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16 Millions d’Américains vivent dans un état de pauvreté « profond et sévère »

C’est la conclusion d’une étude menée par le groupe McClatchy Newpapers sur la base du dernier recensement américain de 2005. Cette étude montre également que ce chiffre, le plus haut depuis 32 ans, est en très forte augmentation depuis 2000.

Ainsi plus de 5% des ménages américains vivent avec moins de 9 903 $/an, soit environ 7 600 €/an ( 630 €/mois ) dans le cas d’une famille de quatre personnes, ou 5 080 $/an, environ 3 800 €/an ( 325 €/mois ) dans le cas d’un individu seul. Dans le cas d’un ménage de taille moyenne (2.7 individus) ce chiffre avoisine les 7 500 $/an.

Or le revenu médian par foyer est au USA d’environ 46 000 $/an. Ainsi les 5% d’Américains les plus pauvres ont un revenu inférieur à 16% du revenu médian. Ce chiffre doit être mis en relation avec la définition de la pauvreté selon l’OCDE : un revenu inférieur à 50% du revenu médian. Ainsi selon cette définition, les USA ont un taux de pauvreté d’environ 17% (peut-être même 25% voir en fin d’article), le Royaume-Uni autour de 12%, la France environ 6% ; le champion de la lutte anti-pauvreté étant le Danemark avec un taux de l’ordre de 4%.

Par conséquent, le taux de pauvreté à 50% du revenu médian des social-démocraties scandinaves et de la France est de l’ordre du taux d’extrême pauvreté à 16% du revenu médian des USA.

En analysant les chiffres du recensement du US Census Bureau, on peut extraire aussi un certain nombre de statistiques permettant d’apprécier la structure des revenus de la société américaine. Ainsi, outre les 5% les plus pauvres dont le revenu est inférieur à 16% du revenu médian, on s’aperçoit que les 10% et 25% les plus pauvres ont respectivement un revenu inférieur à 22% et 48% du revenu médian. Ainsi, le taux de pauvreté réel défini par l’OCDE devrait avoisiner les 25% de la population soit environ 75 millions d’individus, contre 17% ( 51 millions) d’après les calculs de l’OCDE datant de 2000. Cette différence notable n’est peut-être pas réelle et pourrait être attribuée en partie à la diffuculté de définir le revenu réel d’un ménage (revenu disponible après ou avant imposition, taille variable des ménages...)

Le rapport du groupe McClatchy Newpapers conclue également que les inégalités se creusent rapidement aux USA et que la situation des plus pauvres se dégrade très rapidement depuis 2000. Ainsi la pauvreté officielle (12% de la population soit environ 37 millions d’individus) a augmenté 56 fois moins rapidement que la pauvreté « profonde et sévère » décrite plus haut dans cette article. Rappelons que la croissance du PIB aux USA a été soutenue sur la période 2000-2005 (autour de +2.6%/an en moyenne selon l’OCDE). Celle-ci n’a malheureusement pas profité aux Américains les plus pauvres.

Sources :

LJworld.com

Wikipedia


Moyenne des avis sur cet article :  4.61/5   (114 votes)




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140 réactions à cet article    


  • pierrarnard (---.---.86.85) 27 février 2007 10:41

    Je me souviens d’avoir eu une conversation avec un fils de ministre africain qui faisait des études en France.

    Il m’avait dit :

    "Dans mon pays, ou tu es très riche ou tu es très pauvre.

    Parce que si tu es riche tu as les moyens de nourrir un chien.

    Et si tu as un chien, le percepteur ne rentre pas chez toi...."


    • La mouche du coche La mouche du coche 27 février 2007 13:15

      Cet article est le thème préféré du discours de gauche qui jalouse la réussite du libéralisme : « Le creusement des inégalités » smiley

      Comme il ne peut pas s’opposer à l’écrasante supériorité des idées capitalistes, il se rabat sur celle-ci « Le creusement des inégalités » Mais évidemment personne n’y croit, la jalousie se voit trop. smiley


    • Anthony Meilland Anthony Meilland 27 février 2007 13:24

      Je ne vois pas en quoi je critique ici le libéralisme.

      Que je sache la France comme les USA sont des pays capitalistes libéraux. La seule différence provient du fait qu’en France une partie plus importante des bénéfices produits par l’économie de marché est collectivisée puis redistribuée.

      Le Capitalisme a sorti 70% de la population de nos pays de la misère. Doit-on pour autant nous arrêter là, où doit-on améliorer le système afin que la pauvreté ne soit plus que résiduelle ? Les USA et les social-démocraties s’opposent sur ce point !

      J’ai montré (sommairement) dans mon précédent article que la « pauvreté naturelle » de nos états capitalistes démocratiques se situait autour de 25%, et que seul un taux d’imposition élevé permettait de réduire ce taux. C’est, il me semble la base d’un vrai libéralisme économique, qui comme le libéralisme politique et social, doit être encadré par la loi. Et c’est ce qu’on appelle couramment la social-démocratie.


    • Malkut Malkut 27 février 2007 15:47

      Ne confondez pas capitalisme et libéralisme.


    • Rage Rage 27 février 2007 20:39

      On est tous jaloux sur Agoravox !

      Outre la faiblesse de votre commentaire - qui va être replié d’ici peu j’en suis sur - je constate que vous avez mal lu les propos d’A.Meilland : Il ne dit pas « c’est mieux ici ou là bas », il démontre que les pauvres aux USA sont vraiment très pauvres, et plus pauvres qu’en France.

      Il ne s’agit en rien de remettre en cause le capitalisme - ceux qui en sont encore là se trompent de débat d’époque- mais plutôt de présenter les « nuances » ou ravages le cas précis d’un capitalisme-libéral débridé qui ne laisse pas d’ouvertures pour les plus pauvres, ceux qu’il y aura toujours (les 25%) mais dont la question réside sur le fait de savoir à QUEL NIVEAU de pauvreté peut-on les laisser ?

      Les débats d’idéogie sont stériles, la réalité n’est jamais aussi tranchée et finallement vous lire n’apporte rien à l’article ci-dessus.

      J’en déduis, une fois de plus, que vous méritez un -1 !

      Sans rire, il faudrait arrêter les réponses du type « vous êtes un anti-kkchose » sous prétexte qu’on avance un positionnement. Un peu de raison et de modération...


    • Rage Rage 27 février 2007 20:40

      Je précise ; je répondais @lamouche du coche.


    • autrepseudo (---.---.110.167) 27 février 2007 22:06

      Bien dit, enfin une parole sensée. Le capitalisme bride libéralisme quand il ne le détruit pas. Que cherche à faire les grosses entreprises : éviter l’émergence de la concurrence.


    • Anthony Meilland Anthony Meilland 27 février 2007 12:20

      Bonjour Arthur !

      Toujours aussi prompt à défendre le cousin Américain.

      Je ne comprends pas en quoi, la situation est pire en France.J’explique au contraire que les 6% de Français les plus pauvres ont un revenu inférieur à 50% du revenu médian, alors que les 5% les plus pauvres aux USA ont un revenu inférieur à 16% du revenu médian !

      En terme plus clair, les pauvrs franaçis sont beaucoup moins pauvres que les pauvres américains !!!


    • Anthony Meilland Anthony Meilland 27 février 2007 12:56

      « aux droits humains de progresser, aux homicides de diminuer et donc à des individus tels que Saddam Hussein de ne plus régner ; »

      Whoaw !!!

      Premièrement le commentaire est hors sujet, car nous parlons ici de politique économique intérieure.

      Mais je vais quand même prendre le temps de répondre.

      Guantanamo, le patriot act, les prisons secretes de la CIA, est-ce cela le progrès des droits humains (en Français d’ailleurs on utilise plutôt le terme Droits de l’Homme, mais cela n’est que de la sémantique).

      Parlons Homicide si vous voulez. Le taux d’homicide en France est de 0.7 pour cent mille habitants contre 6.2 aux USA. New York, souvent qualifiée comme une ville sure a un taux d’homicide de 16.8 contre 3.3 pour Paris.

      Quant à Sadam, j’aimerais être optimiste comme vous, mais je crains que l’avenir des Irakiens ne soit pas bien meilleur que sous ce tyran.

      « vos chiffres sont contredis par d’autres »

      Lesquels ?

      « incite à vous occuper de la misère française plutôt que de celle d’un pays qui à maints égards (recherche, éducation, intégration, etc...) fonctionne mieux que le nôtre, »

      - Sur la recherche c’est possible même si la différence n’est certainement pas énorme (il faudrait que je cherche les chiffres avant de répondre)

      - Sur l’éducation les USA obtiennent une des plus mauvais note de l’étude PISA (476 si je me souviens bien) contre 509 pour la France (score moyen supérieur). La France a de plus ratrapée sont retard en matière d’éducation secondaire et tertiaire. Voir mes articles sur le sujet sur AV en cliquant sur ma photo)

      - intégration : Les Noirs qui sont arrivés aux USA depuis 2 siècles et qui ont pour la plupart la même religion que les blancs sont toujours très discriminés, ils sont fortement surreprésentés dans les prisons et chez les pauvres et surtout les très très pauvres !!

      « est celui qui en dons publics et privés cumulés aide le plus les pays de la misère »

      - il faut diviser les aides par le nombre d’habitants du pays pour avoir une bonne vision de la générosité d’un pays.


    • Anthony Meilland Anthony Meilland 27 février 2007 13:11

      OK Arthur tu as raison :

      - Il y plus de meurtres, plus de pauvreté, et une éducation de moins bonne qualité en France qu’aux USA, et l’OCDE et les autres organismes chargés de produire des statistiques ne sont que des gauchistes défendant notre modèle archéo-bolchevique. smiley

      Honnêtement, je suis vraiment désolé pour toi si tu ne sais lire des statistiques, mais la situation elle telle que je la décrit.

      Ce n’est plus la peine de me répondre car si j’aime l’échange d’idée avec des gens qui ne pensent pas comme moi (Gem ou Cambronne par exemple, et même les freemens àl a limite), je n’aime ni la mauvaise foi, ni le dogmatisme, ni le vide sidéral (c’est con pour un Astrophysicien de ne pas aimer le vide smiley)


    • Jojo2 (---.---.158.64) 27 février 2007 14:19

      « intégration : Les Noirs qui sont arrivés aux USA depuis 2 siècles et qui ont pour la plupart la même religion que les blancs sont toujours très discriminés, »

      Allez, je rajoute une petite louche pour le mage...

      "Professor James Sherley ends fast

      February 16, 2007

      At noon today, Professor James L. Sherley informed the MIT administration that he was ending his twelve-day fast. MIT and Professor Sherley have issued the following statements : MIT statement

      MIT deeply regrets that Professor Sherley’s experiences at the Institute have resulted in his fast to express his concerns about racism. MIT bears responsibility for ensuring an environment in which all members of our diverse community feel welcome and respected. Professor Sherley’s protest has focused attention on the effects that race may play in the hiring, advancement and experience of under-represented minority faculty, and on ensuring that our grievance processes are comprehensive, fair and timely. MIT is fully committed to addressing these issues and will continue to work toward resolution of our differences with Professor Sherley. James Sherley statement

      Dear colleagues :

      As MIT observes its Martin Luther King, Jr. Day celebration today, I want to thank my supporters and other sympathizers of my hunger strike outside of the offices of the President and Provost. I am ending this part of my struggle. Starting today, I will in fact break my fast, in celebration of the attention that has been brought to bear on issues of equity, diversity, and justice at MIT and in higher education. Carefully modified from the original, my demands are still on the table. I urge the administration to act in good faith, to openly acknowledge and respond to the lines of communication and negotiation that have been in place for two weeks and to find its way to meet these demands.

      Sincerely yours,

      James L. Sherley"


    • Gnole (---.---.192.187) 27 février 2007 17:11

      « Non monsieur Anthony : il y a plus de meurtres aux USA et même, plus de 5 fois plus de gens en prison dans ce pays que dans la plupart des démocraties. Oui : l’éducation américaine est éventuellement plus performante que la française, en tout cas cela ne fait aucun doute pour ce qui concerne les universités. Non : il n’y a pas plus de pauvreté en France, il y a peut-être plus de pauvreté en France et pour le moins, sur ce point, de la circonspection serait bienvenue ! »

      Et ça sort d’ou ces infos ? Des Chiffres, des sources, pas des on dit inutiles et ridicules...

       smiley


    • machinchose machinchose 28 février 2007 07:52

      Arthur ça devient un peu laborieux et brouillon. Anthony se tue à vous répondre de manière argumentée et sourcée et vous, ben non, vous n’avez pas à nous tourner les pages, alors comprenez que nous préférions les propos de celui qui nous présente les sources plutôt que celui qui grogne.

      Anthony, « droits humains » je crois est la terminologie d’Amnesty International. Elle est donc correcte.


    • Bastiat_forever (---.---.71.215) 6 mars 2007 14:44

      Le problème avec ces données, c’est la comparaison des revenus médians. Aux US, n’est-il pas nettement plus élevé qu’en France ? Du coup, quel est le véritable écart (et en faveur de quel pays ?) entre les 5% concernés d’un côté et les 50% concernés de l’autre ? Mes sources (Institut Turgot, think-tank libéral) annoncent que le niveau de vie de l’Américain pauvre est supérieur à celui du Français pauvre. Le confort matériel est globalement sans commune mesure : aux US, plus fort taux de propriété du logement, du véhicule, plus fort taux d’équipement de climatisation dans les foyers, de réfrigérateur, etc. Par ailleurs, symbole du bon fonctionnement de l’ascenseur social aux US, la moitié des 500 entreprises classées au Fortune 500 n’existaient pas il y a 25 ans, en France, ce taux s’essoufle autour de 5%. « Il y a ce que l’on voit et ce que l’on ne voit pas » (Frédéric Bastiat)


    • Malkut Malkut 27 février 2007 12:05

      Article éclairant.

      Outre le fait qu’il nous illustre, une fois de plus, sur les bienfaits de l’économie dérégulée, on pourrait, on devrait en tirer une autre conclusion :

      Qu’avons-nous de commun avec cette société ? Certains, par conformisme sûrement, continuent d’appeler les USA « nos alliés ». On continue de se classer sagement dans le camp « occidental », comme du temps de la guerre froide. On nous range systématiquement dans le même panier, sans jamais oser s’interroger sur la justesse de ces assertions.

      Mais voilà : les USA se définissent eux même comme pays de la libre entreprise, faisant de ce thème un pilier de leur société. Talleyrand témoignait de cela dès les années 1790  :

      « Le gouvernement américain s’est trop laissé entraîner par sa position géographique ; il a trop encouragé l’esprit d’entreprise, car, avant d’avoir des habitants, il a fallu à l’Amérique la Louisiane ; il lui faut maintenant les Florides. Le commerce veut des ports et des rades depuis la rivière Sainte-Croix, près du fleuve Saint-Laurent, jusqu’au golfe du Mexique, et cependant les neuf dixièmes des cinq cents millions d’acres de terre qui composent l’Amérique septentrionale sont encore incultes. Trop d’activité se tourne vers les affaires et trop peu vers la culture ; et cette première direction donnée à toutes les idées du pays, place un porte-à-faux dans son établissement social. Il ne faut pas faire trente lieues dans l’intérieur du pays, pour y voir, dans le même lieu, faire des échanges en nature et tirer des traites sur les premières places de l’Europe : c’est trop disparate ; il y a là une maladie sociale. » Mémoires de Talleyrand

      Donc voilà ma conclusion (un peu rapide, mais on pourra argumenter à la demande) : les chiffres exposés ne sont pas le fait d’un accident ou de la seule politique d’un Bush : ils sont le reflet de la société américaine, la conclusion d’un système qui, comme en témoigne Talleyrand (et d’autres), n’est pas une déviance tardive mais bien l’essence même de cette société. Nous n’avons, en France surement, en Europe peut être, rien à voir avec ces gens, leur société, leurs valeurs.


      • Anthony Meilland Anthony Meilland 27 février 2007 12:28

        Deux saines lectures pour essayer de comprendre les différences entre les USA et l’Europe :

        - The European Dream (Jeremy Rifkin)

        - Combattre les inégalités et la pauvreté Les Etats-Unis face à l’Europe (Alberto Alesina et Edward L Glaeser)

        Sinon il y a aussi American parano de Jean-Philippe Immarigeon que je n’ai pas encore lu, et bien sur le classique de la démocratie en Amérique de Tocqueville (je l’avoue, je ne l’ai pas lu non plus, quelle honte !!)


      • Gage de rature (---.---.242.50) 27 février 2007 13:43

        @Arthur Mage

        Besoin d’une aspirine ? 7 interventions et pas un seul argument d’avancé, que des dénonciation de complot archéo-bolchévique (merci Anthony smiley ). Une petite sieste vous ferait le plus grand bien il me semble.

        Si l’anti-américanisme primaire est à dénoncer car contre-productif, cet élan pro-américain virant au T.O.C. me semble vraiment déconnecté de toute réalité... smiley


      • Gage de rature (---.---.242.50) 27 février 2007 14:11

        Au Mage pas très sage

        As-tu saisi le fonctionnement d’AVox ? Processus habituel :

        1. Article à un degré plus ou moins grand de subjectivité (et celui-là, basé sur des statistiques AMERICAINES et dignes de confiance est assez peu subjectif, surtout en comparant à d’autres).

        2. Réactions subjectives pour la plupart (sauf pour certains pas très nombreux) dans le sens de l’article et contre l’article.

        3. Conclusion du lecteur du fil dans son ensemble pour se faire une idée des plus objective possible, quoi que toujours subjective puisque déjà orienté dans un certain sens.

        Il ne faut donc pas attendre à de l’objectivité totale ni dans les articles et encore moins dans les interventions. Cette remarque me fait pensé au droit de réponse de Dominique Ambiel qui menaçait de « poursuivre en justice tout agoravoxien qui écrirait des contres-vérités », donc quasi tous les agoravoxiens un jour ou l’autre. Ce doit de réponse a eu les réactions qu’il méritait.

        si tu y vois de la subjectivité à outrance, à toi de faire l’effort de contre balancer cela avec ta propre subjectivité ou d’apporter ton objectivité. Ce que tu fais actuellement n’est que pur trollage, ce qui est bien dommageable pour la cause que tu essaye de défendre (conseil d’ami).

        Allez, du courage, montre nous comment les USA sont l’exemple à suivre et correspondent à LA solution pour une humanité d’amour de paix et de prospérité. smiley


      • Gage de rature (---.---.242.50) 27 février 2007 14:48

        « j’ai la politesse de leur répondre et les arguments pour le faire. »

        La politesse peut-être mais on n’est pas à table avec ses parents donc on s’en bas un peu les c... (oups pour cette impolitesse mais je ne comprends pas ce que vient faire la politesse ici, le respect d’accord)

        Mais les arguments je cherche toujours...

        Le seul que j’ai pu décelé est le suivant : les USA ont remplacé un tyran par une démocratie et donc toute critique envers eux n’est que pure jalousie. C’est un peu court jeune homme. Surtout que cet argument a été maintes et maintes fois débattu sur d’autres fils et là l’auteur a voulu lancer une discussion sur la pertinence du modèle américain de politique INTERIEURE dans l’objectif de lutte contre les inégalités, ce qui n’a rien n’a voir tu ne peux le nier.

        Alors argumente mais dans le sens de l’article (ou contre lui c’est ton choix), ne divague pas en plus avec des arguments plus que réchauffés... Tu sembles vraiment naïf de ne pas même te souvenir que les USA ont été pour beaucoup dans la mise en place et l’armement de ce « tyran » qu’ils dénoncent aujourd’hui... Et que penses-tu de tous ces « gentils présidents démocratiquement élus » en amérique latine avec le soutient pas caché de la CIA ? Sérieusement ton aveuglement ne peut être du qu’à ton jeune âge, ou serait-ce de la cécité due à un âge avancé ?

        Désolé pour ce manque de politesse, mais quand on sort des idioties plus grosses que soit et qu’on est dans l’incapacité d’argumenter on n’intervient pas dans des forums tels que AVox. C’est aussi un service qu’on rend à quelqu’un en lui ouvrant les yeux. smiley


      • Jojo2 (---.---.158.64) 27 février 2007 14:58

        « Soutenons les démocraties coalisées qui aident le premier gouvernement démocratiquement élu d’Irak à anéantir ceux qui font sauter des bombes sur les marchés ! »

        Qu’est-ce que ça a à voir avec la pauvreté aux USA ?


      • Malkut Malkut 27 février 2007 15:31

        Cher Arthur Mage,

        J’ai bien précisé que cette conclusion était la mienne, je ne demande à personne d’y adhérer. Je n’ai pas la prétention non plus d’être impartial.

        Sinon, j’aurais bien du mal à être « raciste » envers les américains, appartenant moi-même à un groupe ethnique majoritaire là bas. En matière de n’importe quoi, cette remarque était particulièrement déplacée.

        Et je vous retourne la question : mais qu’avez-vous donc avec les USA, pour monter au créneau avec tant de virulence ? Et si peu d’arguments ?


      • Vagabond (---.---.179.114) 1er mars 2007 04:02

        N’importe quoi. Vous sentez-vous plus proche de la Russie, de la Chine, que des USA ?

        C’est fou un tel degre de haine contre un pays et un peuple qui a verse son sang pour nous liberer en 1945. C’est aussi ce pays qui a mis en place le plan Marshall pour l’Europe libre. Ce n’est pas ce pays qui a extermine les juifs ou les opposants dans les goulags de Siberie. Mais c’est ce pays qui a impulse l’essor technologique depuis l’apres-guerre. Les millions d’emplois crees par des entreprises americaines et leurs sous-traitants en Europe ne devraient pas non plus vous laisser indifferent normalement ; mais quand on est mus par une ideologie c’est sur qu’on y voit plus tres clair.

        Certes, le devoir de memoire n’implique pas une totale soumission aux politiques americaines, mais ca impose ne serait-ce qu’un peu de moderation dans les jugements qu’on porte.

        Une haine melee de cette eternelle arrogance francaise donneuse de lecons. Mais en 2004 c’est les banlieues francaises qui ont brule pas les americaines.

        Alors, parlez-moi aussi de la discrimination raciale. En France nous en sommes encore au Moyen-Age. Je fus epris de honte lorsque qu’un noir americain me dit qu’il vecut en France mais qu’il etait heureux d’etre revenu aux Etats-Unis. Condie est au Departement d’Etat. Un noir americain est en bonne position pour devenir le candidat du parti democrate aux Etats-Unis...

        Que les USA souhaitent permettre aux hommes et aux femmes de trouver un travail en favorisant les entreprises quoi de plus logique ? C’est un pays liberal. Quels sont les resultats en France si ce n’est une philosophie du « chacun pour moi » qui etrangle les plus faibles et les classes moyennes ? Quel est ce pays depressif qui ose donner des lecons ?


      • Malkut Malkut 1er mars 2007 16:36

        Les américains ont débarqué en 1944 avec monnaie et préfets d’occupation.

        Croire que c’est pour nous libérer que les américains se sont jetés dans la guerre relève de la plus charmante naïveté. D’autre part, c’est un argument totalement « émotionnel ».


      • Vagabond (---.---.50.246) 1er mars 2007 20:50

        Vous etes alles en Normandie voir les cimetieres allies ?

        Je vous le conseille vivement. Un peu de respect pour ces soldats americains qui sont morts pour vaincre les nazis et liberer la France et l’Europe de l’Ouest. Sans eux nous serions sous tutelle sovietique tres probablement encore aujourd’hui.

        Les USA sont intervenus pour des raisons strategiques et pour permettre le maintient d’une Europe democratique face a la menace des dictatures nazie et sovietique.


      • Pierre R. Chantelois Pierre R. - Montréal 27 février 2007 12:26

        Ce qu’il y a d’intéressant dans cette étude est le fait que la pauvreté n’est plus concentrée dans les centres urbains mais s’étend maintenant à l’Amérique profonde :

        « McClatchy’s review also found statistically significant increases in the percentage of the population in severe poverty in 65 of 215 large U.S. counties, and similar increases in 28 states. The review also suggested that the rise in severely poor residents isn’t confined to large urban counties but extends to suburban and rural areas ».

        (http://www.realcities.com/mld/krwashington/16760690.htm)

        Pierre R.


        • Anthony Meilland Anthony Meilland 27 février 2007 12:38

          Effectivement Pierre, et rappelons aussi la répartition « raciale » de cette extrême pauvreté :

          43% de blancs non hipaniques, 27% de noirs, et 23% d’hispaniques.

          La répartition totale de la population américaine étant respectivement 69.4%, 12.7%, et 12.6%, les hispaniques et surtout les noirs souffrent plus de cette extrême pauvreté, or rappelons que si une partie des hispaniques sont des nouveaux immigrants, les quasi totalité des noirs sont aux USA depuis plus de 2 siècles !!!


        • Anthony Meilland Anthony Meilland 27 février 2007 13:05

          Arthur quand on a rien a dire on se tait. Après tu te demandes pourquoi beaucoup de gens votent contre tes commentaires. A l’heure actuelle j’en dénombre 6 sur mon article dont 4 n’ont aucun intérêt. Quant aux deux autres ils sont très limites car il n’apporte pas de critiques constructives.

          Mon propos n’est pas de dire du mal des USA mais simplement de pointer les dysfonctionnements qui existent dans ce pays dont certains nous vante le modèle. Notre modèle n’est pas parfait nous plus, mais il a au moins le mérite de limiter la pauvreté d’après toutes les statistiques disponibles. C’est sur ce point que doit porter le débat, pas sur l’Irak, l’Iran ou la Corée du Nord qui n’ont rien à proposer comme modèle socio-économique.

          La question centrale doit rester, comment construire un modèle à la fois performant économiquement et socialement acceptable. Or j’ai l’impression (et cela se discute bien sur) que c’est de notre côté de l’Atlantique que se trouve la réponse.

          PS : Sur l’étude que vous critiquez : elle ne reprend que les chiffres officielle du US Bureau of Census (équivalent de notre INSEE).


        • Malkut Malkut 27 février 2007 15:11

          Et alors ? On est obligé de dire du bien ?


        • machinchose machinchose 28 février 2007 07:59

          Athur, c’est vraiment de la polution à ce niveau là.

          il n’y a pas mille alternatives : soit vous argumentez concrétement et on commence un vrai débat soit vous vous taisez.


        • IEE (---.---.224.129) 28 février 2007 10:49

          Anthony Meilland dit : ’la répartition « raciale » de cette extrême pauvreté : 43% de blancs non hipaniques, 27% de noirs, et 23% d’hispaniques ...les quasi totalité des noirs sont aux USA depuis plus de 2 siècles’

          Pourquoi un noir (qui est aux USA depuis 2 siècles) est pauvre, pourquoi un coréen/chinois/russe arrivé depuis 5 ans aux USA est plus riche que l’americain moyen ?


        • armur tache (---.---.191.21) 27 février 2007 12:31

          Article grossierment anti-americain pour les shadocks agoravoxariens.


          • Morgan Stern (---.---.53.203) 27 février 2007 13:13

            Une étude menée par « McClatchy Newpapers », antiaméricaine ?

            Antiaméricain, ne serait-ce pas un épithète disqualifiant destiné à tout ce qui déplaît aux fascinés de l’Amérique, qui ne veulent en voir que le bien et tout copier de là-bas ? Je ne vois aucun dénigrement grossier dans cet article.

            Néanmoins, pour atténuer peut-être la portée de ces chiffres, on m’a souvent rapporté que le coût de la vie était moins élevé aux USA qu’en Europe... J’ignore si c’est vrai, n’ayant visité que New York, qui est probablement hors-norme (très cher). Donc, peut-être serait-il utile de mesurer le pouvoir d’achat des seuils de pauvreté indiqués, avant de conclure hâtivement ?


          • docdory docdory 27 février 2007 13:40

            @ armur Tache

            Tu voudrais nous faire prendre Georges W Bush pour un Gibi ??? Alors , il a sûrement du perdre son chapeau !

            (NB : pour ceux qui ne se souviennent pas des shadoks , les gibis avient leur intelligence stockée dans leur chapeau ... )


          • Anthony Meilland Anthony Meilland 27 février 2007 14:00

            Pour répondre à l’excellente question de Morgen Stern

            Il est difficile de mesurer le pouvoir d’achat réel.

            Il existe bien les PPA (Parité de pouvoir d’achat qui permettent de comparer les PIB/hab de manière plus saine mais cela ne convient pas à tout le monde).

            PIB/hab en France = 30000$/an , aux USA=40000$/an en PPA selon l’OCDE.

            Ce qui donne un pouvoir d’achat supérieur aux USA de 33% à celui de la France.

            Les chiffres varient en fait selon les indices utilisés entre 5% et 50% (selon si on prend le revenu médian ou le PIB/hab, le PPA ou un autre indice de comparaison, qu’on inclue ou pas les services publiques « gratuits »...)

            Bref prenons l’estimation maximum. 50% de plus de pouvoir d’achat aux USA.

            Ainsi les 5% les plus pauvres aux USA ont un revenu inférieur à 16% du revenu médian des USA, soit un revenu inférieur à 0.16*1.5=24% de revenu médian en PPA des Français. Or les 6% les plus pauvres en France ont un revenu inférieur à 50% du revenu médian français. (les 5% les plus pauvres ne peuvent pax être à 24% du revenu médian, mais doivent être autour de 40-45%)

            ainsi même en maximisant les différence de pouvoir d’achat (qui est partie compensée par la gratuité de nombreux service en France qui ne peuvent être mesurés), la conclusion est que les pauvres américains sont tout de même beaucoup moins bien lotis que les pauvres français.


          • ZEN zen 27 février 2007 14:21

            @ A Mage

            Arrète d’écouter Fox News et de répéter inlassablement la même rengaine trop connue...


          • Nono Nono 27 février 2007 14:01

            Bonjour Anthony,

            Bon billet informatif.

            D’après la même analyse (Etude McClatchy Newspapers) :

            Paradoxalement, cette augmentation de l’extrême pauvreté s’inscrit dans un contexte d’expansion économique très important. « La productivité du travail a augmenté en flèche depuis la courte récession de 2001, mais la croissance des salaires et des emplois est restée à la traîne ». En outre, la part du revenu national consacrée aux bénéfices des entreprises a écrasé celle qui était destinée aux salaires ».

            « Cela et d’autres facteurs ont contribué à faire basculer 43 % des 37 millions de pauvres que compte le pays dans la grande pauvreté, le taux le plus élevé depuis 1975 », conclue cette analyse.

            Reste à y intégrer l’impact et les conséquences de l’éclatement de la « bulle immobilière » », dernièrement, sachant que l’américain moyen vit en surendettement perpétuel.

            Pour relativiser un peu et à décharge, aux Etats-Unis, on peut être « pauvre » aujourd’hui et...un peu plus riche demain, la mobilité étant impressionnante.

            C’est aussi un pays qui offre aux jeunes entreprenants des chances de réussite comme nulle part ailleurs.

            Cordialement,

            Nono


            • Anthony Meilland Anthony Meilland 27 février 2007 14:08

              Bonjour Nono,

              Je crains malheureusement que la mobilité aux USA ne soit pas supérieure à celle de l’Europe.

              Voir ce lien par exemple qui montre le contraire

              Dans leur excellent livre « Combattre les inégalité : les USA face à l’Europe » Edward Glaeser et Alberto Alesina résume la situation ainsi :

              Les différences de mobilité sont assez faibles. Il y a plus de mobilité en Europe entre les pauvres et la classe moyenne, et légèrement plus de mobilité aux USA entre la classe moyenne et la classe supérieure.

              Ainsi un pauvre aux USA a sensiblement plus de chance de rester pauvre qu’un pauvre européen.


            • Nono Nono 27 février 2007 19:06

              Anthony,

              C’est possible.

              Dans l’article, seuls trois pays de l’Europe, la France, le Royaume Uni et le Danemark ont été évoqués.

              On est donc loin d’une représentativité qui permet une comparaison objective avec les USA que cela soit sur le plan de la mobilité de revenus, de la redistribution de ces revenus ou même sur le plan du niveau de réglementation des marchés. Ne pas oublier, non plus les facteurs culturelles mais aussi politiques, socialisme ou fédéralisme, Etat providence ou croissance soutenue...

              Bref, c’est tout un large débat ...

              Sinon, l’ouvrage de A. Alesina et E. Glaeser est un « Must-read », une vraie mine d’informations (actualisées de leur ancienne « étude » de 2001 avec Bruce Sacerdote : « Why doesn’t the US have a European-style welfare state ? ».)

              Merci pour le lien.

              Cordialement,

              Nono


            • Hakim I. (---.---.29.75) 27 février 2007 14:10

              Excellent Article...

              Monsieur Mage réveille toi, les US ne sont pas le pays d’Action Man... Au fait, t’as quel age ?


              • Charley (---.---.242.46) 27 février 2007 14:20

                @Mage : Si tu ne trouve pas à lire ce que tu aimerai lire, pose toi la question de savoir si que tu aimerai lire est réel ! Sinon va lire de la SF.

                En dehors de ce parasitage énervant, je trouve cet article informatif et bien fait. évidemment, rien de nouveau sous le soleil. D’ailleurs il me semble qu’une autre statistique pourrai étayer cet article. Celle de l’écart entre les gros revenu et les plus faibles, qui n’a fait que augmenter très fortement ces dernières années. Ceci permet de savoir qui bénéficie de la croissance de ce pays.

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