Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > International > 25 vérités sur les manifestations au Venezuela

25 vérités sur les manifestations au Venezuela

 Comme en 2002, l’opposition radicale, incapable de prendre le pouvoir par les urnes, multiplie les actions violentes dans le but de rompre l’ordre constitutionnel.

  1. Nicolas Maduro, Président légitime du Venezuela depuis avril 2013, fait face à une opposition puissante, soutenue par les Etats-Unis, qui aspire à reprendre enfin le pouvoir qu’elle a perdu en 1998.
  2. Ayant perdu les élections présidentielles d’avril 2013 par une différence de 1,59%, l’opposition a dans un premier rejeté les résultats électoraux pourtant avalisées par les plus importantes institutions internationales, de l’Union européenne à l’Organisation des Etats américains en passant par le Centre Carter, et a exprimé sa colère au cours de violences qui ont coûté la vie à onze militants chavistes.
  3. Néanmoins, la faible marge séparant le candidat de l’opposition Henrique Capriles du vainqueur Nicolás Maduro a galvanisé la droite, motivée par la perspective d’une reconquête du pouvoir. Elle a donc fait des élections municipales de décembre 2013 un enjeu stratégique.
  4. Contre toute attente, les élections municipales se transforment en plébiscite pour le pouvoir chaviste qui remporte 76% des mairies (256) contre 23% (76) pour la coalition MUD qui a regroupé toute l’opposition.
  5. Démoralisée par ce sérieux revers, voyant la perspective d’une reconquête du pouvoir par la voie démocratique une nouvelle fois s’éloigner – les prochaines élections étant les législatives de décembre 2015 –, l’opposition s’est décidée à reproduire le schéma d’avril 2002 qui avait débouché sur un coup d’Etat militaire et médiatique contre le président Hugo Chávez.
  6. Dès janvier 2014, le secteur radical de l’opposition est passé à l’action. Leopoldo López, leader du parti Voluntad Popular, qui avait déjà participé au coup d’Etat d’avril 2002, a lancé un appel au soulèvement à partir du 2 février 2014 : « Nous voulons aux Vénézuéliens lancer un appel au soulèvement […]. Nous appelons le peuple vénézuélien à dire ‘ça suffit’ […]. A partir de maintenant, nous discuterons d’un objectif : ‘La sortie ! Comment sortir de ce désastre’ ? ».
  7. Le 2 février 2014, lors d’une manifestation, Leopoldo López désigne le pouvoir comme le responsable de tous les maux : « Les pénuries dont nous souffrons aujourd’hui sont le fait d’un coupable. Ce coupable est le pouvoir national ».
  8. Le 2 février 2014, Antonio Ledezma, figure de l’opposition et maire de la capitale Caracas, a également lancé un appel au changement : « Cela fait 15 ans que ce régime promeut la confrontation. Aujourd’hui commence l’unité dans la rue de tout le Venezuela ».
  9. Maria Corina Machado, députée de l’opposition a lancé un appel à mettre fin à la « tyrannie » : « Le peuple du Venezuela a une réponse : ‘Rébellion ! Rébellion ! ». Elle a clairement lancé un appel à la rupture de l’ordre constitutionnel : « Certains disent que nous devons attendre les élections dans quelques années. Est-ce que ceux qui n’arrivent pas à alimenter leurs enfants peuvent attendre ? Est-ce que les fonctionnaires, les paysans, les commerçant, a qui on ôte leur droit au travail et à la propriété peuvent attendre ? Le Venezuela ne peut plus attendre ».
  10. Le 6 février, suite à une manifestation de l’opposition, un groupe d’une centaine d’étudiants masqués attaque la résidence du gouverneur de l’Etat de Táchira, blessant une dizaine de policiers.
  11. La même semaine, plusieurs manifestations de l’opposition se succèdent dans différents Etats et dégénèrent toutes en violences.
  12. Le 12 février 2014, une autre manifestation, orchestrée par l’opposition devant le Ministère Public, et composée d’étudiants des universités privées à Caracas organisés en troupes de choc, est d’une violence inouïe, causant trois morts, près d’une centaine de blessés et des destructions considérables.
  13. Comme lors du coup d’Etat d’avril 2002, les trois personnes décédées ont toutes été abattues d’une balle dans la tête.
  14. Parmi celles-ci, se trouvaient un militant chaviste Juan Montoya et un opposant nommé Basil Alejandro Da Acosta. Selon l’enquête balistique, tous deux ont été exécutés par la même arme.
  15. Les jours suivants, les protestataires, officiellement mobilisés « contre la vie chère et l’insécurité », se sont installés sur la Place Altamira, située dans un quartier huppé de Caracas.
  16. Depuis plusieurs mois, le Venezuela subit une guerre économique larvée orchestrée par l’opposition qui contrôle encore de larges secteurs, avec l’organisation artificielle de pénuries, d’accaparement de denrées et de produits de première nécessité, et de multiplication des actes spéculatifs.
  17. Ainsi, le 5 février 2014, les autorités ont saisi dans l’Etat de Táchira près de mille tonnes de produits alimentaires de première nécessité (riz, sucre, huile, café, etc…) cachés dans des entrepôts. Depuis janvier 2013, plus de 50 000 tonnes d’aliments ont été saisies par les autorités.
  18. Le gouvernement bolivarien a décidé d’agir et de punir les accapareurs et spéculateurs. En novembre 2013, la chaîne Daka de produits électroménagers a été saisie par les autorités qui ont décidé de réguler les prix. En effet, l’entreprise surfacturait ses produits avec plus de 1000% de bénéfice, les rendant inaccessibles pour la majorité des Vénézuéliens.
  19. Désormais, la marge maximum pour les entreprises ne pourra pas dépasser les 30%.
  20. Le Président Nicolás Maduro a dénoncé une tentative de coup d’Etat et a appelé les citoyens à faire front au « fascisme ». « Rien ne nous écartera du chemin de la patrie et de la voie de la démocratie », a-t-il affirmé.
  21. Le 17 février 2014, trois diplomates étasuniens en poste à Caracas ont été expulsés du pays en raison de leur implication dans les événements sanglants. Ils s’étaient réunis avec les étudiants des universités privées afin de coordonner les manifestations, selon les autorités vénézuéliennes.
  22. Le 18 février 2014, Leopoldo López a été arrêté pour sa responsabilité politique dans les manifestations violentes et présenté à la justice.
  23. L’administration Obama a condamné le gouvernement de Caracas pour les violences, sans jamais évoquer la responsabilité de l’opposition qui cherche à réaliser un putsch. Au contraire, le Département d’Etat a exigé la libération immédiate de Leopoldo López, principal instigateur des événements dramatiques qui ont coûté la vie à plusieurs Vénézuéliens.
  24. Les médias occidentaux ont occulté les actes de violence des groupuscules armés (métros et édifices publics saccagés, magasins Mercal – où le peuple se fournit en matières premières alimentaires ! – vandalisés, etc.), tout comme le fait que la télévision publique Venezolana de Televisión a été attaquée avec des armes à feu.
  25. Les médias occidentaux, loin de présenter les événements dramatiques survenus au Venezuela en toute impartialité, ont pris fait et cause pour l’opposition putschiste et contre le gouvernement démocratique et légitime de Nicolás Maduro. Ils n’hésitent pas à manipuler l’opinion en présentant la situation comme un soulèvement populaire massif contre le pouvoir en place, alors que ce dernier bénéficie du soutien de la grande majorité des Vénézuéliens, comme l’illustrent les rassemblements gigantesques en faveur de la Révolution bolivarienne.

 

Opera Mundi

http://operamundi.uol.com.br/conteudo/babel/34102/25+verdades+sobre+las+manifestaciones+en+venezuela.shtml

 

Docteur ès Etudes Ibériques et Latino-américaines de l’Université Paris IV-Sorbonne, Salim Lamrani est Maître de conférences à l’Université de La Réunion, et journaliste, spécialiste des relations entre Cuba et les Etats-Unis.

Son nouvel ouvrage s’intitule Cuba. Les médias face au défi de l’impartialité (Paris, Editions Estrella, 2013) et comporte une préface d’Eduardo Galeano.

http://www.amazon.fr/Cuba-m%C3%A9dias-face-d%C3%A9fi-limpartialit%C3%A9/dp/2953128433/ref=sr_1_1?s=books&ie=UTF8&qid=1376731937&sr=1-1

Contact : lamranisalim@yahoo.fr

Page Facebook : https://www.facebook.com/SalimLamraniOfficiel

 


Moyenne des avis sur cet article :  4.63/5   (32 votes)




Réagissez à l'article

81 réactions à cet article    


  • César Castique César Castique 24 mars 2014 10:17

    « Les médias occidentaux, loin de présenter les événements dramatiques survenus au Venezuela en toute impartialité, ont pris fait et cause pour l’opposition putschiste et contre le gouvernement démocratique et légitime de Nicolás Maduro. Ils n’hésitent pas à manipuler l’opinion... »


    Ce n’est pas bien grave dans la mesure où l’immense majorité de l’opinion publique se fout du Venezuela comme d’une guigne. Même ici, où les gens se passionnent pour l’actualité, les sujets consacrés à cette folklorique nation ne font guère recette, à en juger par le nombre, souvent infime, de réactions qu’elles suscitent

    • CN46400 CN46400 24 mars 2014 10:39

      « folklorique nation », espérons qu’il n’y a dans cette formule que de « folkloriques » sous entendus.... et que toutes les bourgeoisies US et occidentales qui cherchent continumment à déstabiliser ce pays sont caractérisées par leurs « folkloriques » préoccupations. A des années lumière des cours, « folkloriques » du pétrole et de leurs intérêts latino américains, toujours « folkloriques », en recul pourtant, depuis la victoire du chavisme au Venezuela.


    • César Castique César Castique 24 mars 2014 11:01

      Vous pouvez faire toutes les digressions que vous voulez, pour l’observateur neutre, le Venezuela, comme trente-six autres pays de la planète, reste un pays divertissant, même s’il a perdu beaucoup de sa comicité à la suite du décès de son jacassier leader.


    • César Castique César Castique 24 mars 2014 11:05

      Mon intervention s’adressait à CN46400 (La Châtre ?)


    • asterix asterix 24 mars 2014 12:40

      Pour : Maduro a été élu démocratiquement, il doit pouvoir mener son programme jusqu’aux prochaines élections
      Contre : le Venezuela est un des pays les plus violents au monde. A quoi sert d’aider les pauvres s’ils ne peuvent même pas sortir de chez eux sans risquer de se faire flinguer à tous les coins de rue ? Lorsqu’on est bien à l’écoute des premières manifestations, n’étaient-elles pas exclusivement centrées sur ce seul thème ?

      Pour : un effort manifeste a été fait pour les classes les plus pauvres de la société.
      Contre : un régime qui tire sur son propre peuple pour ne pas laisser ses opposants faire entendre leur voix se condamne lui-même. Résultat : comme en Ukraine, la violence a eu un effet boule de neige.
      Comique : le Palais Présidentiel est occupé par les deux filles de Chavez dont l’une est mariée avec le Vice-Président
      Bizarre : ce pays est ultra-riche en hydro-carbures, mais la population n’en tire pas la moitié des revenus. Il y a de constantes pénuries de tout ...y compris de pétrole ! et l’inflation ronge aussi sec tous les avantages sociaux concédés.
      Conclusion : je ne sais trop que penser de ce pays démocratique que chacun voit en blanc ou en noir en excluant la moindre tête de pont.
      Héritage de Chavez ? Dualité voulue, entretenue ? Bolivar ou Pinochet ? Catéchisme gaucho ? Radicalisme US ? Cocaïne-politique ?
      Venezuela, il y a tellement de choses étranges qui se passent en ton sein...
      Je ne le louangera certainement pas, à l’opposé de l’auteur qui n’est qu’un propagandiste ridicule, n’a jamais dialogué avec le moindre commentateur et manipule son CV de telle sorte qu’on le prenne pour un Professeur émérite de la Sorbonne. Un comique d’une telle mauvaise foi qu’il en arrive à déservir la cause qu’il est sensé défendre.
      Venezuela, je ne te rejette pas non plus, car tu préfigures l’Amérique du Sud de demain. Rendez-vous fin 2015 lorsque le peuple se prononcera sur le bilan.


      • kako 24 mars 2014 14:01

        Vous accusez l’auteur d’être un propagandiste mais vous faites la même chose à l’envers. Donc vous nous prenez pour des imbéciles. Vous nous servez le traditionnel refrain du « pouvoir qui assassine son peuple » ; c’est pathétique un tel manque d’imagination. La plupart des morts étaient des chavistes partisans de Maduro ... Cherchez l’erreur ! Souvenez vous, les compagnies pétrolières américaines ne reversaient que 30% des revenus pétroliers au Venezuela ; c’est Chavez qui leur a imposé le rapport inverse, ce qui lui a valu le coup d’état avorté de 2002. Quand a la pénurie, vous savez bien que l’essentiel de l’économie est entre les mains des profiteurs qui sont dans l’opposition, donc... Si vous arrêtiez de voir le monde en noir et blanc justement, peut être que votre compréhension du pays et de ce qui s’y passe, serait plus équilibrée.


      • CN46400 CN46400 24 mars 2014 14:31

         On a toujours dit que si la délinquance violente dans les pays « socialistes » était de très basse intensité, c’était parce qu’il n’y avait rien à voler. Le Vénézuela serait donc très différent puisqu’apparemment il y a beaucoup de choses à voler....


      • asterix asterix 24 mars 2014 15:50

        Nous sommes parfaitement d’accord sur ce point, CN46400.
        Ceci dit, beaucoup d’assassinats sont des règlements de compte liés à la cocaïne. Au machisme également. Nous sommes en Amérique du Sud, voyons ! Ce ne sont pas les riches qu’on dévalise. Ils sont bien protégés, ce serait trop dangereux.
        Disons que le Venezuela, poussé depuis toujours dans une trop grande dualité, est aujourd’hui sans solutions. Qu’il le veuille ou non, Maduro doit faire du rejet de l’ultra-violence, celle qui n’en a que faire du rouge et du noir, la priorité de sa fin de mandat.
        Ce sera ça ou le chaos.
        Mes salutations


      • Rensk Rensk 24 mars 2014 16:14

        Si il suit ton conseil... Les USA vont le dénoncer une fois de plus... vu que la violence vient des fils a papa... masqués.

        Qui donc, d’après vous détiens le quasi monopole de la drogue ? La CIA qui a déjà perdu plusieurs avions de livraison... Les riches qui peuvent se payer des esclaves ?

        Je vous rappel la prohibition (US où de la Russie) les uns n’ont plus jamais pu se débarrasser de la Mafia, les autres on eu des milliers de morts et d’aveugles...
        La drogue a été interdite a l’ONU pour protéger le nylon, dralon et toutes les fibres synthétiques de Dupont-Nemours... Vous savez ce 8ème continent entre les USA et l’Europe !


      • Jean Transcene Jean Transcene 24 mars 2014 19:07

        Que dire des 37 morts (a ce jour...) le régime serait innocent ? Les « colectivos » sont une invention de la cia ? La censure n’existerait pas ? Les violations des droits de l’homme pures inventions ? Les GN ne tireraient pas a balles réelles ? Les répressions des manifestations filmées seraient des montages ? A cogiter tout cela....pourquoi une censure et une agression systématique des journalistes ? Pourquoi est il interdit de filmer les marches de l’opposition par hélicoptère ? Posez vous donc toutes ces questions et essayez de trouver des réponses convaincantes...merci par avance


      • Rensk Rensk 24 mars 2014 19:58

        Tu ne vois donc pas les similitude utilisé par blackwater nommé aujourd’hui Academi ?

        Qui les payent ? Qui les ont sortis de la « justice » (protégés de la) ???

        Sûrement pas la Suisse qui les a expulsé sitôt découvert dans le pays... (Bâle)


      • Rensk Rensk 24 mars 2014 20:01

        T’est vraiment un sacré rigolo...

        - .pourquoi une censure et une agression systématique des journalistes ?

        Parce que tu ne sait pas que l’AFP c’est une partie très importante de votre « service secret » ??? T’est vraiment aussi nul que tu le dit ici ???


      • Jean Transcene Jean Transcene 24 mars 2014 20:18

        Pourquoi cette agressivité ? Je ne traite personne d’idiot pour la simple raison qu’il n’est pas d’accord avec moi, je ne traite personne de stupide car il ne se renseigne pas, car il énonce des raccourcis erronés ou ne voit pas plus loin que ce qu’on lui a bourré dans le crâne... L’AFP est elle donc l’unique agence de presse selon toi ? Des journalistes il y en a des centaines, de mon pays, de nombreux autres alors...en outre je signale un fait reconnu, le mauvais traitement subi par eux depuis des années. Le règime veut contrôler les infos, surtout étouffer cekles qui ne lui sont pas favorables. Il utilise la force, la dissuasion, la censure, pour preuve nous n’avons plus au Venezuela une seule chaine d’opposition, c’est tout dire.


      • steph bigorneau step by step 25 mars 2014 02:36

        @ jean trancène
        Faux il y a 2 ou trois chaînes publiques, mais il y a toujours plusieurs chaînes privées et radios qui sont les plus regardées par les vénézuéliens, elles sont clairement pour l’opposition.
        Pourtant le peuple continue de soutenir majoritairement le gouvernement maduro


      • Roberton 24 mars 2014 13:01

         Complot ? De qui ?

        Avez-vous été au Venezuela ? Je trouve fantastique que quand la gauche gouverne tout est magnifique. Critique impossible, les seules pays de « gôches » qui s´en sorte sont ceux qui ont une politique sociale libérale comme la Russie, la Chine, le Vietnam etc.

        Comme j´habite en Amérique Latine et mettre balader un peu partout, je vais éclairer votre lanterne, La première action d´un gouvernement de gauche révolutionnaire c´est de distribuer de l´argent aux plus pauvres et subventionner tous les produits de premières nécessités. Comme, interdire d´augmenter une boite de thon depuis 2 ans avec une inflation de 70 %. De nationaliser les affreux capitalistes et casser toutes les entreprises. De faire une réforme agraire qui va transformer le pays, comme au Zimbabwe, en désert de production, augmenter toutes les dettes et mettre le pays en faillite. Et bien sûr, interdiction de manifester parce que vous êtes un extrémiste de droite payé par la CIA. La réalité : inflation, double change et beaucoup moins d´importations. Comptes des compagnies d´aviations internationales bloqués, 3,5 milliards $. Bientôt plus de vols internationaux. Ce sont les Cubains qui distribuent les passeports dans les centres de police, étrange ? Ils se sont installés aussi dans la PDVSA (pétrole) et achètent à prix camarade. Plus grave, la Russie va installer des bases militaires à Cuba, Nicaragua et Venezuela qui a acheté une montagne d´armements et doit 12 milliards de $ aux Russes. La banque centrale a changé 70 % de ces avoirs en titres de la dette Américaine par celles de Cuba, Bolivie, Nicaragua, Équateur et Argentine, idéologie oblige. Avec ces titres en baisses, la loi interdit la vente à perte. Les 30 % restant, en or sont hypothéqués par un prêt de 40 milliards de la Chine. Voilà le grand complot de la CIA. 


        • CN46400 CN46400 24 mars 2014 14:20

          15 lignes-quinze bobards. A commencer avec Russie = gouvernement de « gôches ». Manifestement vous avez manqué quelques épisodes depuis 1992.... 

          Il me tarde qu’en France la jeunesse dorée, comme à Caracas, s’éclate chaque samedi à la porte de la Muette, en cassant les vitrines du secteur. Ca voudra dire que notre gouvernement pense plus aux prolos du 20° qu’aux bourgeois du 16°, ce qui correspondrait à un changement réel de la politique de nos gouvernants.


        • kako 24 mars 2014 14:25

          Tout ce bla bla pour essayer de nous expliquer que la CIA n’est pour rien dans ce qui se passe au Venezuela ? Comme en Ukraine, comme en Libye, comme en Syrie ? Le réseau « Condor » n’a jamais existe ? C’était pas eux au Chili en 73 ? Ce n’est toujours pas eux, aujourd’hui au Honduras ? Vous nous prenez pour des idiots ? Et bien sur, crime suprême, les autorités s’opposent à l’augmentation des prix sur les produits de bases ! Salauds de gauchistes ! Pour le bien du peuple il faudrait pouvoir l’affamer. Ainsi, il se révolterait pour de bon. Et enfin une fois ce gouvernement renversé, comme en Ukraine (tiens, tiens ...) les fachos de tout poils pourraient enfin mettre le pays en coupe réglée. Et surtout faire du Venezuela le toutou des américains.



        • Matthias24 Matthias24 24 mars 2014 14:36

          Oui, c’est sur que la politique du FMI marche tellement mieux ! On a vu ça en Afrique notamment ou à chaque fois ce fut le désastre. Le monde n’es pas parfais et il est difficile de tout changer du jour au lendemain mais les faits sont quand même là ; le Venezuela s’en sort pas trop mal vu le contexte.


        • Rensk Rensk 24 mars 2014 16:02

          Suis sûr que de là où tu habite tu n’a pas remarqué que la planche a billet US a fait dévaluer l’€... Que par ce fait l’UE paye « bon-bon » les militaires « police du monde ».

          Tu viens nous dire ici que les bourses ne sont pas manipulés... Que Gladio est une « théorie de complot ». Schröder, le gauchiste, refuse le vote populaire car ce n’est pas ça la démocratie...


        • philippe913 24 mars 2014 16:08

          l’euro dévalué à cause du dollar ?

          les variations euro/dollar sur 10 ans ne disent pas tout à fait la même chose, et les sociétés qui couinent en disant que l’euro est trop cher également...


        • Rensk Rensk 24 mars 2014 16:19

          Là « chef » vous suivez la propagande US a plein tube... Pourquoi croyez-vous que la Banque Nationale Suisse se permet-elle (avec le soutiens des payeurs donc les citoyens) de maintenir depuis plus de 3 ans un taux de change de 1€ - 1.20 CHF ?

          Franchement, vous croyez que les banques Suisse ne savent pas compter chaque centime ?


        • Rensk Rensk 24 mars 2014 16:27

          La même source/page avec d’autre « références » (vous jouez au nul ?) Et comme par hasard dans vos références ont peu aller que 10 ans en arrière. Prenez le moment de la création de l’€... et voyez combien vous avez payé pour les guerres US... (vous pouvez aussi comparer avec le prix de l’essence entre nos deux pays)


        • Roberton 24 mars 2014 17:32

          Une petite couche de bobards sur les 15 années de Chavisme, puisque vous l´aimez tant. Une légère inflation de 56 % en 2013, un petit gouvernement de plus de 100 ministres et vices-ministres, ⅓ du PIB dû au pétrole, 94 % des exportations et 50 % du budget de l´état, le paradis : vous faites le plein (50 litres pour moins d´un euro) par contre souvent des coupures d´électricité ! Une corruption généralisée par la famille Chavez, frère, filles et principalement par l´armée, les Cubains infiltrés dans l´administration, l´instruction, la santé, l´éducation et le pétrole. Une milice armée par Chavez. Un transit de drogues (cocaïne, etc.) vers les US et en conséquence 25.000 assassinats (5.000 en 1998). Pénurie généralisée, alimentation, électroménagers, automobiles etc. En terme économique un parallèle peut être fait avec l´Algérie. Dommage que le Venezuela ne sache pas imiter le Chili d´aujourd’hui, qui sait 15 ans de plus !!!


        • CN46400 CN46400 24 mars 2014 18:09

          Expliquez-nous, vous qui habitez en AmSud, pourquoi il a fallu faire venir de Cuba des toubids capables de soigner la partie pauvre de la population ? idem en Bolivie, Idem au Bresil, idem en Equateur....pour ne rien dire de Haïti qui a quasiment légué les pb de santé aux cubains !


        • Jean Transcene Jean Transcene 24 mars 2014 19:16

          ....des toubibs qui n’ont pas, pour 89% des examens passés, réussi leur équivalence en Argentine ! Vous demandez pourquoi ? Intérêt économique de cuba, tout simplement...car les montants payés en $ bien impérialistes vont directement dans les caisse des castro ! Les toubib ne touchant qu’une cinquantaine de $ par mois, eux ! Sans mentionner les 80’000 barrils de pétrole quotidiens livrés gratos....

          On hérite même d’une amélioration de la carte de rationnement, maintenant, ici ! Haaaaa mais elle est électronique, la notre ! Tenemos patria !

        • CN46400 CN46400 24 mars 2014 19:23

          Mais pourquoi donc les toubids vénézueliens ne soignent pas les pauvres ? Au point que l’état vénézuelien doit dépenser une fortune (d’après vous) pour que cette partie de la population soit soignée !


        • Jean Transcene Jean Transcene 24 mars 2014 19:37

          Erreur : les toubibs venezueliens soignent les pauvres. Dans mon village il y a 2 hopitaux, un normal et un cubain. Comme par hasard le cubain est mieux founi que l’autre. De plus, il semble normal, vu les salaires versés au toubib locaux, que ceux ci préfèrent de plus en plus s’en aller et partir à l’étranger. Moi même suis passé a l’hosto venez pour une brûlure, j’ai dû rentrer chez moi car il n’avaient pas assez de pansements pour un bras et une jambe, et....comble....la fosse sceptique de l’hosto était bouchée ! (Voyez un peu l’état de délabrement).

          Tout est un arrangement castro - masburro, ce dernier favorisant les cubains.

        • CN46400 CN46400 24 mars 2014 19:47

          En clair, les toubids vénézueliens ne soignent que la partie solvable de la population, quitte à changer de pays.....pour trouver des malades argentés !


        • Jean Transcene Jean Transcene 24 mars 2014 19:53

          Je n’ai nullement affirmé cela. Je signale simplement qu’il est normal qu’un toubib, qui gagne moins qu’une infirmière licenciée, veuille quitter le pays. De plus, pour prouver l’erreur de votre déduction, la médecine est gratuite si vous allez dans un hosto...alors...vous voyez, question solvabilité...votre raccourci est totalement sans fondement.


        • Roberton 24 mars 2014 20:31

          Le Brésil n´a jamais eu besoin de médecins Cubains, mais le gouvernement Dilma/Lula admire et adore les Cubains, ils coutent 3000 $, ils reçoivent 400 $ pour vivre au Brésil, ce qui est insuffisant, l´équivalent de 1500 $ à Cuba sur un compte bloqué jusqu’à leur retour et le reste va dans la poche du gouvernement Cubain. Déjà quelques-uns sont partis aux USA. Le Brésil a aussi financé (à fond perdu, faut pas le dire) le port de Cuba pour plus de 600 Millions de $, par contre les ports Brésiliens n´ont reçu que 15 Millions $. Quand ont est copain y-a pas de limites !!!!


        • CN46400 CN46400 24 mars 2014 20:38

          « Le Brésil n´a jamais eu besoin de médecins Cubains » le Brésil de Brasilia, bien sûr, mais les brésiliens du Nord-Est.....


        • Roberton 25 mars 2014 16:43

          Vous ne connaissez pas la réalité do « Nordeste », la santé au Brésil est décentralisée, ce sont les mairies qui contractent les médecins pour un bon salaire 3000 $ ou 10.000 reais, mais voila normalement les installations sont déficientes, peu de matériels ou de médicaments, l´incurie va plus loin, exemple : le gouvernement envoie l´argent pour acheter une ambulance, le maire achète une camionnette pour transporter sa famille à la plage les fins de semaine, autre, la municipalité reçoit un appareil de rayons-x qui termine dans une clinique privée. La distribution ce fait suivant des critères politiques ou de copinage. Le DECON (departamento de convenios) reçoit des menaces de mort pour essayer de mettre de l´ordre. Donc dans de telles conditions de travail ou vous risquer votre peau si vous dénoncer vos conditions de travail, peu de médecins sont intéressés. D´ailleurs vous devez savoir que plus de dix hauts responsables du parti des travailleurs (PT) de Lula/Dilma ont été condamnés pour trafic d´influence, corruption, association de malfaiteurs etc


        • kako 1er avril 2014 23:24

          C’est quoi ce charabia ? Et pourquoi ça revient la, après plus d’une semaine ? En France il y a des spécialistes de tout. Il suffit de passer quelques jours dans un pays pour se poser en spécialiste.


        • philippe913 24 mars 2014 16:38

          4 janvier 1999 : 1 EUR = 1,1680 USD
          26 octobre 2000 : 1 EUR = 0,8252 USD
          15 juillet 2008 : 1 EUR = 1,6038 USD plus haut cours

          je vous laisse aller voir par vous même ici.

          maintenant, et je veux bien vous croire, si seulement vous pouviez étayer un peu quand le cours de l’euro s’est effondré, et le mettre en corrélation avec ce que vous avancez.
          Moi, je vois simplement que le cours euro dollar a évidemment fluctué pas mal, mais je ne ne vois aucun effondrement massif depuis qu’il existe...


          • philippe913 24 mars 2014 16:55

            depuis la création de l’euro, celui-ci s’est renchéri par rapport au dollar, et ne s’est donc pas dévalué...


          • Rensk Rensk 24 mars 2014 17:27

            Vous devez quand-même constater une chose... il n’y a pas que le $ et l’€ dans le monde...

            Le CHF était a 1€=1.55CHF à la création de l’€ et la banque du peuple a mis la frontière a votre dévaluation « commune » a 1€=1.20 CHF maximum...

            - Après avoir failli s’effondrer en 2012, la monnaie européenne remonte un peu de ce moment, grâce aux achats de la Banque Nationale Suisse, mais plus encore aux effets du 3e quantitative easing aux US et de la nouvelle politique d’expansion monétaire à outrance au Japon. Il y a une véritable course à la dévaluation entre les grandes devises : Dollar, Euro et Yen, chacun espérant gagner des parts de marché à l’export.

            L’Euro va un peu mieux, mais ce n’est qu’un sursis car les problèmes économiques de la zone ne sont pas réglés, en particulier la divergence de compétitivité entre les économies du Nord et du Sud de l’Europe.

            En l’absence de dévaluation possible de leurs défuntes monnaies nationales, les PIGS (Italie, Espagne, Grèce, Portugal) sont condamnés à baisser les salaires pour essayer de rattraper leur gap de compétitivité avec l’Allemagne. Mais la baisse de salaires est socialement beaucoup plus difficile à faire accepter à leur population qu’une dévaluation car elle réduit bien plus directement le pouvoir d’achat.

            Pour défendre le Franc et donc l’empêcher de monter au-delà du cours fixé, la BNS achète des Euros et d’autres devises. Déjà près de 200 milliards d’Euros, qui sont placés en obligations d’État allemandes et françaises.
             (Ben tiens, la France et l’Allemagne nous appartiendrons dans 10 ans...)

            262.58% de différence... Ne vous en déplaise

            Vous allez « nationaliser » en France quand ce moment sera venu ?


          • philippe913 24 mars 2014 17:46

            c’est vrai, il n’y a pas que l’euro et le dollars qui comptent, en fait, il n’y a que le dollar qui compte réellement.
            ceci étant dit,vous laissez entendre que l’euro fort est un bienfait et que, grâce au QE3 et à la banque nationale de suisse, l’euro va mieux. En quoi un Euro fort serait il mieux qu’un euro faible ? tout dépend du point de vue du pays dans lequel on se trouve non ?
            ne vaudrait il pas mieux avoir un euro équilibré ? maintenant, qu’est ce qu’un euro équilibré quand on a des pays aussi différents que la RFA et la Grèce ?

            et à quoi nous sert ce graphique qui compare le franc suisse et l’euro entre 1970 et 2013 ? qui compare des mondes totalement différents ? quelle conclusion doit on réellement tirer de ces 43 ans d’évolution des monnaies ? perso, je n’en ai aucun idée.

            Quand aux courses à la dévaluation, si l’Europe voulait dévaluer, je ne vois pas comment la Suisse pourrait s’y opposer. quoiqu’il en soit, la BCE n’agit pas réellement en ce sens, se contentant juste d’essayer d’agir via le taux directeur, ce qui a un effet très limité.

            quand à l’intervention de la Banque suisses, elle date déjà un peu non ? et puis, ce que vous voyez comme une dévaluation de l’euro, n’est ce pas plutôt un renchérissement du franc suisse du à sa robustesse et au fait que ça soit une valeur refuge ?


          • Jean Transcene Jean Transcene 24 mars 2014 17:47

            Le rapport avec l’article ? Si au moins il était fait mention du bolivar « fuerte » qu’aucune banque mondial n’accepte...et dont le cours ne manque de baisser « fuertemente » !


          • Rensk Rensk 24 mars 2014 18:03

            @ Jean,

            Nous sommes parti dans notre fil de causette... et le mec ne me dit pas si la France va aussi nationaliser (pour le bien de son peuple) sitôt que le pays arrive avec autant d’arnaques au niveau du Venezuela... qui est un pays attaqué par les bourses et d’autres financiers...

            Tu dois savoir que l’argent EST le nerf de la guerre (les femmes aussi mais a un autre niveau)

            Chez-nous le taux de change est officiel :

            1,0000 VEF = 0,14058 CHF Bolivar vénézuélien (VEF) Franc suisse (CHF) 1 VEF = 0,14058 CHF   1 CHF = 7,1135 VEF

          • Jean Transcene Jean Transcene 24 mars 2014 18:43

            Cher Rensk, je te défie de changer le moindre bolivar....et plus fort, je te defie de changer le moindre $ ou Chf voire € en bolos., tu ferais fortune en un rien de temps !!! Je te met au défi ! smiley

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès