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Accueil du site > Actualités > International > A. Tsipras, ou l’art de (bien) faire semblant !

A. Tsipras, ou l’art de (bien) faire semblant !

"Qui veut la paix, prépare la guerre" [1]. Telle semble bien devoir être l'attitude que les dirigeants européens devraient avoir désormais, face à un interlocuteur qui paraît bien se moquer totalement du chaos qui se met en place chaque jour un peu plus en Grèce.

Car Alexis Tsipras n'est-il pas devenu un maître de cet art de faire semblant ?

  • Faire semblant de donner un signe de bonne volonté en ne faisant plus appel à son turbulent Ministre des Finances, alors que c'est bien plus parce qu'il était choqué de la prise de parole de Y. Varoufakis devant le peuple grec, le soir du référendum, avant lui
  • Faire semblant de négocier, alors que son nouveau Ministre des Finances vient sans aucune des propositions concrètes, crédibles, clairement attendues par les négociateurs européens ?
  • Faire semblant de vouloir rester dans l'euro, alors que tous ses actes vont dans le sens d'une sortie inéluctable de cette zone euro ? [2]
  • Faire semblant d'être à l'écoute de son peuple, et des différents partis grecs, y compris ceux partisans du OUI, alors que la dynamique enclenchée crée la mort de l'économie et le chaos en Grèce (non amorce d'aucune vraie réforme structurelle depuis 5 mois, désinformation pour faire croire que l'Europe demande à réduire le montant des retraites alors qu'il s'agit de repousser l'âge de la retraite, arrêt progressif de l'économie qui pouvait cependant repartir dès 2015, fermeture des banques pour plus d'une semaine, qui empêche les plus élémentaires activités économiques, etc.)

Il vient de rassembler la classe politique grecque sur un texte commun [3], de "soutien aux négociations entre le gouvernement Tsipras et les créanciers du pays, en vue d'un accord dans le cadre européen", alors qu'il fait tout pour reculer ce moment fatidique.

Et que son attitude depuis 5 mois, et depuis le résultat du référendum, a le don de hérisser les négociateurs européens contre lui.

Ne fait-il pas exprès de s'attirer ces foudres contre lui, en créant une situation de facto favorable à la sortie de la zone euro, pour mieux pouvoir ultérieurement faire porter la responsabilité d'une sortie de l'euro aux dirigeants européens  ?

La tactique serait d'essayer de faire apparaître aux Grecs, et aussi aux Podemos, FN et autres partis populistes, qu'il n'y a pas moyen de négocier avec les 18 autres dirigeants européens [4] et responsables de la zone euro.

Bien joué, en apparence, mais l'avenir dira si sur la durée ces choix seront 'payants', car les malheurs à venir du peuple grec risquent fort de se retourner très vite contre lui !

Et la confiance, essentielle en économie, et tout particulièrement en période de crise, n'est pas là

En attendant, nombre de commentateurs, de tous bords, se posent des questions à son sujet :

De son côté, Philippe Dessertine est également très pessimiste. Cdansl'air, : Ce qui marque, hier, c'est l'absence totale de proposition, lorsque le nouveau Ministre des Finances est arrivé à l'eurogroupe, c'est incroyable ! Nous sommes dans une situation de tension extrême, l'économie grecque est vraiment au bord du chaos, on est dans une situation qui devien tragique, et il n'y a rien de préparé ! Et même aujourd'hui,, on dit sans cesse, c'est demain qu'on va faire des propositions ! ça semble vraiment insensé ! .. Et si nous sommes entrés dans ce qu'un responsable allemand dans "une aide humanitaire", cela veut dire qu'on a déjà basculé, cela veut dire qu'on est déjà avec cette partie de l'Europe qui est en train de quitter l'Union. ... On a beaucoup théorisé, on est là vraiment dans du concret, Et c'est quelque chose qui glace le.sang, tout ce qu'on exposait, est en train de se passer pour de vrai. On est peut-être en train de vivre quelque chose qui dvient irréversible." Et c'est vraiment le scénario du pire qui est en train de se passer ? 'Oui'.

[1] Agoravox, 8 juillet 2015 "Pour garder la Grèce... préparer activement sa sortie de l'euro ! "

[2] LCP, 'Politique matin' de ce 8 juillet 2015 : Carole Barjon (Obs), "La partie de poker menteur, elle n'est peut-être pas là où on croyait qu'elle était. En fait on a l'impression que Tsipras, sachant que son peuple ne veut pas de mesures d'austérité, mais ne veut pas sortir de l'euro, attend que ce soit les européens qui prennent la décision à sa place !"

[3] RTBF 6 juillet 2015, 20h18 "Un "texte commun" des partis grecs pour un accord dans un cadre européen" Des dirigeants des principaux partis grecs se sont mis d'accord lundi pour élaborer "un texte commun" de soutien aux négociations entre le gouvernement Tsipras et les créanciers du pays, en vue d'un accord dans le cadre européen, a annoncé le ministre de la Défense, Panos Kammenos.

[4] Au passage, ces dirigeants ne sont-ils pas cependant tout aussi démocratiquement élus que lui ?


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99 réactions à cet article    


  • Ben Schott 9 juillet 2015 10:54

     
    Bravo à l’auteur qui a (si bien) fait semblant d’écrire un article !
     


    • Laulau Laulau 9 juillet 2015 10:59

      Faire semblant, vous m’avez l’air d’un spécialiste ! Vous faites semblant de connaitre le problème mais votre article n’est qu’une resucée du tombereau de mensonges déversés par les média.
      Je vous conseille de lire un peu autre chose que la propagande libérale. Par exemple ici :
      http://russeurope.hypotheses.org/4073
      ou bien là
      http://www.marianne.net/quand-les-medias-vont-ils-comprendre-que-les-grecs-font-politique-100235295.html


      • Laurent Simon 9 juillet 2015 11:16

        @Laulau Que le libéralisme ne soit pas votre tasse de... café.. ne vous oblige pas à traiter de mensonges des points que vous ne voulez pas admettre.

        Vos deux articles sont intéressants, mais ne donnent pas suffisamment d’information sérieuse, en tout cas pas complète Par exemple quand il cite Juncker et qu’il donne un commentaire pour le moins incomplet :« …je me suis toujours dressé contre les coupes budgétaires dans les niveaux de pension qui affecteraient les plus pauvres ». La lecture des comptes rendus des réunions, quand ils ont été rédigés, n’indique pas exactement cela
        (dans ce cas, prenez donc des éléments, et citez-les !)


      • capobianco 9 juillet 2015 12:00

        @Laurent Simon
        J’aime bien votre :

         « En attendant, nombre de commentateurs, de tous bords, se posent des questions à son sujet  »

        Cela nous éclaire assez bien sur la valeur de vos propos........... tf1, bfm, itélé, obs et toute la clique.


      • Laurent Simon 9 juillet 2015 12:05

        @capobianco « de tous bords autres que soutien inconditionnel de Syriza », aurais je dû dire ?


      • Laulau Laulau 9 juillet 2015 12:47

        @Laurent Simon

        dans ce cas, prenez donc des éléments, et citez-les !

        Ben voyons, pourquoi mettre en doute la parole de Junker, pas vrai ? Tandis que Sapir lui doit vous fournir les preuves de ce qu’il avance. A partir d’un certain moment il s’agit de confiance :
        Personnellement je fais plus confiance à un économiste qui dit depuis des années que l’Euro est une erreur et qu’il finira par s’effondrer. Plutôt qu’à l’ancien premier ministre du Luxembourg, champion d’Europe des paradis fiscaux et qui a abrité et abrite encore les trésors amassés par tous les fraudeurs du fisc européens.
        Mais les comptes rendus des réunions doivent pouvoir se trouver quelque part, si cela vous intéresse, cherchez les, pour moi j’ai confiance en Sapir.


      • Laulau Laulau 9 juillet 2015 13:02

        @Laurent Simon
        de tous bords autres que soutien inconditionnel de Syriza

        Donc il y aurait un bord, le soutien à Syriza, et pleins d’autres bords qui seraient contre. Peu être qu’en fait il n’y a que deux bords, non ? Les soutiens à Syriza d’un coté et ceux de la finance de l’autre.


      • Laurent Simon 9 juillet 2015 13:29

        @Laulau C’est vous qui parlez de mensonges, non ? N’est-ce pas à vous de prouver vos dires ?


      • capobianco 9 juillet 2015 17:34

        @Laurent Simon
        Non, non, tous du même bord ! Ce ne sont que des soutiens inconditionnels du système mis en place par et pour la finance et qui écument voir monopolisent les médias pour déverser leurs « arguments » que l’on ne peut pas vraiment qualifier d’objectifs.

        Et cela marche, votre ... document nous le confirme et en même temps, prendre ces économistes fumeux en « références » décrédibilisent totalement vos propos .


      • Laurent Simon 9 juillet 2015 18:00

        @capobianco « par et pour la finance »... vous ne pouvez pas vous empêcher d’avoir une pensée manichéenne, simpliste ?
        Dans mes ’références’, il n’y a qu’un seul économiste, mais il n’est pas fumeux.
        Et vos ’arguments’, en quoi seraient-ils plus objectifs ?


      • laertes laertes 9 juillet 2015 20:57

        @Laurent Simon : non , vous auriez du dire de tous bords sauf ceux qui n’interviennent pas à C dans l’air..............


      • capobianco 10 juillet 2015 06:59

        @Laurent Simon
        « Simpliste, objectif » ? Vous relisez vos réponses et vos affirmations ? Tsipras aurait « jeté son pays dans le chao » ? Il y a 5 mois la Grèce nageait dans le bonheur ...c’est pour cela que les grecs ont élu siriza ?

        « Simpliste, objectif » ? Avoir comme référence les indécrottables de « c dans l’air » genre Dessertine, çà c’est simpliste et difficile de parler d’objectivité . Tous ces fumeux « spécialistes » travaillent plus ou moins pour ou dans la finance et n’ont de cesse que de faire croire qu’il n’y a pas d’autre alternative que l’austérité et la régression sociale par des soi-disant « réformes ». Vous n’aviez même pas besoin de les citer on les avait reconnus dans votre texte...


      • Laurent Simon 10 juillet 2015 12:33

        @capobianco L’histoire n’est pas finie, et nul ne sait comment cela va se terminer dans quelques jours. Supposons qu’il y ait accord, finalement, à Bruxelles. Dans ce cas, Syriza aura fait croire à une alternative, et fait voter un NON à 61% à un plan que Tsipras accepterait finalement ?

        Tout en créant un chaos en Grèce, et la défiance des pays du Nord par rapport à ce pays du Sud ? Et en renforçant la défiance de beaucoup par rapport à l’UE, et à la zone euro, qui continue à aider la Grèce cependant ! Et en alimentant la conviction selon laquelle l’Europe se construirait contre les peuples ?! L’Europe ne se construit pas contre les peuples, mais contre la démagogie, ce qui est une énorme différence !


      • Laurent Simon 10 juillet 2015 12:43

        @capobianco Si vous regardiez Cdansl’Air, vous constateriez qu’ils prennent soin d’inviter des spécialistes qui ne sont pas d’accord entre eux, par ex. Dessertine et Fiorentino, ou E.Cohen, ou du Think Tank Terra Nova, ou d’un autre Th.T. pas d’accord du tout avec Fiorentino, etc. ...
        Et les économistes invités, s’ils sont la plupart pour des vraies « réformes structurelles », ne sont pas pour des rafistolages qui ne tiendraient pas longtemps.
        En l’occurrence, on ne peut pas parler de progrès social (40% de fonctionnaires, par exemple, si j’ai bien compris) s’il n’est pas durable. Donc on ne peut pas parler de régression sociale si les moyens utilisés permettent de refaire partir la machine économique sur de bons rails, durables.


      • La Voix De Ton Maître La Voix De Ton Maître 9 juillet 2015 11:09

        S’il ne voulait que sortir de l’Euro, il aurait pu se faire virer il y a longtemps en politisant la chose et en provoquant un conflit ouvert dans lequel son argumentaire serait plus légitime que celui de ses créanciers.

        La force de Tsipras c’est qu’il a une très bonne analyse de la situation, Varoufakis « exaspérait » ses interlocuteurs en démontrant leur ignorance de l’économie.
        Tsipras a fait le choix de ne surtout pas politiser son discours comme l’aurait fait un Mélanchon, mais de s’en tenir au faits et aux nombres. Dans la presse, ils ne peuvent qu’être d’accord avec ce qu’il dit même s’ils le qualifient de populiste et l’analyse glisse systématiquement vers une critique de l’UE et de l’Euro.

        Tsipras ne veut pas secrètement sortir de l’Euro, il joue en connaissance de cause à la limite de la fracture. Et si l’on résume l’enjeu des négociations :

        Sortie de l’Euro :
        Grèce gagne (banqueroute et avantage d’une monnaie nationale)
        Europe perd (risque systémique majeur, risque de sortie d’autres pays, perte des dettes grecques)

        La Grèce gagne (assouplissement de l’austérité)
        Europe perd (car elle a cédé)

        Donc la sortie de l’Euro n’est pas un objectif pour la Grèce : c’est un joker dans le jeu de Syriza. Les grecs s’affichent souriants depuis le début, tous les autres deviennent de plus en plus inquiets.

        Mais je rassure les nationalistes et autres anti-UE en herbe : le jeu ne fait que commencer, c’est évident, la Grèce n’est que la première étape, PODEMOS arrive... Donc il est totalement anti-productif de critiquer Syriza. Faut s’en tenir aux nombres et aux faits et engager votre adversaire sur une route où il ne pourra qu’échouer. L’upr m’a vachement déçu !


        • Laurent Simon 9 juillet 2015 11:32

          @La Voix De Ton Maître Vous faites de la politique comme Marx faisait de l’économie... sans prendre en compte la confiance, dimension essentielle dans n’importe quelle construction sociale, et donc dans l’économie.

          Comme François Hollande dans les 2 premières années de son mandat, A. Tsipras s’est évertué à créer de la défiance, et maintenant il va avoir beaucoup de mal (euphémisme), si jamais il arrive à sortir son pays de la situation où il l’a mise.

          Au passage, savez-vous ce qu’il ne fait absolument pas faire quand on pilote une voiture sur une route de montagne, au bord d’un ravin ?... Regarder le ravin, car l’être humain est fait ainsi, là où il porte le regard, là il dirige inconsciemment son véhicule ...

          Eh bien, c’est exactement ce qu’a fait Tsipras depuis son arrivée au pouvoir il y a 5 mois. En ne mettant l’accent que sur (la reconnaissance de) l’insoutenabilité de la dette, et en n’engageant aucune réforme structurelle parallèlement, pas même celles qui figuraient dans son programme électoral (très démagogique cependant), il a précipité ce qu’il affirmait craindre : le chaos dans son pays !

          Et ceci en créant toutes les pires conditions pour redresser (ensuite ?) son pays !!

          (comme quoi il vaut mieux connaître des éléments essentiels sur la voix de son maître, de son cerveau)  smiley


        • La Voix De Ton Maître La Voix De Ton Maître 9 juillet 2015 13:00

          @Laurent Simon

          Hollande a crée la division et la confusion pour faire un écran de fumée devant les promesses qu’il ne tiendrait jamais. Il avait la chance de devenir Tsipras lorsque Piketty, à sa demande, lui donna une proposition de réforme de l’impôt. Réforme trop couillue et novatrice, il l’ignora et fit ce que firent les autres avant lui : tenir la patate chaude le temps de la refiler à quelqu’un d’autre en tentant de garder la face.

          Tsipras est allé chercher son expert, Varoufakis et l’a utilisé à fond pour mettre en place le décor. Et bien qu’il y ait le chaos dans son pays, c’est pas lui le responsable de la file d’attente devant les billets. Le peuple grec le sait et le supporte comme cela a été démontré lors du référundum, les grecs savent très bien ce qui se passe et ce qui est en jeu, il n’y a pas de chaos les gens se résignent et ont l’air toujours disciplinés, pauvres et riches discutent dans la file d’attente...

          Impossible de comparer Tsipras et Hollande.

          Suivre la route c’est le motto d’Hollande, Tsipras lui navigue en mer inconnue.


        • Laurent Simon 9 juillet 2015 13:27

          @La Voix De Ton Maître « Tsipras navigue en mer inconnue »... ben oui... et vers des horizons qui déchantent !  « il n’y a pas de chaos les gens se résignent et ont l’air toujours disciplinés », jusque quand ?


        • Samson Samson 9 juillet 2015 13:55

          @Laurent Simon
          Nous préférons les eaux inconnues au marécage cartographié
          Comment pouvez-vous sans rire prétendre savoir que les « horizons déchantent » à un peuple de navigateurs et d’explorateurs accoutumé depuis Jason et Ulysse à « naviguer en mers inconnues » ? smiley


        • La Voix De Ton Maître La Voix De Ton Maître 9 juillet 2015 14:16

          @Laurent Simon

          Je viens de remarquer que vous dites que vous êtes capitaliste.

          Non vous ne l’êtes pas :
          - Le capitaliste accepte l’idée d’échec, de la faillite, c’est un effet naturel de type évolutionniste qui permet aux meilleures idées d’émerger et aux plus mauvaises de disparaître. La concurrence fait la loi

          Donc je vous demande : où étiez vous quand les banques devaient faire faillite ? Pourquoi avoir accepté la nationalisation de leurs pertes ?

          - Le capitalisme nécessite un maximum de transparence, pour par exemple fixer le juste prix avec une demande avertie.

          Et là vous chipotez sur des détails du marché de l’information sans vouloir voir le problème dans sa globalité ?

          - Un capitaliste va choisir l’option la plus profitable

          Une sortie de la Grèce coutera plus cher qu’un maintien de la Grèce dans l’Euro/UE, donc vous devriez supporter Tsipras pour l’aider à rembourser sa dette, avec des conditions négociées (comme seraient négociés des prix, en fonction de multiples facteurs)
          Or vous ne faites que de la politique politicienne, vous sortez les arguments archaïques état/privé.

          Vous n’êtes pas capitaliste : vous préférez sauver un capitalisme fantasmé aujourd’hui comme vous avez sauvé votre portefeuille en 2008 lorsque, conformément à la loi capitaliste, elles auraient dû couler.


        • Laurent Simon 9 juillet 2015 14:31

          @La Voix De Ton Maître « Le capitaliste accepte l’idée de la faillite » OUI, c’est une de ses forces. Mais ici il y a des problèmes systémiques (too big to fail), et il faudrait séparer les banques d’affaires des banques de dépôts...


        • Laurent Simon 9 juillet 2015 14:37

          @La Voix De Ton Maître « vous devriez supporter Tsipras pour l’aider à rembourser sa dette ». Ah mais j’aimerais bien soutenir un gouvernement grec courageux qui prendrait les mesures adaptées (réformes structurelles, allongement de la vie au travail, baisse des dépenses publiques insupportables, etc., fiscalité attractive, formation massive des personnes, investissements productifs), qui s’attaquerait à la corruption, au clientélisme, etc.

          Mais que faire par rapport à un PM qui perd tout son temps à essayer d’obtenir quelque chose d’inaccessible sans montrer de bonne volonté par ailleurs ? Et par rapport à des embauches dans le secteur public, avant de penser à créer une économie saine ?


        • La Voix De Ton Maître La Voix De Ton Maître 9 juillet 2015 14:53

          @Laurent Simon

          Vous devez lire les différentes propositions que se sont jetées à la figure de la Grèce et de la Trollka.

          Un petit résumé

          Vous voyez maintenant que c’est pas aussi noir et blanc que ce qu’on entend ?

          J’invente rien


        • Laurent Simon 9 juillet 2015 15:24

          @Samson alors rions, et buvons, au savoir-faire indéniable des grecs à sortir de cette mauvaise passe !


        • oncle archibald 9 juillet 2015 16:42

          @La Voix De Ton Maître ; « Sortie de l’Euro : Grèce gagne (banqueroute et avantage d’une monnaie nationale) »


          Ben dis donc ! Vous pouvez donner une idée du taux de change de la Drachme nouvelle ? Et les importations dont le pays est totalement tributaire, même pour se nourrir ; elles se payeront en billets de monopoly ou bien en euros ou en dollars ?

          Sortie de l’Euro ; la Grèce est dans une merde noire, c’est un tremblement de terre meurtrier pour les grecs et toute l’Europe ressent des répliques.

        • Laurent Simon 9 juillet 2015 17:07

          @oncle archibald En fait, personne n’est capable de simuler ce qui pourrait -va- se produire. Ce qui est vrai c’est que c’est un saut dans l’inconnu.


        • Samson Samson 9 juillet 2015 17:26

          @Laurent Simon
          Je vous rappelle le précédent islandais !
          Refus - malgré la pression de l’UE - d’acquitter la dette souscrite par des banquiers véreux et « normalement » garantie par le contribuable, jusqu’au jugement en leur faveur de la Cour de Justice européenne avalisant leur position.
          Et une fois leur économie restaurée, ils ont poliment décliné l’invitation de nos €urocrates à renouveler leur demande d’adhésion et monter - je les cite - à bord du « Titanic ».
          Eux, ils rient ! smiley


        • Laurent Simon 9 juillet 2015 17:33

          @Samson votre post ’islande’ est une réponse à quoi ?


        • oncle archibald 9 juillet 2015 18:10

          Monsieur Samson l’Islande ne souhaite pas entrer dans l’UE parce que les quotas de pêche imposés foutrait un sale coup dans leur petite économie. La pêche est la base de toute l’activité économique de l’Islande. On comprend fort bien qu’ils n’aient aucune envie de se tirer une balle dans le pied.


          Je rappelle à toutes fins utiles que l’Islande est moins peuplée que la ville de Toulouse par exemple et qu’il est particulièrement vicieux de vouloir se servir de ce qui se passe dans ce mini pays pour justifier des décisions concernant les pays de l’UE. Qui plus est en tordant la réalité des faits. L’Islande avait dans les années 2003 à 2007 cru bon de développer une énorme activité banquière et financière et cette activité s’étant totalement cassé la gueule en 2008 elle remonte lentement de son KO !

        • oncle archibald 9 juillet 2015 19:17

          @Laurent Simon : « personne n’est capable de simuler ce qui pourrait -va- se produire »


          Je suis persuadé que certains sont tout à fait capables de savoir ce qu’il va advenir dans chaque hypothèse et qu’ils prennent des dispositions pour sauvegarder leurs intérêts.

          Ce qui est certain en revanche c’est que si la Grece revient à une monnaie nationale elle ne vaudra pas grand chose et que ça va renchérir considérablement la vie quotidienne des Grecs puisque c’est un pays très importateur.


        • Laurent Simon 9 juillet 2015 21:13

          @oncle archibald Ce que je veux dire, c’est que le nombre de variables, en matière économique, est énorme. Les décisions prises au Japon, en Chine, ou ailleurs peuvent jouer de façon importante, surtout que là il s’agit d’évaluer la confiance que la zone euro inspirera, ou non. Donc je ne pense pas que l’on puisse vraiment avoir une idée, meêm approchante, de ce qu’il se passera-passerait.


        • Laurent Simon 9 juillet 2015 21:21

          @laertes bouffon ? trop d’honneur, ... alors pourquoi me répondez vous ? Au passage, mes réponses respectent mes interlocueturs, il n’y a pas d’injures, que je sache. Vous semblez ne pas connaître les règles de la communication non-violente, que je vous conseille vivement !

          Pour le reste, vous ne semblez pas comprendre non plus que la confiance est une absolue nécessité dans une économie, et si vous ne connaissez pas l’importance des acteurs économiques, alors, comment discuter de choses sérieuses avec vous ?

          C’est malheureusement ce que je déplore par ailleurs : l’inculture des français en matière économique, ce qui les fait agir et penser en dépit du bon sens économique. Et on ne peut pas vous le reprocher, mais à vos profs, aux médias, et à tout le système éducatif français.


        • Samson Samson 9 juillet 2015 22:05

          @Laurent Simon
          « @Samson alors rions, et buvons, au savoir-faire indéniable des grecs à sortir de cette mauvaise passe ! »


        • jaja jaja 9 juillet 2015 11:20

          Qui vivra verra...mais il n’y a rien à négocier avec la Troïka et les chefs d’État européens qui la pilotent en sous-main)...
          Les Grecs se sont clairement prononcés contre l’austérité et les mesures que l’UE prétend leur faire avaler sont des régressions sociales touchant les salaires, les retraites, la santé, l’augmentation de la TVA et autres saloperies...

          Les Grecs devraient nationaliser toutes les banques et grandes entreprises, annuler la dette... exproprier les armateurs et les biens de l’église et grâce au contrôle des capitaux ainsi réalisé financer les projets au service de la population et des travailleurs...

          Toute autre solution serait la négation de ce pourquoi les Grecs ont voté Syriza...


          • Laurent Simon 9 juillet 2015 11:36

            @jaja Votre ’solution’ est le meilleur moyen de précipiter un pays vers la misère, regardez la Corée du Nord, le Venezuela...


          • jaja jaja 9 juillet 2015 11:37

            @Laurent Simon
             CQFD


          • jaja jaja 9 juillet 2015 11:41

            Notez aussi que votre solution à vous a déja précipité ce pays dans la misère....


          • Laurent Simon 9 juillet 2015 11:59

            @jaja Les plans précédents n’étaient probablement pas les plus futés, mais il fallait de toute façon couper certaines dépenses publiques. Ph. Dessertine disait hier que la part des salariés publics était de 40%... alors que l’Etat grec n’existe pourtant pas vraiment (peu d’impôts levés, pas de cadastre) et qu’une corruption généralisée, du clientélisme sont canstatés.... Cherchez l’erreur !

            Les autres pays (Espagne, Portugal, Iralnce, pays Balstes, etc.) qui ont appliqué la potion libérale ont certes fait baisser temporairement leur PIB mais ont retrouvé depuis la voie d’une croissance saine ! C’est donc une erreur de prétendre que certains moyens (réduction des dépenses publiques notamment) amène à la misère. Cela crée temporairement des conditions très dures, mais cela permet de retrouver une économie saine.

            Le cas de la Grèce est différent, puisqu’on ne peut pas parler d’une économie normale, et ce depuis des décennies. Et les énormes subventions européennes déversées depuis des décennies en Grèce, dans ce contexte grec aberrant, n’ont fait que créer de la rente, augmenter la corruption, et ruiner le développement endogène, pourtant vital.


          • Laurent Simon 9 juillet 2015 12:24

            @jaja Tsipras a revendiqué hier des impôts pour les sociétés profitables, plutôt que sur les salaires et pensions (ou de la tva ?),

            alors que pour construire une réelle économie saine en Grèce, euro ou pas euro,.il faudra faire appel à des investissements massifs... C’est bien la politique qui a été menée ailleurs, avec dans tous les cas les conséquences signalées : misère, corruption, clientélisme

            Vous voulez, comme lui, créer de la misère, en partant d’une situation déjà peu favorable ?


          • jaja jaja 9 juillet 2015 13:07

            @ Laurent Simon

             Vous défendez la société capitaliste qui mène la Grèce au désastre... Je soutiens moi une Grèce socialiste et les exigences d’Antarsya... Nos points de vue sont totalement incompatibles. Voila comment on peut vraiment commencer à transformer la société au profit des travailleurs et des couches populaires en Grèce !

            « • Abolition unilatérale des mémorandums et de toutes les lois mémorandaires.

            • Annulation de la dette, loin de la logique de la « négociation » avec les banques et les créanciers.

            • Expropriation de toutes les banques, sans indemnisation des banquiers, et mise en place d’une banque publique, sous le contrôle des travailleurs.

            • Expropriation des grandes entreprises, sans indemnisation des capitalistes, et fonctionnement sous contrôle ouvrier.

            • Occupation et autogestion des entreprises qui ferment.

            • Interdiction des licenciements, réembauche immédiate des licenciés du public, remise en marche intégrale de l’ERT sous statut d’autogestion.

            • Réduction du temps de travail, avec augmentation des rémunérations, comme seule solution pour faire disparaître le chômage.

            • Augmentation des salaires au niveau des besoins réels des travailleurs, et pas sur la base des marges comptables et des lois du marché.

            • Taxation importante des profits, expropriation des biens de l’Eglise et des grands capitalistes.

            • Coopératives de petits agriculteurs et soutien à ceux-ci de la part de la banque publique

            • Régularisation de tous les immigrés et réfugiés, pleins droits politiques et sociaux, ouverture des frontières pour tous les travailleurs.

            • Désarmement de la police, dissolution des MAT et de toutes les unités spéciales de police, abolition des lois de terreur et des prisons spéciales.

            • Liberté syndicale dans l’armée.

            • Dissolution de l’Aube Dorée, assemblées antifascistes de masse partout.

            • Affrontement anticapitaliste et désengagement intégral de l’euro et de l’UE, lutte internationale pour leur dissolution.

            • Sortie de l’OTAN et de chaque mécanisme impérialiste.

            • Aucune tolérance envers l’agressivité impérialiste de l’Etat grec, dissolution de l’axe réactionnaire Grèce-Chypre-Israël, solidarité internationaliste des travailleurs turcs et grecs comme seule solution aux rivalités pour la Zone économique exclusive.

            • Egalité et pleins droits pour la minorité turque de Thrace, liberté en matière de culte et d’enseignement, reconnaissance des autres minorités dans l’espace grec.

            • Pour une nouvelle internationalisation socialiste des Balkans, de l’Europe, de la Méditerranée.

            • Pour la protection de l’environnement, des espaces publics et des biens communs.

            • Pour les droits des femmes et l’auto-organisation du mouvement féministe.

            • Pour les droits des LGBTI.

            • Pour un gouvernement des travailleurs eux-mêmes, responsable devant leurs assemblées générales.

            • Pour l’auto-direction, l’auto-organisation et le pouvoir des travailleurs. »

             :

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