Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > International > 20-26 mars 2006 : Iran-USA - Déclenchement d’une crise mondiale (...)

20-26 mars 2006 : Iran-USA - Déclenchement d’une crise mondiale majeure

Dans les cadres des travaux dont j’ai assuré la coordination, le Laboratoire européen d’anticipation politique Europe 2020 (LEAP/E2020) estime désormais à plus de 80% la probabilité que la semaine du 20 au 26 mars 2006 voie se déclencher la principale crise politique mondiale depuis la chute du Rideau de fer en 1989, accompagnée d’une crise économique et financière d’une ampleur comparable à celle de 1929.

Cette semaine de la fin mars 2006 marquera le point d’inflexion d’évolutions critiques, entraînant une accélération de tous les facteurs conduisant à une crise majeure, même sans intervention militaire américaine ou israélienne contre l’Iran. Dans le cas d’une telle intervention, les probabilités d’une crise majeure, selon LEAP/E2020, atteignent 100%[1].

L’annonce de cet événement résulte de l’analyse de décisions prises par les deux acteurs-clés de la crise internationale principale actuelle que sont les Etats-Unis et l’Iran :

. il s’agit d’une part de la décision iranienne d’ouvrir à Téhéran le 20 Mars 2006 la première bourse pétrolière en euros, ouverte à tous les producteurs de pétrole de la région

. et d’autre part, de la décision de Réserve fédérale américaine d’arrêter à partir du 23 Mars 2006 de publier les chiffres de M3 (l’indicateur le plus fiable sur la quantité de dollars circulant dans le monde[2]).

Ces deux décisions constituent à la fois les indices, les causes et les conséquences de la transition historique en cours entre l’ordre créé après la 2e Guerre mondiale et le nouvel état d’équilibre international en gestation depuis l’effondrement de l’URSS. Leur magnitude comme leur simultanéité vont agir comme un phénomène catalyseur de toutes les tensions, faiblesses et déséquilibres accumulés depuis plus d’une décennie dans le système international.

Les chercheurs et analystes de LEAP/E2020 ont ainsi identifié 7 crises convergentes, que les décisions, américaine et iranienne, de la semaine du 20 au 26 Mars 2006 vont catalyser en crise globale, affectant toute la planète dans les domaines politique, économique et financier, et probablement militaire :

  1. Crise de confiance dans le dollar
  2. Crise des déséquilibres financiers américains
  3. Crise pétrolière
  4. Crise du leadership américain
  5. Crise du monde arabo-musulman
  6. Crise de la gouvernance mondiale
  7. Crise de la gouvernance européenne

L’ouverture par l’Iran d’une bourse pétrolière libellée en euros à la fin de mars 2006 marquera la fin du monopole du dollar sur le marché mondial du pétrole. Le résultat immédiat sera de nature à bouleverser le marché mondial des devises, puisque les pays producteurs pourront désormais utiliser l’euro également pour facturer leur production. Parallèlement, les pays européens en particulier pourront acheter le pétrole directement dans leur devise sans passer par le relais du dollar. Concrètement, dans les deux cas, cela signifie qu’un moins grand nombre d’acteurs économiques auront besoin d’un moins grand nombre de dollars[3]. Cette double évolution s’exercera donc dans le même sens, à savoir celui d’une réduction très significative de l’importance du dollar comme monnaie internationale de réserve, et donc d’un fort affaiblissement, durable, de la devise américaine, en particulier par rapport à l’euro. Les évaluations les plus conservatrices placent l’euro à 1,30 dollar à la fin 2006. Mais si la crise est de l’ampleur qu’anticipe LEAP/E2020, les estimations donnant l’euro à 1,70 dollar en 2007 ne paraissent plus irréalistes.

La suppression de la parution de l’indicateur M3[4] (ainsi que d’autres indicateurs connexes) par la Réserve fédérale américaine, décision fortement critiquée par la communauté des économistes et analystes financiers, aura pour conséquence, à la même date, de rendre invisibles les évolutions du nombre de dollars en circulation dans le monde. On assiste, déjà depuis quelques mois, aux Etats-Unis, à une forte augmentation de M3 (ce qui indique que la « planche à billets » tourne déjà à un régime élevé à Washington) ; or, le nouveau président de la Réserve fédérale, Matt Bernanke, est un adepte déclaré de la « planche à billets »[5]. Comme une forte baisse du dollar se traduira probablement par une vente massive de bons du Trésor américain détenus en Asie, en Europe ou dans les pays producteurs de pétrole, LEAP/E2020 estime que la décision américaine de ne plus publier M3 vise uniquement à cacher le plus longtemps possible deux décisions américaines, en partie imposées par les choix politiques et économiques de ces dernières années[6] :

. la monétarisation de la dette US

. le soutien monétaire à l’activité économique américaine.

... et ceci au moins jusqu’aux élections « mid-term » d’octobre 2006, afin d’éviter une déroute du Parti républicain.

Cette décision illustre également l’impuissance des autorités monétaires et financières américaines et internationales face à une situation qui les conduit à préférer supprimer les indicateurs, plutôt que d’agir sur la réalité.

Outre les atouts géostratégiques de l’Iran dans la crise actuelle, qui notamment lui permettent d’intervenir aisément et avec un impact majeur sur l’approvisionnement pétrolier de l’Asie et de l’Europe (en bloquant le Détroit d’Ormuz), sur les conflits en cours en Irak et en Afghanistan, sans même mentionner le recours éventuel au terrorisme international, le contexte global de défiance envers Washington crée une situation particulièrement problématique. Loin de calmer les craintes éventuelles concernant l’accession de l’Iran au statut de puissance nucléaire, tant en Asie qu’en Europe[7], une intervention militaire contre l’Iran entraînerait une désolidarisation quasi immédiate des opinions publiques européennes, dans un contexte d’absence quasi complète de crédibilité de Washington sur ce type de dossiers depuis l’invasion de l’Irak, qui empêcherait les gouvernements européens de faire autre chose que suivre leurs opinions publiques. Parallèlement, le risque de flambée des cours du pétrole, qui suivrait une telle intervention, conduirait les pays asiatiques, Chine en tête, à s’opposer à une telle option, obligeant dans ce cas les Etats-Unis (ou Israël) à intervenir seuls, sans caution de l’ONU, et ajoutant donc une grave crise militaire et diplomatique à la crise économique et financière.

LEAP/E2020 estime également que ces deux décisions, non officielles, vont entraîner les Etats-Unis et le monde dans une crise monétaire et financière, puis économique, sans précédent à l’échelle planétaire. La monétarisation de la dette américaine est en effet un terme très technique pour décrire une réalité d’une simplicité catastrophique : les Etats-Unis entreprennent de ne pas rembourser leur dette, ou plus exactement de la rembourser en « monnaie de singe ». Et ils anticipent une accélération du processus fin mars en coïncidence avec le lancement de la Bourse iranienne du pétrole, qui ne peut que précipiter les ventes de bons du Trésor US par leurs détenteurs non américains.

A ce propos, il est utile de méditer l’information suivante[8] : la part de la dette du gouvernement américain possédée par les banques américaines est tombée à 1,7% en 2004, alors qu’elle était de 18% en 1982. Parallèlement, la part de cette même dette détenue par les opérateurs étrangers est passée de 17% en 1982 à 49%. Question : comment se fait-il qu’au cours des dernières années, les banques américaines se soient débarrassées de presque toute leur part de la dette publique américaine ?

Parallèlement, afin d’essayer d’éviter en interne l’explosion de la « bulle immobilière », sur laquelle repose l’essentiel de la consommation des ménages américains, et à un moment où le taux d’épargne américain est devenu négatif pour la première fois depuis 1932 et 1933 (au creux de la « Grande dépression »), l’administration Bush, en partenariat avec le nouveau patron de la Fed, adepte de cette approche monétaire, va inonder le marché américain de liquidités.

Pour LEAP/E2020, la conjonction, non accidentelle, des décisions iranienne et américaine marque donc une étape décisive dans le déclenchement d’une crise systémique marquant la fin de l’ordre international tel que constitué après la 2e Guerre mondiale, et se caractérisera notamment d’ici fin 2006 par une chute brutale de la valeur du dollar US (pouvant conduire à 1 euro = 1,70 dollar en 2007) et par une pression à la hausse immense sur l’euro, une hausse importante du prix du pétrole (plus de 100$ le baril), une aggravation de la situation militaire américaine et britannique au Moyen-Orient, une crise budgétaire, financière et économique américaine comparable par son ampleur à celle de 1929, des conséquences économiques et financières très graves pour l’Asie en particulier (et notamment la Chine) mais aussi pour le Royaume-Uni[9], un arrêt brutal du processus économique de globalisation, un effondrement de l’axe transatlantique, et une montée générale connexe de tous les dangers politiques intérieurs et extérieurs sur l’ensemble du globe.

Pour le particulier détenteur de dollars, comme pour l’entreprise transnationale ou les décideurs politiques et administratifs, les conséquences de cette semaine de la fin mars 2006 seront cruciales. Ils impliquent dès aujourd’hui de prendre des décisions difficiles (anticiper une crise est toujours un acte complexe, puisque cela se fonde sur un pari) mais urgentes, car une fois la crise déclenchée, c’est le « sauve-qui-peut » général, et l’échec assuré pour ceux qui auront choisi d’attendre.

Pour les particuliers, le choix s’impose de lui-même : le dollar n’est plus une valeur refuge. La montée vertigineuse de l’or depuis un an prouve d’ailleurs que nombreux sont ceux qui ont anticipé cette évolution de la monnaie américaine.

Pour les entreprises et les gouvernements, en particulier européens, il est désormais urgent d’anticiper cette crise et de mettre en œuvre les mesures stratégiques et opérationnelles qui, si elles sont intégrées dans le processus décisionnel dès aujourd’hui, peuvent permettre d’amortir considérablement le « tsunami monétaire, financier et économique » qui va commencer à déferler sur la planète à la fin du mois prochain. Pour prendre une image simple, qui est d’ailleurs directement issue du scénario d’anticipation politique « USA 2010 »[10], les évènements de la semaine du 20 au 26 mars 2006 vont déclencher une évolution comparable en termes d’impact sur l’ « Occident » tel qu’on le connaît depuis 1945, à celui de la chute du Rideau de fer en 1989 sur le « bloc soviétique ».

Si cette anticipation est si précise, c’est qu’à ce stade des analyses, nous estimons désormais que tous les scénarios envisageables conduisent à une seule et même conclusion : nous approchons collectivement d’un « nœud historique » qui est dorénavant inévitable, quelle que soit l’action des acteurs internationaux ou nationaux. A ce stade, seule une action directe et immédiate de l’administration américaine visant d’une part à empêcher une confrontation militaire avec l’Iran, et d’autre part, à ne pas « monétariser » la dette extérieure des Etats-Unis, pourrait changer le cours des évènements. Pour LEAP/E2020 il est évident que non seulement une telle action ne sera pas entamée par les dirigeants actuels à Washington, mais qu’au contraire ils ont déjà choisi de « forcer le destin » en se défaussant de leurs problèmes économiques et financiers sur le reste du monde. Les gouvernements européens, et en particulier ceux de l’Euroland, doivent en tirer très rapidement les conséquences.



[1] Pour information, la méthode d’anticipation politique de LEAP/E2020 a notamment permis à plusieurs de ses experts d’anticiper (et de publier) : dès 1988, la prochaine fin du Rideau de fer ; dès 1997, l’effondrement progressif de la capacité d’action et la légitimité démocratique du système communautaire ; dès 2002, de prévoir l’enlisement US en Irak et surtout l’effondrement durable de la crédibilité internationale américaine ; dès 2003, d’anticiper l’échec des référendums sur la Constitution européenne. Sa méthodologie d’anticipation des « ruptures systémiques » étant désormais bien établie, il apparaît de notre devoir de chercheurs et de citoyens d’en faire part aux citoyens et aux décideurs européens en particulier ; surtout que pour beaucoup d’acteurs individuels ou collectifs, privés ou publics, il est encore temps d’agir afin de réduire de manière significative l’impact de cette crise sur leurs positions, qu’elles soient économiques, politiques ou financières.

[2] Ces décisions ont été prises il y a déjà plusieurs mois :

. les informations sur la création par le gouvernement iranien d’une bourse pétrolière en euros (http://www.mehrnews.com/en/NewsDetail.aspx?NewsID=260851 ) ont commencé à être citées par la presse spécialisée dès l’été 2004.

. la Réserve fédérale a annoncé le 10 novembre 2005 qu’elle cesserait de publier les informations concernant M3 à partir du 23 Mars 2006 : http://www.federalreserve.gov/releases/h6/discm3.htm

[3] Il est intéressant de noter en consultant le tableau 13B des statistiques financières de décembre 2005 de la Banque des règlements internationaux intitulé International Bonds and Notes (in billions of US dollars), by currency, qu’à la fin de 2004 (hors Chine), 37,0% des actifs financiers internationaux étaient labellés en dollars US contre 46,8% en euros ; alors qu’en 2000, la proportion était inverse avec 49,6% labellés en dollars US et seulement 30,1% en euros. Cela indique que les décisions de fin mars 2006 ne vont faire qu’accélérer une tendance de fuite hors du dollar qui est déjà en cours.

[4] Les agrégats monétaires (M1, M2, M3, M4) sont des indicateurs statistiques économiques. M0 est la valeur d’une monnaie, en l’occurrence le Dollar, qui existe sous forme de billets et de pièces. M1 représente M0 plus les comptes bancaires dans cette monnaie. M2 est constitué de M1 plus les dépôts d’épargne et les certificats de dépôts (CD) inférieur à 100.000$. M3 comprend M2 plus les dépôts à terme au sens large (réserves d’eurodollars, instruments financiers plus importants ainsi que la plupart des réserves des pays non-européens) de 100 000 dollars ou plus. L’élément décisif, c’est donc qu’avec la fin de la publication de M3 par la Réserve fédérale américaine, le monde entier perdra toute visibilité sur la valeur des réserves en dollars par les autres pays et les institutions financières majeures.

[5] Voir son discours éloquent sur ce sujet devant le Club des économistes à Washington DC en Novembre 2002 (http://www.federalreserve.gov/boarddocs/speeches/2002/20021121/default.htm )

[6] L’évolution prévisible des taux d’intérêts aux Etats-Unis et dans la zone Euro indique d’ailleurs que la hausse des taux d’intérêts américains est en phase finale alors qu’elle commence dans la zone Euro. Cela réduira d’autant l’attractivité du dollar par rapport à l’euro. Il faut noter que l’évolution à la hausse du dollar en 2005 a été essentiellement nourrie par ce différentiel de taux d’intérêts favorable au dollar, et par la loi de rapatriement des avoirs américains à l’étranger (valable uniquement pour une année) qui a fait revenir plus de 200 milliards $ aux Etats-Unis au cours de l’année 2005 (source : CNNmoney.com http://money.cnn.com/2005/10/05/news/economy/jobs_overseas_profits ).

[7] Et en ce qui concerne l’Europe, LEAP/E2020 souligne que les gouvernements européens ne sont plus en phase avec leurs opinions publiques sur les grands sujets, en particulier concernant l’intérêt collectif européen. Le GlobalEuromètre de janvier 2006 souligne d’ailleurs très bien cette situation avec un indice TIDE-Légitimité à 8% (qui indique que pour 92% des sondés les dirigeants de l’UE ne représentent pas leurs intérêts collectifs) et un indice TIDE-Action à 24% (qui indique que moins d’un sondé sur quatre pense que les dirigeants européens sont capables de traduire leurs décisions en actions concrètes). Selon LEAP/E2020, les déclarations publiques de soutien à Washington venues de Paris, Berlin ou Londres ne doivent pas cacher le fait que les Européens se désolidariseront très vite des Etats-Unis en cas d’attaque militaire.

[9] Le Royaume-Uni est en effet détenteur de près de 3000 milliards de créances en $, soit près du triple de pays comme la France ou le Japon. (source Banque des Règlements Internationaux, Table 9A, Consolidated Claims of Reporting Banks on Individual Countries )

Documents joints à cet article

20-26 mars 2006 : Iran-USA - Déclenchement d'une crise mondiale majeure

Moyenne des avis sur cet article :  4.25/5   (310 votes)




Réagissez à l'article

258 réactions à cet article    


  • Antoine (---.---.239.42) 20 février 2006 12:05

    « nous approchons collectivement d’un « nœud historique »  »

    Votre article à la mérite de formaliser ce que l’intuition collective ressent.

    L’effet domino dont on parle depuis plus de 10 ans prendrait alors forme.

    Une crise majeure, une crise des modèles s’amorce, une des plus grave depuis 1945, à mon sens.

    Comme européen, je me demande quelle réponse nos politiques pourront apporter à ce « remaniement » de l’Histoire (Je subodore que personne n’est prêt) ?

    Le projet européen sera alors mis à l’épreuve de ce qu’il n’a jamais voulu aborder.

    En espérant que la crise ou les crises seront passagères et que les prédictions seront démenties (que les ajustements seront faits).

    Rem : la fameuse globalisation n’est peut être qu’un épouvantail, en effet.

    Pour employer une formule simple :« Les vacances sont finies »

     smiley)


    • (---.---.49.250) 20 février 2006 22:03

      ou si on préfère la formule de Bush : « game is over »


    • Karl (---.---.54.195) 5 mai 2006 12:27

      Bonjour,

      Arrivez-vous aussi à prévoir des choses positives ?

      La semaine dont vous parlez n’a pas été marquée par une crise d’une ampleur aussi égale à celle de 1929. Remettez-vous en cause votre capacité à prévoir les évènements futurs ?

      Personnellement, dès le mois de Novembre-décembre 2005, j’ai prédit les mouvements de contestations des mois de Mars-Avril 2006 en France. J’ai prédit que ces mouvements de contestation ne ressembleraient pas aux émeutes du mois de Novembre 2005 et j’ai prédit que ces mouvements de contestation serait étalés dans le temps (en gros sur 2/3 mois) contrairement aux émeutes de Novembre 2005 qui ont duré 15/20 jours. Cela fait-il de moi un visionnaire ? Si vous doutez de mon « pouvoir » je peux vous dire que de nouvelles violences urbaines éclaterons en 2006, notamment à l’occasion de l’anniversaire de la mort des 2 adolescents de Clichy-sous-Bois, autrement dit vers fin octobre 2006 (le 27 octobre) et début novembre. Je peux aussi vous prédire que les évènements dont je fais allusion seront d’une ampleur inférieure à ce que l’on a connu et que les médias passeront quasiment sous silence ce qui va se passer (tout simplement car cela va durer moins longtemps que les émeutes de Novembre 2006). Je peux aussi vous prédire la victoire de Mr Sarkozy aux élections présidentielles de 2007 ainsi qu’une crise économique non négligeable pour 2011-2013 au niveau mondial.

      Autre question : est-ce que vous percevez un salaire pour faire vos prévisions ? Et si oui, quelles sont les formations qui mènent à ce domaine ? A qui dois-je envoyer ma candidature et mon CV pour postuler à cet emploi ?

      Merci de votre attention.

      PS : j’ai aussi prédit ma propre mort pour décembre 2009 et j’espère infiniment me tromper. Si mes services vous intéressent n’hésitez pas avant qu’il ne soit trop tard !


    • HK (---.---.242.109) 20 février 2006 12:56

      Bonjour,

      Ce type de scénario est tout à fait crédible et qui de plus peut être catalysé par un évènement mondial ou régional majeur durant 2006 : une épidémie, une sécheresse aggravée en Europe, une aggravation du conflit au Nigéria, une malencontreuse publication dans les médias... Difficile d’être optimiste avec un tel scénario. Le monde devient de moins en moins contrôlable par un seul groupe de puissances. Il va falloir accepter une certaine forme de « multipolarité » qui me parait être une option valable pour refroidir un monde en surchauffe. Bonne journée.


      • (---.---.139.70) 20 février 2006 13:02

        Non, l’europe est fine prête face à cette crise, son grand marché ouvert à tous vents et ses produits de luxe payés en euro invendables face au dollar dévalué.

        Il est urgent de supprimer toute loi contraignante pour les employeurs et tout avantage social aux salariés afin de rester dans la course à la tiers-mondisation.


        • Talion (---.---.131.50) 20 février 2006 13:25

          Perspective réjouissante...

          Le point positif, c’est qu’avec un pétrole hors de prix, chacun risque de redécouvrir les joies du vélo et de la marche à pied, nous offrant alors à tous une chance supplémentaire d’éviter que le réchauffement climatique ne s’invite lui aussi à la fête !


          • nico 20 février 2006 14:03

            Bonjour, si les chiffres et les faits sont exacts, c’est très convaincant.

            Je ne comprends cependant pas la répartition de la possession de la dette américaine. Les chiffres que vous présentez, en particulier la comparaison entre la répartition en 1982 et celle en 2004, sont suffisants pour votre argumentaire. Mais « individuals + banking institutions + foreign and international » ne forment-ils le tout ? Sinon, qui d’autre possède les 40% restant de la dette ?


            • Franck Biancheri Franck Biancheri 20 février 2006 15:10

              Merci pour votre commentaire. Pour plus d’info sur la structure de la dette publique américaine, vous pouvez notamment aller sur : http://brillig.com/debt_clock/faq.html

              Il renvoie notamment au Treasury Bulletin qui donne des infos très précises. Outre ceux que vous citez, cette dette est possédée également par les Pension Funds, les assurances, ... . Cordialement. FB


            • nico 21 février 2006 13:45

              Il me parait important de noter tout de même qu’il est fort probable que l’auteur de cet article utilise (au moins) un autre pseudo dans la suite des commentaires. Franck Biancheri (IP:xxx.x7.123.34) Luc (IP:xxx.x7.123.34)

              Mr. Banchieri, soyez clair sur l’identité de Luc. Si vous répondez à des commentaires sur votre article, il serait préférable de le faire avec votre nom d’auteur. Dans le cas contraire, on ne peut qu’émettre des doutes sur la qualité de l’information.


            • SAM (---.---.3.21) 20 février 2006 14:57

              Autant blair aurait renoncer a l initiative de bombarder la chaine quatarie al jazeera comme l aurais preconiser Bush. selon le « daily mirror ».

              Il y a fort a parier que la bourse iranienne ne fasse pas long feu et que cet fois ils n hesiterons pas. A moins que leur salle des marchés soit enterrée.

              Ce qui est encore etonnant c est qu’aucun grand media occidentaux ne mentionne ce fait economique historique. a part http://www.iran-daily.com/1384/2383/html/focus.htm en sept 2005 ou http://www.aljazeera.com/cgi-bin/review/article_full_story.asp?service_ID=9752 Les vraies infos sont devenus « underground »


              • Stéphane (---.---.218.242) 20 février 2006 15:06

                Votre aricle est intéressant car il donne une vision synthétique d’une situation complexe et par essence délétère.

                Mais je doute que l’on puisse donner un grand indice de fiabilité à ce genre de projection comme s’il s’agissait d’un modèle économétrique.

                Car s’il est possible de faire l’esquisse globale d’une tendance il est tout aussi possible d’anticiper celle-ci par des mesures « correctives ».C’est bien dans cette optique que l’article du w.e. de BCB (Une frappe aérienne sur l’Iran ?) est tout aussi intéressant.

                Ce qui est certain, cest que la partie d’échecs qui se joue en ce moment est bien sulfureuse...


                • hobby16 (---.---.105.100) 20 février 2006 17:11

                  Il n’y a que les gens qui ne connaissent rien à la finance, au Forex ou au marché des matières premières pour prendre au sérieux une telle ineptie. Et aux conspirationnistes de tous bord d’en faire leur choux gras !! Aucun journal financier sérieux ne sortira une telle idiotie.

                  Voir par exemple le point de vue suivant l’ancien directeur de l’IPE (bourse du pétrole de Londres qui est, avec le NYMEX, les 2 endroits où pratiquement tous les échanges mondiaux se font) et suit l’Iran de près depuis 2001 :

                  http://www.atimes.com/atimes/Middle_East/HA21Ak01.html

                  Il va se passer le 20 mars ce qui va se passer, à savoir RIEN, d’autant plus que la bourse iranienne du pétrole est mal partie avec la dispute avec l’UE sur le nucléaire.


                  • Luc (---.---.123.34) 20 février 2006 17:24

                    Eh mon grand, tu crois qu’il suffit de dire que tu y connais quelque chose pour qu’on te croit ? Primo il est évident que tu ne sais pas lire l’Anglais, ou que tu nous prends vraiment pour des idiots, car l’article que tu cites confirme au contraire ce que dit Biancheri dans ce papier. Il y a bien une bourse pétrolière en euros en préparation avancée en Iran.

                    Deuxièmement sur M3, tu sembles étrangement muet ... là aussi tu as un article que tu n’as pas compris mais où tu as cru lire que le communiqué de la Fed, annonçant la fin de M3, était un faux ?

                    Enfin, l’article ne dit pas que la fin du monde est pour la fin Mars ... il explique, et c’est déjà immense, que c’est à cette date là que les choses s’accélèrent et que la crise se catalyse.

                    Tout ça est documenté par du solide : Reserve fédérale, Banque des Règlements Internationaux, ... .

                    Alors, va jouer ailleurs, sur tes marchés ... et va perdre tes dollars et tes illusions si ça t’amuse mais arrête de prendre les lecteurs d’Agoravox pour des idiots.

                    Pour ceux que ça peut intéresser, voici le lien vers le discours au congrès US d’un représentant du Texas qui converge sacrément avec l’analyse des chercheurs de LEAP/E2020 : http://www.house.gov/paul/congrec/congrec2006/cr021506.htm

                    Hasta la vista


                  • Stéphane (---.---.75.102) 20 février 2006 19:03

                    Luc, j’ai également lu l’article ( de même que celui cité par vous)indiqué par Hobby16. Vraiment je crois qu’il n’y a pas lieu de monter sur vos grand chevaux !! Ce texte comprend une phrase qui me parait assez essentielle :

                    quote

                    the denomination of oil sales is merely a transactional issue : what matters is in what assets (or, in the case of the United States, liabilities ) these proceeds are then invested.

                    unquote

                    L’hypothèse du LEAP tient la route si tous les producteurs et exportateurs de pétrole vendant en € devaient garder les rentrées en €...Ce qui reste à être démontré ! J’ai lu également l’article de Ron Paul qui confirme bien la peur des EU de voir l’édifice actuel s’écrouler. Nous nous trouvons donc bien dans une situation de « strong arm ». Le tout est de voir qui sera le plus fort !!

                    Je ne suis pas un spécialiste du secteur pétrolier.En revanche, j’ai séjourné pendant cinq ans, pour raisons professionnelles, en Iran (jusqu’à une date récente). Les Iraniens sont de remarquables joueurs d’échecs mais très intuitivement, je me dis qu’ils se sont aventurés avec l’IOB dans un domaine qu’ils ne maitrisent pas très bien.

                    Pour terminer j’ai une question. Vous semblez bien connaitre LEAP.Moi pas.Pourriez-vous me dire quels sont les membres de ce think thank ?

                    Merci.


                  • J Demesure (---.---.101.196) 20 février 2006 17:58

                    Il n’a pas dit que la bourse n’ouvrirait pas ! Il a dit que ca n’aurait aucune influence. Pas la peine d’être agressif ! Connaissant un peu le marché financier, je sais qu’aucun journal économique sérieux n’a avancé ou avancerait de telles thèses ! Libre à chacun de croire à ce qu’il veut, quitte à passer pour un farfelu après de gens du métier.


                    • Luc (---.---.123.34) 20 février 2006 18:13

                      je ne suis pas agressif ... mais je m’adapte au ton suffisant que tu emploies.

                      Ton Britannique n’a pas dit que ça aurait pas d’influence, il prend l’air malin de celui qui pense que les gens ont tort de croire que ça va en avoir. Et pour quiconque fait un boulot comme le sien actuellement, en plus étant britannique, il peut difficilement dire autre chose ... sauf à subir de sacrées conséquences sur son chiffre d’affaires !

                      Pour le reste libre à toi de partager son avis, mais si tu crois que ce sont les « journaux dits sérieux » qui t’annonceront la crise à l’avance, c’est que tu dois encore croire que c’est le Père Noël qui dépose les cadeaux au pied du sapin. Leur boulot, c’est de surtout s’assurer qu’aucune panique ne se déclenche avant que tous les gros acteurs aient mis leurs actifs au chaud.

                      En plus, et je réinsiste là-dessus, la force du papier de Biancheri c’est justement de développer essentiellement autre chose : une nouvelle connexe, qui elle aussi a été shuntée par tous les médias dits sérieux, alors que les économistes estiment que c’est une décision très grave de la part des USA : la fin de la publication de M3. Il suffit de faire un tour sur le Net pour voir combien cette nouvelle agite les économistes depuis fin Novembre 2005.

                      Et de mettre cette nouvelle en perspective, y compris avec la bourse iranienne .... . La coïncidence des dates n’est peut-être qu’un hasard ... mais le hasard fait aussi l’Histoire et parfois bien plus que les planifications humaines.

                      Tu peux ne pas être d’accord avec l’analyse ou les conclusions mais ici il faut étayer ça par autre chose que « je sais et pas vous » ou « les journaux sérieux n’en parlent pas .... donc c’est faux ». Sinon on va finir par croire que tu nous prends tous pour des idiots .... ou pire ... que tu crois encore que les grands médias t’informent encore des choses importantes.

                      Hasta la vista.


                      • Nostradamus (---.---.223.217) 20 février 2006 18:27

                        Merci pour cet article bien argumenté mais laissez moi ajouter quelques notes en vrac :

                        Ce genre de prévision à long terme des effets en politique étrangère d’un faisceau convergeant d’évènements est plus proche des prédictions de Nostradamus que des prévisions météorologiques. Les analystes financiers ont déjà « inventés » des équations qui devaient leur permettre de faire fortune (le Moneytron de Vanrossem) mais l’imprécision est énorme car tous les paramètres ne peuvent être considérés, quid de l’effet d’un tremblement de terre à Téhéran la veille, d’un cyclone à Saint-Louis ou d’un Bretzel mal négocié par GW Bush et quand bien même aucune catastrophe ne survenait quid de l’improvisation, des variations d’humeur de nos politiciens qui après tout ne sont que de faibles hommes et femmes soumis au contrainte de leur état d’être humain et leur versatilité.

                        Mais, avouons-le, le concept est impressionnant et peut-être ne suis-je qu’un saint Thomas passant à coté d’une théorie révolutionnaire et je suis prêt à avouer mon erreur. Mais jusque là, je reste cartésien... Rendez-vous en avril.


                        • J Demesure (---.---.101.196) 20 février 2006 18:36

                          - Est ce que tu as tradé au Forex ?
                          - Est ce que tu sais ce que représentent en terme de puissance financière le Nymex (échange dollar) et l’IPE (échange en livre sterling), les deux marchés où tous les échanges spots se font (parce que les marchés au gré à gré pour l’échange du pétrole, il en existe plein et celui de l’Iran, en Euro, ne sera qu’un de plus, c’est tout).
                          - Est ce que tu connais le volume des marchés financiers par rapport au volume de bien réels tradés ?
                          - Est ce que tu sais au niveau des établissements financiers ce que représente les frais de changes (pratiquement nuls, pour rappel).
                          - Est ce que tu sais que sur le marché du spot, ce qui est rare est cher donc si le pétrole dénominé en Euro est rare (puisque tradé uniquement en Iran), il sera cher, donc n’aura aucun intérêt, autant acheter en $ ou en livre.

                          Si tu ne connais pas tout cela, ce sera très dur de te convaincre parce nous ne parlerons pas le même langage. La finance, ça ne s’improvise pas en 2 h.

                          Je rappelle la phrase du lien, que je trouve très vrai : ce qui est important, c’est les « assets » (l’actif) et non la monnaie d’échange (dans le cas des US : les engagements ou liabilities, sous-entendu la dette US sous forme de bons du trésor). « As anyone familiar with the Organization of Petroleum Exporting Countries will know, the denomination of oil sales in currencies other than the dollar is not a new subject, and as anyone familiar with economics will tell you, the denomination of oil sales is merely a transactional issue : what matters is in what assets (or, in the case of the United States, liabilities ) these proceeds are then invested. »


                          • Stéphane (---.---.75.102) 20 février 2006 19:08

                            Nous disons la même chose !! Heureux de voir que le Béotien que je suis s’était posé la bonne question....


                          • J Demesure (---.---.101.196) 20 février 2006 18:42

                            N.B. Mon post sur le marché financier était en réponse à Luc, pas à Nostradamus smiley


                            • Luc (---.---.123.34) 20 février 2006 19:08

                              parce que tu crois que ce sont les traders qui font la finance ? Je connais bien les marchés financiers justement. Et j’y ai notamment appris une chose : la plupart des « spécialistes » qui y opèrent n’ont aucune compréhension des mécanismes, souvent d’ailleurs très obscurs, qui sous-tendent ces mêmes marchés. On leur demande juste de réagir vite à des signaux identifiés à l’avance. C’est sur leurs réflexes d’ailleurs qu’on les recrute ... pas leur perspicacité.

                              Alors revenons à la « puissance » de tes marchés. A t’entendre, il n’y aurait même jamais eu de crise ... ni pétrolière, ni des matières premières, ni monétaires, ni économiques ..... le problème c’est qu’il y en a eu, et un grand nombre, dont certaines tragiques. Alors, tes « arguments massus d’expert » garde les pour les gogos qui te confient leur argent.

                              Par ailleurs, tu mentionnes toi même le point central de l’article auquel on réagit et qui en fait tout l’intérêt : les bons du trésor US .... le problème est bien les « assets » en effet. Et c’est bien là que l’article de Biancheri frappe fort : la monétarisation de la dette US, c’est notamment le fait que ces « assets » sont en train de devenir de la « monnaie de singes ». Outre le fait que les banques US se sont débarrassées des Bons du Trésor US (mais je suis certain que tu dois avoir une explication « béton » sortie de ta salle des marchés pour expliquer que c’est bon signe), le problème général c’est qu’une monnaie de réserve gagée sur rien ... ce qui est le cas du Dollar .... ne peut tenir que grâce à la confiance. Or cette confiance s’est envolée et elle ne tient plus que parce que les banques centrales et les « médias sérieux » tiennent tout le système à bout de bras. Mais regarde combien d’investisseurs privés achètent encore des bons du trésor US ... et tu verras qu’eux aussi ont fait comme les banques US. La bourse iranienne, c’est le catalyseur d’une réaction chimique. La goutte d’eau qui fait déborder le vase. Et l’intérêt du papier de LEAP/E2020, contrairement aux adeptes des théories de la conspiration, c’est qu’il le présente comme tel pour ensuite se consacrer au vrai gros morceau du problème : le fait que le monde est en train de prendre conscience que le dollar ne vaudra bientôt plus grand chose, comme l’économie américaine elle même, soutenue à coup de planche à billets.

                              Le coup de M3 c’est ça aussi. Les USA sont tout simplement en train de rouler dans la farine le monde entier (parce qu’ils ne peuvent plus faire autrement) ... . regarde la direction indiquée par le doigt au lieu de regarder le doigt. Pense aux emprunts russes et à l’Argentine ... et tu verras l’avenir. -)

                              Hasta la vista


                            • (---.---.1.149) 20 février 2006 20:21

                              qu’est ce qu’il ne faut pas dire pour se rendre interessant !!!!!

                              enfin, on saura tout dans un mois !! à bientot !!


                              • Saint Cochon (---.---.164.51) 20 février 2006 20:30

                                Je prends les paris : durant la semaine du 26 mars, il ne se passera rien de ce qui est prédit dans cet article on ne peut plus superficiel....


                                • (---.---.49.250) 20 février 2006 22:09

                                  Oui, mais moi, j’ai un doute pour la semaine suivante ;)


                                • sam (---.---.20.156) 20 février 2006 23:30

                                  saint cochon tu es comme st thomas tu veux voir avant de parler et quand tu auras vu il sera trop tard.


                                • J Demesure (---.---.101.196) 20 février 2006 20:44

                                  Absolument. Déjà, la probabilité de 80% que ça se réalise, annoncée par cet obscur « think tank », c’est à mourir de rire.


                                  • J Demesure (---.---.101.196) 20 février 2006 20:53

                                    « Monnaie de singe », « gagée sur rien ». Eh bien, que de vocifération ! Aucun chiffre, aucune comparaison ! Je croyais qu’on discutais économie ???

                                    Pour info,
                                    - tant la dette US (64% PIB) reste en pourcentage inférieure à celle de pratiquement tous les pays européens,
                                    - tant que les US ont une croissance de 4% au lieu de 1.5% de la France,
                                    - tant que les US réalisent des gains de productivité énorme et ont une R&D bien supérieure à l’Europe
                                    - tant que la démographie européeen est vieillissante
                                    - tant que la notation Standard & Poor (qui évalue la qualité de la dette émise par l’Etat) pour la France est dégradée à cause de nos indicateurs économiques désastreux
                                    - tant que les Européens ne sont pas fichus d’avoir une constitution
                                    - tant que les Européens ne sont pas capable de résoudre une seule crise diplomatique sans l’appui de l’Otan ou des US directement
                                    - tant que les pays de l’Europe continentale auront un chômage de masse au lieu des 5% américains ... les bons du Trésor Américains seront toujours attractifs et le Dollar sera toujours maître par rapport à la « monnaie de singe » qu’est l’Euro, que cela ne te déplaise.

                                    Voilà, fin de la leçon d’économie. En toute courtoisie.


                                    • Franck Biancheri Franck Biancheri 20 février 2006 21:02

                                      Pour info et au vu de commentaires désobligeants, manquant visiblement d’arguments de fond, voire d’arguments tout court, je tiens à préciser qu’Europe 2020 est l’un des très rares think-tanks trans-européens et l’un des plus influents en matière d’anticipation sur la politique extérieure de l’UE. Vous trouverez à cette adresse par exemple les résultats d’une série de séminaires sur ce sujet, intitulée GlobalEurope 2020, tenus dans 7 capitales européennes (+ Washington et Moscou), soutenue et hébergée par 7 ministères des Affaires étrangères, et qui a rassemblé plus de 500 diplomates et experts de toute l’UE. Cette opération a permis de dégager les grands axes d’une future politique extérieure de l’UE à l’horizon 2020. Une opération de cette envergure est sans équivalent dans l’UE.

                                      Dernière remarque, sur un ton plus léger, mais néanmoins sérieux, Europe 2020 est aussi le seul think-tank européen a avoir prévu l’échec de la Constitution un an à l’avance, et pour les raisons précises qui ont fait échouer les référenda français et néerlandais.

                                      Question connexe amusante : combien de ceux qui ne croient pas aujourd’hui qu’une crise majeure se déclenchera fin Mars faisaient également partis de ceux qui pensaient, jusqu’en Avril 2005, que le OUI allait l’emporter fin Mai 2005 ? Je ne parle pas de leur vote, mais de leur anticipation.

                                      Et je peux vous donner la réponse : une immense majorité ! L’anticipation dépend de la capacité notamment à penser les ruptures. ça n’est, hélas, pas beaucoup enseigné dans nos écoles et universités.

                                      Bonne soirée.


                                      • J Demesure (---.---.101.196) 20 février 2006 21:33

                                        Ah parfait ! Dans ce cas, puisque vous semblez connaître les gens de Europe2020, je me hasarderai à vous donner un tuyau d’initié. Puisque ces conjecturistes donnent une probabilité 80%, voire de 100% de cataclysme sur le dollar dès le 20 mars prochain, pourquoi perdent ils leur temps en palabre et en séminaires où on discute de tout et de rien. Avant le 20 mars, achetez en masse des Euros en pariant qu’en quelques semaines, voire quelques jours, le dollar va crasher. Pour miser sur une chute du dollar, rien de plus simple. Appelez votre banquier dites lui d’acheter en masse des futures Euro/Dollar. Vous vous ferez 10, 20% de gain en peu de temps. Si besoin est, empruntez à 5% (annuel) à votre banquier pour accroître votre effet levier, en sachant que d’ores et déjà, les Futures permettent des leviers d’au moins x5 de votre mise en capital.

                                        Passez le mot, puisque certains sont si sûrs de leur analyse, sûrement faite à grand frais (un chercheur, ça coûte cher !), ils seront bientôt riches, d’ici 1 mois.

                                        P.S. Vous affirmez que Europe2020 a prédit l’échec du Traité dès 2004. J’ai beau cherché, je n’ai rien trouvé sur leur site. Soyez gentil, donnez moi un lien qui dit ça. D’ailleurs, ont ils prédit les autres événements dans le Moyen Orient, autour de l’Iran, à savoir
                                        - la victoire du Hamas
                                        - l’affaire des caricatures danoises
                                        - la victoire d’Ahmadinejad
                                        - le reprise du programme nucléaire iranien ...

                                        De plus, dans ce qu’ils ont prédit, il y a bien eu des ratés non ? En avez vous une liste ? Parce que Elisabeth Tessier prédit également beaucoup de choses. Dans le lot, il y a bien un oracle qui s’avère juste. Simple question de probabilité.


                                      • Franck Biancheri Franck Biancheri 20 février 2006 21:58

                                        Je vous prie de m’excuser d’avoir oublié de mettre le lien vers la série des séminaires GlobalEurope 2020 que j’ai mentionnée précdemment :

                                        . série européenne (2002/2003) : http://www.europe2020.org/fr/anticipation/global/index.htm

                                        . série mondiale (2005/2006) : http://www.europe2020.org/fr/anticipation/globalII/index.htm

                                        Et pour répondre à une demande très précise sur les différentes anticipations précédentes d’Europe 2020, voici un lien utile à ce sujet :

                                        http://www.europe2020.org/fr/section_democrat/300505.htm

                                        où vous verrez que la liste n’est pas négligeable.

                                        Pour ce qui est de bazarder le Dollar, au vu du prix de l’or et de sa hausse continue, il est évident qu’un grand nombre d’opérateurs financiers institutionnels et individuels ont déjà entamé cette évolution et continue à le faire de plus belle.

                                        Pour le reste, et en guise de conseil en ce qui concerne l’anticipation politique, toute dépendance trop étroite ou trop forte avec un quelconque acteur central de la société qu’on analyse, empêche de pouvoir anticiper les grandes évolutions de cette dernière. Soit parce que cette dépendance donne le pouvoir à certaines forces de vous empêcher d’analyser ou de déduire ce qui les gênent ; soit parce que cette dépendance génère un désir inconscient de ne pas voir certaines tendances qui pourraient la contrarier.

                                        En l’occurrence, et paradoxalement, le meilleur chercheur dans ce domaine n’est certainement pas le mieux payé .... et ne doit pas l’être ! -)

                                        L’avenir est toujours politiquement incorrect. Pour en discerner certaines tendances il semble utile de l’être aussi.

                                        Bonne soirée.


                                      • Stéphane (---.---.75.102) 20 février 2006 21:59

                                        Mr Biancheri, Je ne crois pas que je vous ai agressé. Je vous ai posé une question simple : qui fait partie de ce think thank ?


                                      • Stéphane (---.---.75.102) 20 février 2006 22:07

                                        Mr.Biancheri, Comme vous je ne veux pas être désoblgeant.Mais comment vous prendre au sérieux quand un des liens que vous indiquez mème tout droit à un abonnement à une de vos publications à 100€ ?

                                        Votre marketing semble être à la hauteur de celui des « gourous »....


                                      • Franck Biancheri Franck Biancheri 20 février 2006 22:08

                                        Pour Stephane : les principaux responsables d’Europe 2020 figurent sur le site. Par ailleurs l’ensemble s’appuie sur un très vaste réseau de partenaires individuels ou organisations, dans toute l’Europe, et au-delà. Et l’ensemble fonctionne sur une base virtuelle essentiellement grâce à l’Internet.


                                      • wwww.jean-brice.fr (---.---.7.204) 20 février 2006 21:14

                                        Etant un disciple de Jacques RUEFF, conseiller du Général DE GAULLE, l’homme qui a remis en ordre les finances de la France en 1958 et expert reconnu surtout aux USA, mais TOTALEMENT ostracisé par les maîtres actuels de l’économie mondiale, je ne peux que souscrire à votre analyse. Néammoins, si vous mettez en avant le phénomène géo-politique iranien, il y en d’autres qui peuvent interférer dans un sens modérateur ; sur le final cependant, je vous rejoins entièrement.


                                        • Saint Cochon (---.---.164.51) 20 février 2006 21:32

                                          Ben, on verra.....mais je crois que c’est déjà tout vu...


                                          • alan51 (---.---.52.124) 20 février 2006 21:47

                                            hé bien dites nous donc aussi ce qui s’est dit a davos ou dans les cours de l’ena . l’info est elle reservée , celle de gens decideurs , pas celle des medias ! .....j’en ai marre d’etre balladé . ha oui vous allez me repondre que je suis un petit . voyons si ce texte arrive deja sur le site !


                                            • Gf37 (---.---.119.134) 20 février 2006 21:47

                                              Enième scénario prédisant la fin du monde à cause des USA. Rappel : tous les précédents se sont révélés érronés. Sans doutes parceque la géopolitique sousestime toujours l’économique, l’attrait du gain et la sauvegarde des fortunes que représente le dollar, sa liquidité et les marchés qu’il commande.


                                              • Copas (---.---.139.2) 20 février 2006 22:09

                                                Tant qu’à décliner le scénario de 1929, autant regarder donc la courbe des places boursières. Et si nous avons eu un bon Krach en 2000 , ça nous fait un décalage temporel ne correspondant pas au scénario de 1929.

                                                J’ai + l’impression, sans avoir du tout l’éminence des connaissances des intervenants ici, que nous sommes effectivement à nouveau dans une énorme pente ascendante boursière, qui devrait arriver sur son arrête sommitale dans 4 ou 5 ans pour pouvoir à nouveau créer un krach de type 1929, si celui-ci se produit.

                                                Il parait malgrés tout fort possible que des secousses très fortes intermédiaires se produisent sur l’arrivée aux mêmes niveaux que les sommets historiques de 2000.

                                                Mais ça , ce n’est qu’un regard graphique et non un avis construit sur les sous-jacents pour lesquels je porte mêmes inquiétudes que l’auteur de l’article pour partie (je mets toutefois à moindre importance la question d’une bourse du pétrole en Iran car les effets de celles-ci seraient très décalés dans le temps).

                                                Copas


                                                • J Demesure (---.---.101.196) 20 février 2006 22:34

                                                  Pour votre information, des cracks boursiers, il y en a tout le temps eu. Pour autant que je me souvienne, je ne vous citerai que les plus récentes : 1985, 1991, 2000, 2002.

                                                  Au passage, le crack de 1965 a détruit plus en valeur en proportion (ramené au PIB mondial) que celui de 1929. Qui s’en souvient ?

                                                  Et l’énorme crise financière asiatique de 1997 qui a plongé le Japon, 2e économie mondiale, dans 10 ans de récession, qui s’en souvient ?

                                                  Autre info, le CAC est à 5000 pts, soit à un niveau bien inférieur du sommet de 2000. Votre anticipation d’un prochain crack d’ici 4, 5 ans n’est donc pas faux. Mais celui qui sait anticiper tous les mouvements boursiers, il n’a rien à faire ici. Il ferait mieux de pianoter ses ordres de bourses depuis une plage des caraïbes tout en sirotant un nectar rafraîchissant.


                                                • J Demesure (---.---.101.196) 20 février 2006 22:22

                                                  Monsieur Biancheri, Vous aviez dit

                                                  «  »« Europe 2020 est aussi le seul think-tank européen a avoir prévu l’échec de la Constitution un an à l’avance »«  »" Or d’après le lien que vous donnez (écrit le 30/5/05) rien de tel ! http://www.europe2020.org/fr/section_democrat/300505.htm Désolé de vous le dire respectueusement mais votre prétention de pouvoir prédire l’issue de référendum est usurpée. Les lecteurs ici pourront confirmer mon affirmation.

                                                  Vous dites

                                                  «  »«  » Pour ce qui est de bazarder le Dollar, au vu du prix de l’or et de sa hausse continue, il est évident qu’un grand nombre d’opérateurs financiers institutionnels et individuels ont déjà entamé cette évolution et continue à le faire de plus belle.«  »«  »

                                                  Or les faits vous donnent tort. Etant sur le marché financier, je sais que le marché anticipent toujours, surtout pour un « événement » tel que l’Iranian Oil Bourse, annoncé depuis au moins 2 ans. Or la parité $/€ oscille depuis plusieur mois autour de 1.2, sans AUCUN signe d’affaiblissement du dollar. De même, une baisse du $ aurait incité les opérateurs à anticiper par un surachat de pétrole. Or le cours du pétrole a tendance à baisser et bien malin celui qui pourra prédire le prix du baril d’ici fin de l’année (les prévisionnistes parlent d’une fourchette de ... 40 à 100$) Vous prétendez prédire alors que vous ne semblez même pas savoir l’évolution de la parité $/€ ces dernières semaines. Comment cela peut il être crédible ?

                                                  J’ai l’impression que vous vous contentez de plagier un article sur EnergyBulletin, écrit depuis JANVIER dernier par un auteur plus que douteux http://energybulletin.net/12125.html. Sur cette dernière impression, je peux bien sûr me tromper, n’hésitez pas à apporter des éclaicissement le cas échéant.

                                                  Bien cordialement

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès