pas entendu la conversation. 
                Condoleezza Rice, arrivée peu après le vice-président, s’assit à côté de lui. Elle se souvient l’avoir entendu dire au Président : « Monsieur, la CAP a décollé. Ils vont vouloir savoir ce qu’ils doivent faire, monsieur ». Puis elle entendit : « Oui monsieur ».
                Nous croyons que cet appel a eu lieu avant 10h10 et 10h15. Parmi les témoignages d’autres évènements importants de cette matinée, il n’y a pas de preuve documentaire de cet appel mais les sources sont incomplètes. Des personnes présentes qui prenaient des notes, comme le secrétaire général du vice-président, Scooter Libby, qui était assis à côté de lui, et Mme Cheney, n’ont pas consigné d’entretien entre le président et le vice-président juste après l’arrivée de ce dernier dans la salle de Conférence ». 

                Note : Nouvelle incompatibilité majeure avec le témoignage de Mineta.

                L’autorisation d’abattre l’avion détourné n’aurait été donnée que plus de 30 minutes après le crash du vol 77 au Pentagone.

                Pourquoi, dans ce cas, cette autorisation n’a-t-elle été donnée qu’après le crash du vol 93 (qui a eu lieu à 10h03) ?

                Réponse de la Commission : la FAA n’a informé le NEADS du crash du vol 93 qu’à 10h17 (après que le NEADS, organisme responsable de la défense aérienne, se soit retrouvé dans la nécessité d’aller directement à la pêche aux informations concernant la situation de cet appareil) :

                Page 77 :

                NEADS  : United 93, avez-vous des infos sur ce vol ? 
                FAA  : Ouai, il est au sol 
                NEADS  : Au sol ? 
                FAA  : Oui 
                NEADS  : Quand a-t-il atterri ? 
                FAA  : il n’a pas atterri 
                NEADS  : Oh ! « Au sol »…vous voulez dire qu’il s’est écrasé ? 

                Je note au passage que la gestion de la surveillance du vol 77 par la FAA, telle que décrite par la Commission, offre un autre exemple de passivité plus qu’ étonnant de la part de cette agence fédérale.

                 


              • mortelune mortelune 9 août 2012 16:06

                Très bien documenté merci à l’auteur pour cet article de choix. 

                Les étatsuniens ont une épée de Damocles sur la tête qui s’appelle la FEMA. Mes amis Californiens ne me l’ont pas caché et même s’ils en parlent ils le font discrètement de peur de passer pour des pro-terroristes. En europe nous n’en sommes pas encore là et c’est aussi bien comme ça. 
                Il ne s’agit pas de débattre sur la réalité du 11092001 mais plus simplement de regarder avec lucidité la puissance prise par la FEMA depuis cette date historique.

                • Oncle Kaï Oncle Kaï 9 août 2012 20:45

                  Mon souvenir le plus troublant de cette année là concerne une série intitulée The Lone Gunmen, mettant en scène les trois hackers qui aidaient à l’occasion Mulder et Scully, série dont le premier épisode intitulé pilote fantôme rejoint ni plus ni moins que la version non-officielle des attentats du 11/9. Le hic étant que cet épisode fut diffusé pour la première fois en mars 2001, soit 6 mois avant !!!

                  La vérité est ailleurs...


                  • Mmarvinbear Mmarvinbear 9 août 2012 23:16

                    Début 1945, les scénaristes d’un dessin animé de propagande de l’armée US ( Private SNAFU, si mes souvenirs sont exact) ont eu l’ étrange honneur de visiter les immeubles de divers services secrets ou ils subirent de gentils interrogatoires aux questions étranges, selon leurs propres dires. Ils furent relâchés et se rendirent compte que l’armée US gardait un oeil sur eux.

                    En Aout 1945, ils comprirent pourquoi.

                    Un épisode diffusé dans les salles de cinéma américaine, rapidement retiré de l’affiche montrait le héros de la série envoyer une seule bombe sur les îles japonaises qui se trouvaient désintégrées, noyées sous un gros nuage en forme de champignon.

                    La vérité est ailleurs...


                  • Mmarvinbear Mmarvinbear 9 août 2012 23:30

                    Une rapide recherche m’a confirmé la chose : il s’agit bien de Private SNAFU (acronyme militaire signifiant Situation Normal : All Fucked Up. Soit : la situation est normale : le bordel est total. Ils ont de l’humour quand même, les GI’s.^^)

                    En revanche, l’ épisode incriminé « Going home » n’est en fait jamais sorti, ayant été bloqué avant la distribution.


                  • Mmarvinbear Mmarvinbear 9 août 2012 23:31

                    ( On n’est jamais si bien servi que par soi-même... )


                  • Zobi Aldo Rifort 10 août 2012 00:32

                    Et ce pays, le plus grand pourvoyeur de violence dans le monde (guerres, manipulations, vente d’armes, industrie ciné), qui veut être le référent universel ?
                    Bas les masques Uncle Sam !


                    • Mmarvinbear Mmarvinbear 10 août 2012 01:16

                      Si on excepte l’industrie ciné, on ne peut pas trouver un seul pays ou une seule civilisation au monde qui ne soit pas exempte de violence.

                      Si les USA vendent des armes, Hutus et Tutsis se découpent tous seuls comme des grands à la machette quand on a le dos tourné. Les précolombiens du Nouveau Monde s’arrachaient le coeur en l’honneur de leurs divinités respectives. Au Tibet, qui est censé être un centre de philosophie orientale, les présumés espions étaient décapités en place publique au XIXè siècle. Népal et Bouthan, qui font figure de Havres Boudhiqques, ont des législations xénophobes très poussées.

                      La vérité est ailleurs. Ce n’est pas un pays ou une civilisation qui sont violentes.

                      « Ce n’est pas Dieu qui tue les enfants, ni la malchance qui les massacre, ni le destin qui les fait dévorer par les chiens. C’est nous. Rien que nous. »
                      ( Victor Kovacs, alias Rorshach )


                    • joelim joelim 10 août 2012 17:33

                      Oui, c’est le raisonnement des « impérialistes » (= ceux qui veulent apporter la lumière de la démocratie étasunienne aux braves peuples pétés de pétrole) .


                      En gros, sans dénaturer : « Il existe des tueurs donc moi aussi j’ai le droit de tuer. »

                    • Mmarvinbear Mmarvinbear 11 août 2012 20:19

                      Pas besoin d’être impérialiste pour voir que même les civilisations censées être des exemples aiment à faire couler le sang, pour une raison ou une autre.


                    • Gonzague Gonzague 10 août 2012 10:13

                      pourkoi mon comzs d’hiers a disparut ? pa lol :(


                      • Pyrathome Pyrathome 10 août 2012 13:58

                        Quelqu’un a du tirer la chasse...faut pas les laisser les étrons dans la cuvette, ça sent mauvais.... !


                      • Gonzague Gonzague 10 août 2012 20:36

                        Dakor je ve bi1 mé pourkoi l’article il é restait alort ? smiley


                      • joelim joelim 10 août 2012 18:17

                        Réponses aux arguments de marvinbear :


                        C’est faux. La suite du témoignage de Minota ( opportunément coupé au bon endroit ) le démontre : « Mineta explains that while he had not known it at the time

                        Le démontre ? Mais ça n’a rien à voir avec le témoignage ! C’est juste ce qu’on a dit à Mineta après coup. Et ce n’est pas convaincant. Qu’Hamilton viennent discuter les ordres (littéralement) démontre que selon lui ils n’étaient pas adaptés. Or ce n’est sûrement pas un incompétent... Il voulait que Cheney fasse quelque chose dont ce dernier ne voulait pas entendre parler. C’est démontré. Et que la vérité (le témoignage de Cheney) soit secret-défense provoque la haute suspicion de tout le monde.

                        Nous savons donc que Cheney avait donné l’ordre d’abattre le vol qui s’est écrasé contre le Pentagone.

                        Preuve (à part les oui-dire de Mineta) ?

                        C’est troublant, et dérangeant pour le truthisme : pourquoi monter un attentat d’envergure nationale et donner un tel ordre ?

                        C’est risible, même si cet ordre avait été donné ça ne veut pas dire qu’il fut réalisable. D’ailleurs quel qu’il soit il a été contesté par Hamilton et en plus l’avion n’a pas été arrêté... Vous dites vous même que les intercepteurs étaient trop loin. P’têt que Cheney ne le savait pas ? smiley 

                        Préparer un immeuble pour une démolition contrôlée prends des mois et est impossible à réaliser sans que l’entourage ne soit au courant.

                        Sauf pour les sociétés de maintenance des ascenseurs. Bref c’est faux.

                         »Pourquoi Donald Rumsfeld, secrétaire à la Défense et seul responsable avec
                        Cheney ayant capacité à donner des ordres décisifs le 11-Septembre,
                        s’emploie-t-il à porter une civière juste après l’attentat du Pentagone ?« 
                        Un bon commandant donne suffisamment d’instruction avant pour que ses hommes puissent savoir quoi faire en cas de rupture des communications.

                        Ben voyons... il savait ce qui allait se passer alors ?... S’il n’avait rien su, il serait resté près de son bureau ou autre endroit opérationnel, vu la situation (même et surtout un bon commandant smiley ). 
                        Et oui, il y aurait pu y avoir d’autres avions détournés ! Comment Rumsfeld a-t’il su que l’ »averse« terroriste était terminée ? Grave question...

                        S’il savait que c’était le dernier avion détourné, il aurait eu l’irrépressible envie d’aller aider après le crash, afin de paraitre humain et de soulager un peu sa conscience. Tiens, c’est ce qui est arrivé...

                        Pour dissimuler des irrégularités comptables, on n’organise pas un tel attentat, on peut se contenter d’éditer de faux bilans avec des complices et user d’une broyeuse à papiers pour détourner l’attention. Tuer tout ce monde ne sert qu’ à attirer l’attention !

                        Non. Les principes de pilotage de la comptabilité empêche de telles collusions. Par exemple c’est la Navy qui étudiait les comptes, pas les services de Rumsfeld. Ce dernier aurait été dans l’impossibilité de nommer les contrôleurs. Quant à la broyeuse, il faut aussi penser aux bécanes informatiques. Rien de tel qu’un avion détourné sous couvert d’attentat pour brûler tout ça. Rappelons qu’une faible partie des sommes en jeu ont réussi à être tracées. 

                        Et surtout, on ne convoque pas la veille une conférence de presse sur le sujet !

                        Enfin un argument un peu consistant, c’est rare chez les contempteurs des sceptiques. smiley 

                        Sauf que Rumsfeld est peut-être clean. Et s’il ne l’est pas, il a pu être obligé de faire cette conférence, car il y a un staff technique derrière, qui n’aurait pas compris qu’on ne parle pas du trou insondable (2300 M) qu’ils ont trouvé.

                        S’il n’avait pas fait cette conférence, on aurait pu trouver bizarre que, très rapidement après la découverte de l’étendue du »problème" comptable du Pentagone, un avion vienne précisément détruire entièrement le service d’audit, listings, ordinateurs et personnel compris... Que Rumsfeld en ait parlé évite une suspicion à son encontre, non ?

                        • bluerider bluerider 13 août 2012 01:54

                          @ marvinbear

                          on peut miner un building sans alerter ses habitants. il suffit d’y faire des travaux d’entretien dûment planifiés avec circulaires intérieures et des hommes polis en bleu de travail charriant tout un matériel dans des cartons. faut juste qu’ils évitent de retrousser leurs manches à cause des tatouages.

                          En ce moment par exemple, on fait des travaux d’entretien en Syrie. C’est plus grand qu’un building et à ciel ouvert en plus !, et pourtant il a fallu un an et demi pour que les médias finissent par dire du bout des lèvres que « p’t’ét ben qu’oui » y en a qui minent le pays de haut en bas partout partout et qui ne sont pas syriens... mais marvin, rassurez-vous, on ne sait toujours pas qui les paye, qui les recrute, qui les entraine, qui les regroupe, qui les arme, qui les commande, et qui,in fine, va les liquider une fois qu’ils auront fait leur taf (affaiblir l’armée régulière, faire s’entretuer les musulmans entre eux, dégager le terrain pour les multinationales et les bulldozers de la reconstruction etc...)

                          bon, sur le net, ça ne fait guère qu’un an et demi que tout le monde le sait... le net ? un ramassis de bêtises et de trolls enfonceurs de portes ouvertes bien sûr bien sûr (moi aussi je sais dénigrer façon marvin).

                          comme quoi la grille de lecture du 11/9 mène à tout, même à la Syrie....

                          BR.

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