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Al Gore : le Nobel se dit maintenant un politicien en cure de désintoxication

Le comité Nobel norvégien a élu Al Gore pour recevoir le Prix Nobel de la paix. Le Prix entend souligner ses efforts de collecte et de diffusion des connaissances sur les changements climatiques provoqués par l’homme. Conjointement le Prix Nobel est attribué, cette année, au panel de l’ONU sur le climat, le Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (Giec). Pour son président, le comité souhaite contribuer à focaliser davantage l’attention sur les processus et les décisions qui semblent nécessaires pour protéger à l’avenir le climat de la planète, et pour réduire ainsi la menace pesant sur l’humanité.

Un flot de félicitations arrivent de partout dans le monde. La chancelière allemande, Angela Merkel, se félicite du choix d’Al Gore tout en soulignant son engagement personnel pour éveiller, comme aucun autre, la conscience mondiale. Après avoir reçu également les félicitations de Bill et Hillary Clinton, Al Gore a reçu l’assurance de la Maison-Blanche que, non, cette attribution n’allait pas accroître la pression sur l’administration Bush pour modifier sa politique en matière d’environnement.

Greenpeace, comme l’explique Karine Gavand, voit dans cette attribution «  un message envoyé au gouvernement américain, qui refuse encore aujourd’hui de signer le protocole de Kyoto et qui tente par tous les moyens de torpiller le seul instrument juridique international contraignant existant à ce jour pour répondre à l’échelle mondiale aux enjeux climatiques ». Il est malheureux que le Canada n’ait pas de Nobel pour faire entendre raison à son Premier ministre minoritaire, Stephen Harper. John Bennett de ClimateforChange.ca espère maintenant : « que George Bush et Stephen Harper saisissent maintenant toute l’urgence de la situation ».

Le hasard est parfois un vecteur de surprises inattendues. D’un côté, Al Gore reçoit le Prix Nobel de la paix, de l’autre, il fait l’objet d’un jugement d’une Haute Cour de Londres : des informations, tirées du film Une Vérité qui dérange, ne sont pas étayées par des preuves scientifiques, vient de conclure un juge britannique. Déjà des voix s’élèvent pour remettre en cause le Prix Nobel décerné à Al Gore.

Le bon juge Michael Burton impose, pour chaque représentation du film Une Vérité qui dérange dans les collèges et lycées anglais, la diffusion d’un document écrit aux enseignants afin de minimiser l’impact du « contexte d’alarmisme et d’exagération » que soulève le documentaire. Le juge Burton, dans son flegme tout britannique, note que le film se fonde sur une recherche et sur des faits scientifiques qu’il qualifie de pratiquement exacts. Tout va bien jusque-là. Sauf que la science est, dans ce cas, utilisée par un homme politique et un communicateur pour soutenir un programme politique. Voilà ce qui choque.

Al Gore se dit satisfait de jugement de la Haute Cour de Londres du fait que le juge Burton n’a recensé en fait que neuf erreurs scientifiques sur l’ensemble des données proposées par Une Vérité qui dérange. Le lauréat du prix Nobel n’a pas, non plus, réagi à l’idée que, selon le juge Burton, le projet du gouvernement britannique de projeter le film, dans les établissements scolaires, enfreint les lois interdisant la promotion d’opinions politiques partisanes dans les classes.

D’une durée de 94 minutes, le documentaire Une Vérité qui dérange est la suite d’une présentation multimédia d’Al Gore, dans le cadre de sa campagne de sensibilisation sur le réchauffement climatique. Selon Wikipedia, An Inconvenient Truth serait le troisième plus gros succès jusqu’à présent pour un documentaire aux États-Unis. Un livre a été publié en même temps que la sortie du documentaire en salle. Les recettes auraient servi à la tournée mondiale du communicateur.

Qu’a bien pu faire Al Gore pour la paix dans le monde, s’interroge Damian Thompson dans le Telegraph de Londres (What has Al Gore done for world peace) ? Le chroniqueur britannique n’a pas lu la déclaration du président français, Nicolas Sarkozy, qui se fait fort d’associer environnement et paix : « la lutte d’aujourd’hui contre le changement climatique est un facteur déterminant de la paix de demain ». Pour le journaliste, l’objection de fond est la suivante : en quoi le documentaire Une Vérité qui dérange a-t-il fait avancer la paix dans le monde ? Le chroniqueur britannique n’est pas seul à poser la question.

Le réchauffement climatique - ou plutôt le non-réchauffement climatique
- est devenu depuis quelques mois l’un des sujets préférés du président tchèque, Vaclav Klaus. Au grand dam de son équipe ministérielle. À New York, le chef de l’État tchèque s’était, en septembre dernier, distingué du reste du monde. Alors que tous les intervenants à la tribune tiraient la sonnette d’alarme, Vaclav Klaus mettait en doute l’existence même du phénomène de réchauffement du climat : « la hausse des températures mondiales ces dernières années, décennies et siècles, a été minime par comparaison historique et pratiquement négligeable en termes d’impact sur les humains et leurs activités ». Riposte immédiate en Tchéquie : « Discours qui ne représentait que lui-même », a répliqué le ministre tchèque de l’Environnement, Martin Bursik, furieux de cette initiative. Rien de très surprenant, donc, d’apprendre, que de Prague, Vaclav Klaus s’est dit étonné de l’attribution du Prix Nobel de la paix 2007 au communicateur mondial, Al Gore : « le fait qu’Al Gore mette en doute les piliers de la civilisation actuelle n’apporte pas trop à la paix ».

Parmi les autres voix discordantes qui manifestent un certain scepticisme, le Danois Bjoern Lomborg, auteur du livre L’Ecologiste sceptique et professeur à la Copenhagen Business School, aurait préféré que « le comité du Prix Nobel se focalise sur d’autres grands problèmes oubliés comme la sous-alimentation, la malaria et le manque de libre échange agricole dans le monde au lieu du réchauffement climatique ». Lomborg ajoute sur un ton amusé : « il est aussi ironique qu’il (le prix Nobel) soit partagé entre le Giec et Al Gore, celui-là même qui a ignoré les recherches de ce panel ». Le scientifique et ancien ministre français, Claude Allègre, s’est dit « complètement indifférent » à la décision du jury du Nobel tout en ajoutant cependant : « C’est de la politique, c’est pour intervenir dans la politique américaine, c’est scandaleux ! » (AFP)

La question est sur toutes les lèvres. Les rumeurs vont bon train. Celui qui peut maintenant se présenter comme le Prix Nobel de la paix 2007 aura-t-il des velléités d’entrer dans la course à l’investiture démocrate pour l’élection présidentielle de 2008 ? Certains observateurs spéculent déjà : se pourrait-il que le Prix Nobel ravive les anciennes ambitions d’Al Gore à un an de la présidentielle ? Le comité Nobel norvégien a paré le coup, vous vous en doutez bien : « Cela ne nous intéresse pas de savoir ce que le lauréat fait par la suite », a déclaré sèchement le président du comité Nobel, Ole Danbolt Mjoes, interrogé sur les chances pour que la carrière politique de M. Gore soit subitement relancée.

Pour le site Draft Gore, Al Gore est vu comme la « conscience du parti démocrate » des États-Unis. C’est peu dire. Dans une lettre ouverte, parue dans le New-York Times, l’équipe de Draft Gore constate que : « de nombreux candidats de valeur briguent l’investiture démocrate. Mais personne d’autre que lui n’a l’expérience, la vision, la place dans le monde et le courage politique qui conduisent à la victoire » (Reuters). Mais voilà : la porte-parole de Gore, Kalee Kreider, est très catégorique : «  Il n’a vraiment pas l’intention de se présenter à la présidentielle en 2008  » (Le Monde). Ce propos est confirmé par le principal intéressé lui-même : « Je suis tombé en désamour avec la politique, où les candidats doivent limiter leur message à une phrase pour les journaux télévisés du soir. Si je fais bien mon travail, tous les candidats vont parler de la crise climatique. Et je ne suis pas convaincu que la présidence soit le meilleur rôle que je puisse jouer ». Avec 70 millions de dollars en caisse pour la campagne présidentielle de 2008, la candidate démocrate Hillary Clinton peut constituer un sérieux frein aux aspirations - fussent-elles secrètes - d’un Al Gore nobélisé. Tant s’en faut.

Bien évidemment, au cœur du bureau ovale de la Maison-Blanche, Al Gore, en tant que président des États-Unis d’Amérique, pourrait ratifier cet accord de Kyoto tant décrié par Georges W. Bush et satisfaire ainsi de bas instincts de vengeance. Un baume pour celui qui a été défait de manière si peu élégante en 2000. Le jeu en vaut-il la chandelle ? « Je suis un politicien en cure de désintoxication. Mais il faut toujours se méfier d’une possible rechute. Je n’ai pas exclu de me présenter, mais je ne pense pas que cela ait des chances de se produire », déclarait l’ancien vice-président de Bill Clinton à l’hebdomadaire Time qui a, de nouveau, traité de cette question dans son édition du 12 octobre.

Par la même occasion, Al Gore a profité de cette entrevue, dans le Time, pour dresser son bilan de la démocratie américaine : « Notre démocratie a eu ses ratés - c’est mon avis. Nous avons commis un certain nombre d’erreurs politiques sérieuses. Mais il serait simpliste et trop partisan de blâmer l’administration de Bush-Cheney. Nous avons les contrôles et les freins, un ordre judiciaire indépendant, une presse libre, un Congrès - ont-ils tous échoué ? Avons-nous tous échoué ? » (We’ve got checks and balances, an independent judiciary, a free press, a Congress-have they all failed us ? Have we failed ourselves ?)

Que fera donc Al Gore ? Se présentera-t-il à la candidature présidentielle de 2008 pour corriger les erreurs de parcours de l’administration Bush-Cheney ? Poursuivra-t-il, au contraire, sa route pour protéger davantage l’environnement dans le monde, en se voyant maintenant investi d’un prestigieux prix ? Nul ne saurait le prédire pour l’instant. Ironie du sort, depuis l’accession du républicain Georges W. Bush à la présidence américaine, en 2000, deux démocrates ont reçu le Prix Nobel de la paix : Jimmy Carter en 2002 et Al Gore, en 2007.


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23 réactions à cet article    


  • stephanemot stephanemot 15 octobre 2007 09:57

    Avec 2 oscars et 1 Nobel, Gore a tout à perdre à se présenter, à moins qu’Hillary plonge brusquement dans les sondages ou se saborde en ayant une aventure avec un interne du Sénat... auquel cas le ticket Gore-Obama balayerait tout sur son passage.


    • Little Scarlet Pimpernel Little Scarlet Pimpernel 15 octobre 2007 13:30

      On ne devient pas vice-président des Etats-Unis sans être un défenseur efficace des intérêts de l’oligarchie financière.

      Al Gore a occupé cette fonction au moment de la guerre dite « du Kosovo ». Je ne crois pas que ses « préoccupations écologiques » de l’époque soient allées jusqu’à se soucier des dommages infligés à l’environnement yougoslave et européen par cette guerre, les maladies de la population civile qui en ont découlé, etc...

      Dans les mains de quelqu’un comme Gore, la prétendue « écologie » n’est qu’un prétexte pour justifier :

      a) une avalanche de mesures antisociales dans les pays « riches » ;

      b) la mise en place d’une vaste machine de contrôle planétaire.

      « Démocrates » ou « républicains », ce sera la même politique. Lire, entre autres :

      http://blog.260.yahoo.com/quicalt?p=148

      http://blog.260.yahoo.com/quicalt?p=228

      http://blog.260.yahoo.com/quicalt?p=235


    • Aujourd’hui 15 octobre 2007 14:04

      En rapport avec le point que soulève Scarlet, c’est vrai que depuis quelque temps les anciens collaborateurs de la présidence de Bill Clinton se montrent très actifs pour nous vendre le « sauvetage de la planète » au nom de l’écologie.

      Naturellement, qui dit « sauver » dit mesures d’urgence, sacrifices... En l’espèce, une dictature planétaire, la fin de nos acquis sociaux, etc...

      Il est très instructif de lire le premier des articles que cite Scarlet sur le nucléaire planétaire « propre » et la gendarmerie mondiale ad hoc :

      http://blog.360.yahoo.com/quicalt?p=148

      Après les présidentielles françaises, mine de rien, l’ « Europe militaire » (2) (8 avril 2007)

      (...)

      La Commission Trilatérale a tenu sa réunion annuelle à Bruxelles du 16 au 19 mars. Avec un peu moins de discrétion que d’habitude, car Reuters a même diffusé une photo de Henri Kissinger et Jean-Claude Trichet prise à cette occasion. Javier Solana, Haut Représentant de la « Politique étrangère et de sécurité commune » (PESC), Secrétaire Général à la fois du Conseil de l’Union européenne et de l’Union de l’Europe Occidentale (UEO), et ancien Secrétaire Général de l’OTAN, fait état de sa participation sur son agenda officiel (allocution du 17 mars à 14h30). C’est peut être que la Commission « a un message à faire passer ». Celui de la prétendue nécessité urgente d’un « ordre mondial » en bonne et due forme.

      Un important rapport présenté à cette réunion circule déjà dans sa version « pré-publication » : celui de John Deutch, diffusé sur un site d’information et recherche juridiques hébergé par l’Université de Pittsburgh. Mis en ligne en annexe à un article de Joe Shaulis du 20 mars, ledit rapport, intitulé : « Priority Energy Security Issues », porte un cachet du Massachusetts Institute of Technology où enseigne Deutch. Ce dernier apparaît dans la liste des membres de la Trilatérale comme : « John M. Deutch, Institute Professor, Massachusetts Institute of Technology, Cambridge, MA ; former Director of Central Intelligence ; former U.S. Deputy Secretary of Defense ». Il fut, en effet, directeur de la CIA et de la « National Intelligence » en tant que « Director of Central Intelligence » en 1995-96, après avoir été Sous-Secrétaire de Défense US en 1994-95. La thématique abordée dans le rapport est l’un des principaux domaines de compétence de John Deutch, comme on peut le constater sur son site universitaire.

      Le rapport de John Deutch se termine avec cette conclusion :

      « I have discussed four energy security issues. Here are summary conclusions about what should be done about each. (1) To mitigate the effects of oil and gas important dependence we must begin the process of a transition away from a petroleum based economy and recognize the inevitable dependence on petroleum until that transition is accomplished ; (2) To reduce the growing vulnerability of the energy infrastructure calls for greater cooperation for Trilateral countries and others involved in international energy markets ; (3) Both developed and developing economies need to curb CO2 and other greenhouse gas emissions to avoid the adverse consequences of climate change or face the prospect of active engineering of the globe’s climate ; (3) the need for encouraging expanded use of nuclear power means that new measures must be adopted to reduce the increase in proliferation risk that would result from the spread of dangerous fuel cycle services : enrichment and reprocessing.

      We justifiably should be concerned that the world is not making sufficient progress on these issues. One possibility is that the world will continue to muddle and make the inevitable adjustments. Another possibility is that a severe crisis will change the attitude of the public and its leaders about what needs to be done. I am uncomfortable with either of these possibilities because I believe each will involve much higher economic and social cost than is necessary. A much better option is to manage the significant social, technical, and economic aspects of the energy transitions the world will undergo. I hope that the Trilateral Commission, both as an organization and as individuals, will strive to make progress on these energy issues in the years ahead, appreciating that energy and security issues are not divisible, and I look forward to promising assessment at future meetings. »

      (fin de citation)

      (...)

      Si, soi-disant pour éviter une catastrophe climatique, les milieux d’affaires choisissent de favoriser l’énergie nucléaire à l’échelle planétaire, qui « veillera à la sécurité mondiale » ? On comprend aisément que, dans leur esprit, une telle opération doit s’accompagner de la mise sous tutelle de la planète entière par une « super-gendarmerie ». Une perspective que j’avais déjà évoquée, indépendamment du nucléaire et des questions écologiques, dans mon article du 25 mars.

      A la fin de ses conclusions, Deutch profite bien de l’occasion pour souligner que, dans son esprit, les questions d’énergie et de sécurité « ne sont pas séparables ». Les problèmes liés au réchauffement de la planète peuvent, suivant cette logique nucléaro-sécuritaire, fournir un alibi en or aux milieux financiers pour instaurer, en toute « bonne conscience » apparente et au milieu d’applaudissements « bien-pensants », la « gouvernance mondiale » musclée dont ils rêvent depuis les années 1970, voire même depuis bien avant.

      Une véritable dictature planétaire de l’oligarchie, avec le slogan passe-partout « sauvons la planète » et, de surcroît, la réhabilitation du nucléaire devenu « propre » ou en tout cas « moins polluant ». Qui dit mieux, pour « nos » banquiers et « nos » PDGs de multinationales ? Si le discours sur le « nucléaire moindre mal » n’est pas nouveau, son couplage avec un certain type de propagande sur le « danger écologique imminent » et avec le lobbying sur l’ « ordre mondial » sécuritaire est une donnée plus récente « intelligemment » introduite. Au vieux discours sur la « liberté », qui avait du mal à passer, on substitue une intox analogue au nom de la « planète » et de l’ « écologie ». Excellentes causes, nul n’en doute. Sauf que la liberté l’était également, mais la réalité était autre...

      Pour mener à terme ce programme de flicage et de répression à l’échelle planétaire, il faut de toute urgence un deuxième « gardien », l’Europe militaire, aux côtés du gendarme US déjà en exercice et qui semble avoir beaucoup de mal à « faire son travail ». Naturellement, qui dit gendarmerie mondiale dit contrôle politique et économique de la planète. Quant à la « consommation » des classes populaires... Pas besoin de faire un dessin sur l’ensemble de ce qu’on nous prépare. (...)

      (...)


    • tvargentine.com lerma 15 octobre 2007 10:18

      Avec la fin des utopies et des idéologies porteuses d’espérance,la domination de la globalisation est du libéralisme,font que le seul domaine ou le politique peut proposer et faire revêr et l’environnement écologique par une vision terroriste du réchauffement climatique.

      Encore faut-il connaitre les raisons de ce réchauffement en l’absence de données scientifique qui remonte suffisament loin dans le temps et qui prennent en compte la situation de la planéte TERRE dans son espace temps pour en tirer des conclusions.

      N’existe t-il pas plutôt un phénomène de médiatisation exacerbé sur ce domaine en absence de tout débat politique et idéal social,ce qui permet aux politiques de n’avoir pas de compte à rendre ,mais tel des religieux dire que seul l’homme est le vrai responsable et qu’il doit etre « culpabilisé » et donc soumis à la pensée dominante.

      Un prix NOBEL pour un bizness Man ex-alcoolique qui s’est reconverti dans le bizness de l’écologie ,est-ce vraiment raisonnable alors qu’il existe encore des dictatures qui tuent et emprisonnent sur cette planéte ?


      • LE CHAT LE CHAT 15 octobre 2007 11:57

        @Lerma

        la place n’est elle pas occupée actuellement par un ex alccolique ?


      • Avatar 15 octobre 2007 12:02

        Bonjour Pierre,

        Bel article.

        Al Gore ? C’est qui ? smiley

        Ca serait pas cet homme que le peuple américain avait choisi pour président en 2000 ; et qui finalement ne le fut pas, par décision de la cour suprême de Floride après recomptage rapide des voix ? smiley


      • Guzecha Guzecha 15 octobre 2007 13:13

        C’est quand-même le seul à avoir réussi à faire un film gore sur la planète !!!


      • Barbathoustra Barbathoustra 15 octobre 2007 22:16

        Encore faut-il connaitre les raisons de ce réchauffement en l’absence de données scientifique qui remonte suffisament loin dans le temps.

        — >

        Le challenge pour la science, cher hibernatus petit homme de lerma, serait surtout de savoir de quelle glaciation ; du pléistocène, du permien ou bien de l’ordivicien vous avez bien pu être le prisonier ?


      • LE CHAT LE CHAT 15 octobre 2007 12:00

        Arthur Mage a proposé Bush et Cheney pour le nobel de paix 2008 pour leur oeuvre pacificatrice en Irak et Afghanistan ! smiley


        • Avatar 15 octobre 2007 12:03

          Hahahahhahahahahah smiley

          Excellent le Chat smiley

          MDR smiley

           smiley


        • seespan 15 octobre 2007 16:23

          @le chat

          Le choix se defend sur l’irak

          - quatre ans de conflit 70 000 mort coté irakien
          - dix ans d’ambargot 2 millions de morts civile
          - cout du conflit pour les us 700 milliard de dollars, plus les us sont complettement decribiliser sur la scene internationnal. Si les dirigeant americain avait etait plus competant ( clinton et gore au kosovo ) les us seraient encore en position de force, et pas endetté jusqu’au yeux aupres des chinois (1000 miliards de dollars).

          Au niveau des consequences pour les us le vitenam n’etait qu’un gag.

          bush a etait une benediction au niveau mondial a si seulement il pouvait nous faire un troisieme mandat.

          A noté aucun des principaux candidats democrate n’a voulut garantir que les americains ne quitteraient l’irak durant son premier mandat.


        • LE CHAT LE CHAT 15 octobre 2007 12:22

          @FURTIF

          si , j’ai bien rigolé avec les aventures rocambolesques des footeux aux feroe , 6-0 face à une équipe de CFA , faut pas se gargariser avec ça pour autant ! smiley face au Barsa , benzema et ben harfa faisaient moins les mariolles !


        • Pierre R. Chantelois Pierre R. - Montréal 15 octobre 2007 12:21

          Bonjour à toutes Bonjour à tous

          C’est bien parti. Humour côtoie le sérieux. Il me semble que la journée qui ne fait que commencer ici, à Montréal, va être ensoleillée. Il faut rester dans le ton des changements climatiques. Nous nous dirigeons lentement l’hiver. Merci de votre contribution. Il faudra d’ici là suivre les candidatures pour la prochaine attribution de 2008 (merci Le Chat). Stephanemot, Lerma, Avatar, Le Furtif, n’oubliez pas vos laines. Le temps se couvre.

          Pierre R.


          • Gilbert Spagnolo dit P@py Gilbert Spagnolo dit P@py 15 octobre 2007 14:00

            Salut Pierre,

            He ! question temps qu’il fait au Québec, , t’as pas intérêt à nous raconter des sonneries , ma file est en vacances dans l’coin , et je communique avec elle par Skype.... et webcam !

            @+ P@py


          • Pierre R. Chantelois Pierre R. - Montréal 15 octobre 2007 14:03

            @ Papy

            Heureux de savoir cela. Et moi je communique également par webcam avec mes amis de Caen, en Normandie. Alors, ça va pour le mieux dans le meilleur des mondes.

            Pierre R.


          • Pierre R. Chantelois Pierre R. - Montréal 15 octobre 2007 14:07

            @ Le Furtif

            Je crois qu’il consulte. Vous avez le mot qu’il faut pour décrire la situation. Infernal. C’est pourquoi je vous écrivais : il y a du bruit sur le fil... Je crois que vous allez comprendre maintenant le sens de mon allégorie smiley

            Pierre R.


          • Gilbert Spagnolo dit P@py Gilbert Spagnolo dit P@py 15 octobre 2007 13:55

            Quand on connaît sa consommation d’énergie, la nomination du Nobel de la Paix à Al Core,.. est à mourir de rire

            En effet selon le Tennessee Center for Policy Research (un institut de recherche à but non lucratif), la facture électrique du domicile d’Al Gore à Nashville, TN, indiquerait une consommation d’environ 220 000kWh pour l’année 2006 (191 000kWh selon l’Associated Press), alors que la consommation moyenne d’un foyer américain est d’environ 11 000kWh par an (la moyenne de Nashville serait de 15 600kWh par an).

            Voir là

            http://www.enerzine.com/15/2148Gore-consomme-personnellement-220-000-kWh+.html

            Faut il que les cerveaux soit formatés et endoctrinés pour croire les paroles d’un tel gusgus !

            Des écolos comme ça .. je reste poli !

            @+ P@py


            • herve33 15 octobre 2007 17:53

              Il ne faut pas oublier que ce prix Nobel de la paix est attribué aussi au GIEC . On peut critiquer Al Gore et les quelques erreurs qu’il a pu commettre dans son film car ce n’est pas un scientifique , que comme toute personne au pouvoir , il a dû céder à la pression des lobbies notamment pétrolier .

              En revanche , le GIEC nous met en garde , nous en tant que citoyens , mais aussi et surtout les décideurs . Il est clair que si nous continuons les rejets massifs de Gaz à effets de serre , nous allons à la catastrophe , et cela est indéniable , et plus aucun scientique sérieux ne conteste la réalité du réchauffement climatique . Même les lobbies pétroliers ( notamment Exxon ) se battent sur d’autres terrains , comme par exemple critiquer le film de Al Gore , et payer des études de communication bidon pour minimiser l’influence des combustibles fossiles sur le réchauffement climatique .


              • Antoine Diederick 15 octobre 2007 18:19

                Bonsoir Pierre,

                Voici un Nobel bien politique, pour un homme qui se prépare à la désintoxication politique !


                • Pierre R. Chantelois Pierre R. - Montréal 15 octobre 2007 18:40

                  @ Antoine

                  La question est de savoir si Al Gore poursuivra sa cure ou s’il se laissera à nouveau tenter par la drogue de la politique. Tout est là. Comme disent les états-uniens : « Wait and See ».

                  Pierre R.


                  • stephanemot stephanemot 16 octobre 2007 12:31

                    J’ignore qui se cache sous votre avatar, mais j’ai des doutes sur votre profil réel ainsi que sur votre adhésion sincère aux thèses de Kim Il-sung.

                    Une chose est sûre : les Etats-Unis et la DPRK s’entendront sans doute mieux le jour où leurs leaders respectifs respecteront plus leurs propres peuples. Car George W. Bush et Kim Jong-il se rejoignent sur plusieurs points : fondamentalement ils ne sont pas démocrates, et tous deux ont la mauvaise habitude de manipuler l’opinion publique à grand renfort de propagande.

                    Par ailleurs, je me réjouis du réchauffement des relations intracoréennes. Il y a à peine vingt ans, les jeunes sud-coréens apprenaient encore à considérer leurs cousins du nord comme des diables rouges et des ennemis mortels.

                    Les Américains ne sont pas plus des ennemis mortels des Coréens aujourd’hui : ce sont leurs leaders qui sont des ennemis de la paix. Nuance.


                  • isis 18 octobre 2007 06:01

                    @juche

                    propagande ... est ce un mot qui vous parle... ?

                    c’est en tout cas la seule idée que vos commentaires me laissent. vous trouverez surement d’autres sites ou vos propos seront portés aux nues...je crois que sur agoravox vous perdez votre temps.

                    @pierre

                    toujours un plaisir de vous lire.

                    @ tous

                    le plus terrifiant à mes yeux, c’est probablement de ne pas etre en mesure d’avoir des certitudes... et quand bien meme...me sentirais-je moins impuissant fasse à tous ces manipulateurs de masse ?

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