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Accueil du site > Actualités > International > 1989 l’Année où l’Occident a tout raté

1989 l’Année où l’Occident a tout raté

Période des illusions

L'année 1989, après la chute du mur de Berlin, devait être une année « 0 » pour notre humanité tout entière. Du moins ce que nous avons cru. Un nouveau départ pour un monde sans guerres, sans misères. Un monde de bonheur pour tous dans lequel nous allons enfin vivre tous ensemble. Fini les divisions, les tensions, finie donc cette peur omniprésente d'une guerre imminente.

A l'Est, nous avons cru tellement fort que des illusions et des sentiments nous ont envahis et nous nous sommes mis à rêver les yeux ouverts d'un nouveau monde de coexistence et de partage.

Nous nous somme imaginés, nous étions persuadés que le monde occidental était un monde entre le ciel et la terre. Un mythe soudainement devenu touchable et à notre portée.

Probablement nous étions dans un état d'esprit similaire à celui des amérindiens au début de la conquête de Far West ; très naïfs. Des vrais candides.

Ensuite l'histoire n'a fait que de se répéter. Car l'histoire se répète toujours mais elle change seulement le contexte.

Dommage que l'Occident n'a pas compris, n'a pas voulu saisir l'occasion historique de s'ouvrir et en toute franchise et respect mutuel, accueillir ce monde de l'Est venu en paix et cherchant la coexistence réciproque.

 

Mensonges et aberrations mentales

Depuis la fin de 2ème guerre mondiale la propagande occidentale, américaine en particulier, n'a pas arrêtée de marteler d'une manière quasi obsessionnelle, en direction des pays de l'Est, des messages et des images idylliques sur ce monde occidentale baignant dans un bonheur parfait.

Appliquée également du côté occidental cette propagande était mélangée avec des images et des récits sur le monde se trouvant derrière du « rideau de fer » et dont la réalité était complètement déformés et noircis.

Le but était de créer (et ils ont réussi) ce qu'on nomma par la suite « Leadership américain ».

Pour le situer, je me propose de définir « leadership » comme des illusions et des aberrations mentales d'existence d'un monde auquel tous veuillent appartenir. En réalité c'est un monde qui n'existe pas et n'a jamais existé.

Ce monde là s’appela aussi « Le rêve américain »

Un jeux des dupes en somme. Un tissu des mensonges auxquels nous avons cru. Et cela se confirme encore aujourd'hui que la réalité d'hier et la réalité de maintenant est un tissu des mensonges permanent.

Les américains en particulier sont dans le mensonge continu et ceci depuis leur création. A commencer par le mythe de Far West mis en image par Hollywood de manière idyllique. La réalité est complètement différente et occultée. Vingt millions d'amérindiens à l’arrivée des colons européennes au début de la coquette. A la fin, même pas un siècle plus tard, il en restait plus que 600'00 personnes.

C'est le plus grand génocide dans l'histoire humaine. A ce jour pas de condamnation. A peine la vérité qui commence juste à transparaître.

Le monde occidental est encore maintenant acquis à l'image soporifique de « l'ami américain » drapé d'une aura de sauveur du monde libre.

Venu, selon légende, une première fois sauver l'Europe et le monde lors de la 1ère guerre mondiale. Quelle « chance » !

JPEG Rebelote une deuxième fois lors de la 2ème guerre mondiale.

Le sauveur américain a réussi a stopper le méchant soviétique au « Checkpoint Charlie »

L'Occident tout entier a eu chaud, il l'a échappé belle. Ouf !

A cet endroit les américains et leurs laquais européens ont essayés de créer un mythe à la sauce hollywoodienne. Du gros kitch oui !

Au début de ce mois de juin lors de la commémoration du débarquement en Normandie j'étais époustouflé de voir comment les américains continuent à falsifier l'histoire et mentir de manière éhontée. Avec l'aide des poltrons européennes bien entendu.

Pour entretenir une psychose permanente les américains étaient menaçants et provocateurs autant envers ses adversaires qu'envers sa propre population et la populations des alliés. Un tel comportement provoquait des réactions similaires chez l'adversaire et ainsi de suite. Jusqu'à l'instauration de deux côtés d'une véritable paranoïa.

Je pense qu'intervention soviétique en Hongrie et 1956, construction de mur de Berlin en 1961 et arrêt brutal du « Printemps de Prague » en 1968 sont des conséquences directs de cette surenchère paranoïaque de deux bloques. L’initiative directe de cette escalade revenait aux américains.

Un jour nous saurions la vérité sur cette période connue sous le nom de « la guerre froide ». Nous avons même le devoir de connaître la vérité et toute la vérité.

Également il est important de rappeler que les « murs « sont avant tout dans nos têtes.

Or, l'autre mur, tombé en 1989, force est de constater que ce mur dans les têtes des responsables politique occidentaux d'aujourd'hui est toujours là. Pas encore détruit. C'est surtout le cas en ce qui concerne des américains qui sont dans une aberration mentale totale.

 

Période de dur réveil

Malheureusement nous avons dû déchanter très vite et comprendre que nous n'entrerons pas dans une nouvelle ère de paix et de prospérité. Ce n'était que des mensonges et des promesses de la part des occidentaux.

Leurs intentions n'étaient pas du tout sincères et honnêtes et qu'ils n'avaient jamais voulus traiter avec nous d'égal à égal. Seul but pour eux était celui d'un Occident vainqueur, triomphaliste et vengeur. Désirant de nous asservir pour mieux nous exploiter. Nous étions pour eux que des consommateurs de leurs produits capitaliste ; un marché potentiel et rien d'autre.

 

Afin d'appuyer et confirmer mes dires je prendrai quatre exemples, parmi tant d'autres. :

  • Les industriels occidentaux ont implantés dans nos pays « libérés » une industrie laitière et alimentaire, en écrasant ce qu'il existait déjà sur place et sans tenir compte d'environnement agricole existant. L'effet dominos était instantané et les paysans de ces pays ruinés.

  • Nous étions déconsidérés et traités comme des « moutons à tondre » pour le système bancaire capitaliste et usurier. Faisant mains basse sur les banques de ces pays conquis, les « bancsters » ont imposés leurs méthodes et leurs systèmes. Des prêts hypothécaires à l’Occidental mais avec un taux d’intérêts parfois jusqu'à cinq fois plus élevés que pour nous à l'Ouest.

    Du vol auto-autorisé oui !

    Surtout qu'il s'agissait des prêts en Euros, Francs Suisse, Dollars et calqués sur la fluctuation de taux de change. Effet destructeurs était garantie déjà une année après avoir conclu un tel prêt.

    Résultat : les gens ruinés et un taux de suicides exorbitant.

  • Également les occidentaux nous ont spoliés de toutes nos richesses et matières premières dont nos sous-sols contenaient. Ils ont achetés à tours de bras et à un prix plus que dérisoires, souvent en corrompant des potentats locaux, les mines et les usines qui retraitaient ces matières premières. En contrepartie il nous ont donnés des promesses très vagues de faire des investissements et de créer des emplois pour la population locale sur place.

  • Ou tout simplement en arrivant avec l'armée d'occupation. Comme exemple d'une telle fourberie est Kosovo et « Bondsteel » 40'000 m2, la plus grande base américaine construite en Europe. Au gouvernement fantoche de Pristina les américains ont imposé en 1999, un contrat de location de 99 ans. Installée à l'endroit où le sous-sol est riche en mercure, argent et le plomb. Je suis persuadés que les américains ont commencé son pillage immédiatement. Le jour où ils partiront dans le sous-sol restera plus que des trous béants. Cette base est utilisée par les américains également comme l'une des leurs prisons secrètes.

 

Arrivés comme un ouragan les occidentaux on provoqués un effet tsunami comme résultat final.

J'en suis persuadé, j'en suis sûr et certain qu'un jour le monde comprendra que tout ça c'était la plus grande escroquerie de 20ème siècle.

 

Stupidité occidentale

Ces agissements occidentaux en vainqueurs triomphaliste étaient particulièrement stupides.

Nous étions ouverts envers eux, voulant apprendre d'eux mais aussi transmettre notre savoir. Dans le domaine de culture nous aurions pu avoir un échange très riche car la culture pour nous revêt depuis toujours une très grande importance et nous l'a cultivons avec beaucoup de soins.

Contrairement à ça nous avons eu droit à une déferlante de violences, de méchancetés et d'humiliations.

C'est curieux mais je trouve quelques similitudes entre ces éventements là et ceux qui ce sont produits à l'époque des civilisations Mayas et Aztèques. Quand les sauvages conquistadors ont pillés et détruits des civilisations bien plus avancées qu'eux.

J'ai l'intime conviction que l'Occident cette année 1989 n'a rien compris ce qui venait d'arrivé. Ensemble nous aurions pu construire un monde nouveau au lieu de détruire simplement ce qu'il existait déjà. La confiance ainsi perdu ne se regagnera plus jamais.

Les occidentaux cette année 1989 ont tout ratés !

Par exemple les allemands ont crus à l’avènement du 4em Reich. Genscher, ministre des Affaires Étrangère de l'époque et ancien officier SS a commencé en catimini ses visites des ex-pays de l'Axe. Et il se fait expulser manu militari des pays Baltes par les soviétiques.

La France de Mitterrand était tout d'abord opposée à la réunification allemande. Angleterre comme d'habitude adossée aux USA attendait un signal américain. Les USA ont fait comme s'il avaient tout compris ; faire du semblant surtout. Ils ont immédiatement appliqués (une fois de plus) leur théorie du chaos global. Gain immédiat certainement mais très stupide sur moyen et plus longue terme.

 

Les russes ont tout compris

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Je crois les seuls qui ont tout compris cette année 1989 ce sont des russes. Non, pas la Russie de Michaïl Gorbatchev et son entourage, mes les russes d'arrière plan, les stratèges, ceux qui ont immédiatement agis et commencés à créer la Russie d'aujourd'hui.

Ils ont compris que la réunifications allemande va être, pendant au moins vingt prochaines années, un coup de frein économique brutale pour la nouvelle Allemagne réunifiée et par de là un coup de frein pour économie occidentale.

Ce laps du temps devra permettre à la Russie moderne et à venir, de se reconstituer économiquement et militairement.

Force est de constater aujourd'hui que ce sont des grands visionnaire et qu'ils avaient entièrement raison.

La stupidité et avidité des occidentaux en général et des américains en particuliers ont eu pour effet que nous sommes à présent dans un cul de sac et sans alternative.

Aujourd'hui l'Occident a perdu son hégémonie sur le monde. Échec de leur politique depuis 1989 est donc total !

Par exemple les récents événements, Syrie, nous le démontrent.

 

Les effets de cette tromperie à l'échelle mondiale

« À l’époque, j’étais jeune, très naïf et très bête, et je croyais sincèrement que l’Union soviétique était une menace mortelle pour L'Europe occidentale et que la seule chose qui se dressait entre eux, les communistes malfaisants, et nous, le monde libre, était la puissance militaire de l’OTAN. » (1)

Elle est bien vrai, cette phrase de Saqr ; l'article paru récemment sur Agora Vox. Malheureusement nous étions jeunes et naïfs, notre naïveté frisa la stupidité. D'autant plus que le style des américains a depuis toujours été le même, simple, trop simple, même carrément simpliste.

 

La fin de L'URSS

Les russes sont une nation des gens spontanés et naturellement gentils ; ils ont volontairement laissé tombé « le mur » grâce à la naïveté de Mïkhail Gorbatchev,

Au sujet de la naïveté de Gorbatchev, à la tête de l'URSS de 1985 à 1991, il y a quelque doutes aujourd'hui. Aux dernières nouvelles une enquête judiciaire vient de démarré à Moscou afin de déterminer s'il s'agit de simple naïveté ou d'un cas d'haute trahison

Sa « Perestroïka » (reconstruction) a produit comme seul vrai résultat affaiblissement économique, militaire et politique de l'URSS et son désintégration. La Rouble ne valait plus rien et les gens en jetés par la fenêtre. Malgré tout, encore aujourd’hui il se dit contant de ce qu'il a fait.

Prix Nobel de la Paix en 1990. Plus tard avec effondrement de l'URSS le bruit a couru que c'était la récompense des américains d'avoir laissé entrer « les renards dans le poulailler »

 

 

JPEG Ensuite, encore quel manque de chance pour les russes. Soit une véritable succession des malchances, soit résultat d'une corruption à grande échelle mais c'est l'arrivée de Boris Eltsine.

Ivrogne notoire oui.

Pendant huit ans c'est la porte ouverte à toutes les dérives et pillages. Apparition des chacals surnommés « les oligarques » Ils se sont enrichis de jours au lendemain, devenus des milliardaire.

Le plus connus parmi eux sont : Khodorovski, Abramovich, Berezowsky, Navalny etc.

Un véritable fléau pour la Russie.

 

Boris Eltsine a aussi profité largement de la situation. En Suisse la justice a enquêté sur lui pour corruption. Il aurait touché des pots de vin d'une société de génie civile du Tessin et dirigé par un albanais. Ce dernier a reçu mystérieusement le mandat de rénovation du Kremlin.

Pendant son règne les privatisations sont menées tambour battant. Tous ce qui était privatisable et vendable est parti à vil prix soit aux oligarques soit aux étrangers, les américains en particuliers.

Ainsi p.ex. les américains se sont offerts un complexe militaro industriel au nord de la Russie. Immédiatement après leur achat ils ont gelés toutes activités avec cette société, afin de nuire aux russes.

 

Avec Boris Eltsine, alcoolique chronique, la Russie est devenu la risée de l'Occident. Bil Clinton président américaine à cette époque avait pris l’habitude lors de chaque rencontre avec Eltsine de rire jusqu'au larme. Un rire forcé mais triomphaliste bien sûr ! (3)

http://www.youtube.com/watch?v=nZi5w4jlWP8

La Russie, une grande nation héroïque se voie maintenant sa dignité ainsi piétiné.

Les occidentaux, les américains en particuliers stupides et vengeurs se sont comportés comme des éléphants dans un magasin de porcelaine. Des pillages, humiliations vexations en toutes sortes envers la Russie et les autres pays dites communistes.

 

Le cas de la Roumanie

Coup d'état en Roumanie. Procès bâclé et expéditif de couple Ceausescou. Leurs condamnation à mort et exécution immédiate. Jugé par deux juges qui ont étaient emmenés de force sur le lieu servant de tribunal improvisé et qui ressemblé à une classe d'école.

Quelque temps après ce procès les 2 juges se sont suicidés.

 

La Yougoslavie

Voici maintenant le comble de la stupidité occidentale ; la destruction de la République Fédérale de la Yougoslavie. Sous prétexte fallacieux que ses peuples qui la composent ne veulent plus vivre ensemble. Ce prétexte été lâche et mensonger.

D'ailleurs la preuve est que les occidentaux ont mis presque vingt ans à la détruire (de 1991 à 2006)

Un grand et magnifique pays, une Europe en miniature. Un pays de 24 millions d'habitant et d'une superficie de presque 26 millions kilomètres carrés. Un doux mélange des peuples culture religions. Une diversité culturelle, artistique et culinaire incroyable.

Pendant la guerre froide ce pays a remplit parfaitement son rôle de pays tampon entre l'Est et l'Ouest.

Jetée aux chiens de guerres occidentaux. Pour du pognon qu'ils gagneront leurs marchands des canons.

Le pognon, la seul vraie valeur occidentale !

A la fin de la guerre froide les vieux démons se sont réveillés. Tout d'abord chez les allemands et autrichiens (souvenirs de 1er et 2ème guerre mondiale) . Mais également Vatican a vu là une occasion de régler ces comptes avec l'église orthodoxe. Les occidentaux ont joués sur les antagonismes qui étaient propres à ce pays pour le détruire.

Un tel agissement est lâche, criminel et stupide, qui a provoqué beaucoup de souffrance, des centaines des milliers des morts et tant de destruction.

Souvenez vous que dans une maison, existent des murs dites porteurs et auxquels il ne faut jamais toucher au risque de voir la maison s'écrouler.

La Yougoslavie pour l'Europe (en tous cas) était ce mur porteur. Et nos stupides dirigeants occidentaux l'ont détruits.

Depuis lors la maison n’arrête pas de se fissurer et de menacer de s'écrouler.

J'ai l'impression que la destruction de ce pays sera fatale aux destructeurs et que l’hymne nationale yougoslave pourrait bien être la musique funèbre occidentale.

Dans le cas yougoslave l'Occident a fait preuve d'un illettrisme politique sidérant et d'une misère culturelle époustouflante.

 

Et la Russie dans tout ça ?

Les russes se sont dits plus jamais ça !

Et ils ont tenus parole.

Une fois Eltsine mis à la poubelle de l'histoire, ils se sont choisis le meilleur parmi eux.

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Vladimir Vladimirovich Putin, l’homme providentiel.

Président et homme politique très doué et intelligent. Quelqu'un qui a des principes dans la vie auxquels il tient et les applique. Il a réussi en moins de 15 ans à rendre à la Russie toute sa splendeur et sa puissance.

Aujourd'hui son pays non seulement il n'est plus la risée des occidentaux mais bien au contraire, la Russie est devenue acteur géopolitique principal sur la scène mondiale.

Mais aussi sur le plan militaire le rôle de ce pays est tout aussi important. Les russes ont rattrapé et même dépassés les américains dans ce domaine. L'OTAN a trouvé en Russie un adversaire de taille qui a réussi à stopper sa progression vers l'Est. Comportement mensonger occidental envers la Russie est maintenant en train de se retourné contre eux.

 

« Le jour où le Soleil se lèvera sur la Russie – L'OTAN fondera »

Slobodan Milosevic – ancien Président de la Serbie

Suicidé en 2006 par ses geôliers à la prison de la CPI à la Haye.

Selon un média britannique son procès s’achemina inexorablement vers un non lieu.

 

 

Et finalement l'Occident dans tout ça ?

En 1989 un visionnaire russe avait déclaré : « Communisme et capitalisme sont pile et face d'une même pièce. Maintenant nous laisserons tombé notre communisme.

Combien de temps, après ça, croyez vous que votre capitalisme tiendra-t-il ? »

Le résultat aujourd'hui lui donne entièrement raison.

 

« Filo... »

Juin 2014.

 

 

Références : (1)Comme le souligne encore Le Saqr


Moyenne des avis sur cet article :  4.07/5   (30 votes)




Réagissez à l'article

34 réactions à cet article    


    • filo... 12 juillet 2014 11:28

      Etre visionnaire c’est la qualité première que chaque homme politique devra posséder. Ensuite leur programme politique coulera de source... 


    • philippe913 12 juillet 2014 10:11

      si on passe outre les fautes d’orthographe, il reste quand même un bon paquet de bullshit dans votre article tellement partisan qu’il en est caricatural et ridicule.
      La seule impression qu’il me reste après l’avoir lu est que, comme tout bon partisan fanatique, l’auteur a des oeillères et est prêt à raconter n’importe quoi et travestir la vérité, même de façon éhontée, pour dire qu’il a raison. C’est pathétique.


      • filo... 12 juillet 2014 11:01

        @philippe 913

        « ... l’auteur a des oeillères et est prêt à raconter n’importe quoi et travestir la vérité... »

        Vous dite la vérité. Mais quelle vérité ; la votre et celle des mérdias officiels ?

        Comme j’ai mentionné dans mon articles, les « murs » sont avant tout dans les têtes de gens.

        Etes vous sûr d’avoir détruit le votre ?

        Concernant les fautes d’orthographe, je fais ma mea culpa.

        Français n’est pas ma lange maternelle, je suis donc un polyglotte. Je crois que les fautes d’orthographe reste le calvaire pour tous les polyglottes mais à des degrés différents certes.


      • philippe913 12 juillet 2014 11:15

        Désolé pour ma remarque sur les fautes d’orthographe si vous n’êtes pas français.

        Pour en revenir sur le fond, quand, dans un article je vois, en résumant, qu’il est dit qu’un côté est le mal absolu, allant de machination en machination pour oppresser le reste du monde sans aucun scrupules, et que l’autre côté n’est que gentillesse, héros, progrès et victime de ce grand satan, je me dis que j’ai affaire à une caricature qui vient d’une personne qui est, soit d’une grande mauvaise foi, soit d’une grande stupidité, soit d’une grande ignorance.
        Comment peut on encore voir le monde en noir et blanc de cette façon là ? C’est là votre mur.

        « Tout ce qui est excessif est insignifiant », votre propos est excessif.


      • filo... 12 juillet 2014 12:10

        @phiippe913

        Vous avez suivi ces évènements sur les mérdias officiels. Vous avez à cette époque, peut être pris votre partie pour « ces pauvres peuples qui aspirés uniquement à la démocratie et à la liberté et opprimés par l’armée serbo-yougoslave »

        Et avant ça la chute de mur, présentée comme une chose formidable, géniale ; la démocratie qui a gagné etc...

        Donc vous avez optez pour la thèse officielle occidentale. Ensuite vous avez tourné la page, presque oublié. 

        Maintenant je vous bouscule, je vous pousse peut être à remettre tous ça en question ?

        D’où votre réaction virulente. Pourtant pour chacun de nous c’est salutaire d’être capable de se remettre en question.

        D’ailleurs F. Nietzsche disait : « Ce qui nous rends fous ce ne sont pas des doutes mais des certitudes »

        Quant à moi ; pour moi, ces évènements sont du vécus, des déchirements, des douleurs. Les sentiments d’une profonde injustice et forcement de ressentiments.

        Ce que je constate que effectivement la vérité c’est comme un cris dans le désert.

        Et la vérité sur ces évènements commence seulement maintenant à ressortir. Grâce à Internet et à nous ; tout et chacun se doit d’apporter sa pierre à l’édifice afin que la vérité jaillit.


      • philippe913 12 juillet 2014 12:56


        Vous avez vécu des choses à l’est, moi d’autres à l’ouest. J’ai connu des gens qui avaient vécu dans le bloc de l’est et qui m’ont raconté leur quotidien.
        Mais cette somme d’expériences personnelles n’est que ça, une somme d’expérience personnelles sur laquelle on ne peut se baser pour tirer une conclusion géopolitique sur les deux blocs.

        Donc oui, je suis obligé de faire un minimum confiance aux historiens et divers documents relatant ces périodes pour me faire une idée. Et oui, il me semble, en accord avec la thèse officielle, que la vie a été bien meilleure à l’ouest qu’à l’est pendant qques dizaines d’années, et oui, de ce fait, on a pu imaginer que la chute du bloc de l’est ne pouvait qu’être un bienfait pour ses habitants.

        Et vous n’avez toujours rien compris à mon propos. Si je vous semble virulent, c’est que je ne supporte plus les discours comme les votres, qui se veulent empreints d’une vérité cachée à laquelle le commun des mortels n’a pas accès car cachée par les puissants qui nous tyranisent. Et vous, en prophète, êtes là pour nous la dévoiler dans toute sa simplicité :
        officiel = satan, vérité cachée = LA vérité. USA = démon / Est = ange.

        Le monde n’est pas blanc et noir, il est gris. Et essayer de le faire passer comme blanc et noir est ridicule. J’ai essayé de vous résumer ça avec la citation que j’ai emprunté à Talleyrand, mais en vain. Vous pensez que vos arguments m’ébranlent, il n’en est rien, ça n’est pas tant l’argumentation que le procédé qui m’insupporte.


      • joelim joelim 12 juillet 2014 10:44

        Si les dirigeants occidentaux détestent autant Poutine c’est à mon avis principalement parce que, s’il en était autrement, la constatation de sa compétence à servir son pays comparée à la trahison de leur mandat de servir leurs peuples leur serait insupportable. Les facteurs psychologiques sont les plus importants pour expliquer la veulerie et l’incompétence des hommes.


        • filo... 12 juillet 2014 11:37

          @joelim

          Internet dérange énormément les politiciens occidentaux.

          C’est une arme redoutable car il démasque instantanément les mensonges et les tentatives de manipulations.

          Hélas, Internet n’existait pas en 1989, si non tous sera autrement.

          Et si Putin était en plus de la partie, alors là !


        • alinea alinea 12 juillet 2014 10:56

          Qu’est-ce que je suis contente Filo !! smiley


          • filo... 12 juillet 2014 11:03

            @alinea

            Ah, moi aussi.

            Alinea, merci beaucoup pour votre aide. J’apprécie énormément.


          • alinea alinea 12 juillet 2014 12:50

            Je voulais dire aussi pourquoi j’aime tant cet article : on y lit un point de vue jamais pris par les infos de l’époque ( des époques) concernée : la manière dont ont été vécues les choses par les gens de l’ Est ; nous avons eu droit à des chiffres, des vérités sens unique, et je me souviens bien de cette époque, où j’étais jeune et pas politisée, on nous disait le bonheur enfin apporté à « ces gens-là » !!
            C’est plus tard, même bien plus tard, qu’il y a eu des films qui, subrepticement, posaient le doute sur cette fable. J’ai été cette occidentale passive qui, sans croire forcément tout ce qu’on disait « dans le poste », l’entendait et le prenait pour des infos ! Le jour où on décille, c’est une sacrée prise de conscience !
            C’est aussi un point de vue rarement publié aujourd’hui ; on ne peut savoir ce qu’ont vécu les Yougoslaves, par exemple, qui si l’on en connait !
            Merci donc, pour ce texte rempli d’humanité, de sentiments, donc de vérité.


            • alinea alinea 12 juillet 2014 13:07

              Oui je l’ai vu ! j’y pensais ! je le reverrai volontiers, merci Aïta !!


            • filo... 12 juillet 2014 13:22

              @philippe913

              « Le monde n’est pas blanc et noir, il est gris »

              Mais c’es votre monde (intérieur) qui est gris.

              Dommage pour vous.


              • philippe913 12 juillet 2014 14:32

                et hop, une petite pirouette, une attaque personnelle, ce qui prouve bien l’inanité de votre développement.


              • filo... 12 juillet 2014 14:58

                @philippe913

                « ...une attaque personnelle... »

                Loin de moi cette idée.

                Mon idée de départ était que si vous avez lu mon article et vous m’avez répondu, c’est qu’il vous a touché ou ébranlé dans vos convictions. Et c’est très bien car le temps fera le reste.

                AV est un site d’échange des idées et de discussions. Jusqu’à maintenant j’ai participé activement avec mes commentaires mais sans jamais prétendre de détenir la vérité absolu.

                J’ai voulu uniquement expliquer ma vision du monde depuis un angle que je trouve sortir d’ordinaire. J’ai l’impression que les autres participants et lecteurs d’AV apprécient mes commentaires et les approuvent. Le plus part du temps ils sont en tête par le nombre des notes « + »

                Je vous souhaite bonne continuation et espère vous lire lors de mon prochain article.

                Aussi bouleversant ; garantie !


              • philippe913 12 juillet 2014 16:21

                votre article ne sort pas de l’ordinaire, il est dans la droite ligne de tous ces Avoxiens qui pensent, notamment, que les USA sont la source de tous les malheurs du monde, rien d’étonnant qu’ils aient plein de +, ce site regorge de ce genre de personnes.


              • wesson wesson 12 juillet 2014 15:16

                bonjour l’auteur, 


                résumé de votre article, en 1 image 



                • wesson wesson 12 juillet 2014 15:20

                  pour les personnes qui se demanderaient, c’est une référence humoristique au mémorial pour la révolution de velours de 1989 en Tchéquoslovaquie.


                • soi même 12 juillet 2014 17:59

                  Pour comprendre le virage qui a eux en 1989 , il y a un témoignage qui décrit bien comment cela c’est passé en réaliser.

                  De l’opposition en ex-RDA aux engagements de la société civile d’aujourd’huiEntretien avec Jens Reich

                  Médecin et biologiste, Jens Reich est l’un des membres fondateurs de Neues Forum, le plus important mouvement de citoyens de l’automne 1989 en ex-RDA. Impliqué depuis de nombreuses années dans les initiatives de l’opposition démocratique, pacifiste, écologiste, il représenta Neues Forum à la table-ronde chargée de négocier les réformes avec le parti au pouvoir. Il fut ensuite élu député sous l’étiquette Bündnis 90, l’alliance électorale des mouvements de citoyens. Après la réunification, Bündnis 90 s’associa aux Grünen et Jens Reich fut leur candidat à la présidence de la République. Il revient ici sur son engagement, sur le bilan de la réunification et sur ses prises de position récentes dans les débats de bioéthique [1]  Jens Reich a publié Rückkehr nach Europa, Berlin, 1990... [1] .

                  M : Quelles furent les principales différences entre l’opposition est-allemande et les mouvements de dissidence en Pologne ou en Tchécoslovaquie ?

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                  J. R. : L’opposition est-allemande a beaucoup souffert de l’existence de l’autre Allemagne. Les gens politiquement les plus actifs disparaissaient toujours après quelque temps, expulsés vers l’Ouest. La pression était telle que le risque d’être chassé, plus ou moins volontairement, était permanent. Cela a rendu très difficile la construction d’un mouvement. Une autre différence, par exemple avec la Pologne, est que nos voisins ont d’emblée théorisé le caractère public de leurs actions, disant par exemple qu’une pétition ou un appel sans noms et adresses ne valait rien. Comme tout le monde agissait de cette façon, ouvertement, ils ont réussi à développer une sorte de société civile au sein du système du parti unique. Comme on disait à l’époque, « ils » ne peuvent quand même pas arrêter toute la nation.

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                  M : Quelle a été l’influence des mobilisations occidentales, et en particulier du mouvement pacifiste, très fort dans les années quatre-vingt, et dont certaines tendances entendaient explicitement développer des relations avec les dissidents de l’Est ?

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                  J. R. : Les seuls contacts personnels qui ont joué un rôle étaient avec l’Est. De l’Ouest, nous recevions la télévision… Parfois, rarement, un numéro du Spiegel ou du Nouvel Observateur. Les contacts avec les pacifistes sont venus très tard, à la fin des années quatre-vingt. De plus, les thèmes agités par la nouvelle gauche avaient un sens très différent à l’Est. Prenez la question des femmes. D’une certaine façon, la RDA était formellement en avance. La bataille n’était plus sur l’égalité juridique mais pour l’égalité réelle, au quotidien. C’était plus difficile et, d’une certaine façon, notre situation de l’époque était plus proche de celle qui existe aujourd’hui dans l’Allemagne unifiée que de celle de la RFA d’alors. La même remarque vaut pour les questions écologiques. Pour nous, la réaction occidentale à Tchernobyl était démesurée, car les problèmes quotidiens de pollution et de dégradation de l’environnement étaient beaucoup plus visibles et plus graves en RDA que dans les pays d’Europe de l’Ouest. À cause de la chimie et de l’utilisation massive du lignite, les rivières étaient littéralement jaunes et l’on ne pouvait tout simplement plus respirer.

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                  M : Comment expliquez-vous qu’en dépit de leur rôle majeur en 1989 les mouvements de citoyens issus des cercles oppositionnels aient totalement disparus de la scène politique après la réunification ?

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                  J. R. : Ils ont été marginalisés. Durant tout l’automne 1989, le soutien de la population à ce que nous demandions était énorme. Tous ceux qui avaient le courage de dire ce qu’ils pensaient exprimaient les mêmes demandes : retour à un État de droit, application de la constitution, transparence, perestroïka. Tout cela était dans l’air, partout. Après la chute du Mur, en novembre, les choses ont changé très vite. Les gens n’étaient plus intéressés à s’engager dans un mouvement de citoyens, sauf sur des thèmes très particuliers comme la liquidation de la Stasi. La seule mobilisation que nous avons réussie après novembre a été la prise de contrôle du siège de la Stasi. Notre objectif était d’empêcher sa recréation comme nouveau service de sécurité et la disparition de ses archives. Après novembre, le message qui nous a été transmis, en particulier avec l’échec électoral de Bündnis 90, l’organisation qui fédérait ce qui restait des mouvements oppositionnels indépendants, était clair : vous avez fait votre travail, c’est bien, maintenant on peut passer à autre chose. C’est-à-dire à une politique faite à la façon de la République fédérale. Une énorme majorité de la population voulait l’unification immédiate, on peut même dire une reddition sans condition. C’était un mouvement populaire très puissant. Les gens ne voulaient plus d’expériences sociales, plus de réformes, plus de troisième voie. Juste le modèle occidental, et tout de suite. Ce changement très brutal nous a pris totalement par surprise. La raison de notre marginalisation est donc simple : la population nous a retiré son soutien.

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                  M : Comment expliquez-vous la différence avec le sort des oppositions tchèque, hongroise ou polonaise ?

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                  J. R. : Je ne suis pas sûr que cela soit si différent. Chez nous les choses ont été plus brutales, plus rapides. Mais on a assisté partout au même phénomène : les mouvements oppositionnels ont perdu leurs soutiens et se sont transformés en une palette de mouvements politiques classiques : conservateurs, sociaux-démocrates, Verts, etc. Les partis ont pris le dessus et les mouvements civiques ont disparu. En République tchèque, par exemple, Havel est devenu une figure symbolique présidant une société où il n’a plus d’influence politique, sauf très ponctuellement.

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                  M : Peu après l’unification, Bündnis 90, qui recueillait l’héritage de la dissidence à l’Est, a fusionné avec les Grünen. Comment analysez-vous cette expérience ?

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                  J. R. : Cela a été une tentative douloureuse. Bündnis 90 a débuté comme un mouvement de citoyens, et non comme un parti. C’était un parti non partidaire qui tentait de se fondre dans la société et dans lequel régnait le sentiment que nous avions eu assez de partis pendant ces dizaines d’années, que cette façon de faire de la politique était discréditée. Ceux qui croyaient à la démocratie des partis sont vite allés rejoindre les anciens partis croupions qui n’existaient auparavant que formellement, en alliance avec les communistes du SED, ou pour en constituer de nouveaux. On a ainsi retrouvé des gens du Neues Forum, le mouvement dissident dont j’étais l’un des principaux animateurs, à la CDU, au SPD, chez les libéraux ou chez les Verts. Même des figures comme Wolfgang Thierse, aujourd’hui président SPD du Bundestag, ou Angela Merkel, aujourd’hui présidente de la CDU, ont commencé par être membres des mouvements de citoyens. Le retour en force de la démocratie des partis a, pour nous, pris la forme suivante. On nous a vite dit : ne rêvez pas, la CDU a mis la main sur la CDU de l’Est, les libéraux du FDP ont pris le parti libéral est-allemand (le LDPD), un parti social-démocrate s’est créé tout seul en RDA mais a vite rejoint le SPD de l’Ouest ; vous, il ne vous reste plus que les Verts, prenez les Verts… C’est ce que nous avons fait. Par défaut d’alternative. Pendant un temps, les personnes venant de Bündnis 90 ont joué un rôle réel dans le parti unifié, mais ils ont ensuite été marginalisés. Simplement parce qu’ils n’étaient plus élus : Bündnis 90/Die Grünen a un poids négligeable dans les Länder de l’Est, où ils n’atteignent que 2-3 % des voix. Si des Verts de l’ex-RDA ont pu être présents dans le dernier Bundestag, c’est uniquement grâce à ceux de l’Ouest. Cette marginalité a renforcé les querelles de personnes et de factions. Le tout est une histoire assez triste.



                   

                  • soi même 12 juillet 2014 18:00

                    M : Pensez-vous que cette tentative d’unification des deux organisations était vouée à l’échec ?

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                    J. R. : Je le crois. Nos modes de socialisation, nos visions de la politique et nos mentalités étaient trop différents. De plus, les questions politiques de l’Est étaient très spécifiques : toute l’économie s’effondrait, des problèmes sociaux massifs explosaient… À l’Ouest, on se préoccupait de questions écologiques qui étaient considérées à l’Est comme un luxe. Par surcroît, le conflit était très vif entre les exigences écologiques et les tentatives pour sauver un minimum d’emplois. Pour tout le monde à l’Est, la question du chômage était la priorité des priorités. Il était difficile de le faire comprendre aux Grünen, et d’arriver à ce qu’ils le prennent en compte. Du coup, les gens votaient pour ceux qui en parlaient. Les différences dans les modes de socialisation ont également beaucoup joué. On y pense rarement, mais cela a représenté un facteur crucial. Les Grünen sont un parti dont toute l’histoire a eu lieu dans le cadre de la République fédérale. Le SPD a des racines dans toute l’Allemagne, la CDU aussi, mais pas les Verts, qui sont un pur produit de l’Ouest. Aussi le choc des mentalités a-t-il été particulièrement vif. Nous avions beaucoup de mal à discuter ensemble. C’était une question d’objectifs politiques, mais aussi de style de vie, de perception du monde. Leur expérience fondatrice était 1968 à Paris, Berkeley ou Harvard Square. Pour nous, 1968, c’était Prague. La différence est énorme.

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                    M : Dix ans plus tard, quel bilan tirez-vous de la réunification ? Vous avez plusieurs fois écrit que l’Allemagne de l’Est était condamnée à être le Mezzogiorno de la nouvelle Allemagne. Le pensez-vous toujours ?

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                    J. R. : Dans une certaine mesure. Certes, comparés au Mezzogiorno, les Länder de l’Est sont beaucoup plus subventionnés. Pourtant, malgré les différences, la comparaison est pertinente en ce que ces subventions n’ont pas été utilisées de telle sorte qu’elles ne soient plus nécessaires. Le mot magique de ce point de vue est le « Selbsttragender Aufschwung », la croissance auto-entretenue. Or, celle-ci n’existe pas. Les conséquences de cet échec sont massifs. Par exemple en termes d’émigration intérieure : les plus jeunes, les plus dynamiques, les plus flexibles continuent à quitter massivement le territoire de l’ex-RDA pour Cologne, Munich ou l’étranger, comme dans le Sud de l’Italie. Le taux de chômage reste énorme et diminue à peine, alors que l’Allemagne a retrouvé des taux de croissance importants. La force des sentiments xénophobes est un indice de cette situation de domination et d’exclusion. Les gens sont frustrés, pensent que la mondialisation n’est pas pour eux, qu’ils en sont les perdants et en rendent responsables les étrangers. Malheureusement, tout cela est très répandu et constitue un terreau extrêmement favorable pour des formes désastreuses de nationalisme.

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                    M : Comment voyez-vous le rôle du PDS dans cette situation ?

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                    J. R. : C’est une question intéressante. D’un côté, le PDS est le syndicat des perdants, le refuge de l’ancienne élite. Cela constitue sa base de masse. D’un autre côté, le parti se donne une image gauchiste et écologique à la manière occidentale. Son équipe dirigeante a adopté de nombreux slogans de l’Ouest, qui vont à l’encontre des sentiments de la majorité des électeurs et des adhérents. Les leaders modernisateurs comme André Brie en sont conscients et le disent. Mais imaginons que le PDS ait été interdit en quatre-vingt-dix – cela était tout à fait possible, et était notamment demandé par des membres du Neues Forum. Je crois que la plupart de ses électeurs voteraient aujourd’hui à l’extrême-droite. Le PDS canalise nombre de frustrations politiques et sociales partagées par une grande part de la population sous une forme politique constructive. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle le PDS a survécu, à l’inverse des Verts ou du mouvement des citoyens.

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                    M : Croyez-vous que le PDS contribue ainsi à maintenir une « identité RDA » ?

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                    J. R. : D’une certaine façon, oui. Personne ne dit : « nous voulons revenir au temps de Honecker ». Mais les militants du PDS essaient de maintenir une tradition pour ceux qui ont soutenu le régime, ou qui ont été socialisés dans le système de la RDA et qui aujourd’hui sont frustrés d’être mis à l’écart. Ils donnent corps à une nostalgie de la RDA, plutôt qu’à l’envie de restaurer sa réalité politique.

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                    M : Est-ce qu’une autre réunification était possible ? En 1989, le Neues Forum défendait l’idée d’une nouvelle constitution, d’une double transformation à la fois de la République fédérale et de la RDA…

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                    J. R. : Oui, c’est ce que nous pensions. C’était bien sûr illusoire. Il n’y avait aucun moyen politique pour concrétiser cette autre unification, tout simplement parce que la population de l’Est n’en voulait pas. Kohl et les partis de l’Ouest ont évidemment aussi joué un rôle. Pour faire l’unification autrement, il aurait par exemple fallu que le SPD soit très différent. La CDU avait une base sociale naturelle dans l’ex-RDA : je veux parler de ces nouveaux professionnels, avocats, médecins, spécialistes divers, tous ceux qui sont devenus les nouveaux entrepreneurs après 1990. Le SPD aurait dû trouver les moyens de rallier ceux qui étaient en train de perdre, ou du moins qui n’étaient pas les gagnants de la transformation. Il a fait exactement le contraire. Le SPD de l’Est a été créé par des gens issus des Églises protestantes, qui étaient violemment opposés à tout ce qui pouvait avoir de près ou de loin des rapports avec la RDA ou la Russie. Par exemple, ils n’ont jamais accepté l’adhésion des anciens membres du SED, le parti unique est-allemand : ils avaient trop peur que cela leur coûte des voix à l’Ouest. En même temps, ils croyaient que parce qu’ils parlaient un peu du chômage et de l’État-social, les voix des perdants de l’Est leur étaient acquises. C’était un calcul erroné. Ils n’ont pas réussi à percer du côté de la nouvelle élite et ils ont perdu les autres, assurant ainsi la domination du PDS sur les classes populaires.

                    http://www.cairn.info/revue-mouvements-2001-2-page-127.htm




                  • Jean-Paul Foscarvel Jean-Paul Foscarvel 12 juillet 2014 22:24

                    Oui, en 1989, aurait pu naître une société hybride, libérée et juste (c’était mon espoir).

                    Lier la liberté et la démocratie occidentale à la société sociale et au respect des salariés et des classes laborieuses des pays socialistes.

                    le drame est que ni l’occident n’était vraiment démocratique, ni l’orient vraiment social.

                    Il y avait déjà en URSS une oligarchie (les aparatchiks), prête à se vendre au plus offrant, et en occident, la démocratie cachait une réalité autre, un système ploutocratique gangréné par l’idéologie libérale.

                    Quant aux populations, manipulées par les médias, elles n’ont rien vu venir.

                    Aujourd’hui, la seule idéologie autorisée est le libéralisme, qui nie les droits des êtres humains à une vie digne, et qui a donné la situation actuelle l’hyper-crise que nous vivons.

                    Les USA sont aujourd’hui le principal facteur de trouble dans le monde, en suivant aveuglément la stratégie du chaos, sans se rendre compte que les effets sont dialectiques, et peuvent aisément se retourner contre eux, ce qui c’est déjà souvent produit.

                    Une oligarchie déstructurée, peut-être cocaïnisée, règne sur les USA et veut régner sur la planète entière pour leur bien et leurs acolytes, sans regarder d’aucune façon les conséquences de leurs actes.

                    Le monde est en déroute complète suite à leurs agissements, mais les populations conscientes commencent à être lucides, et peut-être réagir, avant qu’il ne soit trop tard.

                    De cette élite déstructurée il n’y a rien à attendre, en dehors de destruction, chaos, effondrements, corruption, et tutti quanti.

                    C’est une élite proche de celle décrite dans le film de Paolini « Salo ou les 120 jours de Sodome ». Capables seulement du pire.

                    Il nous faudra nous sauver nous-mêmes.


                    • filo... 12 juillet 2014 23:14

                      @Jean-Paul Foscarvel

                      Je suis entièrement d’accord avec votre analyse. L’espoir existe encore afin d’éviter le désastre.

                      Nous avons de la chance que la Russie a retrouvé sa puissance et elle est pour nous le dernier rempart contre se monde de misère que le capitalisme financier américain nous réserve. La Grèce et l’Argentine sont deux exemples de ce que les fonds spéculatifs américains cherchent à nous imposer.

                      La Russie va les stopper et contenir leur expansion, pour le reste dans nos sociétés occidentaux c’est à nous de prendre notre destin dans nos main.

                      Nos politiques sont finis, usés, incapables d’évoluer. La politique n’a plus aucun avenir. Il faudra trouver d’autre chose une participation citoyenne directe, autogestionnaire. Une coexistence.

                      En réalité depuis longtemps que la politique est incapable de nous diriger efficacement et de manière juste et équitable mais cela se voit seulement depuis qu’Internet existe.

                      Oui, Internet, une arme redoutable pour démasquer des tentatives des mensonges et des manipulations. Le résultat est instantané.

                      Par exemple les USA sont aux abois déboussolés. Crée par la violence, tout au long de son histoire elle se nourrissait par les guerres et elle pourrait bien mourir soit par la guerre soit usée, affaiblie seule et abandonnée de tous.

                      La chute de l’empire américain. La mort d’Amérique et la naissance d’un espoir pour un monde de paix, de justice et de partage.

                      Ce monde là est possible je suis convaincu.


                      • soi même 13 juillet 2014 00:18

                        @ filo, j’ai pas le même enthousiasme vis à vis de votre espérance. Certes l’Europe a raté l’ouverture de 1989, d’ailleurs que aurait put faire d’autre.

                        http://www.agoravox.tv/actualites/europe/article/francois-asselineau-un-nazi-39631

                        Il y a un document qui montre c’est quoi cette Europe :

                        Le Général Gallois avoue que la guerre en ex yougoslavie n’ a été qu’une suite de mensonges et manipulations. C’est l’occident qui a attaqué les serbes afin de démembrer la Yougoslavie.

                        Cette interview est édifiante, tout ce que nous avions grâce aux informations non officielles est confirmé par ce militaire, sur la fin de sa vie il n’a pas eu peur de dire la vérité, et la vérité est loin d’être belle.

                        http://www.dailymotion.com/video/xejq47_la-derniere-video-de-mfl-en-memoire_news?start=1#from=embed

                        Il ne faut pas oublier entre cette dates historique les différents pays Européens vont s’ engluer dans différents traités qui vont signés l’arrêt de leurs souverainetés.

                        A part sortir de cette Europe, je ne voie pas comment l’ensemble des pays Européens puissent retrouver un avenir serein !

                         

                         


                      • filo... 13 juillet 2014 11:00

                        @soi même

                        Général Pierre-Marie Gallois a dénoncé dès le début de cette crise le manigances occidentales. J’ai eu l’occasion de le rencontrer lors d’une de ses conférences sur la Yougoslavie.

                        Les merdias officiels ont joués un très sale rôle dans cette affaire. Une honte !

                        Dan cette vidéo Général Gallois utilise le mot « duplicité occidentale ». Et c’est exactement ça et envers tous les pays de l’Est. Le but était la conquête, asservissement et le pillage de leurs richesses naturelles.

                        Dommage qu’à cette époque il n’y avait pas Internet ; arme redoutable. La preuve est cette pseudo crise ukrainienne. C’est du transparent, même pour les nuls !

                        Elle nous a permis de comprendre que UE a été faite par et pour les américains.

                        Telle quelle aujourd’hui elle n’est pas utilisable par les européennes car elle est à usage unique, un kleenex en somme pour les américains.

                        Donc il faut tout d’abord que nous nous libérons de cet occupant étasunien et ensuite nous devrions transformer UE.

                        Il y a du boulot je le sais. Mais nous serions aidés par les évènements à venir ; vous verrez. 

                        J’ai compris que tous ça depuis 1989 en tous cas, pour les USA et les occidentaux n’est qu’une éperdue fuite en avant. Repousser les échéances.

                        La raison, je vous donne un scoop : le capitalisme par sa définition même ne pouvait pas réussir. Donc il était condamné depuis le début.

                        Pour quel raison ?

                        Je l’expliquerais en détail dans mon prochain article.

                        VENI, VIDI, VICI !

                        Disait Jules César en 47 av. J-C.


                      • scylax 12 juillet 2014 23:33

                        Tout est de la faute de l’Occident. Ecoutez le gourou Filo, qui n’a jamais mis les pieds dans les pays communistes à l’époque.


                        • soi même 12 juillet 2014 23:45

                          Et vous a qui vous avez vendue votre âme ?


                        • jef88 jef88 13 juillet 2014 12:29

                          Les russes sont une nation des gens spontanés et naturellement gentils

                          Il faudrait en parler à Staline ....................................


                          • filo... 13 juillet 2014 13:38

                            @jeff88

                            Staline est mort et enterré et cela depuis bien longtemps.

                            D’ailleurs son idéologie aussi.

                            C’était quelqu’un de très stupide et qui compensa ce défaut par la ruse et la cruauté.

                            Il n’a pas compris à quel point les russes sont de patriotes et surtout à quel point ils sont attachés à leur terre. Il les a verrouillés comme dans une prison.

                            P.ex. dans la Russie de Putin ils sont libres d’aller et revenir et il y a très peu qui restent. Ils estiment qu’il y a plus d’avenir chez eux qu’ici. 

                            Et ils ont bien raison.

                            Mais franchement je ne comprend pas votre commentaire :«  Il faudrait en parler à Staline .................................... »

                            C’est du « lard ou de cochon » ??


                          • jef88 jef88 13 juillet 2014 16:01

                            Staline a quelque millions de morts sur la conscience !
                            Mais il n’a pas fait cela tout seul ....
                            Alors les russes bisounours  ? ? ?

                            le monde n’est ni entièrement noir ou blanc, c’est un patchwork noir, blanc et avec 50 nuances de gris .....


                          • filo... 13 juillet 2014 16:29

                            @jeff88

                            Staline, primo, n’était pas un russe mais un géorgien. Ensuite il avait Lavrenti Beria aussi géorgien. Certes il avait aussi les autres ; staliniens.

                            Des crapules sanguinaires oui.

                            Mon article ne parle pas de l’époque stalinienne, alors pourquoi vos questions ?

                            Et je n’ai jamais prétendu que le monde était entièrement blanc ou noir !

                            Ni que les russes sont des « bisounours » comme vous l’écrivez

                            Quant aux 50 nuances de gris, si vous acceptez leurs existence c’est peut être que vous êtes, parfois, alors ni pour ni contre mais bien au contraire ?

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