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Agent Orange Vietnam

A Washington, le 6 octobre 2008, les victimes vietnamiennes ont déposé leur appel devant la Cour suprême des Etats-Unis d’Amérique.

Le Tribunal de première instance de New York Est a jugé - sous la pression du Département de la justice - irrecevable la plainte déposée par les victimes vietnamiennes de l’Agent Orange contre les compagnies chimiques ayant fabriqué les défoliants empoisonnés. La Cour d’appel fédérale de New York a confirmé cette irrecevabilité - le Gouvernement des Etats-Unis s’étant constitué amicus curiae, l’"ami de la cour". La Cour suprême des États-Unis, sommet du pouvoir judiciaire, est l’ultime tribunal. Conformément à son article III, la Cour suprême est compétente sur tous les cas relevant de la Constitution ou des lois des États-Unis et des traités conclus. Sa devise est "justice égale selon la loi". La non-recevabilité de l’affaire qui nous concerne porte bien sur l’interprétation d’une loi américaine : l’« Alien Tort Claims Act », instrument juridique permettant à une ou des victimes d’une violation grave des droits de l’homme de chercher réparation à travers une procédure civile devant les tribunaux américains.

Si la Cour suprême ne décide en première instance que dans de rares cas - affaires engageant un des États de l’Union, un diplomate ou État étranger -, pour toute autre affaire, comme celle qui nous intéresse, elle a une compétence d’appel. Dans tous les cas, son jugement, lui, est sans appel. Elle se limite aux affaires les plus importantes - ce qui est quand même le cas de celle-là - et détermine si les lois des États-Unis ou celles des États fédéraux sont compatibles avec la Constitution dont elle est le traducteur final. Au début du siècle précédent, un gouverneur de l’État de New York déclarait au cours d’un discours officiel : « La Constitution est ce que la Cour suprême dit qu’elle est ». C’est donc elle qui définit en dernier ressort les droits fondamentaux des citoyens états-uniens, parfois de manière large, tantôt de façon limitative comme ça risque d’être le cas pour les victimes de l’Agent Orange, et les protège.

Ce pouvoir de contrôle de constitutionnalité est l’essentiel du rôle de la Cour suprême bien qu’il ne soit pas explicité dans la Constitution. La Cour se l’est attribué en 1803 dans son arrêt Marbury v. Madison souvent dénoncé comme une usurpation. Le président de l’époque, Thomas Jefferson, déclare que cette décision fait de la Constitution « un simple objet de cire dans les mains du pouvoir judiciaire ». Qu’on le reconnaisse comme légitime ou usurpé, de nos jours, ce pouvoir n’est plus remis en cause dans son principe. L’usage particulier que la Cour peut en faire en diverses occasions l’est davantage et, dans l’affaire qui nous concerne, c’est bien le cœur du problème compte tenu que le gouvernement des États-Unis est intervenu en Cour d’appel fédérale par le biais de l’amicus curiae, comme le Département de la justice avait fait pression sur le Tribunal de première instance de New York Est précédemment.

La constitutionnalité des lois aux Etats-Unis n’est faite qu’après sa promulgation et n’est donc, le cas échéant, examinée que dans le cadre d’une affaire particulière. Il est alors possible qu’une loi ou son utilisation soit jugée totalement ou partiellement inconstitutionnelle. La décision rendue par la Cour suprême s’applique aux parties de l’affaire jugée et n’abroge pas la loi en question. Cependant, elle constitue un précédent que les autres tribunaux doivent appliquer. Pour une loi fédérale, les appels font que la Cour suprême est amenée à se prononcer, comme dans le cas qui nous intéresse. On reproche aussi à cette Cour son poids sur les institutions fédérales américaines : "de gouvernement des juges". Depuis ses premiers arrêts, la Cour est restée un instrument donnant une interprétation de la Constitution fédérale favorable aux pouvoirs de l’État fédéral, accusation qui date de la lutte de Roosevelt contre la jurisprudence traditionnelle de la Cour qui refusait l’application des mesures nécessaires pour mettre fin à la crise de 1929. Le conflit s’était alors résolu par la mort fortuite de plusieurs juges, ce qui avait permis à Roosevelt de nommer des juges lui étant favorables. Ce qui en dit long.

Le Congrès fixe par la loi le nombre des juges siégeant à la Cour suprême : sept a l’origine, neuf depuis 1869, dont un président. Le président est appelé Juge en chef, les autres, Juges associés. Le protocole place le président en premier et les autres juges suivent par ordre d’ancienneté dans cette Cour. L’article III fixe leur mode de nomination et leurs privilèges, identiques à ceux des autres juges fédéraux : ils sont nommés par le président des Etats-Unis, avec le consentement du Sénat. Ils occupent leur fonction aussi longtemps qu’ils le souhaitent et leur traitement ne peut être diminué pendant cette durée. Ils peuvent seulement être destitués après jugement du Congrès selon la procédure d’impeachment qui s’applique au président des Etats-Unis, chose qui n’est jamais arrivée à un juge de la Cour suprême. La Constitution n’impose aucune contrainte sur la personne qui peut être nommée. Il s’agit généralement de juristes éminents, nommés à vie. Si les juges souhaitent prendre leur retraite, c’est à un grand âge, lorsqu’un président issu de leur parti occupe la Maison-Blanche. C’est dire.

Le Code des États-Unis, voté par le Congrès, organise le système judiciaire fédéral, en complément de la Constitution. Il donne les grandes lignes du fonctionnement de la Cour suprême, notamment sa composition, neuf juges, six d’entre eux formant un quorum : les deux tiers. Le code est complété par le règlement établi par la Cour elle-même.

Cette Cour exerce sa compétence d’appel de façon régalienne, acceptant ou refusant la délivrance d’un mandat qui enjoint la cour ayant jugé précédemment l’affaire de lui transmettre le dossier. La Cour précise dans son règlement sur quels critères elle accepte les appels : il faut que l’affaire contienne une question de droit importante portant sur la Constitution ou la loi des États-Unis et que cette question n’ait pas encore été tranchée, ou que la cour inférieure ait décidé en contradiction avec la jurisprudence antérieure - d’où l’intérêt états-unien d’avoir dédommagé à l’amiable les vétérans américains victimes de l’Agent Orange afin de ne pas créer un précédent faisant jurisprudence. L’appelant souhaitant faire appel à la Cour suprême y dépose une demande écrite pour lui demander de prendre l’affaire en appel, les victimes vietnamiennes y résumeront l’affaire et exposeront leurs arguments à l’encontre des décisions des cours inférieures. L’affaire sera acceptée seulement si quatre juges votent en ce sens. Sinon, l’arrêt de la cour inférieure sera confirmé - une fin de non-recevoir. La cour inférieure est normalement une cour fédérale d’appel, comme c’est le cas de l’affaire vietnamienne. Autrement dit, dans un premier temps, les juges de la Cour suprême devront voter la recevabilité de cet appel contestant les jugements d’irrecevabilité de la plainte vietnamienne par les cours inférieures précédentes.

Une fois l’appel accepté - une fin de non-recevoir serait honteuse -, l’affaire sera inscrite au rôle de la Cour. La Cour fixera elle-même l’ordre des auditions. Les parties impliquées dans l’affaire remettront alors leurs arguments par écrit. Une personne non partie à l’affaire, mais intéressée par la question fédérale en jeu pourra demander à soumettre en tant qu’amicus curiae (ami de la cour) et éventuellement, à plaider. Ce qui sera certainement le cas du gouvernement des États-Unis d’Amérique puisque celui-ci l’a déjà fait en Cour d’appel fédérale. La Cour peut de sa propre initiative solliciter des avis, souvent celui du gouvernement fédéral - dans le cas qui nous intéresse, il viendra de lui-même - représenté par le Département de la Justice, ou de certains États, notamment quand la validité de leurs lois est en jeu - et même lorsque de grands intérêts le sont aussi comme dans l’affaire qui nous concerne. Après étude des arguments, les juges fixeront la date de l’audience, généralement limitée à une heure - c’est vraiment très peu pour une affaire aussi imposante que celle des victimes de l’Agent Orange - au cours de laquelle les avocats des parties, et des amici curiae, présenteront leurs arguments et répondront aux questions des juges. Par la suite, les juges se réuniront à huis clos et, après discussion de l’affaire, procéderont à un vote. S’il y a égalité, l’arrêt de la cour inférieure sera confirmé comme si l’appel n’avait jamais existé. Sinon, celui des juges qui vient en premier dans l’ordre protocolaire et ayant voté avec la majorité désignera, parmi les membres de la majorité, celui qui rédigera le jugement. Cette opinion ne sera peut-être pas signée, on parlera alors d’opinion pour la Cour. L’opinion, qui rappellera l’affaire et détaillera le raisonnement légal conduisant au jugement, deviendra un précédent liant ensuite tous les tribunaux américains. Et l’arrêt sera publié.

Composition actuelle de la Cour :

John G. Roberts Jr., Juge en chef, nommé en 2005 par George W. Bush

John Paul Stevens, Juge associé, nommé en 1975 par Gerald Ford Antonin Scalia, Juge associé, nommé en 1986 par Ronald Reagan

Anthony Kennedy, Juge associé, nommé en1988 par Ronald Reagan David Souter, Juge associé, nommé en 1990 par George H. W. Bush

Clarence Thomas, Juge associé, nommé en 1991 par George H. W. Bush

Ruth Bader Ginsburg, Juge associé, nommé en 1993 par Bill Clinton

Stephen Breyer, Juge associé, nommé en 1994 par Bill Clinton

Samuel Alito, Juge associé, nommé en 2005 par George W. Bush


André Bouny, père adoptif d’enfants vietnamiens, président du "Comité International de Soutien aux victimes vietnamiennes de l’Agent Orange et au procès de New York" (CIS).


Moyenne des avis sur cet article :  4.37/5   (38 votes)




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28 réactions à cet article    


  • morice morice 7 octobre 2008 13:12

     c’est le même produit utilisé à bien plus grande dose par Uribe en Colombie...


    • spartacus1 spartacus1 7 octobre 2008 14:02

      À plus haute dose qu’au Vietnam ? C’est totalement impossible !


    • non666 non666 7 octobre 2008 14:27

      L’existance de l’agent orange ne fait meme plus débat, meme aux etats unis.

      Par contre, 60 ans après, croire qu’il ne s’agissait "que" d’un "herbicide" fait toujours autand rire....
      Car une fois avoué son usage, les yankees ont prétenu qu’ils’agissait d’un "defoliant" (mot de vieux français qui signifie defeuillant, qui fait tomber les feuilles...).

      Or que cela plaise ou pas aux amis des etats unis (et d’israel, forcément !), on n’utilise pas au combat des herbicides, si on veux faire tomber la végétation. C’est un poil trop long au niveau delais....

      On utilisera des bombes au napalm, au phosphore , à la thermite, des bombes aérosols, si on veux incendier.
      On utilisera de TRES grosses bombes si on veux se faire une belle zone bien dégagées pour des déposes par hélicos.

      Mais Jamais, on ne largera des produit chimiques , comme un bon petit jardinier , dans le seul d’attendre que les feuilles tombent d’elles memes...

      Oupss quel blasphème !
      pardon , pardon Lyon, lerma and co.

      Je crois au 11 septembre , aux tours qui tombent seules sur elles memes et aux appels téléphoniques en vol, en 2001...
      Je crois que l’agent orange etait un herbicide
      Je crois que les chiliens qui ont disparus se sont suicidés
      Je crois que saddam a organisé les attentats du 11-09
      Je crois à la vérité de l’affaire du golfe du tonkin
      Je crois....


    • manusan 8 octobre 2008 06:27

      Morice, number one à tous les articles (surtout si on parle ricains), vous me rappelez quelqu’un y a quelques mois.
      attendez ça va me revenir, un gars de droite si je me rappele bien.



    • dalat-1945 7 octobre 2008 15:58

      Ce qui est certain, c’est que l’on voit assez souvent au Vietnam (surtout au Sud) des enfants ou des adultes marques a vie par l’agent orange. J’en ai vu 2 aujourd’hui a Saigon. L’un avait des bras d’une minceur ridicule, mais etait capable de se deplacer normalement, et vendait des cartes postales qu’il arrivait a tenir dans ses mains. L’autre etait plie en deux sur le sol (avec des jambes comme des alumettes) sur le trotoir devant le marche "Ben Than". Tronc et tete normale, il se trainait par terre et mendiait comme il pouvait. J’en vois tous les jours au moins 1.

      Combien de vietnamiens sont t’ils atteints a ce jour de tels handicaps, je n’en sais rien. Puisque cette degerescence des membres et parfois meme du cerveau se transmet genetiquement, il me semble important de savoir combien de temps cela peut durer. Si l’on prends en compte les lois de Mendel cela peut durer tres longtemps sans que toutefois le nombre de victimes augmente pour une meme generation. Je veux dire qu’une personne dont les parents ont ete au contact du gaz orange, peut tres bien etre normale et meme avoir des enfants normaux. Le handicap par contre, peut tres bien apparaitre a la 3eme ou 4eme generation. Ceci est un vrai drame.Il y aurait comme une dilution du mal dans le temps mais avec un risque enorme que cela dure longtemps.

      Quant a savoir pourquoi les americains ont utilise ce gaz et affirmer qu’ils savaient ce qu’il allait advenir des descendants des personnes ayant ete au contact de ce produit, je pense qu’il faut etre prudent. Savait t’on en 14/18 ce qu’il allait advenir des personnes au contact de lYperite ?On ne s’est meme pas pose la question. On l’a utilise uniquement pour tuer.Et des 2 cotes.

      Les USA se sont trouver au Vietnam, il y a 35 a 45 ans devant des vagues deferlentes de l’armee Nord Vietnamienne qui venait envahir ( par dizaines de milliers) le Sud en passant par le Laos et le Cambodge. Ils auraient pu utiliser a un moment. donne des bombes implosives qui aspiraient l’air dans un rayon de 500 m en tuant immediatement toutes les personnes presentes sur le terrain ( les poumons implosent). Ils ne l’ont pas fait.



      Je ne pense pas donc que les Americains aient fait cela en connaissant vraiment les effets produits sur la descendance des personnes ayant ete au contact de ce gaz. Mais le malheur est fait aujourd’hui.
      Ce n’est pas comme a Hiroshima ou a Nagasaki ou ils savaient ce qyui allait se passer.


      • morice morice 7 octobre 2008 16:13

         par spartacus1 (IP:xxx.x80.65.200) le 7 octobre 2008 à 14H02 

         
        À plus haute dose qu’au Vietnam ? C’est totalement impossible !

        ben si. 

        e
        t si 

        e
        t si

        • morice morice 7 octobre 2008 16:16

           
          Quant a savoir pourquoi les americains ont utilise ce gaz et affirmer qu’ils savaient ce qu’il allait advenir des descendants des personnes ayant ete au contact de ce produit, je pense qu’il faut etre prudent. Savait t’on en 14/18 ce qu’il allait advenir des personnes au contact de lYperite ?On ne s’est meme pas pose la question. On l’a utilise uniquement pour tuer.Et des 2 cotes. 


          ils savaient parfaitement ce qu’ils faisaient ! c’est du Round-up, et dessus, aux USA il est marqué "danger".... c’est simple bon sang ! ce n’est pas un GAZ, c’est un désherbant. Pour l’Ypérite bien sûr qu"ils savaient, sinon ils n’auraient pas distribué de masques !!! ne cherchez donc pas à noyer le poisson !!!!


        • morice morice 7 octobre 2008 16:26

           Pour le simple d’esprit, là, Seb59 venu troller sous un faux-nom : le rapport du gouvernement français...

          « Un aspect réellement alarmant du processus d’aspersion

          est la distorsion des critères de concentration du produit
          commercial. Monsanto, producteur du glyphosate employé
          dans les aspersions, recommande l’application de 2,5 litres
          par hectare à une concentration de 2,5 grammes par litre
          soit, selon les recommandations du laboratoire producteur,
          6,25 grammes par hectare. Le Département d’État, pour sa
          part, évoque un produit ayant une concentration de 147
          grammes par litre, alors que la Police nationale [colombienne]
          mentionne un produit concentré à 158 grammes par litre et
          dit l’appliquer à raison de 23,65 litres par hectare. Cela
          représente l’application de plus de 3700 grammes (3,7 kilo-
          grammes) par hectare. Ce chiffre correspond à près de 500
          fois la dose recommandée par le laboratoire. À quels effets
          toxiques faut-il s’attendre avec de telles concentrations ? »
          [GIPA, 2003, p.9]
          Le dosage en litres par hectare a été modifié à partir
          de 2000, année où la concentration en grammes par litre
          a progressivement augmenté.

        • morice morice 7 octobre 2008 16:31

           Bézu, ça tourne à la FOLIE pure et simple votre harcèlement !!! dans mon PREMIER article du 21 mai 2007 sur Bétancourt je citais ceci..


        • morice morice 7 octobre 2008 16:51

           Puisque vous dites que c’est un desherbant, les americains l’auraient donc utilise comme tel, contrairement a ce que dit un autre commentaire.

          mais franchement vous le faites exprès ou quoi là ? Il y avait des POPULATIONS sous les arbres !!! ça devient GROTESQUE votre défense à tout crin !! vous en avez-vu les effets sur place, et vous DEFENDEZ le procédé ??? mais c’est HONTEUX !


          Roundup has an EPA Toxicity Class of III for oral and inhalation exposure,[10] but more recent studies suggest that IV is appropriate for oral, dermal, and inhalation exposure.[11] It has been rated as class I (Severe) for eye irritation, however.[11] A 2000 review of the available literature concluded that "under present and expected conditions of new use, there is no potential for Roundup herbicide to pose a health risk to humans".[11]

          Scientific fraud

          On two occasions the United States Environmental Protection Agency has caught scientists deliberately falsifying test results at research laboratories hired by Monsanto to study glyphosate

           

          Glyphosate itself is practically nontoxic by ingestion or by skin contact. The acute oral toxicity of Roundup is > 5,000 mg/kg in the rat.[24] It showed no toxic effects when fed to animals for 2 years, and only produced rare cases of reproductive effects when fed in extremely large doses to rodents and dogs. It has not demonstrated any increase in cancer rates in animal studies and is poorly absorbed in the digestive tract. Glyphosate has no significant potential to accumulate in animal tissue. [25][26]

          regardez les doses balancées !

          Glyphosate is one of a number of herbicides used by the 
          United States government to spray Colombian coca fields through Plan Colombia. There are reports that widespread application of glyphosate in attempts to destroy coca crops in South America have resulted in the development of glyphosate-resistant strains of coca known as Boliviana negra, which have been selectively bred to be both "Roundup ready" and also larger and higher yielding than the original strains of the plant


        • Bézu de Tourcoing 7 octobre 2008 16:25

           Avertissement

          ne répondez pas au troll raciste "morice" 
          il est lié à des mouvements extrémistes dangereux


          Merci



          • dalat-1945 7 octobre 2008 16:44

            Puisque vous dites que c’est un desherbant, les americains l’auraient donc utilise comme tel, contrairement a ce que dit un autre commentaire.Tout desherbant est un produit ’Dangereux’ . Allez chez le droguiste et demandez lui du chlorate de soude, vous verrez. Sans compter que le chlorate de soude avec de la fleur de soufre fait un excellent explosif, vous le savez bien.
            Ce que je maintiens, c’est que les americains ne connaissaient probablement pas les effets a long terme sur les descendants des personnes atteintes.

            Il y a d’autres malheurs au Vietnam. Tous les jours vous voyez des culs de jatte, des manchots, des aveugles et meme une fois, j’ai vu un cul de jatte aveugle qui n’avait plus qu’un bras. Il etait "coince" sur un petit bateau avec une longue epuisette dans la main droite et faisait la manche aupres des personnes descendants des bateaux qui naviquent tous lers soirs sur la riviere de Saigon.Il suffit de demander a l’auteur de l’article puisqu’il habite ou vient souvent au Vietnam.

            Je ne vois guere qu’un seul moyen pour soulager un peuple de ce mal. Est t’il possible de detecter tres tot chez les femmes susceptibles de transmettre ce handicap, une malformation du foetus. Il faudrait en plus convaincre la population des femmes concernees de se faire avorter, ce qui n’est pas evident ici, ou l’on prefere abandonner son enfants chez les soeurs bouddhistes ou catholiques, plutot qyue de se faire avorter.

            Je pense que l’auteur devrait nous parler d’avantage, puisqu’il connait bien le sujet. L’aspect juridique n’est pas le plus important. L’aspect humain prime pour moi.


            • Emile Red Emile Red 8 octobre 2008 12:55

              @ Dalat

              Sauf que depuis ils savent ce qu’est le Round Up, et continuent à l’utiliser en Colombie comme le précise Morice, comme ils utilisent le phosphore blanc en Irak ou l’uranium appauvri en Irak, en Afghanistan ou dans les Balkan


            • appoline appoline 7 octobre 2008 17:02

              Quels pourris ces américains ; j’ai vu il y a quelques jours des documents sur ce fameux gaz orange, c’est une belle saloperie, qui fait des ravages encore aujourd’hui, compte tenu qu’il reste encore actif, trente ans après. Quant aux malformations qu’il a engendré, bon sang, quelle honte. Tous ces gens, tous ces animaux, cette faune, cette flore, tout est encore imbibé de ce machin et les vietnamiens sont bien obligés de continuer à vivre avec. Ces salopards se permettent vraiment tout et ils veulent donner des leçons de morale avec leur sacro-sainte église. Si Dieu existait, tel qu’ils le pensent ; il devrait se trancher une artère en voyant ce qu’il a engendré.


              • dalat-1945 7 octobre 2008 17:23

                @ Morice,

                Bien sur qu’il y avait des personnes sous les arbres, des divisions entieres Nord Vietnamiebnnes, avec probablement des civils bien sur, mais pas forcement beaucoup (avec lesquels les communistes se croyaient proteges). C’est eux qui ont trinques.

                Je ne nie pas les mefaits du gaz orange, je dis que les americains ne connaissaient probablement pas a l’epoque, les mefaits qui aparaissent plusieurs annees apres sur les descendants des personnes exposes, car il faut du temps pour savoir cela.

                J’ai vu il y a 2 jours, les mefaits du napalm des americains sur des montagnes avant d’arriver a Nhatrang (sur la route en venant de Ban Me Thuot), Ce n’etait pas beau non plus. Ls vietnamiens ont maintenant reboise pratiquement ces montaghes, mais les arbres sont encore tres petits. Les Nords vietnamiens se cachaient le jour sous les arbres de la foret tropicale (impossible de les voir meme par avion) et attaquaient la region toutes les nuits, c’etait la guerre.

                Je ne voudrais pas vous parler non plus des communistes qui ont egorge le grand pere (83 ans) de ma belle fille a Can Tho, dans le delta du Mekong. Ce n’etait pas beau non plus / c’etait simplement la guerre et la guerre, ce n’est pas beau.

                Je repete que je ne nie pas les mefaits du gaz orange et ne cherche en aucun cas a les sous estimer. Mais vous avez des idees fixes : vous voulez toujours avoir raison.

                Moi je cherche des solutions, puisque le mal est fait et c’est l’aspect humain qui m’intersse, comme lorsque je visite l’orphelinat de Kontum pres de l
                eglise, tenu par des soeurs cathokiques, ou un orphelinat pres de Saigon de l’autre cote de la riviere, tenu par des soeurs bouddhistes.


                • morice morice 7 octobre 2008 17:28

                   Bien sur qu’il y avait des personnes sous les arbres, des divisions entieres Nord Vietnamiebnnes, avec probablement des civils bien sur, mais pas forcement beaucoup

                  mais c’est le comble de l’HORREUR ce que vous écrivez !! dans les camps de concentration aussi on disait le même argument et les négationnistes font de même !! VOUS AVEZ VU LES RAVAGES et vous continuez à ARGUMENTER ??? mais vous êtes un MONSTRE ! c’est INCROYABLE votre mauvaise foi !!!


                  • finael finael 7 octobre 2008 19:13

                     L"Agent Orange" n’a été utilisé qu’au Sud Vietnam, il n’y avait donc pas de divisions de l’ANV à ces endroits, juste des villages, des paysans, des Vietcongs aussi bien sûr.

                     Mais aujourd’hui on utilse justement ce fait pour essayer de déterminer, par comparaison des mortalités et pathologies, le nombre de victimes de produit.

                     Il reste aussi quantité de mines, de bombes non explosées, et autres petites plaisanteries du même acabit.

                     En fait, 33 ans après la fin de la guerre on ne sait toujours pas au million près le nombre de victimes vietnamiennes (les chiffres varient de 2 à 4 millions) 


                  • dalat-1945 7 octobre 2008 17:41

                    @ morice,

                    Vous n’avez probablement jamais mis les pieds au Vietnam et vous dites que je suis un Monstre, un Negationiste. Pour parler du gaz orange, je vous recommande de vous deplacer (Vietnam Airlines est la compagnie la moins chere), vous pourrez ainsi en parler sans dire d’anerie.

                    J’arrete car je n’ai pas de temps a perdre.



                    • morice morice 7 octobre 2008 18:02

                      alors si vous n’avez pas de temps à perdre évitez donc de dire les insanités que vous venez de dire "pas grand monde sous les feuilles", "savaient pas ce qu’ils balançaient", etc.. vous avez constaté les horreurs et ne voulez pas trouver de responsables à ces horreurs. Dans un sens, c’est une belle lâcheté !


                      • Lisa SION 2 Lisa SION 7 octobre 2008 18:15

                        Les States ont fondé leurs accusations sur les armes de destruction massive et les armes chimiques contre Saddam Hussein en Irak ! En jetant les soupçons sur ce bouc émissaire, ils pensaient détourner le regard des institutions internationales. Mais le mensonge délaye les soupçons et l’actualité les rattrapent.

                        Malgré la déclassification d’un homicide en herbicide, les juges américains se voient contraints d’accuser Monsanto de collaboration dans l’effort de contamination et d’empoisonnement de la race humaine...Mais, dans leur for intérieur, ne sont-ils pas tous convaincusque le plus grand des génocide serait le plus salvateur pour l’humanité


                        • E-fred E-fred 7 octobre 2008 20:07

                          RANCH HAND :
                          http://www-static.cc.gatech.edu/fac/Thomas.Pilsch/AirOps/ranch.html 


                          http://www.vn.refer.org/vietnam/article.php3?id_article=299
                           

                          http://www.monde-diplomatique.fr/2002/03/CORYELL/16227 

                          http://www.iadllaw.org/files/La%20guerre%20chimique%20au%20Vietnam%20Une%20catastrophe%20chimique%20sans%20precedent%20Droit%20des%20victimes%20a%20la%20reparation_1.pdf 

                          http://vned.free.fr/histoire.php?chap=7

                          http://amfpgn.club.fr/mgn/2003-03tr/LAPAILLEETLAPOUTRE.htm 

                          super doc Canada : http://wps.cfc.forces.gc.ca/fr/bibliographies/bib/view.php?bibId=113 

                          http://disc.vjf.inserm.fr/BASIS/elgis/fqmr/rapp/DDW?W%3DTEXTE++PH+LIKE+’-UP’%26M%3D38%26K%
                          3D846%26R%3DY%26U%3D1%26NCU%3D40


                          http://www.unesco.org/courier/2000_05/fr/planet.htm 


                          http://www.rougemidi.org/spip.php?article614 :

                          "L’amiral Elmo R. Zumwalt, chef des opérations navales pendant là guerre du Viêt Nam, avait qualifié ce conflit de « plus grande guerre chimique expérimentale ». L’enquête menée pendant cinq ans par Jeanne Mager Stellman et l’équipe de toxicologie de 1’université Columbia*, à New York, établit que non seulement les Etat-Unis ont utilisé beaucoup plus de défoliants qu’un premier rapport, en 1974, ne l’avait établi, mais que la quantité de cancers, (lymphomes et sarcomes), morts néonatales et malformations congénitales dus aux dioxines contenus dans ces défoliants avaient été considérablement sous-évalués"


                          • morice morice 7 octobre 2008 22:27

                             Excellent e-fred !! excellent , comme à votre habitude !! la dernière citation : dévastatrice !!!


                            • E-fred E-fred 7 octobre 2008 23:15

                              Merci Morice

                              j’ai fait quelques recherches concernant Elmo Zumwalt : http://govinfo.library.unt.edu/oversight/memoriam.html

                              "Admiral Zumwalt, who had opposed American ground involvement in Vietnam since the early 1960’s and would later write how "I thought it was the wrong war, in the wrong place, at the wrong time," oversaw the "brown water Navy." That was a flotilla of more than 1,000 patrol boats deployed in the Mekong Delta to deny Vietcong and North Vietnamese soldiers use of of the waterways. Returning to Washington, Admiral Zumwalt took on another task — remaking the Navy.

                              "When I became chief of naval operations, racism and sexism were still an integral part of the Navy tradition," he recalled. There had never been a black admiral, black officers had few prospects for advancement, and women were not permitted to serve on ships".

                              Paradoxal pour quelqu’un qui a ordonné le largage de l’agent Orange.


                            • garibaldi15 8 octobre 2008 01:39

                              Moi j’avais largement l’âge de raison pendant la guerre du Viêt-Nam. A l’époque l’agent orange était présenté comme un défoliant destiné à faire chuter les feuilles des arbres afin que les Viet-Cong ne puissent pas se cacher. C’est la dioxine présente dans l’agent orange qui est responsable des malformations sur le long terme.

                              La diversité des munitions utilisées par les USA au Viêt-Nam est HALLUCINANTE, jusqu’aux bombes à billes en ’’plastique’’ transparentes aux rayons X et donc rendant leur détection très difficile. Les USA ont largué sur le Viêt-Nam plus d’explosifs qu’il n’en a été utilisé pendant toute la seconde guerre mondiale en Europe !

                              Si les victimes de l’agent orange se sont adressées à un tribunal US, c’est tout simplement parce que les USA ne reconnaissent pas la compétence du TPI pour juger de leurs actes !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!


                              • E-fred E-fred 8 octobre 2008 07:19

                                effectivement, et pas que pour le vietnam...

                                http://www.ulg.ac.be/polgereg/ApprocheCritique/DachyPrignon.pdf 

                                Juin 2001 :

                                La cour d’assise de Bruxelles condamne quatre rwandais coupables de crimes de guerre lors

                                du génocide de 1994. Une plainte a été déposée contre le 1

                                responsabilité indirecte présumée dans le massacre du camp de réfugiés de Sabra et Chatila

                                (1982). « La loi a le vent en poupe ».

                                er ministre israélien Sharon pour sa

                                Février 2002 :

                                La cour internationale de justice limite la portée de la loi en reconnaissant une immunité aux

                                dirigeants étrangers en fonction. Diminution des pouvoirs de la loi.

                                Juin 2002 :

                                La cour d’appel de Bruxelles déclare irrecevable la plainte déposée contre Ariel Sharon au

                                motif qu’il ne se trouvait pas sur le royaume de la Belgique au moment du dépôt.

                                Février 2003 :

                                La cour de cassation belge annule la décision de la cour d’appel de Bruxelles mais reconnaît à

                                Ariel Sharon une immunité liée à sa fonction. La Belgique est mal perçue par la communauté

                                internationale, du fait des divergences internes.

                                Mars 2003 :

                                Une plainte est déposée contre George W. Bush Senior, Colin Powell, Dick Cheney et le

                                général Norman Schwarzkopf, en relation avec les bombardements américain en Irak pendant

                                la guerre du Golfe en 1991. « C’est le début de la fin ».

                                Avril 2003 :

                                Le parlement belge adopte une modification de la loi qui autorise sous condition le

                                gouvernement à renvoyer des plaintes risquant d’entraver son action sur le plan international

                                vers le pays dont est originaire un responsable étranger. La loi n’est plus universelle.

                                autre doc pdf :
                                http://www.justicepaix.be/documents/2005-Articulationsimpunite.pdf
                                 


                              • garibaldi15 8 octobre 2008 11:02

                                Les USA ont retenu la leçon de la guerre du Viêt-Nam (les autres pays occidentaux aussi) : pour ne pas avoir de problème avec sa population il faut une armée d’engagés ! Les soldats US au Viêt-Nam étaient des appelés !

                                Si l’armée US était une armée à majorité d’appelés, il n’y aurait jamais eu de guerre en Irak.

                                Les US en sont même arrivés à utiliser des mercenaires !!!!!!!!!!!!!!!!



                                • morice morice 8 octobre 2008 12:51

                                   Si l’armée US était une armée à majorité d’appelés, il n’y aurait jamais eu de guerre en Irak. 

                                  superbement bien dit. Rumsfeld a privatisé cette guerre, effectivement.

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