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Analyse géopolitique de la stratégie Obama

Obama abandonne l’Irak, pris en mains par l’Iran, et tente de conserver l’Afghanistan afin de rompre l’isolement progressif des États-Unis. L’issue de cette stratégie est incertaine et périlleuse. Analyse géopolitique.

Dans la conjoncture du Moyen-Orient, un moment décisif vient d’être atteint avec la décision d’Obama d’y propulser 40 000 soldats de plus, dont 10 000 à attendre de la part de ses alliés à-plat-ventristes de l’OTAN. L’interprétation de cette décision est délicate et complexe, car elle met en cause plusieurs questions différentes.
Elle oblige d’abord à revenir sur la question irakienne. La décision d’Obama semble mettre de côté cette question, comme si elle était définitivement réglée et classée, ce qui est fort loin d’être le cas.
En effet, si la paix semble être revenue dans le pays, peu d’incidents étant à signaler, mais si personne ne semble s’en apercevoir, c’est parce que les Étasuniens ne veulent pas avouer qu’ils ont totalement perdu la maîtrise des évènements qui s’y déroulent. Car ce n’est pas de leur fait que la paix règne à présent en Iraq. C’est en effet l’action de l’Iran qui se trouve à la source de cette pacification. Expliquons pourquoi.
Il convient de se rappeler que les chiites représentent 65% de la population irakienne, et occupent tout le sud, où se trouve l’essentiel des ressources pétrolières, le reste de la population se trouvant en zone kurde avec le reste du pétrole du pays, et en zone sunnite, pratiquement dépourvue de pétrole. La population chiite a été opprimée et persécutée par les sunnites pendant toute la durée de la dictature de Saddam Hussein. Une bonne partie de son élite, ainsi que les familles qui en avaient les moyens, ont émigré à cette époque en Iran, où les mollahs chiites les ont recueillis.
À ce propos, il est nécessaire de rappeler que sunnites et chiites irakiens sont des musulmans arabes, alors que les chiites iraniens sont des musulmans persans. Ajoutons quelques mots pour expliquer la séparation intervenue entre les sunnites et les chiites, après l‘assassinat d’Ali en 661. Ces indications sont cependant très simplifiées, car la lutte complexe entre les sunnites et les chiites s’étendit sur une longue période, et n’est pas l’objet de ce court article
Ali était le cousin et le gendre du Prophète. Peu avant sa mort, ce dernier désigna Ali comme son successeur. Une grande partie des musulmans considéraient qu’il était préférable que le successeur du fondateur de l’Islam soit choisi dans sa famille et acceptèrent cette décision. Ce furent les chiites d’Ali (ou partisans d’Ali). Mais les chefs des tribus arabes, anciens adversaires de Mahomet, appelés par la suite “ sunnites ” ( de sunna, la tradition du Prophète ) estimèrent au contraire que le successeur de Mahomet devait être choisi parmi eux, et serait nommé Calife. D’où l’institution du Califat chez les sunnites.
De ce litige résultèrent des heurts violents entre sunnites et chiites, qui ensanglantèrent pendant longtemps les rapports entre les deux camps, un peu à la manière des catholiques et des protestants au moment de la Réforme, mais pour des raisons totalement différentes. Je passe volontairement sur les détails de moindre importance.
On remarquera donc, à propos des populations de l’Iraq et de l’Iran, que c’est la religion qui les rapproche ou les divise, et non les ethnies auxquelles elles appartiennent respectivement. Bien qu’arabe l’une et l’autre, les factions chiites et sunnites de l’Iraq sont profondément divisées, alors que les chiites arabes et les chiites persans s’entendent relativement bien entre eux. Notons qu’en Iran les chiites représentent 89% de la population, et les sunnites moins de 10%. Les chiites y sont donc largement dominants, comme d’ailleurs aussi en Irak, où les proportions sont de 64% pour les chiites et 36% pour les sunnites, mais ces derniers se partagent sensiblement à égalité entre les Arabes (et anciens partisans de Saddam Hussein) et les Kurdes. Or ceux-ci sont pratiquement autonomes depuis l’invasion, alliés des chiites à l’Assemblée nationale, et c‘est l’un des leurs qui est actuellement le président du pays, Jalal Talabani.
***
À partir de l’invasion américaine, les choses changèrent du tout au tout, quoique pas dans le sens que l’auraient désiré les conquérants. La première décision des proconsuls étasuniens fut de dissoudre l’armée irakienne, qui avait maintenu jusque-là l’ordre dans le pays, sous la dictature (sunnite) de Saddam Hussein, en dépit des dissensions sanglantes régnant entre les trois groupes qui l’habitent, sunnites arabes, sunnites kurdes et chiites arabes. Les envahisseurs étasuniens assassinèrent ensuite le dictateur sunnite pour des raisons sur lesquelles ils auraient pu tout aussi bien s’appuyer pour faire pendre leur propre chef à ses côtés, George Bush junior. [ Mais çà, c’est juste une opinion personnelle ]
Par leur ignorance de ce qu’était l’Iraq, les Étasuniens avaient ainsi libéré d’un seul trait de plume la communauté chiite iraquienne de leurs deux ennemis historiques. Après une forte résistance de l’imam chiite Sadr et de son armée du Mahdi (équivalent à “ messie ”), toute résistance violente des chiites s’arrêta sous l’influence des Iraniens, qui en calmèrent énergiquement le jeu par l’intermédiaire des chiites irakiens exilés en Iran pendant la dictature de Saddam, et revenus dans leur pays après l’invasion étrangère. Ils agirent cependant de manière totalement discrète, sans jamais se prévaloir de leur influence, et sans que les Étasuniens ne se rendent compte qu’ils agissaient par dessus leurs têtes.
Bien que les Étasuniens se soient plaint à de multiples reprises de l’irruption des Iraniens dans le pays, sans toutefois en découvrir la raison ni les missions, ils ne comprirent pas que leur action avait eu pour résultat, non seulement de ramener l’ordre là où les envahisseurs avaient créé le chaos, mais aussi d’établir sur la population du pays un ascendant très important qui allait les amener à prendre progressivement possession de la totalité du pays, à la barbe des troupes étasuniennes, notamment dans le sud, où ils gèrent actuellement à leur profit, et en toute liberté, l’économie du pétrole de la zone de Basra (Bassora). Rappelons qu’actuellement l’Assemblée nationale est en majorité chiite, que le Premier ministre, Nouri al-Maliki, est un chiite favorable à l’Iran, et que les trois quarts des ministres le sont aussi.
Ce qui permit aux Iraniens d’être aussi discrets fut la tentation des militaires de s’attribuer tout le mérite d’avoir réussi la pacification du pays. Mais ce vilain défaut faisait parfaitement l’affaire de l’Iran.
L’explication du report de l’action étasunienne en Afghanistan se trouve là, dans la prise de pouvoir souterraine de l’Irak chiite par l’Iran. Voici pourquoi et comment :
***
Ici aussi nous devons faire un autre retour en arrière, cette fois dans la stratégie étasunienne. Pour à peu près tout le monde, l’invasion de l’Iraq décidée par Bush et son clan semblait sous-tendue par la volonté de s’emparer du pétrole irakien, en prétextant que Saddam Hussein possédait des armes de destruction massives illégales. Bush et son petit monde étaient très contents de cette erreur de l’opinion publique, car elle les aidait à masquer leurs véritables intentions aux yeux de ceux qu’ils voulaient réellement atteindre.
De la même manière, l’agression contre l’Afghanistan avait vraisemblablement été montée de toutes pièces à travers la destruction des tours du WTC, pour justifier leur irruption en Asie en plein milieu de l’articulation du monde chinois et du monde russe, juste en dessous des cinq anciennes possessions musulmanes de l’U.R.S.S., encore sous forte influence russe.
D’ailleurs, la première chose que le gouvernement étasunien fit, avant même d’entreprendre leur voyage vers le Moyen-Orient, fut de demander à ces cinq pays d’accepter la construction de bases militaires des É-U sur leurs territoires pour les aider, ce qu’ils consentirent sous le coup de l’émotion de l’époque, alors qu’il aurait été tellement plus normal pour les É-U d’établir directement ces bases en Afghanistan, ou plus simplement de les obtenir du Pakistan, encore plus proche de Kaboul, et accessible par mer.
Depuis, la Russie a réussi à pousser ces cinq pays à exiger la fermeture de quelques-unes de ces bases. Mais les É-U ont beaucoup renâclé avant d’en évacuer certaines, mais pas toutes. Dans certains cas, ces pays ont accepté d’accueillir des bases russes pour rétablir l’équilibre des forces. Toujours est-il que cette tentative des Étasuniens n’était évidemment pas innocente…
***
Il suffit de regarder une carte de l’Asie pour comprendre immédiatement l’idée géopolitique de “l’Empire étasunien”, qui pensait bien pouvoir s’offrir un siècle hégémonique supplémentaire. Mais voilà, s’ils ne sont pas très futés, ils ont tout de même des yeux pour voir, et si leurs naïfs alliés occidentaux les suivent aveuglément avec des manières de colonisés, eux ont très bien vu l’arrivée de Deng Xiao Ping à la tête de la Chine, celle de Poutine au Kremlin, et plus récemment de Lula à Brésilia et de Chavez à Caracas, en bordure du golfe du Mexique. Et ils ont donc parfaitement compris que ces mouvements géopolitiques ressemblaient de plus en plus à un siège, qui se resserrait progressivement autour d’eux.
L’Amérique a donc cherché à desserrer cet encerclement progressif par des actions de domination, selon leur habitude historique. Leur tentative de dominer économiquement la Chine a échoué. Ils ont bien laissé leurs usines sur le continent asiatique, mais en ont rapidement perdu la maîtrise, car les Chinois les ont vus venir. Malgré leurs autres initiatives, sous couvert de démocratie et de droits humains, ils n’ont pu empêcher Le Tibet et Taïwan de rester dans le giron de la Chine.
Évènement passé inaperçu lors du soixantième anniversaire de la création de la République Populaire de Chine, la délégation taïwanaise a défilé à Beijing le 1er octobre 2009, en tant que province chinoise, et non en tant qu’État invité. Personne ne semble avoir remarqué cette particularité étonnante, pourtant tout à fait significative.
Enfin, en aout 2008, la Russie a bloqué l’offensive géorgienne contre l’Ossétie du Sud dans le Caucase, plus ou moins tentée avec l’assentiment de Washington pour tester Poutine, Premier ministre de Russie, à ce moment précis en train d’assister aux Olympiques de Beijing, Les Étasuniens ont rapidement été fixés sur le respect que leur portaient les Russes.
Leur restent malgré tout aujourd’hui les Européens. Mais ils sont tout de même en train de s’unir, de peine et de misère, et, né il y a moins de 10 ans, l’euro leur tient la dragée haute, quelquefois même un peu trop à leur goût.
***
Débordés par une crise mondiale qu’ils ont provoquée par maladresse, et à laquelle ils n’ont su répondre que par une hausse artificielle de leurs bourses, au milieu d’un endettement insoutenable, les États-Unis cherchent désespérément une issue. S’ils vont sans doute terminer 2009 avec des indices encourageants, la pérennité de ceux-ci n’est pas assurée, et beaucoup de gens sont sceptiques quant à la poursuite de ce qu’ils présentent comme une sortie de crise. Il est vrai qu’il leur fallait bien enrober le suppositoire que constitue l’envoi d’une nouvelle armada en Afghanistan, d’un peu de nourritures terrestres ! Un long enchaînement d’épées de Damoclès s’aiguise cependant encore dans leur ciel.
Contraints d’abandonner l’Iraq, puisqu’il leur est progressivement, mais sûrement soutiré par l’Iran, Obama et ses militaires ont finalement jeté leur dévolu sur l’Afghanistan où leur armée est enlisée en compagnie des supplétifs fournis par leurs adorateurs de l’OTAN, ruine sans avenir de l’époque stalinienne.
Il tente à présent de poursuivre l’idée géopolitique de la génération Bush, c’est-à-dire essayer de reprendre les rênes de l’Occident autour d’un projet déjà largement dépassé. Mais surtout, il croit encore possible de s’infiltrer entre la Russie et la Chine, soudées dans l’OCS [ l’Organisation de Coopération de Shanghai ]. Une véritable fuite en avant ! Elle fait penser à Napoléon devant Moscou en flamme ou à Hitler grelottant sur la Volga, dans Stalingrad. La Bérézina n’est plus très loin !
Presque tous les analystes militaires et politiques, aussi bien dans le monde qu’aux États-Unis, affirment qu’il faudrait des effectifs de 300 à 500 000 hommes pour parvenir à stabiliser l’Afghanistan, et Obama espère malgré tout parvenir à n’en aligner que 140 000 d’ici 18 mois !
Il a cependant trouvé une argumentation imparable pour soutenir son antépénultième stratégie. À de jeunes officiers de West Point, qui n’apprennent plus ni l’histoire ni la géographie, il a dit, en levant très haut le menton selon son habitude :
“ Si je ne pensais pas que la sécurité des États-Unis et des Américains était en jeu en Afghanistan, j’ordonnerais avec plaisir le retour de chacun de nos soldats dès demain. ”
C’est incroyable ! Ainsi, le sort des États-Unis se trouvait entre les mains des Talibans, et nous ne le savions pas !
Obama a de la buée dans les yeux !
Cet article répond aux règles de la nouvelle orthographe
Lecture conseillée : Robert BAER – “Iran : l’irrésistible ascension” – folio documents N°49
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Moyenne des avis sur cet article :  5/5   (12 votes)




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9 réactions à cet article    


  • wawa wawa 11 décembre 2009 14:38

    très interressant !

    les Ricains ont crus que la force brute et le bluff (poker) suffirait. qu’ils pouvait tracer à leur guise les frontières selon les gisement de petrole.
    Il se sont fait avoir par les inventeur du jeu d’echec et du jeu de go.

    Les chinois ont mis 20 ans pour adopter les partie du capitalisme qu les servait (par contre leur reserve de change à mon avis ils peuvent s’assoir dessus)

    Les iraniens seulement 10 ans pour controler une grande partie des réserves pétrolière.

    La suite j’ai bien peur que les ricain aille jusqu’au bout de leur bluff : attaquer (nucléariser) l’Iran par l’afghanistan. On sens les israelien bouillir d’impatience !
    Il ne manque plus que le pretexte.

    une suite possible : les israeliens lancent quelque missile sur quelques sites d’enrichissement. La bande de gaza et le liban s’embrase. les américain interviennent par l’afghanistan. les iraniens bloquent le détroit d’ormuz par de mines marine (leur atout maitre)
    Les pétrole s’envole. Les chinois balancent leur dollars, la valaur de celui ci est divisé par 3 par rapport au autres monaies.

    La suite me fait frémir


    • _Ulysse_ _Ulysse_ 11 décembre 2009 15:21

      @Auteur

      Article intéressant mais incomplet.

      Il n’est pas dit quelles sont les réelles objectifs américains avec l’attaque de l’irak et de l’Afghanistan. Pour l’afghanistan : se mettre entre la russie et la chine. C’est à dire ? Pourquoi, comment, que font les russes et chinois ensembles ?
      Et pour l’irak, c’est le flou total, quelles sont ces « vrais » raisons que vous invoquez ?

      Personnellement, ce que je crois c’est que l’objectif est toujours le même : affaiblir la chine et l’inde en essayant de contrôler les routes du pétrole.

      Comme en irak ce sont les iraniens qui ont le pouvoir et qu’en afghanistant nos armées sont bien incapables de gagner (500 000 hommes ou 5 millions n’y changerais rien !), cette stratégie américaine est un échece total.

      Sur Obama, je crois qu’il est bien obligé de donner un os à ronger aux militaires ! Vu le pois qu’ils ont aux USA, il perdrait beaucoup de soutien intérieur si il abandonnait l’afghanistan. Je pense que le renfort là bas était la condition pour le retrait d’irak.


      • ZEN ZEN 11 décembre 2009 20:30

        Je confirme, Ulysse


      • Gone 11 décembre 2009 19:19

         Racontez-moi les faux Prophètes.

        En toute sincérité, votre article est une bouffée d’oxygène ! 

        Le Président Américain nage...dans le bonheur, il fait la guerre à l’Afghanistan, aprés avoir délogé ses troupes d’ Irak, et renforce ses troupes en Asie, « backed » par les occidentaux, alors forcément, on lui offre le Nobel de la paix. Difficile, cette équation, il fait la guerre, il obtient un Nobel...

        J’aime bien Obama, c’est quelqu’un de bien, il a, à maintes reprises exprimé sa bonté envers les musulmans, c’est trés touchant et inoubliable, tant de générosité...
        c’est plutôt le sens de la paix et guerre qui n’ont plus de sens...j’aimerais bien mentir encore, en prenant ce caca sur les yeux comme du miel ...« IMPUDENTE ! » comment ose-t-on ?
        Le miracle en Irak, tant de fois évoqué ici et là, est une grave imposture. Car là ou on a détruit une tyrannie...on en a planté une autre...Si, le décès du Prophète de l’Islam QSSl, a dégénéré en luttes de clans fratricides , et cela se comprend, car il est difficle de le remplacer, la mort d’un tyran doit terminer la tyrannie...Or , à en croire des témoignages, . Mr Al Maliki, est connu pour avoir exécuté des dissidents dans son bureau avec un pistolet de poche. De plus, le climat délétère crée par l’invasion de l’Irak a ouvert toutes les plaies...en débusquant Saddam Hussein, un prisonnier de guerre, et non un voleur de grand chemin, en le livrant à une horde dégénérée qui l’a égorgé en direct, un jour sacré de l’Aid, les acteurs présents en Irak, ont signé une déclaration d’atteinte à la dignité humaine.


        • Ahlen Ahlen 11 décembre 2009 23:21

          Très bon article, sauf quand il s’agit d’expliquer l’origine du malentendu entre sunnites et chiites. Apparemment, ’auteur dit n’importe quoi. Il va jusqu’à se contredire en disant : Mais les chefs des tribus arabes, anciens adversaires de Mahomet, appelés par la suite “ sunnites ” ( de sunna, la tradition du Prophète ). Comment être adversaire du prophète tout en étant sunnite, de sunna, tradition du prophète ?


          • franco-chinois 13 décembre 2009 02:54

            Excellent article et rappel des enjeux dans l’Asie Centrale, notamment en ce qui concerne la Chine. 

            @ l’auteur :

            Est ce qu’il existe des analyses de N. Chomsky sur la politique etrangere des USA dans l’Asie en général ?


            • Mercure Mercure 15 décembre 2009 03:57

              Merci !
              Je possède neuf ouvrages de Chomsky, mais je ne me souviens pas qu’il ait écrit des choses sur les aff. étrangères des É-U avec la Chine, mais ça ne me surprendrait pas. Je vais essayer de prendre quelques minutes pour les feuilleter. Si je trouve qque chose, je vous reviendrais.

              Mercure


            • benoit benoit 13 décembre 2009 14:26

              Bonjour,

              je ne peux m’empêcher de réagir à votre article malgré son manque d’objectivité.

              Evidemment que les Etats-Unis sont en lutte pour leur hégémonie, leurs valeurs et intérêts : compte tenu de leur puissance c’est plus que normale.Cela ne les empêche pas de pratiquer la démocratie et de favoriser la bonne gouvernance ou de secourir des états démunis etc.
              En revanche faire passer des vessies pour des lanternes c’est autrement plus grave.

              Il n’y aurait donc rien de pire pour vous que les Etats-Unis dans le monde ?

              Si pourtant, au moins vous, en abusant de la naïveté de la jeunesse, sur un média qui se veut citoyen, à des fins idéologiques.



              • Mercure Mercure 15 décembre 2009 04:26

                Merci pour votre réaction, internet est fait pour ça.
                Pourtant je ne discerne pas les points de mon article qui vous paraissent prouver mon manque d’objectivité.
                - en revanche, je reste béat d’étonnement lorsque vous parlez de bonne gouvernance à propos des É-U, précisément au moment où le monde entier est plongé dans une crise économique catastrophique de leur seul fait !
                - touchant la démocratie, on peut également faire mieux. Je vous rappelle que Bush a gagné son premier mandat par une décision de la Cour suprême des É-U. Comme j’habite au Canada, je peux vous assurer qu’un certain nombre d’Américains viennent tous les ans se réfugier chez nous, précisément pour des manquements à la démocratie. Bien entendu les deux gouvernements n’en font aucune publicité !
                - Quand au secours que, selon vos dires, ils apportent aux États démunis, je vous rappelle qu’ils ont laissé l’Argentine en plan lors de leur méga crise de 2002. Leur budget pour le Tiers-monde est proprement négligeable, par rapport à celui des États européens.
                - Enfin, il est de notoriété publique qu’ils préfèrent chercher querelle aux états qui cherchent à s’en sortir plutôt que de les aider à se sortir d’affaire. À moins que ce ne soit dans leur intérêt.
                - Enfin la protection qu’ils apportent aux dictateurs n’en font pas des preux de la démocratie : les rois et cheiks du Moyen-Orient sont leurs amis, ainsi que le shah d’Iran dans le passé et tous les présidents d’Israël, y compris ce brave Nétanayu qui chit littéralement dans les bottes d’Obama, lequel se borne à tourner la tête sans rien dire.

                 Votre texte me semble donc être celui d’un idéologue d’un pan-américanisme en voie de disparition, et votre pseudo me porte à croire qu’il vous va comme un gant.

                Mercure

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