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Accueil du site > Actualités > International > À propos de la France et de l’Otan

À propos de la France et de l’Otan

Je crois, à l’occasion du récent sommet de l’Otan, qu’il s’est passé l’un des actes les plus importants de M. Sarkozy depuis que celui-ci est arrivé aux affaires, peut-être même de l’ensemble de son quinquennat. Pourtant cela est passé presque inaperçu dans l’opinion.

On ne peut pas dire, en cette circonstance, qu’il n’y ait pas eu une certaine cohérence chez notre président.

La politique qu’il a suivie avec une certaine constance a comporté en effet plusieurs volets successifs :

a/ la mise en place d’une constitution minimale, le Traité de Lisbonne, où la France a eu un rôle très actif. Même si on peut toujours regretter ce côté minimaliste et sans réelle ambition pour l’Europe elle-même ;

b/ un rapprochement avec l’Angleterre solennisé par le voyage à Londres de M. Sarkozy ;

c/ le rapprochement très marqué avec l’Otan. Je dis bien rapprochement, mais pas réintégration car, en fait, même si le général de Gaulle en avait retiré, en 1969, les forces françaises de son commandement intégré, la France faisait toujours bien partie de l’Otan ;

d/ enfin, on cherche maintenant à créer au sein de l’Otan - et c’est là que les choses prennent une tout autre dimension - une structure reposant désormais sur deux piliers : un pilier américain et un européen.

C’est un schéma tout à fait nouveau qui n’est pas neutre du tout. Et c’est là que se situe l’importance que je soulignais plus haut du changement de stratégie de la politique étrangère française.

Ce choix stratégique a au moins deux conséquences :

1/ quoi qu’on en dise, cela amène d’abord à une distanciation très marquée de nos relations avec l’Allemagne. Or, celles-ci, depuis bien des années, ont toujours constitué le véritable moteur de l’Europe. On rompt clairement non seulement avec une tradition européenne plus ou moins intégrationniste, mais on rompt aussi avec la politique du général de Gaulle, base de toute notre politique étrangère suivie ensuite tant par Pompidou, Giscard, qu’ensuite par Mitterrand ou Chirac ;

2/ nous nous alignons désormais plus ou moins sur la politique américaine, mais sans, cependant, avoir négocié préalablement quoi que ce soit avec les États-Unis pour prix de cet alignement.

Nous voici très éloignés de la ligne gaulliste suivie par la France depuis un demi-siècle, y compris dans ses relations avec ses partenaires européens.

RUPTURE TOTALE AVEC LA POLITIQUE GAULLISTE

Un demi-siècle, me dira-t-on ? Il est vrai que depuis tout ce temps les choses dans le monde ont bien changé. Faut-il que notre politique reste donc figée sur des lignes de force qui, aujourd’hui, se sont largement déplacées ?

À la création de l’Otan, le monde occidental avait pour ennemi principal l’URSS, et ses affidés communistes qui occupaient une grande partie de l’Europe et avaient leurs missiles à nos frontières.

Aujourd’hui, l’URSS a disparu, tout comme le Pacte de Varsovie qu’elle avait créé face à l’Otan. Et la Russie n’est plus la puissance menaçante qu’elle était. Depuis, encore, l’Europe a été libérée du joug soviétique avec la chute du Mur de Berlin et une grande partie de ces peuples enfin libérés ont, depuis, intégré l’Otan, certains, même, l’Union européenne et ont frontières ouvertes avec les nôtres.

L’Otan avait donc été créée à l’origine à la demande des pays libres d’Europe pour se protéger de la menace communiste, s’associant pour cela à la toute-puissance américaine.

L’ENNEMI : LE TERRORISME INTERNATIONAL

Aujourd’hui, l’ennemi n’est plus le même : il est le terrorisme international, entretenu par les intégrismes religieux dont, notamment, le terrorisme intégriste islamique qui est désormais le plus menaçant de tous.

Le général de Gaulle avait quitté en 1969 le commandement intégré de l’Otan parce que, entre-temps, la France s’était équipée de l’armement nucléaire qui, à lui seul, constituait à ses yeux une arme de dissuasion suffisante pour éloigner toute initiative militaire du monde communiste contre nos frontières.

Cette attitude avait donc permis à la France d’adopter une politique d’indépendance vis-à-vis des États-unis sans, cependant, que nous ayons quitté toutes relations avec cet allié surpuissant et ami.

La France a commencé pourtant il y a peu, sous Chirac, de se rapprocher timidement de l’Otan en acceptant de siéger de nouveau au Comité militaire de l’Otan. Et ce pour la raison que j’ai exposée plus haut : la finalité de l’Otan avait bien changé depuis de Gaulle.

M. Sarkozy entreprend donc de continuer cette mutation de notre politique étrangère en proposant aux Européens, lors de sa future présidence de l’Europe au 1er juillet, la création d’une défense européenne, laquelle s’intégrerait dans l’Otan auprès des États-Unis.

La question qu’on peut cependant se poser dès à présent est de savoir si l’Otan est bien, ou non, la bonne structure pour lutter contre le terrorisme. On peut en douter.

Par exemple, notre engagement en Afghanistan, et son renforcement, sont établis sur des bases qui sont battues d’avance. Et, ce qui est plus grave, rien n’a été négocié avec les États-Unis pour tenter de jeter d’autres bases. La France est donc rentrée purement et simplement dans la stratégie américaine et on ignore encore aujourd’hui ce qu’elle sera dans quelques mois après le départ de Bush.

Ensuite, on sait que les Anglais restent toujours rebelles à toute défense européenne. Ils ne sont partisans que d’une défense intégrée avec les États-Unis. Et ils ne changeront pas d’avis tant qu’ils n’auront pas ratifié le Traité de Lisbonne.
Que vaut donc le projet de M. Sarkozy, même s’il a tenté d’amadouer les Anglais lors de son voyage à Londres ?

RÉCONCILIER L’OCCIDENT AVEC LUI-MÊME

Nous voici donc de retour à la vieille politique d’équilibre des puissances. Elle est complètement inadaptée face aux circonstances. Et on voit M. Sarkozy jouer tour à tour la carte des Anglais, celle des Américains, puis celle des Allemands et puis encore celle des Russes. Et M. Fillon de déclarer même, récemment, à la grande fureur des Américains, que la bonne réponse au terrorisme était "l’équilibre des puissances en Europe... avec la Russie".

Il faut aussi reconnaître que nombre de nos pays partenaires européens, notamment ceux issus de l’ex-Pacte de Varsovie, sont davantage atlantistes, donc plus proches des États-unis, qu’ils ne sont proches de l’Europe occidentale. Pour exemple le plus marquant : la Pologne.

Le projet de M. Sarkozy doit donc plus consister à réconcilier les atlantistes avec les Européens et les faire s’intégrer entre eux. Donc nécessairement avec l’appui des Américains, chefs de file des premiers. Il faudra tous convaincre que maintenant l’ennemi c’est bien le terrorisme islamique plus que tout autre chose.

C’est une nouvelle vision du monde qui est en train de naître sous nos yeux.

Il est donc devenu urgent de réconcilier l’Occident avec lui-même.

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17 réactions à cet article    


  • Alpo47 Alpo47 29 avril 2008 11:18

    Comme vous le soulignez, on peut effectivement se poser la question, en 2008 l’Otan, pourquoi faire ?

    La lutte contre le terrorisme ne saurait mobiliser des centaines de milliers d’hommes, avec un équipement hypersophistiqué, des dizaines de bases militaires et environ 60.000 soldats américains qui restent présents en europe. La "guerre froide" étant terminé, il a fallu trouver un nouvel ennemi (prétexte) à leur présence : le terrorisme. 

    Etant donné que je préfère penser que les décisions de nos gouvernants visent à un objectif concret, pourquoi donc notre nouveau président tient il tellement à modifier nos alliances, se rallier aux américains et aux anglais, et adopter partout des postures guerrières ?

    Je me demande si ces décisions ne sont pas le simple bon plaisir de notre président, ne serait ce déjà que de satisfaire son envie de "jouer avec les grands", tellement il me parait douteux qu’il ait une vision géostratégique à long terme ...

    Evidemment, les marchands de canon Français sont tous les amis du président... Non, impossible...


    • ZEN ZEN 29 avril 2008 11:53

      Ces nouvelles missisons de l’Otan doivent nous inquiéter...

       

      -L’Alliance atlantique, cadre de l’hégémonie américaine


      L’OTAN après la Guerre froide : L’élargissement des missions

      Les Etats-Unis sont-ils une menace pour l’Europe ?,
      "...Pour jouer son rôle, l’Europe devrait se différencier (de la politique us en trois point essentiels : son projet diplomatique ne peut être que celui d’"une puissance militaire sans ambition impériale". Il s’ensuit une modification sensible de son rapport à l’oTAN . L’union des Européens a éclaté à propos de la guerre en Irak.Lla menace de guerre contre l’Iran présente les mêmes risques. En deuxième lieu, la stratégie européenne de recours à la force doit se différencier des concepts américains de destruction et avancer une stratégie de neutralisation..Enfin , l’Europe pourrait disposer de son propre système d’évaluation de crises et non plus dépendre des renseignements américains.." (Pierre Conesa)>>>

      -(LES MÉCANIQUES DU CHAOS - Pierre CONESA)

      -La « guerre au terrorisme », nouvelle mission de l’OTAN

      Sarkozy veut sa part du choc des civilisations


      • aldebaran aldebaran 29 avril 2008 12:12

        Je partage cette analyse, mais ...

        Mr Sarkozy [propose] aux européens, lors de sa future présidence de l’Europe au 1er Juillet, la création d’une défense européenne, laquelle s’intégrerait dans l’OTAN auprès des États-Unis.

        C’est là que ça va coincer : une défense européenne est incompatible avec l’OTAN. L’OTAN c’est le "bras armé" des Etats-Unis, aidés de supplétifs pêchés un peu partout dans le monde. Qui décide de l’action de l’OTAN, sinon les Etats-Unis ?

        Une défense européenne devrait logiquement être indépendante par définition. Alors, je crois que, si jamais elle voit le jour dans un avenir pas trop éloigné, cette défense sera soit indépendante et donc tôt ou tard en opposition frontale avec l’OTAN (les Etats-Unis), soit aux ordres de cet encombrant allié, c’est-à-dire qu’elle n’aura d’européen que le nom.

         


        • Yannick Harrel Yannick Harrel 29 avril 2008 14:03

          Bonjour,

          Je m’étais fendu moi même d’un article sur le sujet il y a de nombreux mois sans me tromper quant à la détermination de notre cher Président à mettre la France à la remorque militaire des Américains. Votre article me semble éminemment pertinent sur plusieurs points :

          • Le pilier d’une défense Européenne tant vanté par Nicolas Sarkozy ne verra jamais le jour, le seul moyen qui consistait à le voir émerger était une alliance continentale entre la France, l’Allemagne et éventuellement d’autres pays comme le Benelux et l’Italie. On sait pertinemment que le Royaume-Uni ne veut pas d’une Europe forte, et encore moins militaire, c’est pourquoi le calcul (ou mauvaise foi) du Président Français rend caduc cette vision. A tout ceux qui me répondrait que l’Eurocorps est cet embryon de défense Européenne, je leur demande d’aller faire un tour sur le site de ce groupe d’armée et de s’intéresser à l’accord SACEUR de 1993...
          • Tourner le dos à l’Allemagne c’est tourner le dos à notre premier partenaire commercial Européen et notre meilleur allié sur le continent. injustement méconnu mais nous ayant suivi sur nombre de projets industriels comme politiques majeurs. Je doute que le Royaume-Uni puisse pallier un tel retrait.
          • La voix de la France va se diluer dans le monde, noyé dans les aboiements des autres membres de l’OTAN. Tout le crédit diplomatique qu’elle avait acquis ces dernières décennies (avec des hauts et des bas je l’accorde) est en train de s’étioler en très peu de temps. La France devient une nation suiveuse, de rang moyen et d’une fadeur diplomatique rarement égalée.

          J’ai visionné récemment un entretien avec Jean-François Susbielle concernant les futures puissances mondiales : je vous livre le lien ICI et vous invite à y faire un tour en raison de sa pertinence. Ca nous fait comprendre pourquoi nous sommes sortis de l’Histoire en suivant une voie d’assujettissement.

          Cordialement


          • Dominique Larchey-Wendling 29 avril 2008 15:05

            @ l’auteur,

            Il faudra tous convaincre que maintenant l’ennemi c’est bien le terrorisme islamique plus que tout autre chose.

            N’importe quoi. Le plus grand danger, c’est les guerres pour le pétrole et pour le gaz au Moyen Orient. Le terrorisme est la justification à ces guerres. Point.

            Le vrai danger c’est l’Occidentalisme, et en particuliers notre subordination à cette idéologue guerrière.

             


            • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 29 avril 2008 23:06

              @ Dominique Larchey-Wendling

              Tout à fait d’accord avec votre intervention ainsi que les suivantes. Nous sommes dans un complet renversement et des valeurs et des faits. Sous prétexte de porter les valeurs universelles de la démocratie l’Occident fait la guerre sous la bannière US pour le contrôle de l’économie ou des ressources un peu comme les espagnols ont conquis les amériques pour les évangéliser et en ramener toutes les richesses possibles.

              Après les valeurs de la religion, celles de la démocratie, ne sont que des prétextes à une volonté de puissance qui ne connaît aucun frein depuis la chute du mur de Berlin.

              La conclusion de l’article est intéressante en ce qu’elle fait bien apparaître comment le terrorisme islamiste est mis en avant pour assurer la réconciliation de tous et la constitution d’un gouvernement militaire international sous les ordres du complexe militaro-industriel US.

              Comme Ben Laden, comme Saddam Hussein, le terrorisme islamiste est un péril fabriquée de toute pièce par ledit complexe militaro-industriel. La guerre en Irak est quasi unanimement reconnue comme un échec sur le plan du terrorisme qu’elle a simplement contribué à décupler après avoir fait tourner la machinerie de guerre US pour accoucher d’un simulacre de démocratie. (Elle n’est pas un échec sur le plan du contrôle des ressources et des gouvernement puisque des bases US sont installées là-bas ad libitum).

              En conclusion, le terrorisme islamiste est, en propre, un bouc émissaire, qui, quand bien même il ne serait pas innocent comme l’agneau sacrificiel, n’est certainement pas le danger qu’on nous présente afin de justifier une mise sous contrôle militaire US du monde en général, du citoyen en particulier.

              Croire aux salades des médias sous contrôle (cf. l’article du new york times du 20 avril sur la manipulation de la presse par les experts militaires sous contrôle du Pentagone) c’est s’asservir, se soumettre volontairement, en toute liberté (cf. La Boetie et son "traité de la servitude volontaire" ainsi que Beauvois et son "traité de la servitude libérale" qui analyse les mécanismes de la première et les appliquent à la joyeuse actualité de notre monde)


            • Dominique Larchey-Wendling 29 avril 2008 16:17

              Bien-sûr que non. L’occidentalisme, c’est la guerre pour le contrôle des ressources. La démocratie n’est pas incompatible avec la guerre. Mais il y a d’autres démocraties en dehors de l’Occident et certains membres ou alliés de l’Occident ne sont pas des démocraties, voir même sont des dictatures.

               


            • Dominique Larchey-Wendling 29 avril 2008 17:27

              Pour l’instant, les guerres c’est l’Occident qui les déclenche. Pas l’Irak. Pas le Liban, pas la Syrie pas l’Iran. Je ne vois pas pourquoi ni devrions partir en guerre à cause des centrales atomiques de l’Iran. L’énergie atomique est un droit pour tous les pays signataires du TNP dont l’Iran est signataire. L’enrichissement de l’uranium aussi est un droit. Seule la fabrication de bombes est interdite (et l’enrichissement à des taux militaires, je n’ai plus la limite exacte mais elle est doit être autour de 10-15% U235/U238).

              Les guerres sont déclenchées pour le contrôle du marché des hydrocarbures et assurer l’hégémonie américaine. Le reste : démocratie, droits de l’homme, de la femme, terrorisme, islamisme, ... c’est du blabla pour les gogos.

              Et les vrais ennemis des USA sont donc ses concurrents potentiels sur l’accès aux ressources, c’est à dire la Chine, la Russie et surtout : nous l’Europe.

               


            • Weinstein 29 avril 2008 17:45

              Ah tiens c’est nouveau, ça vient de sortir cette théorie fumeuse...

              Le Hezbollah n’est pas entré en guerre avec l’état hébreu, la Jordanie, Syrie, EgyptelLiban contre le jeune état des Juifs, l’iran avec l’Irak (ou le contraire personne ne s’en souvient), le maroc avec le polisario, les Arabes contre les kabyles etc

              J’en ris encore de ses porpos de ce sieur Larchey.

               


            • aldebaran aldebaran 30 avril 2008 10:25

              @ T. Jacob

              Dites-moi un peu : coloniser et soumettre, ce n’est pas ça que fait l’Occident depuis toujours ? Colonisation qui s’avance masquée derrière le terme de Démocratie aujourd’hui.

              En d’autres temps, c’était la christianisation, avec les résultats que l’on sait... Il ne faut pas s’étonner aujourd’hui que dans bon nombre de ces ex-colonies les soi-disant "valeurs occidentales" suscitent la méfiance

              Quant au pétrole, rappelez-vous tout de même qu’il n’y en a plus beaucoup


            • Gzorg 29 avril 2008 19:04

              [quote] Aujourd’hui, l’ennemi n’est plus le même : il est le terrorisme international, entretenu par les intégrismes religieux dont, notamment, le terrorisme intégriste islamique qui est désormais le plus menaçant de tous.[/quote]

              On lit cela et on se demande tout de suite si c’est bien le rôle d’internet de rappeller en boucle les même mensonges que la presse dominante...

              Non Mr le terrorisme n’est pas une menace terrifiante, il a un million de fois moins de chance de vous tuer qu’un ivrogne au volant sur la voie publique.

              Le terrorisme n’est qu’un artefact virtualiste crée et entretenue par le pentagone pour justifier ses guerres d’approvisionement énergétique.

              C’est une gentil histoire pour justifier le renoncement de nos hommes politiques devant les turpitudes d’une puisance occidentale devenue folle.

              De Gaulle aurait pris ces histoires de terrorismes pour ce qu’elles sont : des fadaises qui relevent au mieux d’une action de police et en aucun cas d’une guerre de "civilisation".

              Renoncer une fois à une souveraineté c’est y renoncer pour toujours, demandez donc aux Anglais....

              Nous avons elu un bonnimenteur qui porte un coup terrible a notre pays, à son indépendance à sa diplomatie et a sa politique si difficilement construite.

              Jamais vous ne me ferez prendre des vessies pour des lanternes, ce qui viens d’être fait est une trahison à la France, ni plus ni moins !


              • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 29 avril 2008 23:19

                Tout à fait d’accord


              • caramico 29 avril 2008 19:39

                Les Jacob, Lyon et compagnie parlent pour Israel, pas pour la France...


                • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 29 avril 2008 23:27

                  Ne compliquons pas les choses. Ils parlent pour eux et il est probable qu’ils pensent défendre l’idée qu’ils se font de la France. Quand le péril était présenté (toujours par les corporations US) comme étant avant tout communiste, il y eût pas mal de français qui se faisaient une certaine idée de la France et qui ont collaboré avec la marionnette fabriquée par ces mêmes corporations (cf. le très bon livre de l’historien belgo-canadien Jacques Pauwels "Le mythe de la bonne guerre" qui montre comment Hitler, (comme Ben Laden en somme) a été, en quelque sorte, une fabrication US, leur instrument de lutte contre le communisme).


                • frédéric lyon 30 avril 2008 03:20

                  Je vois que la censure fonctionne très bien.

                  Donc, je reprends :

                  La France restera dans ses alliances traditionnelles, c’est à dire dans l’OTAN. Les alliés de la France sont la Grande-Bretagne, l’Allemagne, l’Italie, nos voisins. Et au delà ce sont les Etats-Unis d’Amérique.

                  Les communistes ont essayé de changer cela pendant la guerre froide contre l’URSS, le Parti Islamiste Français essaye à son tour de changer cela aujourd’hui, car nous sommes en guerre contre le fascisme musulman.

                  Rien de bien nouveau sous le soleil : Un Parti kollaborationniste tente de profiter de l’agenda international pour se rapprocher du pouvoir en France, en s’alliant avec nos ennemis et en épousant des intérêts contraire aux intérêts de notre pays. Le Parti Islamiste Français cherche à rompre nos alliances avec les démocraties occidentales pour rapprocher la France du Hamas et du Hezbollah, qui jouent le rôle de point d’appui extérieur que l’Allemagne Nazi a joué pendant l’Occupation auprès des kollabos de l’époque, et qu’a joué l’Union Soviétique auprès des communistes pendant la Guerre Froide. 

                  Il y a toujours eu un Parti de kollabos en France. pendant la Guerre de Cent Ans on l’appelait : le Parti Bourguignon.

                  Qui sont les membres de ce nouveau Parti de kollabos ? Essentiellement des membres de l’extrème gauche radicale, antilibérale, antieuropéenne, antidémocratique et "antisioniste". Cette partie de la gauche qui appellera naturellement à de nouvelles émeutes raciales afin de donner la main aux Islamistes étrangers qui recrutent dans nos banlieues.

                  Tout ceci est clair comme de l’eau de roche et n’est pas très difficile à décrypter !

                  Mais nous pouvons pousser l’analogie avec la kollaboration pendant l’Occupation encore plus loin, en notant que nos nouveaux kollabos d’aujourd’hui provoqueront une rupture de la gauche en France exactement comme l’ont fait leurs prédécesseurs : Les kollabos de l’Islamisme sont les héritiers directs des Marcel Déat, Pierre Laval et autre Jacques Doriot, tous issus de la gauche.

                  Il ya aura à nouveau rupture à gauche, car qu’y a-t-il de commun entre ces gens et DSK, Valls, Kouchner ou Rocard ? Qu’y avait-il de commun entre Marcel Déat et Léon Blum ? 

                   


                  • leréveur 30 avril 2008 06:53

                    merci pour ce papier qui est un bon rappel à l’heure où notre nabot va envoyer nos jeunes se faire casser la gueule en Afghanistan ; probable qu’avant son élection et l’arrivée de son Lévitte à l’Elysée il n’aurait pas pu positionner ce pays sur une carte !!

                     

                    merci à Yannick Harrel pour ses références ainsi qu’à ZEN

                     

                    bien sûr il y a l’inévitable Jacob et ses psaumes, curieux qu’il manque frédéric de lyon et gazi borat. Ils sont en pélerinage ?


                    • frédéric lyon 30 avril 2008 18:38

                      De lerêveur :

                      probable qu’avant son élection et l’arrivée de son Lévitte à l’Elysée il n’aurait pas pu positionner ce pays sur une carte !!

                      ....................

                      "....l’arrivée de son Levitte...."

                      Voilà une expression qui fleure bon son antisémitisme et qui trahit l’origine allogène de son auteur.

                      Une illustration parfaite de mon commentaire précédent : Nous avons affaire à un nouveau Parti de l’étranger, qui crache sur notre pays, ses lois, ses institutions et ses représentants élus démocratiquement. La République a-t-elle vocation de réchauffer des vipères en son sein ?

                      Et voilà qui prouve aussi que l’antisémitisme en France aujourd’hui est un article d’importation.

                       

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