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Accueil du site > Actualités > International > Allons nous laisser mourir Aung San Suu Kyi ?

Allons nous laisser mourir Aung San Suu Kyi ?

Aung San Suu Kyi, fille du leader Aung San qui avait libéré son pays dans la période trouble de la seconde guerre mondiale, est malade. Son médecin emprisonné le jour où elle a besoin de lui n’a pas pu se rendre à son chevet. L’assistante du médecin est la seule personne à avoir pu rendre visite à l’opposante de la junte. Celle-ci a placé Suu Kyi sous transfusion parce qu’elle ne s’alimente plus, sa tension est très basse et son cas préoccupant.

Lorsque son père fut évincé du poste de premier ministre de la très jeune démocratique Birmanie, Aung San Suu Kyi partit vivre à Londres où elle rencontra son futur mari. De retour dans son pays, la junte militaire au pouvoir avait déjà fait des dégâts. Elle suivit donc le modèle de son père et entra dans l’opposition. Après avoir essayé de la retourner en vain, la junte militaire et ses 3 chefs historiques (Than Shwe, Maung Aye et Khin Nyunt ) tentèrent par tous les moyens d’éliminer cette opposante emblématique et charismatique.

Elle a passé la majorité de sa vie en prison ou en résidence surveillée, elle n’a d’ailleurs jamais pu revoir son mari, mort loin d’elle. Elle a reçu le prix Nobel de la paix après avoir remporté les élections en 1990 avec 80% des voix. Bien sûr la junte qui avait accepté les élections en ont refusé le résultat. Depuis, Aung San Suu Kyi continue d’être le leader aimé de la Ligue Nationale Pour la Démocratie. Elle tente de faire vivre une opposition au régime totalitaire depuis sa résidence surveillée qui prend de l’âge comme sa résidente.

25myanmar-600La junte militaire au pouvoir a installé une dictature qui ne sert que les intérêts privés de leurs chefs. Les quelques compagnies internationales présentes dans le pays, comme Total, acceptent sans broncher une main d’œuvre d’esclaves (travail obligatoire sans paye). La Birmanie est le principal exportateur d’opium avec le célèbre triangle d’or sur les frontières thaïlandaises, chinoises et laotiennes. Cet article ne suffirai pas à décrire les actes de la junte militaire qui tient le Myanmar de trois mains (maintenant deux) de fer, d’ailleurs il y a déjà de très bons livres sur le sujet…

51FtW8FkZcL._SS500_Les ennemis de la démocratie avaient finalement compté sur le temps et l’oubli chronique des pays occidentaux. Celle qui n’avait jamais eu la possibilité d’aller chercher son prix Nobel finira-t-elle ses jours sans voir son pays et son peuple libéré du joug ? J’aurai aimé qu’elle ait un destin à la Nelson Mandela, mais le crépuscule arrive et elle est toujours enfermée. Nous pouvons faire d’avantage pression en ne laissant pas des compagnies comme Total impunies, en relayant notre désaccord sur la situation. Même si nous ne sommes pas birmans, nous devons défendre la liberté de l’humain contre la cupidité d’autres humains. Nous devons lutter contre les dictatures, qu’elles soient militaires ou capitalistes (petit clin d’œil à notre président)…

Les Verts pour la démocratie en Birmanie

 

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livre à ce sujet : Aung San Suu Kyi, demain la Birmanie


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3 réactions à cet article    


  • Massaliote 12 mai 2009 16:48

    C’est bien de rappeler AUNG SAN SUU KYI et son combat pour la démocratie mais n’oublions le génocide du peuple karen qui se poursuit depuis des décennies.

    Aucune belle âme droit-de-l’hommiste bien de chez nous ne s’en soucie. 


    • zelectron zelectron 12 mai 2009 19:01

      Les remugles chlingants du communisme continuent. Mais comment peut-on défendre une doctrine aussi perverse ?


      • Guy Kopp 13 mai 2009 09:46

        L’impuissance des grandes puissances, occidentales notamment, dans cette partie du monde, notamment en ce qui concerne le triangle d’or et les dictatures, est stupéfiante. Une partie de la jeunesse occidentale en paye le prix. Jeunesse que l’Occident ne sait plus comment élever. L’âme de l’Occident en paye le prix, quoique on en pense. Car l’humanité se caractérise justement en ce qu’elle a une âme et qu’elle ne répond pas seulement à ses besoins organiques. Concernant Total, la Birmanie a du pétrole, la main-d’oeuvre esclave fournie par la junte ne peut être moins chère. Voire ! N’est-il pas possible à Total, un peu à la manière de Schindler (« la liste de Schindler ») d’utiliser cette main-d’oeuvre un peu moins gratuitement, mais au bénéfice moral aussi de ces esclaves et de leurs familles ? L’humanité se diffuse aussi. Elle ne procède pas que par le pouvoir. Mais par l’exemple, par exemple. Toujours quant à l’attitude de Total vis à vis de la Junte, n’est-il pas possible, sans rompre les liens, de les rappeler à leur humanité, de quelques manières qu’on pourrait peut-être trouver ? Et de faire évoluer les choses. AUNG SAN SUU KYI est une femme admirable. Ses amis de son parti sont héroïques. D’ores et déjà toutes ces personnes détiennent une richesse intérieure, une harmonie intérieure, dont les nombreux complices de la junte ne peuvent que soupçonner l’existence, eux qui désespèrent du monde et ne voient aucun horizon qui pourrait les racheter, en dépit de leurs avoirs secrets disséminés un peu partout (les paradis fiscaux aussi) pour pouvoir être récupérés quand sonnera leur glas. La géopolitique est la « réal politique ». Soit ! Mais rien n’empêche nos machiavels gouvernementaux, industriels, financiers, de faire preuve d’un peu plus d’intelligence pour négocier avec le diable. Ou ses créatures, les créatures victimes de la félicité qu’il y aurait de dominer son entourage, de mépriser toutes ces gens, ces populations, apparamment incapables de mordre comme elles. Il y aurait les fauves et les autres. Mais le fait qu’on en viendrait pas à bout, de ces résistants tout à fait suicidaires, n’arrange rien. Quelle espèce est-elle celle, qui est entre les loups et les moutons ? Des bourreaux finissent parfois par se suicider, alors qu’ils ne risquent rien existentiellement, sinon une promotion garantie et une retraite discrète et privilégiée : ce fut le cas de quelques bourreaux staliniens ayant participé à l’éxécution de l’élite polonaise, durant la Seconde guerre mondiale. Les cas du grand Staline n’est pas triste, mort seul et après de nombreuses heures, parce que son entourage avait peur de pénétrer dans ses appartements, ce qu’on ne faisait qu’en en recevant l’ordre. Une fin à la shakespeare. Sans doute que le temps résoudra, comme toujours, ce qu’il serait impossible de faire aujourd’hui. C’est sur des considérations de ce genre que l’humanité continue à rester d’une médiocrité affligeante. Si le mépris est largement partagé, le courage est rarissime. L’intelligence aussi, ne serait pas excessivement partagée. Car l’intelligence aussi ne va pas sans courage. Y compris de se bruler. D’une certaine manière le Christ est crucifié tous les jours. Pour sauver l’humanité il faudrait qu’elle admette que c’est de son ressort, personnel.

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