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7 mois de Syriza, quel bilan

A la veille des élections législatives anticipées en Grèce, l’heure semble être venue de faire un bilan à froid des 7 mois de gouvernement Tsipras sous l’angle des négociations avec l’UE sur l’austérité et la dette, de l’euphorie de la victoire en janvier à la déception de la signature du mémorandum en juillet.

Alexis Tsipras s’est fait élire sur un programme européen similaire à celui du Front de Gauche en France : l’idée qu’on peut « changer l’Europe », par l’instauration d’un rapport de force entre un gouvernement déterminé, ayant une légitimité démocratique. Ce changement devait s’appuyer sur une politique économique crédible, un plan de relance économiquement viable. 
 
Les longs mois de négociations ont démontré l’échec de cette stratégie. Ils ont démontré d’abord que les dirigeants de l’UE, Allemagne, Commission Européenne, BCE se moquent de la légitimité démocratique d’un gouvernement ; Seul compte son influence économique, ridiculement basse dans le cas de la Grèce.
 
Ces négociations ont également démontré que ces mêmes dirigeants n’étaient pas mus par une volonté économique, sortir la Grèce et l’UE de la crise, mais par une volonté idéologique : s’assurer qu’il n’y ait pas d’alternative à l’austérité et que toute politique alternative échouerait. Ainsi, tous les plans économiques proposés par la Grèce, même ceux loin de toute radicalité politique et parfaitement viable économiquement ont été balayés d’un revers de main. Le but n’étant pas de sauver les intérêts économiques ni des contribuables grecs, ni même des créanciers européens, mais seulement de faire échouer Syriza, à n’importe quel prix.
 
La crise du mois de juin a enfin démontré que les dirigeants européens étaient prêt à aller beaucoup plus loin dans le rapport de force que ne l’avaient imaginés les différents dirigeants de la gauche radicale, en Grèce comme en France. On a parlé de « coup d’état financier », le mot est parfaitement justifié quand la BCE a fait fermer les banques grecques pour peser sur le référendum. Oui, les dirigeants européens sont prêts à tout, à ne pas respecter la volonté démocratique d’un peuple, à ne pas respecter les traités européens, à employer la force (financière dans un premier temps) pour faire plier la gauche radicale.
 
Enfin, que faut-il penser du revirement d’Alexis Tsipras, qui a signé le mémorandum « un pistolet sur la tempe » selon sa propre expression juste après avoir reçu mandat pour s’y opposer par le retentissant OXI grec aux diktats de l’UE ?
 
Pour ma part, je ne pense pas qu’Alexis Tsipras ait trahit. Je pense qu’il a eu peur d’aller au bout du OXI grec, c'est-à-dire de mettre son pays en cessation de paiement, avec la quasi certitudes qu’une conséquence rapide en serait la sortie de l’UE.
 
L’exemple de la faillite argentine de 2001 pourrait laisser penser qu’une faillite d’un pays peut être un mal pour un bien. Aujourd’hui, en 2015, l’Argentine a effectivement remonté la pente et semble être sortie par le haut de sa faillite. Mais se contenter de cette analyse serait oublier la tourmente dans laquelle fut alors plonger l’Argentine. 4 gouvernements en 15 jours, de nombreux morts dans les émeutes de ces jours sombres. Mais surtout, combien de morts dans les semaines, les mois qui ont suivi, de faim, de froids, faute de soins ? Combien d’Argentins plongés dans l’indigence la plus extrême, privé de tout ? Qu’un chef d’Etat hésite à plonger son pays dans un tel chaos, on peut le comprendre.
 
D’autant que l’Argentine avait des cartes en main pour se redresser que n’a pas la Grèce. L’argentine pouvait dévaluer, pouvait faire fonctionner la planche à billet. La Grèce elle n’avait pas la capacité technique de passer à la drachme avant plusieurs mois : il n’y a tout simplement pas d’imprimerie et de fonderie en Grèce capable de battre monnaie. Impossible donc de dévaluer, impossible donc de faire tourner la planche à billet dans un terme envisageable. Et rappelons le, les banques étaient fermés et le gouvernement grec n’avait pas la capacité de les faire rouvrir.
 
Je ne jetterais donc pas la pierre à Tsipras d’avoir eu peur de plonger son pays dans un tel chaos. Et il vrai que le OXI grec n’était pas un mandat pour cela.
 
Tsipras est-il pour autant exempt de tout reproche ? Je ne le pense pas. Il a commis une faute, celle de ne pas avoir anticipé le niveau de résistance de ses adversaires. Il a commis l’erreur de ne pas avoir de « Plan B » en cas de refus des dirigeants européens de négocier. A partir du moment où il était impensable pour lui de quitter l’UE, il venait désarmé aux négociations, en position d’infériorité. Ce fut une erreur dramatique.
 
Mais ce manque d’anticipation, cette erreur n’est pas seulement celle de Tsipras. Elle est celle d’une grande partie de la gauche européenne, du Front de Gauche en France, et j’en prends ma modeste part.
L’heure n’est donc pas aux anathèmes et aux invectives contre Alexis Tsipras. Elle est aux bilans et aux leçons.
 
Dans l’hypothèse d’une victoire électorale de la gauche radicale en France, un tel gouvernement pourrait-il réussir là où la Grèce à échouée, de par le fait que la France a un poids économique et diplomatique plus fort que la Grèce ? On peut l’espérer. S’en contenter et ne pas préparer de « Plan B » serait par contre d’une incroyable naïveté.
 
Le niveau d’opposition, le jusqu’au boutisme des dirigeants de l’UE est si élevé qu’il y a lieu de craindre que la France, malgré tout son « poids » économique ne puisse mieux leur faire entendre raison que la Grèce.
 
Alors oui, il faut maintenant parler de « Plan B ». Un « Plan B » qui ne doit pas exclure la question : si tout échoue, dans quel conditions sommes nous prêt à quitter l’UE ou tout du moins la Zone €uros. Un tel « Plan B » pourrait éventuellement imaginer de refonder une autre zone économique européenne fondée sur des valeurs de solidarité entre les éventuels pays prêt à nous suivre dans cette voie.
 
Nous ne devons également pas esquiver le débat sur les moyens à nous donner pour le faire. Les dirigeants européens ont démontré tout le mépris qu’ils avaient pour le poids moral d’un mandat démocratique, pour le poids juridique des traités quand ils ne les arrangent pas.
 
Moi, je repense à Evo Moralès, 1erprésident indigène de la Bolivie, nationalisant les ressources pétrolières de son pays : il a envoyé les parachutistes sauter sur les champs de pétroles et en prendre possession physiquement et militairement dans le même temps où il publiait le décret les nationalisant unilatéralement et sans contrepartie. Ensuite, et ensuite seulement, il a proposé aux multinationales de revenir à la table des négociations pour voir si un arrangement était possible. Et devinez quoi, quand ce sont les multinationales qui ont le « pistolet sur la tempe » et ce n’était pas qu’une expression dans ce cas précis, les négociations furent très positive pour le peuple bolivien. Oui, un Etat peut tout, à condition qu’il s’en donne les moyens. Ce qu’a fait Evo Morales.
 
Un exemple dont nous pourrions peut-être nous inspirer face à l’UE. Il n’y a peut-être que ce niveau de détermination qu’ils puissent comprendre.

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22 réactions à cet article    


  • Jeussey de Sourcesûre Rascar-Capac 19 septembre 2015 08:20

    « Oui, un Etat peut tout, à condition qu’il s’en donne les moyens. Ce qu’a fait Evo Morales. »


    ... et à condition que l’armée soit loyale, ce qui n’est pas formcément le cas d’une armée de métier.

    • Jeussey de Sourcesûre Rascar-Capac 19 septembre 2015 08:21

      @Rascar-Capac
      ... ou de l’armée grecque dans laquelle il reste quelques vieux colonels nostalgiques.


    • Jeussey de Sourcesûre Rascar-Capac 19 septembre 2015 08:23

      @Rascar-Capac

      D’ailleurs, en arrière-plan et discrètement, le gvt Tsipras a signé un accord militaire avec Israël dont la discrétion n’a d’égal que le caractère atlantiste de cer accord qui crée des obligations fortes

    • Jeussey de Sourcesûre Rascar-Capac 19 septembre 2015 08:25

      @Rascar-Capac

      Tsipras est un petit joueur : il n’aura pas fait illusion aussi longtemps que ses maitres

    • César Castique César Castique 19 septembre 2015 09:58

      @Rascar-Capac


      « Oui, un Etat peut tout, à condition qu’il s’en donne les moyens. »


      C’est ce que se disaient les Allemands. Jusqu’en 1941 au moins...


      Un peu de patience donc, membre d’une association de soutien à la cause du peuple palestinien.


      «  Ce qu’a fait Evo Morales. Un exemple dont nous pourrions peut-être nous inspirer face à l’UE. »


      Nos cocos ont tellement tout foiré, de par le monde, qu’ils en sont à aller puiser des exemples auprès de pittoresques dirigeants de pays folkloriques. Quelle misère !

    • Jeussey de Sourcesûre Rascar-Capac 19 septembre 2015 11:36

      @Rascar-Capac
      Déclaration du KKE du 24 août 2015 :


      « Le gouvernement SYRIZA-ANEL vient de démissionner entraînant de nouvelles élections législatives anticipées (le 20/09). Comme c’est maintenant avéré, SYRIZA a remporté les élections en janvier 2015 en trompant les travailleurs, en promettant l’abolition des lois antipopulaires adoptées précédemment sous les gouvernements PASOK et ND après les accords (mémorandums) avec les organisations impérialistes (UE, FMI, BCE). 

      Le KKE avait averti en temps utile que SYRIZA, un parti opportuniste de « gauche » muté en parti social-démocrate, avait été choisi par la bourgeoisie pour gérer la crise et ne pouvait pas suivre une ligne politique favorable au peuple. »

    • fred.foyn Le p’tit Charles 19 septembre 2015 08:50

      bof...le vol de quelques milliards de plus à l’UE...en fait nous..couillons perpétuels des manigances mafieuses des politichiens... !


      • Jelena 19 septembre 2015 10:14

        Vu comment ça se passe en Serbie, cela fait quelques années que j’ai compris que Bruxelles n’a pas grand chose de démocratique... Et cet épisode Syriza est une démonstration supplémentaire prouvant qu’il est inutile d’aller voter.


        • Spartacus Spartacus 19 septembre 2015 10:21

          Quel Bilan ?


          Comme tous les pays ayant subit le socialisme 
          1-les libertés ont reculées, 
          2-les impôts ont augmentés, 
          3-les forces créatrices se sont barrées
          -4 les investissements se sont écroulés....
          -5 les caisses de retraite ont étés pillées

          Comme dans toutes les mentalités socialistes c’est jamais leur faute, toujours celle des autres....
          Ou des trahisons ou des méchants banquiers ou capitalistes....

          Impossible pour les gens d’utiliser leur propre argent......Quelle perte de liberté !
          420€ maxi par semaine...Quelle honte !
          La TVA augmentée jusqu’à l’absurde....
          Après 4 années de remise en cause et meilleure gestion des comptes public, la Grèce était arrivée a réaliser un « excédent primaire » . 6 mois de communisme ont détruit 4 années d’effort.

          Lamentable apologie dans cet article du bonheur Argentin de Kristner cette pourriture socialiste qui laisse crever 2 personnes de faim par jour....

          Le socialo bolchevisme conduit toujours au favoritisme des castes d’état sur le dos des populations...

          Le socialo bolchevisme est toujours poussé dans les pays par les castes et corporations proche de l’état cas ces cestes savent qu’ils sont dans les corporations qui sont les favorisés du sectarisme gauchiste....
          En France comme en Grèce les gauchistes se retrouvent dans les favorisés du clientélisme d’état....La petite bourgeoisie des obligés gouvernementaux...

          • doctorix doctorix 19 septembre 2015 20:44

            @Spartacus

            Ce qui est bien avec spartacus, c’est qu’on sait ce qu’il va dire avant qu’il ouvre sa boite à caca.

            Ce que je reproche à Tsipras, c’est d’avoir sous-estimé ses cartes : en menaçant de quitter l’Europe et l’Euro, au lieu de trembler comme une feuille à l’idée de le faire, il aurait obtenu tout ce qu’il voulait, avec le tapis rouge, comme Morales.
            Non M’sieur, non M’sieur, pas au piquet !!! Lamentable...
            Parce que Bruxelles savait parfaitement qu’il inaugurerait ainsi une longue série de sorties du même type, et donc la fin de l’Europe.
            C’était un mauvais joueur de poker.

          • doctorix doctorix 19 septembre 2015 20:54

            Jetez juste un oeil sur ce qu’il défend, ce crapaud lubrique :

            Je parle bien sûr de spartacus, cette caricature d’être humain.

          • Pingouin094 Pingouin094 21 septembre 2015 11:21

            @Spartacus :
            Pourriez-vous détailler s’il vous plaît ?

            « Quelles libertés ont reculées ? » Je n’en connais aucune. A l’inverse, l’une des premières mesures symboliques fut de retirer les barrières de polices barricadant le parlement.

            « La TVA a augmenté jusqu’à l’absurde ? » C’est la Troïka qui a imposé l’augmentation de la TVA, contre l’avis du gouvernement Tsipras. C’est le libéralisme qui a fait augmenté cet impot.

            « 420 € maxi par semaine ... Quelle honte ! » Je me permets de rappeler que c’est la BCE qui a imposé cette limite en cessant de fournir des liquidités aux grecs... C’est le libéralisme, là encore...

            Pour le reste, je vous demande des chiffres, des détails.... Parceque je ne vois pas de quoi vous parler.


          • bourrico 7 21 septembre 2015 11:33

            @Pingouin094

            « Quelles libertés ont reculées ? »


            La seule qui intéresse Spartafion, celle pour l’homme d’affaire de pouvoir enfiler son prochain en toute sérénité.
            Cette ordure finie ne vit que pour sa classe, c’est un être bête, méprisable, méchant, et particulièrement nuisible, un parasite à l’espèce Humaine, une sorte de bacille qui un jour sera jugé pour crime contre l’Humanité.

            Je reste étonné de voir qu’il se trouve encore des gens pour causer avec un tel déchet humain..


          • cristobool 19 septembre 2015 10:34

            C’est fou de voir les gens qui croyaient au grand soir avec l’arrivée au pouvoir de Tsipras lui trouver toutes les excuses possibles aujourd’hui alors qu’il a déjà trahi le peuple deux fois et de bien belle manière !

            Alexis Tsipras ne veut sous aucun prétexte faire sortir la Grèce de l’euro et de l’UE pourtant c’était la seule décision raisonnable à prendre, l’allemagne s’en était assurée ...
            Tsipras a paralysé toute l’économie de son pays et la situation aujourd’hui n’est guère plus reluisante les banques grecques tournent au ralenti jusqu’à être recapitalisée, bref la Grèce cette année va faire une terrible récession (au moins 10% de récession rien que cette année) et tout cela uniquement pour ne pas faire sortir la Grèce de l’euro...
            On ne peut pas avoir l’euro et en même temps ne pas appliquer l’austérité la plus dure, entre les deux il faut choisir ! euro et austérité sont indissociables dans ces pays-là, pourquoi ? parce qu’il faut absolument éviter la divergence des taux d’intérêt d’emprunt des États membres de la zone euro !

            Lorsque ces taux ont divergé très fortement il a fallu mettre en place le MES, violer les traités européens, et mettre en place des plans d’austérité drastiques en espagne, au Portugal, en Irlande, en italie, en Grèce etc.
            Il faut bien comprendre que c’est uniquement grâce à ces mesures que la zone euro n’a pas éclaté...
            Mais cette austérité reste obligatoire ad vitam aeternam pour tous ces pays afin d’empêcher la divergence des taux ... jusqu’à quand ? jusqu’à tous crever en somme ...
            Ne croyez pas que Tsipras ne le sache pas, il sait très bien tout cela et son ministre varoufakis aussi le sait parfaitement.
            Alors maintenant qu’il a perdu sa majorité et que le nouveau plan d’austérité pour la Grèce n’est pas applicable (c’est le 14 ou 15 eme plans d’austérité déjà ? je ne compte plus...) il démissionne en croisant les doigts pour les élections ... c’est la seule chose qu’il puisse faire s’il veut absolument que ce plan d’austérité soit appliqué . Il a récemment dit dans un discours que jamais il ne ferait alliance avec un des grand partis européen...
            Les électeurs grecs aujourd’hui sont perdus les alternatives qui s’offrent à eux :

            -le traître Tsipras
            -Les partis ultra-européistes
            -aube doré les néonazis anti-eurtopéens (comme c’est pratique)

            Il est assez probable que Tsipras perde les élections après ce qu’il a fait, mais si jamais il les gagnait préparez-vous à ce qu’il trahisse une troisième fois le peuple grec en s’alliant à nouvelle démocratie...


            • lsga lsga 19 septembre 2015 11:24

              Un bilan simple : les politiques keynésiennes ne sont plus possibles.

              Le socialisme à l’échelle de la nation : au revoir.

              • leypanou 19 septembre 2015 13:41

                Dans l’hypothèse d’une victoire électorale de la gauche radicale en France, un tel gouvernement pourrait-il réussir là où la Grèce à échouée, de par le fait que la France a un poids économique et diplomatique plus fort que la Grèce ? : avec Jean-Luc Mélenchon et Pierre Laurent ? Dans 3000 ans ?


                • zygzornifle zygzornifle 19 septembre 2015 13:54

                  pourquoi il y a un bilan ? faut demander a sa chef Merkel lui n’étant qu’un petit pion .....


                  • cathy30 cathy30 19 septembre 2015 15:10

                    Le tort de Tsipras : d’avoir combattu avec leurs armes, le communisme. Mais c’est un détail, la Grèce n’a aucune chance de sortie de sa dette.

                    A terme, la destruction de la Grèce et de la langue grecque.

                    • christophe nicolas christophe nicolas 19 septembre 2015 17:55

                      Paradoxalement, les Grecs sont obligés de se rendre compte que sans l’outil de la dévaluation, ils sont pieds et point liés. A eux de tirer leurs conclusions... Le fait que la Grèce ait perdu la capacité de battre monnaie est éloquent. 


                      La politique politicienne n’a jamais sorti personne de la merde, ce sont les bonnes innovations et l’envie d’entreprendre et d’aller de l’avant qui le font, les crises obligent à repenser de façon simple à ce qui fait les richesses. L’homme politique doit simplement créer un environnement favorable.

                      Au départ, il y a l’énergie, etc.... ,les services ne font les premières richesses, la pub ne fait pas les richesses, la spéculation encore moins.

                      • cristobool 19 septembre 2015 19:58

                        @christophe nicolas

                        En effet tout ce passe comme si de nombreux dirigeants et économistes confondaient la richesse et l’argent, dit comme cela, ça peut paraître idiot mais c’est vraiment cela.

                        Dans le capitalisme actuel et de demain la part du travail inutile ne fera que croître ; cette part est déjà énorme avec le monde de la finance , le marketing , la publicité et le managment à n’en plus finir, les gadgets inutiles vendus chers certe mais qui n’apportent pas de plus-value économique réelle (en fait qui n’apportent aucun gain de productivité)

                        Alors évidemment, une entreprise de publicité florissante génère du bénéfice et donc on peut s’imaginer qu’elle rapporte des richesses, rien n’est pas faux elle rapporte de l’argent à son propriétaire c’est à dire des signes monétaires mais elle ne produit aucune richesse, la pub ne sert qu’à vendre des objets inutiles (si on caricature un peu).

                        Les vraies richesses sont produites par l’agriculture, l’industrie, certains services comme la santé, les infrastructures bien évidemment car indispensables à la production (routes,pont , centrales éléctriques...)

                        Il y a une grande incompréhension de ce qu’est la monnaie, on pense qu’on ne peut pas renouveller nos centrales nucléaires par exemple car « on a pas l’argent » mais si on a pas l’argent on a tous les moyens techniques concrets de réalisation d’autres centrales. Rester bloquer juste parcequ’on a pas les signes monétaires à injecter là ou il faut et laisser des pans entiers de notre économie attendre des commandes (de produits ou d’infrastructures dont on a besoin) qui ne viennent pas « parcequ’on a pas l’argent » c’est criminel et stupide, une économie peut souffrir tout simplement d’un manque de monnaie, c’est le cas actuellement on a des tendances déflationnistes et tous l’argent injecté est capté dans les circuits financiers et tourne en boucle fermée ...

                        Et pour couronner le tout tous ce qui est productif (postes techniques, ouvriers, agriculteurs, ingénieurs) est actuellement dévalorisé au profit des secteurs improductifs (finance, marketing, managment,...)
                        Enfin le seul secteur qui permet des gains de productivité importants (à condition de faire de l’investissement productif) c’est l’industrie, or on a décidé que faire faire ailleurs (délocalisation) et faire que du service c’était mieux...
                        On fait tout pour être en récession en somme et au fait ... ça marche ! nous sommes en récession finalement ils ne sont pas si bêtes nos dirigeants ^^

                         


                        • izarn 19 septembre 2015 22:46

                          Pas besoin d’armée en Europe. La sortie de la Grece pouvait entrainer de graves difficultés.
                          La sortie dela France, c’est disparition de l’euro immédiate. Meme la fin de l’Europe actuelle.
                          Merkel et Junker, la BCE ne tiennent leur pouvoir que par NOTRE bétise, nous français, et personne d’autre. Si nous trahissons la France, nous trahissons aussi les autres pays européens qui voudraient sortir de l’infame soumission euro-atlantiste.


                          • zygzornifle zygzornifle 21 septembre 2015 12:42

                            7 mois, encore 2 mois et il va accoucher d’une petite Merkelos .....

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