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Accueil du site > Actualités > International > Afrique : Bientôt le retour dans les fers

Afrique : Bientôt le retour dans les fers

A voir l’évolution de l’histoire du monde, il ne serait ni idiot ni inutile de se poser la question de savoir si, un jour plus ou moins lointain, les Africains ne risquent pas de se retrouver razziés, capturés, les pieds et mains mis dans les fers. La réponse est oui, ce risque existe. Il est bel et bien possible que l’esclavage nous retombe dessus. Ceci pour plusieurs raisons :

D'abord, n’a-t-on pas ôté les chaînes des mains et des pieds de notre peuple pour mieux les lui visser à la racine de la tête ? Des chaînes connues aux temps de l'esclavage, on est passé aux chaînes mentales et psychologiques. Notre peuple est si dangereusement abruti et aliéné qu'il n'arrive pas depuis ces temps-là à percevoir le monde au travers de son propre prisme. C'est donc en toute logique qu’en majorité les africains ne comprennent pas le monde, ni son fonctionnement et ses différentes institutions, véritables attrape-nigauds, mis en place pour les tondre avec leur propre consentement précautionneusement vicié en amont. Les soi-disant institutions internationales, l'aide internationale, les ONGs... sont toutes des instruments faisant partie de la boîte à outils occidentale construite pour ses besoins et non pour ceux des nations auxquelles elles semblent en apparence s’adresser. Or, malgré l’évidence, nombreux sont ces africains qui jugent nécessaire la sollicitation de ces funestes organismes. Dès que leurs représentants, à des fins propagandistes, annoncent de l'aide, des prêts, des dons de matériels ou tel ou tel soutien, des Africains vont jusqu'à applaudir et danser. C’est là qu’on voit que notre peuple, psychologiquement atteint, n'est pas à l'abri.

Ensuite, les Africains croient que le monde a changé. La réalité factuelle montre qu'il a peut-être changé pour les autres qui ne cessent justement de perfectionner leurs aptitudes à conserver leur emprise sur d'autres peuples. Mais, combien sont-ils ces Africains à continuer de clamer que les temps ont radicalement changé et qu'il n'est plus possible par exemple pour les autres de retrouver la force de nous enchaîner à nouveau. Cette façon de penser confirme la vulnérabilité inquiétante de notre peuple qui, globalement, oublie qu’il faut surtout compter sur le renforcement de ses propres capacités et la confection de ses outils d'autodéfense, et s'en remet religieusement plutôt au bon sens et au sophisme philosophico-moral des autres. Cette assurance à toute épreuve en les autres ne peut qu'exposer à la catastrophe car nul ne maitrise totalement les intentions des gens du dehors. Surtout que, de par notre longue et douloureuse histoire, le peuple noir l'a déjà appris à ses dépens.

La probabilité de voir les Africains à nouveau dans les chaînes devient plus grande lorsqu'on se réfère à l'absence totale d'un leadership crédible et responsable en Afrique. Ce vide créé depuis la défiguration de la société africaine par les razzias négrières, est accentué par la nouvelle génération d'Africains incapables de travailler dans des groupes organisés et dirigés, contrairement aux leaders du combat des indépendances matinalement assassinés pour empêcher toute mise à disposition des Africains des richesses de leur terre. Ce manque de leadership empêche tout combat massif et efficace contre les différents maux dont nous souffrons. Il expose donc les Africains à tous les dangers car, privés de boussole.

Un autre élément qui fait peser sur les Africains le risque d'un retour dans les fers est la paresse intellectuelle. Celle-ci augmente le risque puisque lorsqu'on organise colloques, conférences ou écoles alternatives pour fournir des armes théoriques, idéologiques, matérielles voire spirituelles aux Africains dans un monde sans pitié, peu sont celles et ceux qui arrivent et se donnent les moyens pour atteindre leurs objectifs. En revanche, dès qu'il est question de célébration de fêtes, d'anniversaires, de mariages où il y a à manger, à boire, et à danser, les lieux sont pris d'assaut avec une ponctualité qui tranche avec ce qui est imbécilement appelé « l'horaire africain » à d'autres occasions.

Ce refus de tout effort de réflexion autonome et organisé consolide l'incapacité pour nombre d'Africains de revisiter l'histoire de leur continent aux fins de mieux la saisir pour pouvoir ensuite la réécrire. C'est donc en toute logique qu'on s'accroche à la version falsifiée de notre histoire écrite par les maîtres et vulgarisée par les canaux de l'école coloniale, de l'église et des médias.

Puis, il est tout à fait possible que les chaînes nous soient mises à nouveau bientôt, car notre peuple a été emmené à la conviction qu'il n'a ni adversaires et encore moins des ennemis. Cette assurance fait que ce peuple qui a les bornes de l'histoire totalement interverties aujourd'hui, persiste, malgré les épreuves de l'histoire, à accueillir tout le monde sans fixer de règles et sans aucune précaution, dans la droite ligne de nos ancêtres les pharaons finalement chassés de l'Egypte, ainsi selon la pensée du Roi Konboro au Mali du 12è siècle. Sous prétexte de la « teranga », l'Afrique ne cesse d'accueillir et de nourrir ses propres bourreaux qui lui imposent ensuite langues, système de société et intérêts. Cette façon naïve de traiter avec les gens venus d’ailleurs dans un but précis, qui si facilement ensuite deviennent leurs maîtres, les africains se retrouvant soumis sur le propre terre, est suicidaire. On le voit bien aujourd'hui avec la Chine, qui, ayant bien compris que la proie africaine est abattue depuis le 15è siècle par l'Occident, l’infiltre avec une facilité déconcertante. La Chine s'installe non seulement pour faire des « affaires », mais aussi et surtout pour imposer sa langue et sa culture en créant un peu partout des Instituts Confucius au Togo, au Kenya, au Cameroun et ailleurs, faisant diffuser des émissions de la radio-télévision chinoise sur les antennes locales en Afrique. Comme si BBC, RFI, Deutsche Welle, Voice of America, TV5, CNN, France24 et bien d'autres qui cernent les populations et leur administrent la propagande n'ont pas assez « drogués » les Africains.

Ces énormes faiblesses, si elles ne sont pas vite prises en main, conduiront à coup sûr les autres à remettre notre peuple dans les fers. Que ce soient avec les anciens maîtres ou les nouvelles puissances, la tendance montrent déjà où ces faiblesses vont entraîner l'Afrique. Déjà, les proto-Etats africains, construits et partagés entre les puissances du moment à Berlin en 1885, n'ont rien pu faire face aux mêmes prédateurs qui viennent de créer un sous-Etat au Sud-Soudan à la suite de ce qu'ils nomment un « référendum d'autodétermination » avec une claire intention de mettre la main sur le pétrole de ce foutu 54ème « Etat » africain.

La création ce pseudo Etat « chrétien » sud-soudanais en plein 21ème siècle, dans une indifférence absolue des Africains, est la preuve que le moment venu, nous serons avalés tout rond, tant l'écart semble gigantesque entre nos prédateurs et nous. Raison de plus pour que notre peuple comprenne enfin où ses faiblesses le drainent, alors même que n'importe qui peut venir en Afrique et imposer sa loi comme bon lui semble.

Aucun peuple ne tolère que son espace soit pénétré par les autres, sans qu'il ne maitrise la situation. Les Africains eux, n'ayant aucune prise sur leur espace, sont complètement contrôlés par des puissances externes qui, envahissant cet espace, deviennent ainsi les vrais maîtres de la situation.

Pour redresser la barre et éviter de sombrer totalement une fois encore dans les chaînes, une première entreprise s'avère nécessaire et urgente : prendre conscience que le risque pour les Africains de retourner aux fers existe. Ensuite, il faudra qu'une majorité accède à une formation alternative en vue d'y recevoir une instruction thérapeutique autant individuelle que collective, afin de retrouver une conscience de peuple. Et enfin, le peuple africain devra faire face à ses problèmes de manière responsable et consciente, pour pouvoir ensuite les résoudre lui-même et rebâtir une Afrique sanctuarisée, fondée sur le roc de ses propres valeurs et capable de protéger efficacement et définitivement ses enfants. 

Komla KPOGLI


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50 réactions à cet article    


  • ricoxy ricoxy 25 janvier 2011 11:04

    Article étonnant. Le même constat, la même analyse peuvent s’appliquer à l’Europe.


    • Robert GIL ROBERT GIL 25 janvier 2011 11:11

      Comme l’Amérique du sud est le jardin des USA, l’Afrique est l’arrière cour des puissances coloniales européennes, directement, ou sous couvert d’indépendance de façade, elles contrôlent l’économie du continent. Ce n’est pas demain que l’on produira et consommera africain ! La dette est un véritable fléau, chaque minute, l’Afrique paye 25000 euros aux créanciers du nord ! Et aussi longtemps que les richesses seront confisquées par une minorité africaine corrompue ayant le soutien de l’occident, aucun mur si haut soit-il n’empêchera les africains de quitter cette terre de misère.Lire article ci-dessous :

      http://2ccr.unblog.fr/2010/12/05/afrique-terre-de-pillages/


      • latortue latortue 25 janvier 2011 11:23

        Pitoyable je n’ai pas pu lire jusqu’au bout !!!!!!!!mais mon ami ,les chaines sont pour le peuple en Afrique et ne les ont JAMAIS quittées même si tu ne les vois pas elles sont là ,par contre les dirigeants de ces pays sont loin d’être avec des chaines ou en or ,ils ont été placés comme les pantins rémunérés de nos colonisateurs financiers et au moindre écart c’est la révolution et la porte .qui dirige qui bouge les manettes en dessous de tout ça il serait fort utile pour toi de te poser la question . Le risque n’est pas qu’ils aient de nouveau des chaines mais qu’ils te balancent a la tronche celles qui ne les ont jamais quittées pour enfin vivre en homme libre ,mais on est encore loin de ça avec la civilisation viendra la connaissance et germera la révolte .


        • Rodriguez 25 janvier 2011 11:42

          Merci pour votre commentaire.

          Comme vous pouvez le constater dans deuxième paragraphe du texte, les africains n’ont jamais quitté les chaînes. Ces chaînes sont là dans les têtes et dans d’autres éléments que vous citez notamment la dette, le choix des dirigeants, une agriculture d’exportation au détriment de celle de subsistance...etc.

          Pour ce qui est des pantins de dirigeants africains, veuillez lire ceci ( L’Afrique est-elle condamnée à être perpétuellement violée par l’Occident ? ici http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/l-afrique-est-elle-condamnee-a-44385) et écouter quelques unes de ces conférences http://www.dailymotion.com/relevance/search/kpogli).

          Merci


        • JL JL 25 janvier 2011 11:39

          Cet article mérite-t-il notre attention ? En lisant en diagonale je suis tombé sur ceci, je cite : « Un autre élément qui fait peser sur les Africains le risque d’un retour dans les fers est la paresse intellectuelle. »

          Ou notre mépris sinon notre indignation ?


          • Rodriguez 25 janvier 2011 11:51

            Indignez-vous ! C’est bien normal. Méprisez, si vous voulez bien ! C’est tout à fait possible. Seulement, la paresse intellectuelle dont il est question ici n’est pas celle que les d’autres peuples ont fabriqué pour justifier l’injustifiable commis sur les Africains.

            Pour plus de clarté, j’ai bien expliqué ce que j’entends par là :

            "

            Un autre élément qui fait peser sur les Africains le risque d’un retour dans les fers est la paresse intellectuelle. Celle-ci augmente le risque puisque lorsqu’on organise colloques, conférences ou écoles alternatives pour fournir des armes théoriques, idéologiques, matérielles voire spirituelles aux Africains dans un monde sans pitié, peu sont celles et ceux qui arrivent et se donnent les moyens pour atteindre leurs objectifs. En revanche, dès qu’il est question de célébration de fêtes, d’anniversaires, de mariages où il y a à manger, à boire, et à danser, les lieux sont pris d’assaut avec une ponctualité qui tranche avec ce qui est imbécilement appelé « l’horaire africain » à d’autres occasions.

            Ce refus de tout effort de réflexion autonome et organisé consolide l’incapacité pour nombre d’Africains de revisiter l’histoire de leur continent aux fins de mieux la saisir pour pouvoir ensuite la réécrire. C’est donc en toute logique qu’on s’accroche à la version falsifiée de notre histoire écrite par les maîtres et vulgarisée par les canaux de l’école coloniale, de l’église et des médias. "

            Pour d’autres détails, http://lajuda.blogspot.com/

          • JL JL 25 janvier 2011 12:01

            Avant de dire ce que sa réponse m’inspire, je demande à l’auteur de prendre connaissance de cet article :

            « Mise en danger de la population, dégradation de l’environnement, pillage des ressources minières, évasion fiscale et transferts douteux via des paradis fiscaux… tel est le bilan en Zambie de la multinationale suisse Glencore. Avec la bénédiction de la Banque européenne d’investissement, qui finance ses activités. Comment l’Europe et la France sponsorisent la guerre économique et la destruction d’un territoire d’Afrique ? Enquête sur un scandale financé sur des fonds publics. »
             Lire la suite là : Glencore : comment une multinationale pille l’Afrique avec la complicité de l’Europe, Par Agnès Rousseaux (11 janvier 2011) :


            Quand un président veut rompre avec les chaînes que vous évoquez la « communauté internationale », comprenez les zombies qui répandent la parole de Wahsington à travers leurs médias l’appellent le boulanger et fomentent sa destitution.


          • le moine du côté obscur 25 janvier 2011 12:13

            Il est vrai que la paresse intellectuelle des africains (et je suis africain) est un gros problème. En effet ils préfèrent la fête et les trucs distractifs. Ils vénèrent les footballeurs, les artistes et les clowns, dans mon pays c’est patent. J’essaie d’encourager les jeunes à s’instruire, à lire par exemple l’ambassade des USA dans mon pays a une grande bibliothèque où l’on peut s’inscrire gratuitement et emprunter les livres, je n’en vois pas beaucoup qui y vont. Quant à utiliser Internet pour ça aussi, bonjour la galère. Ce qui fait que l’on voit des jeunes qui ont une vision assez irréaliste du monde et qui croient aux contes de fée. Je ne parle de ces infâmes séries brésiliennes et mexicaines qui plongent littéralement les jeunes filles dans des réalités de substitution. Beaucoup d’africains n’ont pas encore compris que le « salut » est dans le travail, la réflexion et l’élaboration de stratégies à long terme. En vérité nous manquons cruellement de visionnaires quand les illuminés de tout genre sont légion. Moi je suis pessimiste !


          • Rodriguez 25 janvier 2011 12:17

            Ne vous en faites pas, nous savons ce pillage, nous. Puisque nous l’avons toujours décrit, dénoncé et nous tentons de nous organiser contre tout ceci. Allez sur notre blog (http://lajuda.blogspot.com) et lisez, regardez nos vidéos (http://www.dailymotion.com/relevance/search/kpogli). Ce qui nous préoccupe le plus, à présent, c’est la majorité d’Africains qui refuse de se réveiller, de comprendre et d’agir.

            Quant à votre histoire de la communauté internationale, cela fait environ une dizaine d’années que nus disons qu’elle n’existe pas. Il s’agit d’une autoproclamation des 5 pays membres du Conseil de sécurité de l’ONU, voire 2 ou 3 pays notamment les USA, la France et l’Angleterre. Donc, ne nous amener pas sur ce terrain.


          • Annie 25 janvier 2011 12:40

            L’Afrique ne manque pas de visionnaires, et ne souffre pas de paresse intellectuelle avec des géants comme Dennis Brutus et Patrick Bond. Par contre elle manque cruellement de moyens mais aussi, si je me fie à cet article, de confiance dans l’avenir, et dans ses possibilités.


          • LE CHAT LE CHAT 25 janvier 2011 12:40

            pourquoi « pseudo état chrétien  » au Sud Soudan ?
            que faites vous des millions de morts , ne justifient ils pas la partition ?


            • easy easy 25 janvier 2011 12:56

              Excellente initiative. Oui la question mérite d’être posée.


              Chaque fois qu’on change de focale pour observer quelque chose, on voit des aspects et des paramètres différents. Or nous n’avons que deux yeux, un pauvre cerveau et surtout une limite pour exprimer, dans un discours et même dans une thèse, la complexité-diversité des choses.

              Selon une certaine focale, avec un certain oeil, on peut voir surtout que les Africains se pourrissent mutuellement la vie, surtout quand ils se civilisent et passent matérialistes. Mais selon une autre focale, on peut effectivement voir que leur image de bêtes de somme leur colle à la peau et que le réflexe de les exploiter colle aussi à la peau de leurs ex colonisateurs. Et cela, au travers des générations.

              Renonçons à attendre des Martiens qu’ils s’expriment et se fassent entendre de nous par le biais d’une rhétorique complètement différente de la nôtre, celle qui nous permet de communiquer sur le Net ou à l’ONU par exemple. N’attendons pas des Africains ou des Inuits, qu’ils puissent nous toucher par le biais d’une rhétorique qui serait trop originale. 
              Les Africains, doivent exposer, avec le même vocabulaire, la même sémantique, les mêmes leviers émotionnels, éthiques et moraux auxquels le reste du Monde est habitué, leur propre conception de leur continent, de leur identité.
              Ca aurait été plus naturel et plus juste qu’ils crient leur identité avec des tam-tam. Mais à part quelques uns, la plupart des non-africains en rigoleraient.

              C’est donc malheureusement avec la même technique oratoire, les mêmes mots, les mêmes ficelles rhétoriques que celles couramment utilisées par les puissants, qu’ils doivent forger leur credo.

              C’est toute la problématique des Amérindiens. Pour parvenir à se faire un tout petit peu entendre, ils ont été obligés de se dénaturer en parlant Blanc et même en se nommant en langage Blanc.

              Les Chinois, tout puissants et originaux qu’ils soient, doivent eux aussi se plier au format de la rhétorique ISO. Dans deux siècles, les Chinois penseront comme pensent les Allemands.

              Tous les peuples originaux, et les Africains le sont, doivent trouver le moyen de parler la langue banale du Monde électronique tout en disant quelque chose de singulier.

              C’est comme si en utilisant tous les mêmes Lego, chacun de nous devait construire une maison originale et la faire admettre comme valable par les autres.

              C’est très difficile. Il est très difficile pour les Corse de faire valoir une identité particulière si déjà ils doivent renoncer à parler Corse.
              Mais ce n’est hélas que par ce biais de la langue commune qu’on peut faire entendre sa singularité.


              J’ai insisté sur la langue mais, au-delà, ce principe vaut pour tout le reste. Difficile pour un Chinois ou un Africain de faire valoir sa singularité quand il joue avec les mêmes ballons de foot, quand il roule dans les mêmes voitures, quand il se rafraîchit avec les mêmes clim., quand il avale les mêmes médocs que le reste du Monde.



              Même langue, même rhétorique, mêmes objets convoités, même monnaie, même cuisine, aboutissent forcément à une perte d’identité singulière, à rejoindre la pensée ou la vision centrale. Et dans cette vision centrale, il y a la mémoire qu’il a été possible de traiter les Noirs comme des bêtes.


              • Sauvage Sauvage 25 janvier 2011 13:21

                « Ce refus de tout effort de réflexion autonome et organisé consolide l’incapacité pour nombre d’Africains de revisiter l’histoire de leur continent aux fins de mieux la saisir pour pouvoir ensuite la réécrire. »

                Cet article est une belle tentative d’expliquer les malheurs de l’Afrique.

                Toutefois, il ne faut pas tomber dans les clichés inutiles.

                L’Africain ne fait pas plus la fête que n’importe quel autre français.

                Il est certes jovial mais l’hospitalité, la joie de vivre et le besoin de décompresser caractérise TOUTES les nationalités !
                Les afrométropolitains ne sont pas différents de n’importe quel franco-français ou asiatique ou autre, vivant en France et profitant du niveau de vie dès qu’il a un pouvoir d’achat minimum !

                Vouloir profiter de la vie, travailler dur pour mettre les siens à l’abri du besoin est parfaitement humain : de même que vous ne voyez pas les afrométropolitains impliqués massivement dans des actions politiques, vous ne verrez pas beaucoup de français se battre pour les injustices sociales. C’est humain.

                Nous ne pouvons pas tous être politiquement éveillés ! En général, et c’est valable pour n’importe quel peuple : il y a un meneur, un groupe qui le suit et tous les autres qui y adhèrent, en fonction du talent que le meneur aura de convaincre autrui !

                L’Afrique est cependant dans un état critique, déchirée par des guerres sans fins ou de nouvelles à venir, une corruption occident-afrique, des crimes contre l’humanité en veux-tu en voilà, l’illétrisme, la pollution, les famines...

                Mais c’est bien connu : ce qui est loin du regard est très loin du coeur. Surtout lorsque cela ne nous affecte pas personnellement.

                De plus, plusieurs éléments extérieurs contribuent à maintenir les afrométropolitains dans l’illusion de leur confort consumériste :

                * le discours négationniste des médias et intellectuels français qui fait passer la colonisation pour un bienfait
                * le discours démagogique que ’le passé est passé’
                * les clichés servis à la pelle que l’africain n’a pas d’histoire...

                Et d’ailleurs, vous y tombez vous-même joyeusement, dans ce cliché de l’africain qui adore faire la fête et n’aime pas réflechir.

                Mais pouvez-vous me montrer un seul ouvrage scolaire français qui traite de la guerre du Cameroun ?
                Ou peut-être de l’assassinat de Lumumba, Sankarah ou coup d’état contre Olympio Sylvanus ?

                Vous voyez ? Il ne suffit pas de dire que l’africain est parresseux intellectuellement. Il faut aussi créer des ouvrages grands publiques vulgarisants sur l’histoire africaine, les révoltes de l’esclavage et colonisation qui aujourd’hui n’existent pas. Ou commencent timidement a émerger.

                Enfin, si ces ouvrages n’existent pas aujourd’hui, et ne sont pas disponible au plus grand nombre, c’est que, de mon humble avis, les dirigeants français ne veulent pas que cette histoire se sachent. Ils ont réecrient l’histoire africaine pour continuer à piller ce continent en toute impunité.
                Autrement, il faudra que ça cesse. Et il faudra juger les assassins de Lumumba, toujours en cavale (sa fille en parle de façon très poignante dans un reportage qui lui ai dédié) et aborder la question de réparation post-coloniale qui n’a jamais été abordée.

                Mais quel dirigeant français voudra renoncer à l’impérialisme français pour ce grand chantier ?

                En attendant, pour l’anecdote, dans son superbe ouvrage Le Néo-Colonialisme : dernier stade de l’impérialisme, Kwamé Nkrumah relate ceci :

                — > Lors de la décolonisation du Congo, terrassé depuis des décennies par l’une des plus violente colonisation, les colons belges qui ont du quittés leur ancienne colonie à la hate ont demandés au nouveau gouvernement des indémnités financières pour les dommages qu’ils auraient subis lors de leur départ...

                Pour ceux qui s’intéressent à l’histoire africaine et colonisation, quelques ouvrages épatants :

                * François Xavier Verschave : Noir Procès/ Françafrique, le plus long scandale de la république/ Négrophobie
                * Adame Ba Konaré : Petit Précis de remise à niveau sur l’histoire africaine à l’usage du Président Sarkozy
                * Gerald Caplan : l’Afrique trahie
                * Joseph Stiglitz : la grande désillusion et le triomphe de la cupidité
                * Thuram : mes étoiles noires
                *Olivier le Cour Granmaison : Coloniser et Extérminer.
                *tous les ouvrages de Franz Fanon et Olivier


                Quand on veut, on trouve.

                Cordialement,


                • Rodriguez 25 janvier 2011 13:42

                  Sauvage

                  Votre commentaire remplit de vérités, mais ce n’est pas à moi qu’il faut dire que je tombe dans des pièges des clichés. Je n ’ai pas besoin de me référer aux clichés éculées sur les Africains pour savoir ce qui est et ce qui n’est pas.

                  Ma très très modeste expérience de militant me suffit de savoir ce qui se passe à l’intérieur de notre peuple.

                  Les quelques livres que vous citez en fin de commentaire, combien de personnes les ont lus ? La guerre au Kamerun, on a en parlé à plusieurs reprises, on a organisé des conférences dessus, l’assassinat de Lumumba, Sylvanus Olympio, Cabral, Sankara et autres, je ne peux que vous dire ce que notre organisation a fait (http://lajuda.blogspot.com), nous sommes souvent invités dans quelques pays pour donner des conférences sur différentes questions concernant notre peuple, combien de personnes - bien qu’informés et ayant du temps - se sentent concernées ? 

                  Quelques écoles alternatives sont mises sur pied ( Anibwé à Paris, Université populaire africaine à Genève...), qui y vont ? 


                • Sauvage Sauvage 25 janvier 2011 14:55

                  Votre militantisme est admirable.

                  Cependant, vous versez dans le pessimisme pour rien. Mon commentaire visait à mettre en évidence un principe fondamental :

                  · Les afrométropolitains sont avachis sous le poids du capitalisme.

                  Ils fuient la misère africaine pour mieux affronter la crise économique, sociale et financière européenne.

                  Donc je suis d’accord comme vous de dire qu’ils ne sont pas beaucoup à lire les ouvrages cités précédemment. La majorité d’entre eux, pour les plus jeunes, écoute NRJ, BFM ou encore regardent TF1, accourent comme des dératés faire les soldes comme s’ils n’avaient rien à se mettre et c’est un grand miracle s’ils ouvrent un livre ou regarde Arte.

                  Mais c’est un comportement consumériste qui caractérise tous les jeunes français, toute origine confondue ! Une fois rentrés chez eux, noyés dans leurs fringues, ils se rendent compte qu’ils n’ont plus rien pour payer leur loyer, faire les courses etc etc…  

                  Jeunes ou vieux, afro ou franco-français, tous voguent sur la vague de la nonchalance jusqu’à réaliser que la vie se durcit de plus en plus et qu’il faut se retrousser les manches, voire travailler dur pour gagner sa place au soleil.

                  Les inégalités sociales se creusent de plus en plus, et qu’ils soient noirs, blancs, jaunes ou autres, les français pensent avec inquiétude à leur avenir.

                  Comme je l’ai expliqué par ailleurs, l’Etat français contribue à endormir la conscience des minorités, minimisant le fait de la colonisation. C’est un réel enjeu politique et économique à posteriori, car dès que la africains se rendront compte que l’Etat français continue assidument sa politique de pillage organisé en Afrique, ils se mobiliseront de plus en plus. Apprendre l’histoire signifie ‘ouvrir les yeux sur le présent’. Beaucoup d’africains s’en rendent déjà compte.

                  Mais le reste est bercé par l’illusion du révisionnisme français. Il faut donc être patient. Discuter avec les gens. Les interpeller. Et ne pas baisser les bras. Car c’est une réelle bataille de l’information et de la communication.

                  Cordialement,


                • pilhaouer 25 janvier 2011 18:25

                  Bonjour

                  Sans oublier le remarquable « KAMERUN ! Une guerre cachée aux origines de la Françafrique »
                  http://www.kamerun-lesite.com/
                  http://blog.passion-histoire.net/?p=8820

                  Kamerun, la guerre cachée à l’origine de la Françafrique 1948-1971, Thomas DELTOMBE, Manuel DOMERGUE et Jacob TATSITSA, La Découverte), vient de paraître sur la guerre menée par la France contre le mouvement national de libération du Cameroun entre 1948 et 1971.


                • loulou 25 janvier 2011 14:18

                  Monsieur, difficile pour un occidental de se faire un avis sur les problèmes que vous décrivez.J’avais cru remarqué chez nombre d’Africains qui vivent en France, je vous cite« Ce refus de réflexion autonome et cette paresse intellectuelle.... »Mais comment le dire , puisque ce genre de pensée est interdite a un occidental sous peine de passer pour raciste.Vous dites également« Aucun peuple ne peut tolérer que son espace soit occuper par un autre sans qu’il ne cherche a le contrôler ».Excusez moi, mais si vous voulez être honnête, vous conviendrez que pourtant, c’est exactement la situation de nombre de banlieues Françaises qui sont dans l’obligation de tolèrer ce que vous dénoncez ailleurs. Au passage, je dois dire que le comportement de nombres de jeunes d’origines Africaines en France, ne participe pas, vous en conviendrez a une compréhension mutuelle des populations en présence..Cela dit, et je n’ai pas de leçons a donné , a partir d’un pays qui va mal, effectivement l’Afrique ne se porte pas bien et vous avez parfaitement raison de la dire, c’est bien aux Africains de trouver leur voie et vaincre leurs contradictions.Travail ardu et difficile pour lequel, le temps faisant son oeuvre il sera de plus en plus dur de trouver des boucs émissaires comme la colonisation, que je ne nie pas mais, etc...Vous dites des choses que l’on entend trop peu et qui sont fondatrices Il faudrait,.la réalité, l’approche de la vérité, bon dieu ! Excuser moi,Je me laisse aller a des souhaits pieux.Bon courage a vous.


                  • Traroth Traroth 25 janvier 2011 14:23

                    Le constat ethnique n’est pas plus valable que quand il est fait par Marine Le Pen. Qui sera esclave et qui tiendra la fouet ? La décision ne se prendra pas en fonction de la couleur de la peau - ne vous en déplaise, il y a des Noirs très riches - mais en fonction du rang social.


                    Si on ne fait rien, on se dirige bel et bien vers un monde où la survie (l’emploi, en d’autres termes) sera conditionné à une soumission totale. Celui qui la ramènera sera privé de la simple subsistance. Les possibilités d’ascension sociale seront inexistantes ou purement théoriques.

                    Mais ça sera pareil en Afrique, en Europe, en Asie ou ailleurs !

                    • Georges Yang 25 janvier 2011 15:10

                      Constat amer mais lucide, mais en dehors d’un paragraphe final qui parle de reprise en main de son destin par les Africains, que proposez vous ?
                      Concernant l’aide internationale, elle est inefficace, quelques fois nuisible au continent, car de plus en plus dans les mains de technocrates UN et UE et les ONG ont emboîté le pas. Les responsables locaux et les homologues de l’aide sont souvent des rapaces qui ne voient dans l’aide qu’une source de leur propre enrichissement.
                      Par contre, je ne vous suis pas au niveau du concept de paresse, je parlerai plutôt de manque d’efficacité et de productivité
                      Beaucoup d’Africains sont capables d’efforts surhumains, et surtout les femmes, dont aucun blanc ne serait capable. Par contre, l’efficacité et le rendement sont piètres
                      La plupart des politiques sont corrompus tout comme les fonctionnaires (en France, ils sont aussi peu efficaces, même s’ils sont moins corrompus), les paysans sont peu productifs, mais vous oubliez la classe moyenne, dynamique, industrieuse et productive et qui n’a besoin ni des états ni des ONG
                      Et puis vous oubliez aussi l’inventivité, la créativité des nouveaux entrepreneurs, des artistes et des musiciens ainsi qu’une certaine auto dérision et humour où les ex Zaïrois excellent
                      Quant aux multinationales, elles payent sinon le juste prix, du moins elles payent leur facture, mais la majorité des ventes est détournée par les dirigeants
                      Et puis certains pays, surtout anglophones s’en tirent mieux que la moyenne Ghana, Maurice, Ouganda, Kenya, Botswana


                      • Rodriguez 25 janvier 2011 15:27

                        Georges Yang

                        Vous avez raison de ne pas être d’accord sur la question de la paresse. Je parle bien de la PARESSE INTELLECTUELLE, celle qui fait que lorsqu’on organise des colloques, conférences, séminaires, formations alternatives pour la communauté, les Africains ne viennent pas ou les personnes qui viennent, ne se donnent pas à fond. C’est de cette paresse là dont je parle.

                        Voici comment cette PARESSE INTELLECTUELLE opère : " Celle-ci augmente le risque puisque lorsqu’on organise colloques, conférences ou écoles alternatives pour fournir des armes théoriques, idéologiques, matérielles voire spirituelles aux Africains dans un monde sans pitié, peu sont celles et ceux qui arrivent et se donnent les moyens pour atteindre leurs objectifs. En revanche, dès qu’il est question de célébration de fêtes, d’anniversaires, de mariages où il y a à manger, à boire, et à danser, les lieux sont pris d’assaut avec une ponctualité qui tranche avec ce qui est imbécilement appelé « l’horaire africain » à d’autres occasions.


                        Ce refus de tout effort de réflexion autonome et organisé consolide l’incapacité pour nombre d’Africains de revisiter l’histoire de leur continent aux fins de mieux la saisir pour pouvoir ensuite la réécrire. C’est donc en toute logique qu’on s’accroche à la version falsifiée de notre histoire écrite par les maîtres et vulgarisée par les canaux de l’école coloniale, de l’église et des médias. "

                        Je ne parle pas d’improductivité de la population.

                      • Georges Yang 25 janvier 2011 15:54

                        Ceux qui viennent aux forums, aux conférences ne sont pas de brillants intellectuels pour la plupart mais des « diplômés » prébendés nommés par népotisme ou tribalisme
                        Ils viennent pour les per diem ou jetons de présence payés par ls organisateurs et pour les repas et boissons
                        Les vrais intellectuels africains sont ailleurs, ils bossent dans le privé ou pour leur compte


                      • Annie 25 janvier 2011 18:55

                        Votre commentaire me réchauffe le coeur, surtout lorsque vous parlez des femmes africaines,et aussi des jeunes enfants qui sont obligés de travailler, ne serait-ce que pour survivre. Sans avoir une vision idéalisée de l’Afrique, j’ai toujours été fascinée par l’ingénuité des Africains, qui peuvent réparer une land-rover avec un cable de bicyclette. Cette ingénuité n’est pas exploitée, et je trouve personnellement que ne pas vouloir assister aux colloques, séminaires, calqués sur le modèle occidental est plutôt un signe de bonne santé mentale. 
                        Le problème de l’Afrique, c’est qu’elle n’a pas les rênes en main et qu’elle est de ce fait incapable de choisir le type de développement qui lui convient.


                      • Georges Yang 25 janvier 2011 18:58

                        Je pense que vous voulez dire ingéniosité


                      • Annie 25 janvier 2011 19:01

                        Bien sûr. Comme quoi être bilingue n’est pas toujours un avantage. Ingéniosité, je l’écrirai 100 fois.


                      • Rodriguez 25 janvier 2011 19:31

                        Georges Yang


                        C’est votre façon de percevoir les choses. Je la respecte.

                      • Rodriguez 25 janvier 2011 20:38

                        D’où la nécessité pour les Africains de se réapproprier leur histoire, leur environnement, leur espace et de comprendre le monde (c’est-à-dire comment les autres opèrent pour les piller et posséder leur terre, puis de les maintenir en état de servitude). 


                        Les Africains ne pourront prendre les rênes des choses en mains que si ceux qui sont appelés à reconstruire l’Afrique sont outillés en dehors de l’école coloniale qui est gigantesque machine à déprogrammation puis de re-programmation mentales. Cette formation, à mon humble avis, ne peut être reçue que dans des écoles alternatives. 

                      • JL JL 25 janvier 2011 15:30

                        J’appelle néo-sionisme l’occupation des territoires pauvres en Amérique du Sud, en Asie ou en Afrique, par les multinationales : en chassant les paysans, sans négociations ni indemnités ni paiement d’impôts, avec ou sans la complicité des potentats locaux.

                        Ce néo-sionisme est l’équivalent mondialisé de ce qu’israël pratique en Palestine.

                        Exemple 1 : Glencore : comment une multinationale pille l’Afrique avec la complicité de l’Europe, Par Agnès Rousseaux (11 janvier 2011) 

                        Exelmple 2 :

                        « Au Chili, pour parler de la compagnie minière Los Pelambres, la multinationale Luksic à capitaux japonais et chiliens, on dit « la Minera ». Comme on disait jadis « la Frutera », au Guatemala ou au Costa Rica, pour la United Fruit Company. La Minera a acheté populations, médias et élus. Le maire de Salamanca la décrit comme « un bon citoyen de sa commune » » :


                        • JL JL 25 janvier 2011 15:35

                          « Le maire de Salamanca décrit la multinationale »Minera« comme « un bon citoyen de sa commune » !

                          Corporations : Ce documentaire montre l’évolution des »Sociétés Anonymes« (appelées Corporations en anglais) aux USA, reprenant leur histoire depuis leur apparition avec la Révolution Industrielle, où elles étaient conçues pour répondre au bien public mais furent détournées de cet objectif par la recherche du profit. »De même que le requin est une machine à tuer, la Corporation est une machine à faire de l’argent."

                          Néolibéralisme : ça consiste à reconnaitre aux corporations les mêmes droits que les personnes humaines. « En droit, une personne morale est un groupement de personnes ayant une existence juridique, tout comme une personne physique (un être humain). Si l’entreprise a, légalement, les mêmes droits qu’un individu, pourquoi se conduit-elle de façon si peu humaine ? »

                          De fait, l’entreprise néolibérale est un puissant robot meurtrier doté des mêmes droits que l’individu. La personne morale est psychopathe. L’ultralibéralisme c’est le laisser faire.


                        • OMAR 25 janvier 2011 20:16

                          Omar 33

                          Bonjour Rodriguez :"les Africains ne risquent pas de se retrouver razziés,

                          Le bon terme est : pillés....

                          Et ils le sont déjà, surtout par l’Occident : Areva, Total, BP, Shell, etc... et maintenant, par les chinois, coréens et japonais...


                          • TSS 25 janvier 2011 20:18

                            regardez ce soir sur ARTE  :« Noir sur blanc,un voyage en Allemagne » avec le journaliste Günter

                            Wallraff !! edifiant ... !!


                            • Georges Yang 25 janvier 2011 21:10

                              Allez à un meeting UN et vous constaterez que noirs et blancs rivalisent de médiocrité, sans originalité ni inventivité, se contentant de répéter les key-words comme des perroquets
                              A ECHO et dans les grandes ONG c’est la même banalité
                              L’intelligence en Afrique est ailleurs que dans les forum internationaux, et pas seulement en Afrique, vous avez Kyoto et le Grenelle de l’environnement comme école du psittacisme 


                              • FRIDA FRIDA 25 janvier 2011 21:28

                                Voilà un article exprimant un point de vue courageux et concret. 

                                On entend ces derniers temps des analystes propagandistes répéter que la Chine n’a jamais été impérialiste et ce qui l’intéresse c’est le commerce. Cela me fait rire.
                                L’Inde fut conquise par une Compagnie commerciale. Et c’est ne pas connaître l’histoire de ce pays (Chine) que d’affirmer cela. Et même si cela fut le cas, c’est sous entendre qu’il y a des peuples génétiquement portés sur la domination et l’impérialiseme que d’autre non.

                                Quant à la paresse intellectuelle, cela vient souvent des habitudes et de l’environnement social et non de considérations raciales.

                                Il y a beaucoup de vérité que l’on ne veut pas dire pour justement perpétuer des comportements nuisibles aux gens. C’est à l’image de consommateur pousser à l’addiction de consommation sans raison ni reflexion, on consomme pour dépenser et rien d’autre. 

                                Quant aux leaders africains qui ont voulu se libérer, leur fin fut tragique comme Patrice Lumumba, sous l’oeil beinveillant de ces certains intérêts.


                                • DANIEL NAESSENS 25 janvier 2011 21:29

                                  C’est aux Africains de se bouger : qu’ils virent les despotes et les étrangers indélicats.
                                  Ils ont la force et les moyens...La volonté ?

                                  L’héritage coloniale n’est certainement pas une excuse pour reste à se lamenter.
                                  Pourquoi la Chine, l’Inde, le Brésil , entre autres, s’en sortent- ils ?Et pas l’Afrique ?

                                  L’Afrique posséde des richesses naturelles gigantesques....A elle de les mettre en valeur...
                                  A peine un milliéme de cette richesse a été exploitée jusqu’à maintenant...

                                  Au lieu de fantasmer sur un passé imaginaire (« pharaons noirs », « empires esclavagistes », etc...) l’Afrique ferait mieux de se construire un avenir (ça vaut aussi pour la France, d’ailleurs)...
                                  L’essentialisme noir n’existe pas plus que le blanc. Vouloir construire une « identité noire » ne peut que conduire à la catastrophe ...

                                  Ces jours ci on a l’exemple de la Tunisie.
                                  Que l’Afriique sub-saharienne s’y mette aussi !





                                  • FRIDA FRIDA 25 janvier 2011 22:49

                                    @D. Naessens

                                    Vous allez trop vite avec la Tunisie. Ayez au moins la modestie et la prudence d’attendre que les choses se cristallisent.

                                    Je vais faire quelques rappels, pour vous et ceux qui vendent la peau de l’ours avant de l’avoir tué :
                                    La décolonisation du monde arabe fut aussi euphorique que ce qui se passe actuellement en Tunisie. Mais le désenchantement a vite pris le pas sur tout autre sentiment. Par exemple :
                                    1 En 1958 la monarchie en Irak fut renversée par le parti baas. L’espoir fut immense. Mais quand on voit à quoi est réduit ce pays, on peut se permettre d’être moins sûr du cours de l’histoire et de ne pas porter des jugments hatifs
                                    2 Un an après le coup d’Etat militaire en Egypte, en 1952, fut proclamé la République. Qu’est ce qui fait que tous les espoirs portés ont été réduits à néant, maintenant une République où l’Etat d’urgence est quasi permanent, et la présidence est en phase de devenir hériditaire.
                                    3 Que reste-t-il de la République arabe unie
                                    4 Passons sur les changements politiques en Syrie
                                    5 Qu’a-t-ont tiré des émeutes de Casablanca du 23 mars 1965 (mais en fait d’autres villes s’y sont jointes),des émeutes de Casablanca de 1981, et bien d’autres avec leurs cortèges de prisonniers, de disparus.
                                    Même si des changements ont été induits par des militaires, cela n’a pas empêché la foule d’espérer et de croire à une réelle volonté de changement. La liste est longue.

                                    Donc personnellement, je dirais que l’on ne peut être sûr du changement que quand cela s’inscrit dans la durée, il faut au moins deux générations. Certains crient victoire alors qu’un mois ne s’est pas écoulé.
                                    C’est facile de parler de responsabilité, et de donner l’exemple de société qui furent des civilisaitons où l’Etat et donc sa Bureaucratie (Chine et Inde) avait son importantce ( et ce n’est pas gratuit) , le Brésil est à part, c’est une excolonie, mais c’était des portugais qui exploitaient un espace nouvellement conquis. Sa population indigène est réduite à une quantité infinétisémale et marginale elle est toujours confrontée à des difficultés insurmontable, ne parlant pas de ce leur font subir les multlinationales.
                                    La population africaine a eu le malheur de ne pas connaître avant la colonisation et la période de l’esclavage un Etat qui aurait pu atténuer la voracité de ces prédateurs. C’est le cas toujours de toutes les populations qui n’ont pas eu d’Etat ou si celui-ci à disparu au profit d’un autre (Kurdes, des Inuits etc). Un Etat, même corrompu, même si il tourne pour une oligarchie, si il fait la part entre son intérêt et celui des autres Etats, fait barrage aux autres prédateurs. C’est la leçon de l’histoire et des grands écrivains comme Makiavel et Hobbes. Ce dernier ne s’est pas trompé quand il a dit que l’on donne beaucoup de nos libertés, de nous même pour l’Etat (une sorte de contrat) en contrepartie la sécurité contre d’autres prédateurs beaucoup plus dangereux que l’Etat. Il est le moindre mal.

                                    Avant d’écrire l’histoire, il faut patienter et laisser le temps faire son travail ; enfin, comparaison n’est pas raison.


                                  • Rémi Manso Manso 25 janvier 2011 22:30

                                    Article proprement délirant, déjà vu et commenté par ailleurs. 

                                    Au passage, on ne peut évidemment pas parler de « peuple africain » : les arabes du nord et les africains qui vivent au sud du Sahara n’on rien à voir. Les premiers, d’ailleurs, ont pratiqué l’esclavage et castraient les seconds pour qu’ils ne se reproduisent pas. En terme de crime contre l’humanité, difficile de faire mieux... 

                                    Maintenant en ce qui concerne l’Afrique subsaharienne, rien dans cet article ne fait référence à son problème numéro un, à savoir sa surnatalité. Or c’est bien celle-ci qui est la cause principale de tous ses maux et ce n’est pas moi qui le dit, mais Aboubakar Namoda, conseiller spécial du président du Niger, au micro d’Europe1.fr.

                                    • Rodriguez 25 janvier 2011 22:45

                                      « Article proprement délirant » : pourquoi le commentez-vous alors ?

                                      « déjà vu et commenté ailleurs » : n’êtes-vous donc pas exténué de le pourchasser et venir le rattraper ici pour le commenter ?


                                      Le terme « peuple africain » vous choque ? C’est votre problème. Bien sûr, je ne peux que vous témoigner ma sensibilité, puisque je vous ai créé un problème.

                                      Quant à vos propos sur la surnatalité africaine, vous n’avez qu’à aller chaster les Africains.


                                    • Rémi Manso Manso 25 janvier 2011 23:19

                                      @Rodriguez, 

                                      avez-vous au moins fait l’effort d’écouter le professeur Aboubakar Namoda ?
                                      Car c’est à lui qu’il faut demander d’aller « chasser » ses compatriotes : pas à moi. En effet je n’ai fait que reprendre, en beaucoup moins crus d’ailleurs, ses propos.

                                      Quant au fait de commenter un article, faut-il être en accord avec vous pour avoir le droit de s’exprimer ? Est-ce ainsi que vous concevez la démocratie ?

                                    • Rodriguez 25 janvier 2011 23:59

                                      Cher Monsieur, excusez-moi, que la surnatalité constitue pour ce professeur Aboubakar Namoda le problème de l’Afrique, c’est son opinion. Que cette opinion emporte votre adhésion, c’est votre droit. Le professeur a choisi de parler de cela, je le respecte. Mais, moi, j’ai choisi de parler d’autres choses. 


                                      Quant à votre liberté de vous exprimer, je ne peux l’étouffer. Simplement, comme vous l’avez dit dans votre précédent commentaire, vous avez déjà vu et commenté ce texte « délirant ». Je m’en suis dès lors aperçu que vous en souffrez et que je n’ai d’autre devoir que de compatir à votre douleur.

                                    • ficelle 26 janvier 2011 00:04

                                      Pour avoir traîné ces dernières années en Afrique de l’Est et Madagascar,
                                      pensez un peu à la démographie irraisonnée (richesse de la famille...)
                                      et évitez le piège brillant dans lequel nous sommes empêtrés, la com intellectualisée.
                                      Excusez, mais je n’ai pas le temps de dire plus. Et je ne suis pas gourou !!!


                                      • courageux_anonyme 26 janvier 2011 02:27

                                        Force est de constater que si on avait fait comme les arabes, qui ont pratiqué l’esclavage bien plus longtemps que nous et qui castraient leurs esclaves, on serait bien plus tranquille aujourd’hui. Mais non, non seulement on ne les a pas castrés et donc empêché toute descendance geignarde, mais en plus on a aboli l’esclavage.
                                        C’est notre problème, on est trop bons.

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