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Accueil du site > Actualités > International > A Alger, hier est aujourd’hui

A Alger, hier est aujourd’hui

Dans la capitale algérienne, les quartiers populaires s’agitent. Dans le centre-ville historique, rien ne bouge... Quant aux élites, elles vivent ailleurs, sur les hauteurs ou en périphérie.

 Pour faire un tour d’Alger, point n’est besoin de traverser la Méditerranée. Cette vidéo a été tournée dans la capitale algérienne en février 2008 grâce à une caméra embarquée dans une voiture particulière. Le conducteur reste silencieux, mais a allumé sa radio. Un fond sonore accompagne donc la traversée de la ville, entre musique classique et flash d’informations en langue française. Les images séduisent parce qu’elles retracent un univers urbain familier.

Grâce aux palmiers bordant les avenues ou plantés sur les places, l’exotisme n’est pas tout à fait absent. Cela étant, la Croisette ou la Promenade des Anglais ont depuis l’origine adopté la même végétation. Les traits spécifiques de la ville d’Alger ne sont pas ceux auxquels on pourrait s’attendre. La misère de certaines agglomérations du Sud ne s’étale pas dans les rues. Les Algérois pauvres vivent dans la Casbah, ou dans les périphéries, là où la voiture ne s’aventure pas. La caméra croise peu de femmes. Quelques-unes portent le voile traditionnel. Pour l’essentiel, ce sont des hommes qui se promènent, en blouson et jeans : pas d’enfants, et peu de vieillards.

Le tour d’Alger commence à quelques pas de la mer, sur le boulevard Che Guevara. On ne peut que deviner la Méditerranée et les installations qui accueillent les navires de commerce ou de passagers. Le port jouxte le centre-ville historique et politique. Sur la droite du boulevard, des arcades ménagées sous les premiers étages d’immeubles permettent à quelques passants de marcher à l’abri de la pluie. Les stores de magasins sont baissés. Par cette journée d’hiver, les nuages surplombent Alger. La voiture roule vite, visiblement au-dessus des limitations prévues dans les villes européennes. Existe-t-il une limite de vitesse à Alger ? Sur le boulevard Che Guevara, les trois voies incitent l’automobiliste pressé à appuyer sur l’accélérateur.

La voiture tourne à droite. Les façades défraîchies succèdent aux voitures garées en double file. Des piétons traversent à l’aveugle, semblant ne pas craindre un accident. Laissant sur sa droite l’Opéra d’Alger, la voiture s’engage dans la rue Ali Boumendjel. La promenade se poursuit à la même allure dans cette rue à deux voies.  A partir de la rue Larbi Ben M’hidi, le nombre de passants augmente sensiblement. Les magasins ouverts sont beaucoup plus nombreux, mais les devantures banales n’arrêtent pas l’oeil. On entraperçoit des petits commerces, des épiceries, mais aucune terrasse de café ou de restaurant. Peut-être est-ce à cause de la période de l’année ? Place de l’émir Abdelkader, une banque occupe un rez-de-chaussée. Un peu plus loin la voiture emprunte la rue Pasteur, avec une ou deux vitrines plus chic. Très vite cependant, les rideaux de fer abaissés dominent. On longe des caniveaux encombrés et des trottoirs négligés, ponctués de reverbères vieillots. Un bus crasseux traverse brusquement, brûlant la priorité à droite. La circulation s’intensifie à l’abord du tunnel des Facultés inauguré en 1952 [photo ci-jointe / aujourd’hui, photo en incrustation

La visite s’achève peu après. Dans Alger, les rues portent des noms locaux mais le paysage est en tout point celui d’une ville française. La largeur des rues, la hauteur des immeubles, tout date des règlements du Second Empire et du début de la Troisième République. Les façades ressemblent à s’y méprendre à celles que l’on croise ailleurs en France. Alger, jusqu’à l’indépendance algérienne devance en taille toutes les autres villes de province telles Lyon, Lille et Marseille. Architectes et urbanistes viennent y travailler pour une bourgeoisie plus ou moins anciennement débarquée de métropole [Mosquées, passions françaises]. Tout cela n’étonne que les ignorants. La promenade précédente m’a davantage étonné par son décalage temporel.

Alger fait certes penser à une ville française, mais à une ville qui a disparu depuis au moins trente ans. Contrairement à ce que l’on observe dans les pays développés et dans les pays émergents, le centre-ville tel que restitué par les images mouvantes n’accueille pas d’Algérois aisés. Les riches semblent résider ailleurs, dans des villas sur les hauteurs, à l’écart de leurs semblables. L’automobile domine, comme en France à l’époque des années 1970 triomphantes. Evidemment, on frémit en voyant les piétons s’engager imprudemment sur la chaussée. Est-ce une mode locale ? En tout cas, Alger ne connaît aucune des évolutions caractéristiques des villes européennes : feux de circulation, giratoires, passages cloutés. Les rues à une voie ne paraissent pas exister. C’est tout pour la voiture. Il en résulte une forte pollution urbaine [source] et un nombre d’accidents mortels élevés [source].

L’Expression évoque à l’inverse une ville à l’écart, celle des bidonvilles. C’est en précisant tout de suite que le pouvoir contrôle la situation. « La capitale compte aujourd’hui environ 600 bidonvilles qui font l’abri de 45.000 personnes. Le nombre de baraques varie d’une cité à une autre. Quelques-uns ont atteint les 2000 baraques. Ces chiffres ont été communiqués hier par Mohamed Smaïl, directeur du logement à la wilaya d’Alger, sur les ondes de la Radio nationale. Le même responsable affirme que ces regroupements ont été constitués au début des années 90. ’Cette situation est due au regroupement des familles autour des grandes villes comme Alger. Des regroupements qui se sont agrandis au fil du temps. Les premières installations ont commencé après le séisme de 1989’, a déclaré ce responsable. Cette situation est moins catastrophique par rapport aux années précédentes. » Ainsi, vingt ans après une catastrophe, on se félicite que rien ne bouge.

Tahar Fattani s’émerveille, car les bidonvilles régressent. Il ne décrit ni l’enrichissement général de la population, ni son intégration plus globale dans l’agglomération. Ceux-ci se font toujours attendre. Non, les bidonvilles passent désormais inaperçus parce que les autorités les ont fait tout simplement disparaître. Expulsés de leurs constructions précaires, les infortunés s’installeront un peu plus loin. Le ministère de l’Habitat garantit reloger tout le monde. Ainsi, en Algerie, rien ne bouge mais tout changerait soudain ? Jusque là, les relogés se retrouvent loin du centre, et dans des quartiers mal conçus [Algérie à pleurer]. Combien d’Algérois Tahar Fattani parvient-il à convaincre ? Dans le quotidien El Watan du 19 mars, les cloches rendent un autre son. 

Zouheir Aït Mouhoub parle des ghettos d’Alger à propos des bidonvilles, et en particulier le premier d’entre eux en taille. A Diar Echems on dénombre 12.000 habitants. La semaine passée, des émeutes ont secoué le quartier. Les gendarmes ont chargé à l’aveugle et embarqué une vingtaine de jeunes manifestants : toute une époque, celle des faubourgs parisiens de l’après-guerre. Les forces de l’ordre ont ramené le calme, mais la grogne demeure. Le journaliste a rencontré un certain nombre de rescapés des affrontements. Ce ne sont ni des marginaux ni des révolutionnaires. L’un est fonctionnaire, vit dans le bidonville depuis 1982, et dit ne plus supporter de voir ses enfants marcher dans des égouts à l’air libre qui débordent les jours d’orage ou lors des pluies hivernales. Sa femme et ses enfants souffrent d’asthme, de maladies de peau. «  Les autorités ne nous rendent visite qu’en période électorale et la police voit en nous des délinquants et des voleurs. Mon fils, étudiant en droit, est souvent appréhendé par la police à l’entrée du bidonville. Son tort ? Vivre dans un endroit nommé… Remli. »

Le deuxième interviewé est mécanicien. Marié depuis sept ans, il attend toujours un logement social. Le troisième a vingt-quatre ans et poursuit des études de psychologie. Sa famille se partage trois chambres : deux parents et neuf enfants. Lui aussi se plaint des égouts et des ordures. Le quatrième interviewé, retraité, réside à Remli depuis trente ans. Il ne se remet pas des violences policières des heures précédentes. Il a été frappé et sa femme a perdu connaissance en inhalant des gaz lacrymogènes. Comme les autres personnes rencontrées par le journaliste d’El Watan, il crie son incompréhension contre le pouvoir. Tous promettent de descendre dans la rue à nouveau pour réclamer que le pouvoir tienne ses vieilles promesses... A Alger, hier est aujourd’hui.

PS./ Geographedumonde sur l’Algérie (avant et après 1962) : Mosquées, passions françaises, Ne pas confondre Sétif et sélectifL’Algérie plutôt que la Seine - Saint-DenisLes déçus de l’Algérie se comptent des deux côtés de la Méditerranée, Algérie à pleurer, Ne pas confondre analyste mythomane et pompier pyromane, Vagues, vaguelettes et fossé, Réflexions sur la colonisation de l’Algérie à l’époque de Bugeaud.

 


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14 réactions à cet article    


  • Ahmed8491 30 mars 2010 16:34

    Bonjour M. Bruno de Larivière,

     

    Je suis l’auteur de la vidéo intitulée « Alger  Février 2008 », publiée sur Youtube  et d’autres sites sous le nom de Ahmed8491.

    Tout d’abord je suis étonné que vous n’ayez pas sollicité ma permission pour  utiliser mon film afin d’illustrer votre article publié sur Agoravox. Il n’y a aucun droit d’auteur à payer mais cela me semble être le minimum de courtoisie ou de déontologie.

    Je peux vous préciser que ce film (amateur et sans prétention aucune) a été réalisé par mes soins pour illustrer ma passion pour une ville Alger dont je suis fier depuis toujours (hier, aujourd’hui et demain).

    Mais la raison la plus importante qui a motivé mon intervention auprès de vous, ce sont les commentaires et les conclusions que vous tirez à partir de mon film.

    Et uniquement ceux-ci.

    Pour la simple raison que tous vos commentaires sont erronés ou au minimum prêtent à confusion

    Je vais vous expliquer pourquoi :

    Cette vidéo a été tournée dans la capitale algérienne en février 2008 grâce à une caméra embarquée dans une voiture particulière

    Il n’y a rien d’extraordinaire, il suffit de lire la présentation de la vidéo pour savoir que c’est une caméra embarquée, il me semblait que c’était un brin d’humour mais apparemment cela n’a pas été compris en tant que tel.

    Oui bien sûr une voiture particulière, c’est la mienne !

    Le conducteur reste silencieux, mais a allumé sa radio.

    Et alors ?je voulais réaliser un film, pas un discours !

    Par contre c’est vrai que chaque fois que je monte en voiture j’allume la radio, bien que je n’en fasse pas une action extraordinaire.

    Un fond sonore accompagne donc la traversée de la ville, entre musique classique et flash d’informations en langue française.

    La radio en question c’est la Chaine 3 qui émet en français mais je vous informe qu’il y a aussi la Chaine 2, en kabyle et la Chaine Une, en arabe, c’est-à-dire en langue nationale.

    Les images séduisent parce qu’elles retracent un univers urbain familier.

    Tout à fait d’accord avec vous, c’est exactement le but de mon film.

    Grâce aux palmiers bordant les avenues ou plantés sur les places, l’exotisme n’est pas tout à fait absent.

    Ces palmiers existent là où ils sont depuis la nuit des temps comme dans beaucoup de villes méditerranéennes.

    Les traits spécifiques de la ville d’Alger ne sont pas ceux auxquels on pourrait s’attendre

    Sur quelles bases vous pouvez affirmer une telle contre-vérité ?

    La misère de certaines agglomérations du Sud ne s’étale pas dans les rues. Les Algérois pauvres vivent dans la Casbah, ou dans les périphéries, là où la voiture ne s’aventure pas.

    Vous voulez faire passer un certain nombre de clichés, faux et erronés, c’est votre droit mais pourquoi utiliser mon film ?

    La caméra croise peu de femmes…………. pas d’enfants, et peu de vieillards.

    C’est un film, ce n’est pas un recensement !

    Les stores de magasins sont baissés

    C’est vrai moi aussi j’ai remarqué que les magasins ouvraient le matin et fermaient en fin de journée,

     La voiture roule vite, visiblement au-dessus des limitations prévues dans les villes européennes.

    FAUX

    Des piétons traversent à l’aveugle, semblant ne pas craindre un accident.

    Effectivement, beaucoup d’internautes m’ont posé la question à propos des piétons et ma réponse a été très claire, je peux vous dire cela est dû au fait que je roulais doucement pour pouvoir filmer et que de toutes façons je conduis toujours de façon calme et pondérée.

    Le reste de votre article ne me concerne pas même si, après l’avoir lu, je peux vous dire que je ne partage pas du tout votre avis.

    Salutations

    Ahmed

     

     


    • Serpico Serpico 30 mars 2010 18:00

      Cher Ahmed 8000 et quelques :

      Ne nous énervons pas !

      L’auteur n’a pas utilisé la video : il en a donné l’adresse. Ce n’est pas la même chose. Elle est publiée et en faisant cela, il envoie des gens visionner votre oeuvre.

      Pour le reste, même si je n’ai pas encore vu cette video, il faut reconnaître que la ville d’Alger -comme la plupart des grandes villes algériennes- est pétrifiée en une image du passé sans vraiment le reproduire. Je veux dire que ce n’est pas un musée.

      Il y a quelques petites erreurs d’interprétation commises par l’auteur, notamment en ce qui concerne les pauvres qui habiteraient la Casbah ou les riches qui auraient déserté le centre-ville, mais dans l’ensemble, je crois que c’est dû à ce que renvoie votre video, le tableau n’est pas loin de la réalité.

      Les piétons traversent comme des kamikazes pendant que les automobilistes ont l’air de jouer à qui ne loupera pas le piéton. La circulation à Alger est cauchemardesque et c’est un habitué d’Alger qui vous le dit. Ni feu rouge ni Sidi Zekri (autre nom de Jesus-Christ :) ).

      Les voitures ont même parfois l’air de traverser la rue comme des piétons. C’est à qui mieux mieux.

      Sans parler de la signalisation aussi fantaisiste que loufoque parfois avec son orthographe approximative et sa précision douteuse.

      Et l’auteur ne parle pas de la crasse omniprésente et envahissante. Une plaie.

      Les algéroises sortent beaucoup, c’est vrai.

      Les boutiques, c’est mon seul plaisir à Alger, il y en a qui ne ferment pratiquement pas.

      Mais dans l’ensemble, Alger est figée. Toute l’Algérie est figée.

      Quand on construit, on opère comme des techniciens froids et sans âme. L’architecture est aléatoire ou franchement horrible. Les maisons sont des figures géométriques.

      Tout le pays ressemble à une base de vie. Tout y a l’air précaire comme si tout le monde devait quitter les lieux à un moment ou à un autre.

      cela rappelle furieusement les bases de vie pétrolières : pas d’âme, pas de vie vraie.

      L’artisanat est mort. La culture est morte. Il n’y a plus que le clinquant et les souks Dubai et autres Taiwan.

      C’est un pays qui crève de sa belle mort et les journalistes chargés de mission ne font qu’enfumer le bon peuple.


    • Bruno de Larivière Bruno de Larivière 30 mars 2010 18:10

      Monsieur,
      Votre message me fait chaud au coeur...
      J’ai soudain l’impression que la Méditerranée ne nous sépare pas. Vous tenez absolument à indiquer que vous n’avez rien à voir avec moi, mais vous laissez ici un commentaire !
      D’autre part, vous essayez de contredire mon commentaire : c’est tout naturel, mais avancez un argument. Deux idées émergent, c’est vrai, dans votre propos. Votre vidéo - que je référence visiblement - est mise en ligne sur You Tube pour être vue (sinon, retirez-la !). Pourquoi aurais-je dû la négliger ? Sur ce que montrent les images et que vous ne semblez pas avoir noté, malheureusement nos interprétations divergent. Qu’y puis-je ? Chacun est libre de se faire une opinion...
      Sachez en tout cas que je visiterais avec grand plaisir Alger...


    • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 30 mars 2010 17:13

      « Dans la capitale algérienne, les quartiers populaires s’agitent. Dans le centre-ville historique, rien ne bouge... Quant aux élites, elles vivent ailleurs, sur les hauteurs ou en périphérie. »

      Comment avez-vous choisi ce titre ? «  A Alger, hier est aujourd’hui », vous pouvez ajoutez : et aujourd’hui sera demain pour laisser pourrir Le Corbusier !

      C’est une « ville » figée depuis un demi siècle au profit des carcasses de bétons anarchiques des particuliers qui foisonnent aux alentours, mais il est vrai que s’il y’avaient des élites cette « capitale » ressemblerait aujourd’hui à celles resplendissantes des pays réellment pétroliers !

      Les chemins de fer sont ceux de l’ancêtre PLM et les transports publics ne sont plus publics et de plus ils sont désordonnés ; les parcs de stationnement insuffisants pour les milliards de carcasses automobiles qui circulent pour rien, les administrations grouillent encore dans les vieilles batisses coloniales et l’état général de cette ville est plus que délabré !

      J’oubliais, il y’a le projet du « Métro d’Alger » vieux de 30 ans initié en 1981 et qui n’arrive pas à voir le bout du tunel encombré encore aujourd’hui par un insolite Tramway qui devrait rouler peut-être ...plus tard à peu près à 1 km/ heure pour ne pas déranger l’anarchie habituelle !

      Mohammed MADJOUR. http://www.republic.unblog.fr/


      • Rough 30 mars 2010 22:13

        @l’auteur....
        Je vis à Alger depuis 1/2/2006...expat depuis presque 20 années....Une assez longue expérience me semble-t-il....
        La vidéo est réaliste, amusante, nostalgique...mais vos conclusions sont un peu courtes....Alger est une ville de merde....faut dire ce qui est !....De là à dire que les pauvres sont à la Casbah il y a un monde....Allez voir El Harrach (ex Maison Carrée) ou Rouiba Réghaïa....des riches peut-être ?...Des riches sur les hauteurs ?....Qu’est-ce à dire ?....Soyez précis !....Pas de riches sur Didouche Mourad ou Laarbi Ben Mhidi ?....Sans déconner ?....
        A mon avis vous êtes un intellectuel parisien....vous avez vu la vidéo et vous vous êtes fait votre cinéma....Venez-y pour de vrai ici !...C’est une ville de merde certes, mais pas comme vous le dites.....Les piétons qui traversent c’est un argument de merde...t’as qu’a regarder les piétons à Paris où il n’y a pas de Casbah....Ou à Dakar et à Nairobi..ou à Barbès...


        • mokhtar h 30 mars 2010 22:54

          Je ne vois pas où l’auteur veut en venir. Et je ne veux pas lui faire un mauvais procès. L’hier au sens où il l’entend est définitivement révolu.
          C’est « aujourd’hui » qui s’étend trop longuement, depuis le jour où en 1965 des gens armés ont pris le pouvoir et confisqué la totalité de l’espace et du temps. Jusqu’ à ce jour de fin de mars 2010.
          Immobilité, dessèchement et glaciation. Alger vit une longue gestation qui attend d’accoucher d’un demain de révolution, après avoir vainement attendu de simples évolutions des mutations. Jusqu’à aujourd’hui Alger ne fait que de fausses couches ou se fait avorter de force.


          • ines 31 mars 2010 09:23

            Mokhtar h

            Etes-vous algérien ?

            Si oui, pourriez-vous nous donner des précisions sur ce pays dont la majorité de sa population est jeune.

            Est-ce un pays où quelques uns s’engraissent au détriment du plus grand nombre ?

            C’est pourtant un pays qui a du potentiel ;


            • ines 31 mars 2010 09:38

              Shaw

              Votre nom parait compliqué. J’ai entendu parler de vous.


            • ines 31 mars 2010 09:42

              Shaw

              Excusez .

              Vous n’étiez pas Shawford récemment ?

              Dans le club « Clair Instant » , tout se sait très vite.


            • ines 31 mars 2010 09:59

              Shaw
              Je suis à la recherche d’âmes ne voulant se plier à la Balance cosmique.

              Quel orgueil ! Changez les hommes, d’abord.

              En Algérie mais surtout en France où la médiocrité voudrait l’emporter .


            • ines 31 mars 2010 10:13

              Shaw

              Nous allons étudier votre proposition mais vous n’êtes pas encore fiché malgré que nous connaissons votre profil pshychologique.


            • ines 31 mars 2010 10:34

              shaw

              Vous êtes à l’épreuve.

              nous recherchons un dénicheur apte à éliminer les sujets suivants :

              1/ les TOTOS.
              2/ les faux TOTOS ;
              3/ les beaufs
              4/ les propagandistes inutiles.

              Au première examen, vous semblez correspondre au profil demandé mais en préliminaire, nous attendons des résultats concrets.

               


            • mokhtar h 31 mars 2010 14:24

              A Ines
              Bonjour.
              Oui, je suis algérien. E je vis en Algérie depuis ma naissance qui remonte au milieu des années 40.
              Si vous voulez.... C’est un pays ou quelques uns s’engraissent au détrimend plus grand nombre, comme vous le dites. Mais c’est une caractéristique que vous trouveriez dans la plupart des pays. Il y a quelques spécificités.
              Difficile de préciser : j’éprouverais les plus grandes peines du monde à rassembler les idées qui m’assaillent et de donner un rendu un peu proche de la fidélité, étant donné que je ne suis pas tout à fait d’accord avec tout ce qui s’écrit là dessus.
              En gros, c’est le pays de l’opacité où l’information est toujours parcellaire. Et que l’on recoupe par d’autres informations qui datent et qui sont en tout état de cause, toujours parcellaires. Il faut un considérable travail de débroussaillage.
              Un pays qui a commencé avec les méthodes du coup d’état, et donc d’une prise du pouvoir et d’exercice du pouvoir dans les plus grands secrets : un culte qui s’est étendu à toutes les sphères sociales, économique et politiques jusqu’aux moindres détails au point où plus personne ne s’avise de communiquer : même pas les administrations publiques, ou les commerçants. Au point où personne ne sait communiquer ou s’avise même de communiquer. Y compris les annonceurs publcitaires.
              Aussi, à coté de ce goût du secret, des maladresses, de l’incompétence, et un public de plus en plus blasé qui ne demande plus rien.
              A titre d’exemple, parmi tant d’autres, un bon dispositif favorisant la création d’enterprises idividuelles par les jeunes pour lutter contre le chômage. Créé depuis quelques années, et enrichi par l’accompagnement de ces jeunes entrepreneurs avec des facilités bancaires et fiscales assez attrayantes. une opération d’intérêt public. Normalement, c’est un bon point au bénéfice des autorités. . Pourtant, celles ci n’ont commencé à informer correctement les jeunes que ces dernières semaines avec l’organisation de portes ouvertes.
              Aujourd’hui, c’est un pays qui a de l’argent , beaucoup d’argent, énormément d’argent. Et qui a des dizaines de milliers de projets de développement nationaux et locaux, financés par dizaines de miliards de dolars. Seulement dans beaucoup de cas, des projets avec une efficacité limitée, des hôpitaux insuffisamment équipés, des écoles sans élèves ou en taille disproportionnée parce que mal localisées. Des barrages flambants neufs, qui commencent a s’envaser dès leurs premières années, sans que personne ne s’en soucie après leur inauguration avec force télévision, parfois même en direct.
              En bref, il manque une vision horizontale des projets, où si vous voulez une vision et une réalisation intégrée, pour en tirer la meilleure efficacité. De la construction de logements, beaucoup de logements, mais jusqu’à ces dernière années, et dans des cas pas rares, sans eau, sans gaz, sans électricité, sans téléphone, sans équipements publics, pendant deux ou trois années ou plus, après leur première occupation.. Donc, après le manque de logements, un nouveau calvaire pour les « chanceux » qui en bénéficient.
              il s’agit surtout de maladresses et d’incompétences où les autorités font la sourde oreille. Il n’y a pas que çà, mais cela soulagerait la mal-vie de la population.
              Ce ne sont que des exemples parmi d’autres. Bien que je n’aie pas publié d’article, vous pouvez cliquer sur mon nom d’usager où à l’occasion de certains articles des collègues d’AV, j’interviens sur la question féminine et de la religion en Algérie, entre autres.
              pour le reste, j’essaierai de débroussailler çà quand j’arriverai à rassembler mes idées.
              Ceci dit dit, je ne réponds jamais aux trollers et aux islamophobes primaires qui abreuvent d’insultes les auteurs des articles, sans le moindre apport sur le fond des contributions proposées.
              Cordialement


            • Alois Frankenberger Alois Frankenberger 31 mars 2010 11:52

              Grâce à son gaz et à son pétrole l’Algérie pourrait tout de même construire des logements décents pour sa population : en plus, ça lui permettrait de donner de l’emploi à ses citoyens ... à moins qu’ils sous traitent les chantiers aux Chinois ...

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