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Accueil du site > Actualités > International > Affaire Jimmy Carter, l’analogie sud-africaine en question

Affaire Jimmy Carter, l’analogie sud-africaine en question

Dans un ouvrage récent retraçant trente ans de conflit israélo-palestinien, l’ancien président américain Jimmy Carter soutient que les Palestiniens sont privés de leurs droits les plus élémentaires par un Etat hébreu qui a instauré un véritable apartheid dans les territoires occupés en 1967. Une telle analogie avec la situation sud-africaine a provoqué une importante polémique aux Etats-Unis, et relance le débat sur la nature du projet sioniste.

La publication, au mois de novembre dernier, de Palestine : Peace not Apartheid (Palestine : la paix, pas l’apartheid) par l’ancien président américain Jimmy Carter (1977-1981), a provoqué un tollé outre-Atlantique. Il est à noter que c’est dans les rangs des démocrates, le propre camp de l’ancien président, que les commentaires ont été le plus virulents.

Cet événement éditorial suscite un certain nombre de questions et appelle autant de mises au point. Peut-on parler d’apartheid au sujet de la situation prévalant en Israël/Palestine ? L’usage d’un terme aussi grave est-il un acte responsable de la part d’une personnalité dotée d’une telle envergure morale ? Est-il dans l’intérêt de la paix au Proche-Orient de laisser entendre que ce qui s’y passe est comparable à la situation de l’Afrique du Sud au temps où le racisme y était inscrit dans la loi ? Doit-on, pour autant, se garder d’émettre des critiques sur la politique israélienne, notamment sur sa doctrine militaire, sur les implantations coloniales, et sur le tracé du mur de sécurité ?

Sur le dossier du Proche-Orient, Jimmy Carter est connu pour être un modéré, une colombe. Dans un article publié dans Le Figaro, en pleine guerre du Liban, début août 2006 (« Au Proche-Orient, les traitements palliatifs ne suffisent pas »), il analysait le cycle de la violence prévalant dans cette région du monde comme la conséquence de l’absence de véritables efforts de paix depuis l’échec de Camp David II (2000). Il estimait que pour sortir de ce cercle vicieux, qui va de ripostes en représailles, les traitements palliatifs et les solutions temporaires (cessez-le-feu, échanges de prisonniers) ne suffisaient plus ; qu’Israël devait rompre avec l’unilatéralisme, respecter le droit international et parvenir à un accord de paix global et définitif au Moyen-Orient, seule condition de sa sécurité ; que pour cela, les Etats-Unis, dont la politique étrangère des dernières années a sa part de responsabilité dans la situation actuelle, devaient renouer avec ce qui fonde leur politique officielle, soit la condamnation préalable de la violation par Israël des résolutions majeures des Nations unies. Cette position, bien que défavorable à l’approche israélienne (Carter passe sous silence les responsabilités de groupes tels que le Hamas ou le Hezbollah, n’évoque pas les concessions douloureuses que devront faire les Palestiniens pour parvenir à un accord définitif avec leur partenaire, et n’a pas un mot pour saluer l’initiative de Sharon de démanteler les colonies de la bande de Gaza), demeure toutefois dans le champ du débat raisonné. Carter est un partisan de la paix qui est aussi attaché à l’existence de l’Etat d’Israël qu’à celle d’un Etat palestinien souverain. Son parcours et tous ses écrits l’attestent. Il n’a pas à donner des gages de sa bonne foi. Quant à ceux qui, tels Abraham H. Foxman, directeur de l’Anti-Defamation League (ADL) aux Etats-Unis, osent l’accuser d’antisémitisme, ils se déshonorent et discréditent avec eux la nécessaire dénonciation d’une judéophobie par ailleurs bien réelle. Avec de tels « amis », Israël n’a pas besoin d’ennemis.

Un titre à sensation
Cependant, que Carter parle d’apartheid pose problème. Bien qu’il affirme que son utilisation de ce terme ne s’applique pas à la situation à l’intérieur d’Israël où, dit-il, « existe une démocratie dans laquelle les citoyens juifs et arabes se voient garantir les mêmes droits », le titre de son livre a l’inconvénient de suggérer le contraire, semant ainsi la confusion. Pourtant, son but avoué - il l’a écrit dans un article publié par le Los Angeles Times (« Speaking frankly about Israel and Palestine », i.e. « Parler franchement d’Israël et de la Palestine ») - n’est pas dénué de noblesse : il s’agit d’ébranler « le mur impénétrable » qui se dresse entre l’opinion publique américaine et la souffrance palestinienne. Et pour cela, de faire sensation au moyen d’un titre polémique. Seulement voilà : « Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde » (Albert Camus). Déplorant la perte des fondements moraux de la société israélienne et s’alarmant de la menace planant sur la survie de l’Etat juif à long terme, d’éminentes personnalités israéliennes telles que Michaël Ben Yair, ex-procureur général d’Israël, Ami Ayalon, ancien patron du Shin Bet (le contre-espionnage israélien) ou encore la journaliste de Haaretz Amira Hass ont osé une telle analogie à propos des Territoires occupés. Mais ils n’apportaient pas à leurs propos le crédit que l’on accorde à un ancien président des Etats-Unis, de surcroît prix Nobel de la Paix.

Si Jimmy Carter se défend d’avoir voulu laisser entendre qu’Israël avait institutionnalisé une oppression fondée sur le racisme et la discrimination ethnique, comme l’en ont accusé la future numéro un des démocrates à la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, ou encore Kenneth Stein, ex-directeur du Centre Carter, qui a démissionné et rompu publiquement avec l’ancien président, il n’en demeure pas moins qu’il estime que les Palestiniens sont dans une situation plus déplorable que celle des noirs vivant en Afrique du Sud au temps de l’apartheid - ce qui est peut-être vrai mais ne saurait être imputé exclusivement à l’Etat d’Israël.

Généalogie d’une analogie
De plus, le raccourci que Carter se garde de faire, d’autres le font à sa place. Ils accueillent ce livre comme une aubaine et trouvent en l’ancien président américain un allié dont ils n’auraient osé rêver. Car l’analogie sud-africaine, véritable machine de guerre rhétorique servant à jeter un discrédit définitif sur le sionisme et à atteindre l’Etat d’Israël dans sa légitimité même, a une histoire. Dès 1987, le chercheur israélien Uri Davis - par ailleurs membre de l’OLP - publie Israel : An Apartheid State (London, Zed Books). L’ouvrage sert de référence à l’antisionisme radical encore minoritaire à l’époque. Mais la séquence historique qui s’ouvre avec la seconde Intifada voit se multiplier les allusions à l’apartheid israélien, repris à leur compte par l’Israélien d’origine palestinienne Marwan Bishara (Israel/Palestine : Peace or Apartheid, Zed Books, Londres, 2001 ; en français Palestine-Israël : la paix ou l’apartheid, La Découverte, Paris, 2002), Noam Chomsky (in Roan Carey éd., The New Intifada : Resisting Israel’s Apartheid, Verso, Londres, 2001), François Maspero, Edward W. Said, Mgr Desmond Tutu ou encore Nelson Mandela.

L’histoire si complaisamment rapportée des rapports « amicaux » qu’ont entretenus Israël et l’Afrique du Sud entre 1948 et 1994 (date des premières élections multiraciales) est censée étayer ce parallèle : ces relations contre nature auraient été fondées sur une vision commune du monde, en l’espèce une vision faisant la part belle à la théorie de l’inégalité des races. Ainsi, dans un article paru dans The Guardian du 7 février 2006 (Chris McGreal, « Brothers in arms - Israel’s secret pact with Pretoria » ; en français : « Frères d’armes - Le pacte secret d’Israël avec Pretoria », disponible sur le site d’Euro-Palestine ), on découvre que ce n’est pas pour des questions d’intérêt stratégique que l’Etat hébreu entretenait des relations avec l’Afrique du Sud, mais parce que de nombreux Juifs se sentaient une affinité élective avec le régime de la « séparation » des blancs et des noirs. Bref, l’apartheid israélien qui s’épanouirait aujourd’hui existait en gésine dès la création d’Israël ! Que l’Etat hébreu n’ait jamais été qu’un partenaire commercial secondaire de l’Afrique du Sud, en comparaison d’autres Etats tels que l’Arabie saoudite, ou qu’il ait voté en 1961 une résolution de l’Assemblée générale des Nations unies condamnant explicitement l’apartheid n’y fait rien : l’apartheid israélien est devenu un poncif. Tapez simplement apartheid sur le moteur de recherche Google-France, et vous trouverez, à la quatrième entrée, un lien vers une page du Monde diplomatique intitulée « Israël et l’apartheid ».

Une comparaison qui dessert les partisans de la paix
Trouver des solutions à un problème suppose d’en dresser un diagnostic conforme à la réalité. Or, parler d’apartheid à propos de la situation prévalant en Israël/Palestine non seulement ne permet pas une appréciation juste de ce qui s’y joue, mais ne sert pas le camp de la paix.

Cela conforte le complexe obsidional et la paranoïa de ceux des Israéliens qui, voyant là la confirmation que seuls des Juifs sont à même de comprendre d’autres Juifs, se réfugient dans l’unilatéralisme. Il désarme ainsi ceux qui, au sein de la gauche israélienne ou parmi la diaspora juive, sont attachés à des solutions pacifiques au conflit du Proche-Orient et sont disposés à dénoncer la part de responsabilité israélienne dans le conflit et les injustices causées au peuple palestinien.

Côté palestinien, cela renforce le camp de ceux qui veulent en découdre, enhardit les tenants de la destruction de l’« entité sioniste » en cautionnant leur ligne politique faisant d’Israël une sorte d’Etat nazi avec lequel aucune négociation n’est possible. Enfin, cela justifie leurs moyens d’action, le terrorisme devenant une réponse légitime à l’abomination que constitue le « racisme israélien ».

Plutôt que d’aider à comprendre la complexité du conflit et ses ressorts, cela en dénature la réalité en ramenant un antagonisme politique et historique à la relation binaire de l’oppresseur et de l’opprimé. Ce qui n’a jamais cessé d’être un conflit entre deux légitimités se transforme en un contentieux colonial opposant une minorité dominante à une majorité indigène martyrisée.

Un « Mur de l’apartheid » ?
Il faut, en dernier lieu, dire quelques mots de cette barrière de sécurité israélienne dont la photographie illustre la couverture du livre de Jimmy Carter et que de nombreux Palestiniens appellent « mur de séparation raciale » (jidar al-fasl al-’unsuri). Depuis le début de sa construction en 2003, ce mur est censé symboliser physiquement l’apartheid israélien. On ne devrait pas avoir à rappeler que l’Etat d’Israël ne se sépare pas des Palestiniens en vertu d’une idéologie de l’inégalité des races, mais pour un motif d’ordre sécuritaire. Mais puisque ce qui va sans dire va mieux en le disant, il convient de souligner que la paternité de cette initiative revient à la gauche israélienne, qui avait pour double objectif de protéger les vies des civils israéliens tout en rendant impossible le projet annexionniste de Grand Israël soutenu par le Likoud ; que l’efficacité de cette barrière est avérée par la corrélation existant entre son édification et la réduction concomitante du nombre des victimes israéliennes dans des attentats-suicides ; que contrairement à ce qui pourrait sembler - et à ce qu’induit le mot de mur -, seuls 10 % de cette barrière sont construits en dur ; qu’à deux reprises, la Cour suprême d’Israël a ordonné au gouvernement de modifier le tracé de la clôture de sécurité estimant qu’il portait préjudice aux civils palestiniens ; qu’enfin, il existe de nombreux autres murs - plus d’une vingtaine dans le monde - au Cachemire, en Irlande du Nord, à la frontière de l’Inde et du Bangladesh, de la Thaïlande et de la Malaisie, des Etats-Unis et du Mexique, dans les enclaves espagnoles de Ceuta et Melilla, etc., mais qu’aucun ne suscite la même réprobation.

Ce mur doit donc être dénoncé pour ce qu’il a de choquant, à savoir pour ses multiples empiètements en territoire palestinien, au-delà de la Ligne verte (la frontière de 1967), et pour les destructions et les restrictions à la circulation des biens et des personnes qu’il occasionne. L’occupation en général et la colonisation en particulier génèrent des tragédies humaines incommensurables. Elles méritent d’être combattues. Mais pas au prix du travestissement de la vérité.

Jimmy Carter, Palestine : Peace Not Apartheid, Simon & Schuster, 2006, 288 pages.


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30 réactions à cet article    


  • clairette (---.---.157.21) 18 janvier 2007 14:01

    @ Rudy : Inutile d’attendre l’avis de Jimmy Carter pour remarquer qu’effectivement c’est un véritable système d’apartheid mis en place ! les territoires dévolus aux Palestiniens ressemblent de plus en plus, par leur mode de fonctionnement, aux ex « bantoustans » d’Afrique du Sud...


    • Rudy Reichstadt Rudy Reichstadt 18 janvier 2007 17:07

      On ne peut pas tout mélanger : c’était le sens de mon propos. Le régime de l’apartheid consistait en une séparation « raciale ». Cette dimension « raciale » est absente de la situation qui prévaut dans les Territoires occupés. La situation de détresse de nombreux Palestiniens est indéniable. Mais plaquer une telle analogie sur ce qui se déroule au Proche-Orient, c’est se condamner à ne rien comprendre à la situation. C’est également faire le jeu de groupes ou d’individus qui manipulent l’histoire à des fins politiques dont personne ne devrait être dupe.


    • fouadraiden fouadraiden 18 janvier 2007 19:03

      salut l’auteur,

      ce que dit un président à la retraite, fut il américain ,n’a aucun intéret,je veux dire pour les concernés.

      vous dites qu’il ne faut pas mélanger un mur à un autre.

      dois je vous rappeler que cela ne change absolument rien au fait que ce mur juif consacre un racime officel qu’exerce un ETAT contre toute une population.

      un mur est un mur.


    • clairette (---.---.150.70) 18 janvier 2007 19:51

      @ Rudy : je crois rêver lorsque vous me répondez que dans le cas des territoires palestiniens, il n’y a pas de « séparation raciale » ! est-ce une boutade ou le pensez-vous vraiment ?

      J’ai eu l’occasion de bien étudier le système de l’apartheid en Afrique du Sud (je pense que c’est votre cas) et j’y suis allée (dans les bantoustans) c’est pour cela que je me permets de dire que la situation me semble identique.


    • Rudy Reichstadt Rudy Reichstadt 19 janvier 2007 01:33

      La problématique de la « séparation raciale » n’est pas celle qui permet d’appréhender correctement - et honnêtement - ce qui se passe au Proche-Orient où nous sommes dans le cadre d’un conflit séculaire opposant Juifs et Arabes pour l’appropriation de la terre. Le mur actuellement en construction à l’initiative d’Israël n’a pas pour objectif d’effectuer une séparation raciale pour satisfaire on ne sait quelle obsession de la « pureté » chez les Israéliens, mais de protéger les civils israéliens contre des attentats terroristes qui, intentionnellement, les visent indistinctement. La construction de ce mur se fait indiscutablement au détriment de la population palestinienne. Mais je m’étonne qu’une personne qui affirme connaître l’Afrique du Sud et son histoire puisse faire, en toute bonne foi, un tel rapprochement et se refuser à comprendre que les Israéliens et les Palestiniens sont deux peuples en guerre. Car finalement, que voulez-vous dire : qu’il y aurait, d’un côté, les racistes, et, de l’autre, les victimes du racisme ? Les bons et les méchants ? Croyez-vous vraiment cela ?

      Je ne veux pas escamoter la question des « bantoustans » - autre emprunt lexical à l’histoire sud-africaine. L’analogie, ici encore, repose sur une définition élargie du terme car contrairement au cas sud-africain, ce n’est pas une logique racialiste qui conduit à la segmentation des territoires palestiniens, mais une logique sécuritaire qui découle de considérations stratégiques, aussi impitoyables puissent-elles paraître.

      Il y a des discriminations en Israël comme dans de nombreux autres pays du monde. Il y a du racisme en Israël comme dans beaucoup d’autres pays du monde. Israël est un Etat en guerre comme beaucoup d’autres nations dans le monde. Je vous invite par conséquent à vous demander ce que peut recouvrir l’usage quasi-systématique du lexique de l’« apartheid » dès lors qu’il s’agit d’Israël.


    • Gilles BERTIN Gilles BERTIN 31 janvier 2007 13:01

      C’est indéniablement un avantage d’être un ex-président à la retraite, c’est qu’il n’est plus pétrifié par « Le syndrome Shoa » qui conditionne toutes les élections dans le monde occidental.


    • ZEN zen 18 janvier 2007 17:50

      @ Rudy

      Pas de racisme en Israël ? Lisez ce rapport de la FIDH

      http://www.mavoixpourlapalestine.net/article.php?id_article=18&page=10


      • Gilles BERTIN Gilles BERTIN 31 janvier 2007 12:56

        C’est bien le rapport le plus manipulé, car FIDH est très majoritairement à dominante sioniste.


      • hobbit (---.---.173.162) 18 janvier 2007 19:09

        La discrimination mise en place par l’Etat d’Israël est bien pire que l’apartheid car elle est justifiée et défendue par une grande partie de la classe politique et médiatique.

        Dénoncer la situation abominable et sans issue des Palestiniens expose aux accusations d’antisémitisme, aux comparutions devant les tribunaux, aux sanctions financières, aux menaces physiques, à la mort médiatique...

        Le système est complètement verrouillé.


        • gem gem 18 janvier 2007 19:19

          J’aime bien ce genre d’article modéré, qui font une efficace mise au point sur les délires verbaux.

          @ zen ne soyez pas de mauvaise foi, SVP. Israel joue sa survie et celle de ses habitants, pas du tout comme les autres pays voisins (ou occidentaux donneur de leçon) pour lesquels vous avez omis (un simple oubli, je suis sur...) de mettre un lien vers les rapports équvalents de la même source.


          • Marsupilami Marsupilami 18 janvier 2007 19:28

            Excellent article et excellent commentaire, Gem. Je fais donc un lien sur le terrorisme palestinien sans lequel ce mur n’aurait jamais été érigé.


          • fouadraiden fouadraiden 18 janvier 2007 19:32

            et le terrorisme est tombé du ciel...


          • ZEN zen 18 janvier 2007 19:54

            Marsu

            Je te conseille de Edgar Morin(juif athée) :« le monde moderne et la question juive », de Esther Benbassa :« Les Juifs ont-ils un avenir ? »(juive croyante), entre autres....Mais lis aussi Haaretz...Tu trouveras des Juifs plus éclairés que toi sur ce qui les concerne.


          • ZEN zen 19 janvier 2007 08:59

            Erratum :« je te conseille de LIRE Edgar Morin... »


          • Marsupilami Marsupilami 19 janvier 2007 09:18

            @ Zen

            J’ai abondamment lu Edgar Morin qui est un mec passionnant (et qui vient au passage d’être relaxé dans les procès qui l’opposaient (entre autre) aux sionistes du CRIF (dui ont été condamnés aux dépens) qui l’accusaient, lui, juif, d’être antisémite en raison de sa compréhension des souffrances palestiniennes et de sa critique de la politique israëlienne. Si j’ai fait ce lien, c’était pour équilibrer le tien mais aussi parce qu’avant-hier j’ai écouté Edgar Morin dans Là-bas si j’y suis sur France-Inter, où il faisait part de son pessimisme profond devant l’islamisation déferlante de la société palestinienne. Si les derniers gouvernements israëliens se comportent comme des criminels vis-à-vis des palestiniens, ces derniers ne sont pas des anges non plus.

            Je lis régulièrement Haaretz sur le net ou dans Courrier international. Donc je n’ai pas de leçons à recevoir de toi.


          • ZEN zen 19 janvier 2007 12:05

            @Marsu

            Je ne donne pas de leçons, je conseille...


          • Act (---.---.243.218) 19 janvier 2007 01:33

            Un papier a enfin été écrit sur le livre de Carter en France. Occulté par les « grands média » locaux pendant qu’aux Etats-Unis il faisait la une de toute la presse. Les sites internet des principaux journaux amaricains qui ont évidemment pris parti contre Carter ont croulé sous les réactions des internautes qui félicitaient et défendaient à corps et à cri « Mr President Carter ». Cet assourdissant silence médiatique en france, pour les personnes informées, est une preuve de plus s’il en fallait encore qui démontre le parti pris de la « grande presse » locale pour la cause sioniste : « on peut critiquer, mais modérément et surtout pas de manière à faire basculer l’opinion vers la cause palestienne ». Voilà la maxime qui tient lieu de ligne éditoriale, ne parler surtout pas de la vérité, elle n’a rien a y faire.

            Sur ces entrefaites, voici donc un modéré qui prend « son courage » à deux mains pour écrire un article sur le livre de Carter. On y apprend que Carter n’est pas antisémique mais que obnubilé par son pacifisme, il force le trait et sombre dans l’exagération en qualifiant d’apartheid la politique israélienne envers les Palestiniens. C’est d’autant plus erronné que Carter reconnait l’égalité des droits à l’intérieur de l’état démocratique d’Israël entre Juifs et Arabes et que les relations avec l’Afrique du sud raciste étaient secondaires. De plus, Israël aurait même voté une résolution onusienne condamnant l’apartheid. J’ai bien envie de vous dire « Bullshit » et de m’en aller, mais je poursuivrai pour ceux qui ne savent pas.

            A l’intérieur d’Israël, si les droits des Arabes sont équivalents à ceux de Juifs leur situation est fortememnt différente. Ils ne servent pas dans l’armée, sont à plus de 50% sans activité, quand ils travaillent ils gagnent 30% moins, sont sujets à toutes sortes de harcelement policier, sont expulsés, sous scolarisés...

            Quant aux relations entre l’Etat juif et l’Afrique du sud raciste, il est de notoriété publique que le régime sionisme a depuis sa création jusqu’à la fin du régime de l’apartheid soutenu les racistes sud africains d’une manière principale et unique. Quand les résolutions onusiennes ont fini par condamner définitivement l’apartheid et que les puissances occidentales ont décrété un embargo sur l’Afrique du sud, Israël à servi de cheval de Troie à tous ces pays, percevant de larges bénéfices au passage. Tous les programmes militaires (dont le nucléaire) et de répression policière barbare ont été développé avec Israël. Des pays comme la Côte d’Ivoire et le Gabon ont ensuite servi de nouveaux relais à Israël pour ne jamais arrêter son business macabre.

            Si en 1975 le sionisme a été qualifié de racisme par l’AG de l’ONU ce n’était pas uniquement pour la cause palestinienne, mais aussi à cause de son soutien indéfectible à l’apartheid sud africain.

            Enfin concernant les Palestiniens, le véritable sujet, l’injustice qui leur est faite par la spoliation continue depuis 1948 de leur terres, la destruction de leurs biens, l’assassinat massifs de leurs fils et filles mérite bien mieux que ce livre sympathique mais Ô combien en deça de la réalité. Monsieur Carter est un timoré qui dit bien peu du malheur de ce peuple qui on doit le marteler sans cesse n’est ni de près, ni de loin concerné par la Shoah. De surcroit s’il existe bien un peuple qui a couvé et protégé les Heubreux et les suels descendants naturels qui sont les Séfarades ce sont bien les Arabes. Au Moyen-Orient, au Maghreb, en Espagne, au Portugal... Il aura fallu le décret Crémieux en 1870 au Maghreb faisant Français les habitants juifs pour diviser Arabes et Séfarades. Ensuite viendra la création de l’Etat d’Israël par les Ashkenases (Blancs européens) victimes de la Shoah en Europe avec une incitation mensongère à l’Alya pour sceller le divorce (définitif ?)entre ses deux peuples sémites dont toute la culture est commune.

            Si ça ne vous choque pas ça...


            • (---.---.222.34) 19 janvier 2007 01:45

              Il y a quelques jours un ministre arabo a rejoint le gouvernement israelien, il y a plusieurs depute arabe anti isralien au parlement, les arabes ont acces aux cinemas, restaurants, autobus et aux diverses professions qu’offre Israel. Le conflit n’est pas raciale mais ideologique et politique. Carter a tout faux, non seulement il invente des evenements dont il parle dans son livre mais aussi a tord dans sa facon de vouloir apparaitre comme un modere qui a uniquement le soucis de la paix et reconciliation.

              En utilisant ces termes il demonise Israel et n’aide en rien a une resolution du conflit. Le sort des arabes en Israel et dans les territoires n’a rien a voir avec l’Afrique du Sud. Le fait meme que ces individus a Gaza aient un gouvernement, des institutions et l’acces libre a dans ce territoire est deja une preuve que la comparaison est fausse, douteuse et franchement anti Israel.

              Il y a en Israel des gens venant du monde entier, 20% sont musulmans, il y a egalement bq de chretiens et si le pays appliquait une politique proche de celle de l’Afrique du Sud durant l’Apartheid, il n’en serait pas autant.

              Le libre acces qu’ont les arabes au sein de la societe israelienne n’a pas son pareil dans le moindre pays arabe ou islamiste a l’egard des juifs et des chretiens. Les juifs n’ont meme pas le droit de cite en Arabie Saoudite alors si Carter veut parler d’Apartheid pourquoi ne commence t-il pas par les regimes si nombreux qu’il ne peut ignorer, qui appliquent une discrimination TOTALE envers juifs, chretiens, et autres religions.

              En Israel, chacun peut pratiquer sa religion librement, ce n’est pas le cas ailleurs dans le monde Arabe.

              Oui, il y a Apartheid dans la region, c’est l’isolement de l’Etat Juif qui en ai la preuve, cet etat banni de tous au proche orient est victime du sectarisme, de l’extremisme et de la haine des autres demontrees au quotiden dans les pays Arabes. Israel est isole, demonise, attaque quoi qu’il fasse et la non presence de juifs en Israel montre a quel point les pays avoisinnant appliquent une politique d’Apartheid envers Israel.


              • Guilhem (---.---.91.97) 19 janvier 2007 09:34

                Amusant les réactions sur le fil, deux points je relèverais également que tout le monde lui est tombé dessus et qu’effectivement son livre n’a pas été relayé par les médias en France.

                Contrairement aux livres de Clinton, ce qui montre bien la difficulté de parler d’Israël autrement qu’en bien, même pour un président qui connaît à fond le dossier et dont l’avis même s’il peut être contesté doit être respecté.

                J’ai un ami qui est allé il y a quelques années dans les territoires Palestiniens pour le travail, il n’est pas politisé pour deux sous, ne s’était jamais intéressé au conflit mais en est revenu effaré de ce qu’il avait vu sur place.

                Il m’a effectivement parlé de quelque chose qui fleure bon l’apartheid, même en Israël ou là il a compris qu’il était goy (mot nouveau pour lui).


                • Ronny Ronny 19 janvier 2007 10:31

                  Très intéressant article.

                  J’avais entendu parler de ce livre voila quelques semaines. Il a été « effectivement » très peu commenté, malgré la connaissance parfaite de la situation de son auteur, et surtout malgré l’impartialité dont il a fait preuve au cours de sa carrière. J’ajoute à cela, qu’en terme de vista politique, à l’intérieur et à l’étranger, je considère le président Carter comme le plus grand président US depuis Kennedy.

                  Deux points supplémentaires concernant les liens entre Israël et l’Afrique du Sud (SA), dont certains élements sont repris dans l’excellent livre de Gordon Thomas, « l’histoire secrète du Mossad » :

                  Israël en collaboration avec l’Afrique du sud a mené et continue de mener des recherches sur les armes nucléaires. Un essai nucléaire conjoint a été réalisé très probablement en 1979, dans l’océan indien. Contesté par les deux gouvernements pendant 20 ans, ce tir a été reconnu en 1997, dans un article du journal Ha’aretz, par l’adjoint du ministre des affaires étrangères SA. Des informations plus détaillées sont disponibles sur le site de « Federation of american scientists ». La collaboration entre Israël et la SA inclus l’echange de missiles porteurs, et de matériaux fissiles ou radioactifs.

                  Un autre volet de la collaboration concerne les armes bactériologiques. il y a eu échange de bons procédés, puisque la SA a signé le traité de non prolifération mais pas Israël qui possède un centre de recherche très surveillé à Neis Ziona. Des composés toxiques par inhalation destinés à ce centre étaient d’ailleurs transportés par le vol El Al 1862, qui s’est écrasé au sol, peu après son décollage d’Amsterdam. Bien que cela ait été nié pendant des semaines par les officiels Israeliens, l’avion transportait bien des tonnes de produits toxiques, de l’acide fluorhydrique, de l’isopropanol and du dimethyle-methyle phosphonate, trois composants nécessaires à la fabrication de sarin, un neurotoxique très puissant utilisé comme arme chimique. L’avion transportait aussi peut être des composés radioactifs de type uranium pour des munitions ballistiques classiques. Enfin, cet avion n’était pas piloté par un pilote régulier d’El Al, mais par un militaire bien sur habilité à piloter le Boeing... La raison de ce choix etait très probablement justifié par la nature du chargement (Cf. emission « rencontre avec X », sur France Inter en 1999).

                  Bien que signataire du protocole, la SA a continué a développer des armes biologiques et chimiques, d’un type très particulier, qui auraient pu être utilisées dans le cadre d’affaires d’espionnage (chocolats fourrés à l’anthrax, vétements « lavés » avec des composés chimiques mortels difficilement détectable, etc.). Cette information a été reprise sur wiki édition en anglais d’ailleurs ! Plusieurs sources indépendantes suggèrent aussi le développement d’armes ethniques, actives sur un groupe limité d’individus, une idée qui aurait séduit pusieurs dirigeants israëliens, justifiant les recherches conjointes avec la SA, à Ness Ziona (voir toujours livre en référence ci dessus).

                  Pour une étude historique en profondeur, se référer à l’excellent article (via google) du « Gardian », de Chris McGreal. « Brothers in arms - Israel’s secret pact with Pretoria ».


                  • EthioLisa (---.---.88.117) 20 janvier 2007 08:50

                    Comme il est toujours effarant de constater qu’il est impossible de tenir un discours modéré sur le conflit israélo-palestinien et que les passions se déchainent sans cesse, travestissant la réalité et la métamorphosant en un débat stérile et simpliste du « bon » et du « méchant », du bourreau et de la victime. A cet article tout à fait modéré et prudent, on voit se succéder les commentaires impressionnants de tant vouloir simplifier les choses et de les caricaturer en faisant appel à des faits ou évènements historiques n’ayant plus grand-chose à voir avec la question soulevée par l’auteur de l’article.

                    Ainsi, et pour répondre en premier lieu à Ronny, les possibles évènements que vous évoquez (« peut-être », « probablement », « qui auraient », etc, cessons les conjectures et apportons des faits ! ) ne doivent pas faire oublier une chose : quelle qu’ait été la coopération militaire entre Israël et l’Afrique du Sud de l’Apartheid, cela ne signifie pas qu’Israël a reproduit le modèle de l’Apartheid dans son propre territoire ! Ce sont deux choses extrêmement différentes !! La France a bien armé le régime irakien, nous n’avons pas pour autant importé leur régime politique ! Votre commentaire contribue au même mouvement simpliste qui tend à diaboliser la politique extérieure d’Israël et de s’en servir pour expliquer une politique intérieure « raciste, colonialiste, discriminatoire, etc ». Sachons balayer devant notre porte avant d’accuser d’autres pays de tous les maux détestables. @ Clairette et sa connaissance de l’Afrique du Sud et des bantoustans, je répondrai simplement : la connaissance d’une réalité ne suffit pas à en juger une autre. Israël et l’Afrique du Sud sont deux réalités politiques et historiques différentes, et méritent par là-même d’être traitées et jugées comme telles.

                    L’angélisme à l’égard des Palestiniens m’étonne toujours. On peut nier l’apartheid, sans pour autant renier les souffrances réelles des Palestiniens. Or, transformer un conflit territorial, une confrontation de deux légitimités, en une question purement religieuse, ou plutôt « raciale », contribue à tout, sauf aux efforts de paix. Quelle stupéfaction de lire que le mur est un « mur juif » !!! S’il faut débattre du racisme dans le conflit israélo-palestinien, je dirai alors simplement que, à l’écoute des discours et documents officiels, ce sont bien certains mouvements palestiniens qui parlent de « destruction de l’entité sioniste » et qui appellent à « débarrasser la Palestine de ses Juifs », alors que du côté israélien, on évoque bien plutôt l’importance de se protéger des actes terroristes pour garantir la sécurité de l’Etat d’Israël. Si rhétorique raciale il existe, on aura compris de quel côté elle se trouve.

                    D’autre part, et simple rappel des faits : l’Etat d’Israël n’a pas été créé par des Ashkénazes « Blancs européens » (sic !! Lexique racial, vous avez dit ??!!), mais par une résolution des Nations Unies !

                    Les simples faits rappelés par l’internaute d’hier montrent à quel point les accusations d’apartheid sont nulles et sans fondements. Pourquoi ? Simplement parce que les faits le prouvent, sans conteste. La réalité, c’est que le nombre d’attentats-suicides a fortement chuté depuis l’édification du mur. Quoi qu’on puisse moralement penser d’une telle barrière de sécurité, je crois qu’il faut bien reconnaître que ses objectifs ont été remplis, et qu’aucun argument ne peut contrer celui de la préservation de vies humaines innocentes.

                    Enfin, et quant au prétendu parti-pris de la grande presse pour la « cause sioniste », il s’agit encore une fois d’un discours élémentaire et un tant soit peu paranoïaque. On sait bien à quel point Israël a largement, et depuis longtemps, perdu la bataille médiatique et les débats répétés sur l’orientation pro-palestinienne des médias français sont là pour le prouver. A-t-on jamais débattu sérieusement sur le parti-pris pro-israélien des médias en France ?!!!

                    N’oublions jamais que l’on ne fait pas la paix avec un ami, mais avec un ennemi. Aussi impitoyable et cynique que cela puisse paraître, tous les Etats du monde sont nés dans la violence, l’Histoire est là pour nous le rappeler. Mais n’accablons pas Israël de tous les vices, et sachons garder un jugement modéré et équilibré, les deux parties en présence en sortiront vainqueurs.


                    • Joel (---.---.110.182) 20 janvier 2007 13:08

                      Que l’on critique la politique de tel ou tel gouvernement israelien est bien légitime. Mais que l’on parle, concernant l’Etat d’Israel, d’apartheid, pose de graves problèmes, outre la méconnaissance de la situation locale que cela révèle. En effet, l’apartheid correspond à une politique officielle d’un Etat visant à créer, en son sein, plusieurs classes de citoyens dotés de droits distincts, avec une hiérarchisation, le tout fondé sur des critères raciaux et impliquant le plus souvent une territorialisation de cette discrimination. Or, la situation ne répond absolument pas à ces critères en Israël : il y a en Israël des citoyens arabes (chrétiens ou musulmans), dotés de droits civiques, économiques, sociaux, territoriaux... identiques à ceux des autres israeliens. Cela, personne ou presque ne le conteste. L’apartheid ferait alors référence à la situation des Palestiniens (terme qui, au demeurant, est vague, puisque en général utilisé aussi bien pour désigner les habitants des territoires occupés, que les réfugiés de 1948 vivant en Jordanie, au Liban ou en Syrie, voire les arabes israeliens). Mais cela implique, il faut bien en être conscient, que l’on considère que Israeliens et Palestiniens seraient membres d’une même société et d’un même Etat : exactement l’inverse de la revendication des pacificstes des deux bords, et de l’Autorité palestiniene, qui réclament deux Etats côte à côte. Dès lors, la situation des Palestiniens des territoires, aussi regrettable et condamnable soit-elle, provient du fait que l’Etat palestinien n’arrive pas à acquérir son existence propre... et pas seulement du fait de la politique israelienne, comme l’illustrent les affrontements entre le Hamas et le Fatah. Une autre interprétation de ce terme d’apartheid suggère un rapprochement avec le cas Sud-Africain tout simplement pour indiquer que les Israeliens n’auraient aucune légitimité à vivre en Israel/Palestine. Outre que cette position ignore le droit international (c’est l’ONU qui a créé l’Etat d’Israel), elle est à mon sens et logiquement inconsistante, et raciste : inconsistante, parce qu’exprimée au nom du droit du peuple palestinien à avoir sa patrie, elle refuse ce même droit au peuple juif (et même au peuple « israelien », dont l’existence est aujourd’hui une réalité) ; raciste, parce que le fait que les Juifs soient le seul peuple au monde qui n’aurait pas droit à un Etat ne me semble pas justifiable par un autre motif que le racisme et l’antisémitisme le plus banal et le plus primaire.

                      Par ailleurs, je ne voudrais pas qu’on se méprenne sur ma position : je suis un militant de la cause palestinienne, au sens où je crois qu’il est urgent qu’un réel Etat palestinien soit créé ; ce qui ne m’empêche pas en même temps d’être sioniste, c’est-à-dire de penser que les Juifs, eux aussi, ont droit à un Etat, et qu’aujourd’hui ça ne peut être qu’Israël.


                      • caramico (---.---.227.229) 23 janvier 2007 18:03

                        Et blablabla, et blablabla, et pendant ce temps les colonies se multiplient : arrétez de prendre les gens pour des c...


                      • Mapom (---.---.169.18) 29 mars 2007 01:00

                        Stop les contre-vérités : Les juifs ont plus de droit que les autres en Israel puisqu’ils peuvent s’y installer quand ils veulent. Les non juifs (dont les palestiniens chassés de chez eux) ne peuvent pas s’y installer, ni être propriétaires.. Et ce n’est pas de la discrimination ? Donc c’est bien un régime d’apartheid.

                        Et quelle est cette entité : le peuple juif ? Qui devrait avoir son territoire ? Et pourquoi pas le peuple chrétien qui devrait avoir son état car on ne peut décemment loger plus de 500 millions de personnes au Vatican... Les gens pratiquent leur religion dans leur coin où ils veulent. Mais on ne fait pas de pays basé sur une religion car cela implique ipso facto une discrimination, c’est qui est le cas en Israel.


                      • moumousse (---.---.138.6) 24 janvier 2007 10:12

                        La situation en palestine est TRES SIMPLE, j’en ai marre des sionistes qui veulent nous faire croire que « non, c’est compliqué » et puis « Tu sais, c’est de la politique, ça ne se passe pas exactement comme ça »,« il faut traité le sujet a fond pour pouvoir en parler » et blablabla, alors je résume !!! :

                        1) Les palestiniens n’y sont pour rien dans la shoa 2) Les juifs ont SPOLIER la terre des palestiniens (tels les nazis en leur temps) 3) Les SIONISTES massacres les palestiniens, les prives de liberté, de travailler, de vivre dignement en paix, détruises leurs maisons, volent leur terres ..... 4) LES MÉCHANTS SONT LES ISRAÉLIENS, LES GENTILS SONT LES PALESTINIENS 5) Vous ne pourraient JAMAIS faire croire à l’opinion publique que vous êtes dans votre droit, même avec les médias, les politiques, votre propagande puante, JAMAIS nous ne pourrons dire que VOUS AVEZ RAISONS JAMAIS !!

                        Voila, la situation est vraiment simple, merci


                        • Bill (---.---.161.134) 20 février 2007 13:19

                          Ceux qui contestent le racisme de l’occupant envers les Palestiniens, qu’ils fassent une visite dans les territoires occupés depuis 1967 et les territoires sur lesquels a été crée en 1948, l’état d’Israél. Vous conclurez comme le Président US M. Carter qu’Israél est un état d’apartheid. Les Palestiniens vivent entassés dans des camps de réfugiés pire que ce que vivaient les noirs en Afrique du Sud. Des Palestiniens vivant dans des camps de réfugiés sur leur propre Terre !!! Sans se rendre dans les territoires, on peut se rendre à l’évidence de ces faits en voyant les images à la TV. Un Brésilien , un Français , un Russe ou un Ethiopien de confession juive peut avoir un appartement ou une résidence dans les territoires occupés alors que le Palestinien qui n’a que cette terre, est abrité dans des ghettos. SVP, un peu de respect pour la personne humaine quelque soit sa race ou sa religion ! Un peu d’objectivité. Il n’y a pas de race supérieure !


                          • (---.---.206.204) 31 mars 2007 18:27

                            pour ceux que ca chagrine de parler d’apartheid il suffit de le remplacer par « racisme du peuple elu » cela devrait satsfaire tout le monde.

                            le peux de politiciens honnetes ne peuvent parler qu’après leur retraite et encore. renvoie aux profs de stanford qui ont décortiquer le loby juif


                            • (---.---.206.204) 31 mars 2007 18:35

                              le terme palestiniens n’est pas vague monsieur l’avocat

                              les palestiniens c’est le peuple qui vi et respire et qui était chez lui en 1948.

                              parcontre le mots israelien est un terme tres flous

                              il regroupe tous ceux qui sont venus de pays comme l"tgiopie et la bélgique pour trouver des terrains et des maisons et des cuisinières comme par hasards encore chaudes mais vide ???


                            • (---.---.206.204) 31 mars 2007 18:42

                              quand israel construit un mur ou implante à force de bull et de balles de nouveaux colons.

                              elle considère qu’elle à réaliser un acquis et dépose avec fierté des pièces à conviction pour dire qu’une nouvelle réalité et là et qu’il faut composer avec.

                              un enfant tué même s’il est tué reste une réalité. un réfugié reste et restera une réalité et le racisme juif restera une réalité qui durera plus que « l’état sioniste »


                            • (---.---.206.204) 31 mars 2007 18:57

                              faut il saluer le démontéllement des colonies de gaza par sharone ??

                              faut il saluer quelqu"un qui rend un objet volé depuis 60 ans ?? qui plusé empoisoné (au sens réel du terme)

                              faut il saluer quelqu’un qui à reculer grace à la résitance et qui ne reculera que grace à la resitance. (comment la guerre c’est arrêté au liban )

                              l’arret de la guerre au liban n’etait ni un acte de sagesse ni un acte de paix c’etait un acte de panique quand les juifs ont vu des dizaines de mercava se transformé en taurreau du symérien (puisque les arabes israeliens ne font pas partie de tsahal)

                              faut il saluer quelqu un qui n’est pas mort pour être pardonné et qui n est pas vivant pour etre jugé ???

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Rudy Reichstadt

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