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Accueil du site > Actualités > International > Après la Syrie, un nouveau paradigme au Moyen-Orient ?

Après la Syrie, un nouveau paradigme au Moyen-Orient ?

Alors que la bataille fait rage en Syrie, opposant les insurgés et les forces loyalistes, c’est tout le Moyen-Orient qui se dirige vers une réforme profonde des paradigmes actuellement en vigueur. Observateurs et experts internationaux s’accordent en effet à dire que de nouveaux rapports de force vont s’établir prochainement, redistribuant les cartes dans une partie du monde toujours instable, jamais apaisée. Et les faits viennent étayer leurs arguments.

Depuis plusieurs semaines, en raison de décisions politiques inconciliables, le ton monte entre la Turquie et l’Iran, deux géants qui se positionnent stratégiquement, qui montrent leurs muscles, pour mieux régner sur la région. Pendant ce temps, la Russie, alliée indéfectible du régime de Bachar al-Assad, s’adonne à un jeu pour le moins obscur. Ses intérêts – militaires ou économiques – ne semblent pas liés à la survie du pouvoir syrien en place. Pourquoi alors entraver les démarches initiées à l’ONU ? Le souvenir, forcément désagréable, des opérations effectuées en Libye ? La Chine, elle, reste peu investie dans la région ; le prédateur asiatique lorgne l’Afrique subsaharienne, mais demeure en retrait au Moyen-Orient. Pour l’instant. Quant à l’Arabie saoudite, elle ne se contente pas de financer les rebelles syriens, notamment l’ASL : elle exporte en plus ses prédicateurs musulmans radicaux, cherchant ainsi à influer sur l’idéologie des révoltés.

Véritable poudrière, le Moyen-Orient peut acter la chute d’un régime despotique ou sanguinaire sans pour autant promouvoir l’avènement de la démocratie ou de l’État de droit. Une fois le conflit syrien achevé, la région tentera de se relever, clôturant – enfin – une sombre page de son histoire, entamée en 2003 avec la destitution de Saddam Hussein. Mais, entre les changements démographiques déstabilisants – notamment défavorables à Israël –, les luttes de pouvoir entre franges musulmanes – chiites, sunnites, radicaux, modérés, etc. – et les tiraillements tribaux, l’apaisement peut paraître illusoire. En outre, les alliances vont probablement se faire et se défaire au gré des événements. Et, à ce titre, une intégration, même partielle, de la Turquie au sein de l’Union européenne révolutionnerait le paysage géopolitique régional. L’influence croissante des islamistes, le renchérissement du coût des ressources naturelles ou encore l’identité du prochain locataire de la Maison-Blanche auront également des conséquences directes sur la destinée du Moyen-Orient. Enfin, le poids financier de certaines nations – le Qatar et les Émirats arabes unis étant peut-être les plus emblématiques – constituera un élément essentiel, notamment en ce qui concerne le soft power. Un concept de plus en plus prisé.

C’est indéniable, le conflit syrien met en exergue les bouleversements géopolitiques futurs, lesquels se dessinent en marge de batailles mortifères et de postures affirmées. Des ententes de circonstance se nouent, tandis que, parallèlement, des désaccords considérables éclatent au grand jour. Cette crise, par les indices qu’elle sème, servira à instituer de nouvelles grilles de lecture, davantage en adéquation avec l’influence, le pouvoir et les motivations des différents acteurs régionaux – et de leurs alliés. En attendant, chacun semble aspirer à s’imposer comme le nouveau chef du Moyen-Orient. Avec les moyens du bord.


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25 réactions à cet article    


  • Traroth Traroth 3 août 2012 12:09

    Aujourd’hui comme hier, les puissances occidentales sont la source de la déstabilisation de cette région. Qu’elles cessent leur terrorisme d’état et tout ira mieux là-bas !


    • Mr Mimose Mr Mimose 3 août 2012 12:57

      «  Pendant ce temps, la Russie, alliée indéfectible du régime de Bachar al-Assad, s’adonne à un jeu pour le moins obscur . »

       ???????????
      Je crois que vous faites erreur, ceux qui s’adonnent à un jeu obscur sont ceux qui finance et arme des soi disant révolutionnaires démocrates.
      Dans les faits la Syrie doit faire face à un attaque de terroristes barbus fanatisés et financés par l’étranger.
      Cherchez un peu sur internet, regardez les vidéos des « rebelles » et vous comprendrez assez vite. (Allah akbar, Allah akbar, Allah akbar, Allah akbar)
      Le plus drôle dans cette histoire est de voir l’arabie saoudite réclamer plus de démocratie en Syrie !!!!!
      C’est à mourir de rire !!!

      • Jonas 3 août 2012 17:19

        Il est coutume pour certains d’expliquer les conflits du Proche et Moyen-Orient et du monde arabe en accusant soit les Occidentaux, soit les Américains et les Sionistes.. Cela est commode , facile et permet de ne pas réfléchir.

        Est-ce que la fermeture de la frontière entre l’Algérie et le Maroc avec l’occupation du Sahara Occidental sont de la responsabilité des trois cités plus haut.
        Pour comprendre ces pays il faut s’atteler à étudier l’occupation par les Ottomans de tous les pays arabes à l’exception du Maroc.
        Mais bien avant , les attentats perpétrés par les « Frères » le « Hezbollah » , le « Hamas » et les islamistes de tous poils, prennent leurs racines en fait au début même de l’islam quand le second calife Omar, entendait appliquer les punitions les plus sévères à ceux qui contrevenaient à la charia.
        Sur les quatre califes a part le premier , trois sont morts de mort violente. Il est inutile ici de rappeler les guerre des Saoud pour chasser les hashémites de la Mecque faisant + de 200 000 morts pour une population de 3 millions d’individus. Comme il est inutile de signaler les guerres entre les deux Yémen avec les Egyptiens et les Saoudiens soutenant chacun son protégé . Juste après l’indépendance la guerre entre l’Algérie et le Maroc, celle du Soudan entre le Sud et le Nord faisant en Vingt ans 2 millions de morts. Les nombreux coups d’Etat, les conflits internes, Algéro-algérien faisant + de 200 000 morts, le conflit entre Libanais + de 150 000 morts. Saddam Hussein régnant pendant trente ans avec 600 000 morts et 1 million lors de la guerre contre l’Iran. Septembre noir ou 25 000 palestiniens furent liquidés par le bon roi Hussein de Jordanie en 1970. Ou enfin le père Hafez, avec ses 30 000 morts à Hama en 1982 etc. Sans parler du Darfour , de la Somalie etc.
        Donc le monde arabe a toujours été en guerre contre lui-même. tous les 10 ou 20 ans.
        Les guerres Israélo-arabes sont des guerres qui ont fait le moins de morts en 80 ans.
        Un exemple tout simple , l’ONG israélienne bien connue « Betselem » pour ses vingt ans en novembre 2009 a relevé qu’en vingt ans ( son anniversaire) le conflit israélo-palestinien à fait 8 900 morts . 7 398 côté palestinien et 1 483 israéliens. Tout internaute peut consulter le site de Betselem en anglais . Bachar en 17 mois fait presque 20 000 morts et ce n’est pas fini.
        Donc pas de bouc émissaire. Si les historiens arabes indépendants faisaient leur boulot pour enseigner à leur peuple la réalité , beaucoup de malheur seraient épargnés. A force d’accuser les autres , on se posant comme victime des étrangers. Tout stagne. Et de temps en temps des révoltes de la misère sont baignées dans le sang.


        • blablablietblabla blablablietblabla 3 août 2012 22:26

          @ Jonas alors là je suis à 100% d’accord avec vous.


          Un exemple en Algérie en 10 ans 200 000 morts et je passe la manière donc ils ont été assassinés ,personne n’est sorti dans la rue en 2009 massacre à Gaza par l’armée israelienne 1 000 000 de personne dans les rues d’Alger ,en fait quand des musulmans massacrent d’autres musulmans c’est « hallal » mais quand c’est un pays en dehors de la oumma qui massacre des musulmans là c’est haram.

          En ce moment y a une levé de bouclier de la part de musulmans Nord Africain because en Birmanie les boudistes massacrent la minorité islamique donc j’ignoré totalement l’existence .

          Vous avez tout à fait raison ils se sont auto massacré pendant 14 siècles et c’est pas près de s’arreter ,mais le pire dans tous ça c’est quand on leurs balancent ça aux gugusses musulmans sur ce forum genre Soulma&n fred et d’autres les mecs mais « vous les chrètiens » hein et « Hitler » hein au mépris de sens critique.

          Ils ne se posent pas de questions y a rien à faire c’est toujours la faute à l’autre jamais la leurs !!

          • Jonathan Fanara 3 août 2012 22:41

            Petite précision à titre purement indicatif : cet article n’a pas vocation à stigmatiser l’une ou l’autre communauté religieuse, ni à désigner des responsables pour tous les massacres perpétrés au Moyen-Orient au cours de l’histoire.


            Merci de veiller à respecter chacun.

            • Constant danslayreur 3 août 2012 23:28

              « Observateurs et experts internationaux s’accordent en effet à dire »

              Bref, on s’autorise à penser dans les milieux autorisés.


              • SEPH 3 août 2012 23:42
                Le traitement médiatique de la guerre en Syrie

                 Par Frédéric ANDRE

                "Il suffit aujourd’hui simplement de s’interroger sur un sujet ou les médias -dans leur majorité- ont un parti pris pour tomber dans le viseur des cerveaux bien-pensants. Le cas de la guerre actuelle en Syrie en est un exemple parmi tant d’autres.



                Toute personne, journaliste, écrivain, homme/femme politique, ou simple citoyen qui ose s’interroger sur le bien-fondé de ladite rébellion syrienne ne peut être qu’un complotiste nourri aux sites antisémites et aux thèses nauséabondes.

                "Comment pouvez-vous soutenir le tyran Bachar Al-Assad ?! Vous savez ce qu’il se passe là-bas ?!

                Vous n’y êtes pas allé ! Vous avez vu les images ?! C’est un bain de sang ! Ils ont bien raison de se révolter !!

                Le sujet est souvent pris sous l’angle émotionnel, sur le Net et en particulier les réseaux sociaux, on diffuse en masse des photos de cadavres, de personnes mutilées, d’enfants carbonisés.

                On le sait bien, cette méthode dispense souvent d’avoir à expliquer les évènements en profondeur et dans leur complexité.

                Car c’est bien de cela dont il s’agit, d’une situation bien plus complexe que ne le laissent penser les diffuseurs d’images morbides et les journalistes de grands médias parlant de bombardement massifs, de morts civils et de répression.

                Comment le spectateur du JT peut t-il se faire une opinion du conflit et en comprendre les éléments constitutifs dans ce cas.

                Cela relève de l’impossible.

                La ligne suivie par les grands médias est en revanche elle, dénuée de complexité : il s’agit d’une guerre civile opposant un dictateur et son armée meurtrière à un peuple révolté menée par d’héroïques combattants. Florence Aubenas dans un article du Monde datant du 30 juillet parle même d’un « rebelle » de l’armée syrienne libre comme d’un "un grand type aux yeux verts, beau comme un soldat de cinéma."

                Il est très facile de manipuler l’opinion ainsi, d’autant que concrètement, la Syrie de Bachar Al-Assad n’est pas un paradis de démocratie, et qu’il existe au sein du régime et de ses affiliés une corruption importante.

                Ensuite il s’agit de mettre toutes les « révolutions arabes » dans le même panier.

                Tunisie, Egypte, Yémen, Libye, Syrie, tout ça c’est la même chose : il s’agit de régimes dictatoriaux contre lesquels les peuples de ces pays se sont révoltés.

                Dans nos médias de masse, peu importent les particularités de chaque pays et de chaque conflit, ce sont tous des pays « arabes », donc tous dictatoriaux, les gens y crèvent tous la dalle et ne peuvent pas s’exprimer, donc la révolte est légitime. La révolution est légitime.

                Il est intéressant de voir comme les journalistes apprécient les révolutions loin de leur pays, plus particulièrement lorsqu’il s’agit de révoltes contre des régimes diabolisés, mais rejette ce mot aussitôt qu’il s’agit de contester l’ordre libéral, dès lors la « révolution » est implacablement associée au chaos, à la gauche radicale, au communisme, au goulag..

                Les médias de masse mettent davantage l’accent sur les ripostes de l’armée syrienne que sur les attaques des « rebelles ».

                Car quel que soit la position que l’on prend, tout le monde est d’accord pour reconnaître que l’ASL entreprend des attaques et commet des attentats sur le sol syrien. Ainsi les journalistes ne peuvent faire autrement que de reconnaître que l’armée syrienne mène des contre-offensives. Elle mène des contre-attaques comme le ferait n’importe quelle armée nationale face à une guérilla armée.

                Après, il est possible évidemment de débattre de l’ampleur de ces contre-attaques.

                Il y a une autre chose frappante dans la couverture médiatique sur le conflit syrien : la plupart des chiffres sur les « massacres » commis par l’armée syrienne sont donnés par l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

                Il est étonnant de voir que des médias censés être neutres, utilisent des chiffres d’une ONG clairement engagée en faveur des insurgés syriens.

                Mais une question vitale devrait se poser : qui est l’armée syrienne libre ? et qui sont les membres du conseil national syrien ?

                Qui sont ceux qui combattent et que l’ont présente si souvent comme des combattants de la liberté massacrés par le régime syrien.

                Il ne s’agit pas ici de prendre position contre Bachar Al-Assad ou contre le CNS, mais de se poser les questions essentielles à la compréhension du conflit. Et pour cela il faut connaitre les belligérants.

                En quoi montrer une image romanesque des combattants anti-régime va t-il aider à cela ?

                Si l’ASL fut formée par des militaires syriens déserteurs, elle ne se limite pas à cela.

                En premier lieu, soulevons un point essentiel : la place des combattants étrangers au sein de l’opposition syrienne.

                Parmi eux : nous trouvons Mahdi Al-Harati, l’un des leaders de la rébellion libyenne qui a renversé et tué le colonel Kadhafi.

                AL-Harati fut le numéro deux du gouvernement militaire de Tripoli derrière l’ancien djihadiste Abdelhakim Belhadj.

                Il dirige aujourd’hui le groupe islamiste extrémiste Liwa al-Umma qui combat aux côtés de l’ASL et qui est très présent dans l’actuelle bataille d’Alep (la deuxième ville du pays).

                Il y a quelques jours, le journaliste hollandais à peine libéré Jeroen Oerlemans affirmait qu’il n’avait vu aucun syrien dans le camp djihadiste où il se trouvait.

                L’ASL et ses alliés ont pu compter sur l’arrivée d’un certain nombre de combattants salafistes venues de Lybie mais aussi de tout le monde Arabe et d’Europe.

                Elle a une base en Turquie, et reçoit le soutien de ce pays ainsi que du Qatar, de l’Arabie Saoudite, des Etats-Unis et de la plupart des pays européens.

                Mais l’opposition syrienne si elle est unie dans le combat, ne forme pas une force homogène.

                Il existe en son sein des islamistes radicaux, des libéraux, etc.

                Les grands médias sont en train de nous vendre chacun à leur façon (directe ou indirecte) une Syrie post-Assad, démocratique, débarrassée de la violence et du totalitarisme. Nul besoin d’être un spécialiste de politique internationale pour comprendre qu’il s’agit d’une énorme tarte à la crème déjà servie.

                Quand nous nous rappelons de ce qu’ils disaient sur la Libye post-Kadhafi, et quand nous constatons ce qu’est devenu ce pays depuis sa chute, nous pouvons légitimement nous interroger sur la nature de l’information qui nous est diffusée sur le conflit syrien.

                Il y a peu l’ex ministre des affaires étrangères français Bernard-Henri Levy affirmait sur le plateau d’Eric Naulleau et Eric Zemmour que l’objectif en Libye n’était pas d’établir la démocratie et la laïcité mais d’en finir avec l’ère Kadhafi.

                Ce même BHL affirmait à la une de Libération : « Quoi qu’il arrive la Libye nouvelle sera meilleure ».

                En cas de renversement de Bachar Al-Assad, ce sont ces mêmes journalistes qui se choqueront des massacres de Chrétiens syriens (12% de la population) et de la minorité alaouite par certains rebelles. Comme ils ont été pris pour cible en Irak après la victoire américaine. Dans le village de Hama le Père Basilios Nassar fut assassiné pour avoir tenté d’aider un homme agressé en pleine rue. A Homs plus de 200 Chrétiens furent tués par des rebelles.

                Mais le plus écœurant dans tout cela c’est certainement le deux poids deux mesures opéré par les grands médias, car ceux-ci ont étrangement été peu bavards lors de la répression des manifestants dans le Royaume de Bahreïn par les troupes saoudiennes avec la bénédiction des Etats-Unis, grands alliés des deux monarchies.

                La bataille pour l’information n’existe donc pas que dans les dictatures visibles au JT. Elle n’est pas près de s’arrêter, et les forces en présence dans chaque camp restent très inégales. C’est peut être sur ce terrain que les journalistes devraient commencer à être parties prenantes."

                Frédéric André

                Source : http://www.legrandsoir.info/le-traitement-mediatique-de-la-guerre-en-syrie.html


                • Kessonfait ? 4 août 2012 00:29

                  Jonathan,

                   

                  L’enjeu est bien au dela de la simple analyse géopolitique. C’est une crise systémique du système financier international, la chute de l’empire financier et maritime des financiers de la City et Wall Street. Le bloc occidental (colonie financière), à travers la doctrine Blair (fin du traité de Westphalie) qui vise à détruire toute nation qui cherche à se libérer de cet empire, et le bloc de la coopération de Shangaï, à travers la doctrine Poutine qui souhaite le respect des souverainetés nationales et du droit international sont en guerre. Si la Russie s’oppose par véto au conseil de sécurité c’est que les occidentaux jouent les hypocrites. Nos dirigeants veulent l’arrêt des violences côté syriens mais financent, entraînent et équipent les mercenaires et aujourd’hui soutiennent même ceux d’al qaïda contre el assad.

                  Il y a derrière la Syrie une volonté d’attaquer l’Iran et ses installations nucléaires dans lesquelles travaillent des scientifiques russes. Cela ne manquerait pas de déclencher un jeu d’alliance que Jaurès vivant aurait probablement dénoncé.

                  L’Occident en crise, renfloue les banques universelles, applique de l’austérité à la population et pousse à l’affrontement thermonucléaire contre des nations qui veulent le développement, une coopération, un nouveau système financier et éviter cet affrontement. Il ne s’agit, ici, pas de gentil et méchant, mais du refus de se soumettre à un ordre établie depuis des siècles. Ces nations, Russie et Chine en tête savent ce qu’elles ne veulent plus mais ne savent pas trop où elles veulent aller ensemble.


                    • NainaBlaise NainaBlaise 4 août 2012 10:59

                      Jonathan, Jonathan, revisez un peu vos cours et vos documentations !
                      A quel jeu obscur La Russie s’adonne-t-elle ?

                      Fanara, Fanara ! Vous voulez être sincère mais vous oubliez d’enlever vos oeillères !


                      • Jonathan Fanara 4 août 2012 11:45

                        Et quelle est donc cette fameuse stratégie russe que tout le monde ici semble connaître ? smiley


                        • Mr Mimose Mr Mimose 4 août 2012 17:21

                          La stratégie russe qui n’est pas obscure du tout est de ne pas permettre le renversement du gouvernement syrien par infiltration d’agents étrangers.

                          Les russes n’accepteront pas la chute de leur allié syrien, non pas pour des raisons humanitaires (laissons cela à nos médias qui font pleurer dans les chaumières), mais pour des raisons géopolitiques, énergétiques, etc..
                          Je comprends que le camp occidental cherche étendre son influence et à modeler le « grand moyen-orient » cependant je trouve les méthodes employées en syrie trop expéditives.
                          Qu’on prennent exemple sur les chinois qui eux sont plus malins, ils s’implantent en afrique non par la guerre mais par l’investissement.
                          Mais si on regarde plus loin qu’es-ce que l’occident vise à travers la syrie ?
                          1- A affaiblir L’iran allié traditionnel de la syrie
                          2- Par contre coup affaiblir le Hezbollah, financé par l’Iran (cadeau pour israel)
                          3- Si l’Iran tombe, la Russie (et aussi la Chine) seront impactés au niveau énergétique et commercial
                          In fine affaiblir la Russie et la Chine, donc vous comprendrez mieux le pourquoi de la stratégie russe de conserver la syrie dans sa zone d’influence.

                        • Kessonfait ? 4 août 2012 17:49

                          Mr Mimose,

                           

                          Si la Syrie tombe aux mains des occidentaux, son espace aérien ne serait-il pas ouvert à une frappe des centrales iraniennes dans lesquelles des scientifiques russes travaillent ?

                          Quelles conséquences auraient ces frappes sur les russes et le jeu des alliances ? Ne peut-on pas voir autre chose que des intérêts géopolitiques ?

                          Une partie de la finance folle qui appuyait cette escalade militaire vient de virer de bord et appelle à une séparation des banques alors qu’elle combattait cette idée. Quels liens existe-t-ils entre le revirement de bord de cette faction financière et la chute du système financier international ?


                        • Jonathan Fanara 5 août 2012 09:31

                          @Mastermind : passons les insultes, trop faciles. Votre raisonnement ne tient pas la route pour plusieurs raisons. La première, c’est que la Russie a tout à perdre économiquement au maintien du régime actuel. Depuis l’indépendance syrienne, le pays s’est maintes fois tourné vers l’URSS, puis la Russie, pour s’armer. Mais, entre les reports de dette ou leur effacement, aucun gouvernement syrien n’a tenu ses engagements. Par ailleurs, s’allier aux Syriens aujourd’hui, cela signifie perdre tout le reste de la région, pourtant économiquement bien plus signifiant.


                          Quant à la force de dissuasion des Russes, pensez-vous vraiment qu’elle passe par la Syrie ?
                          L’épisode géorgien n’aura donc pas suffi ? Et, pour une simple démonstration de force, Poutine serait prêt à ruiner son - déjà - faible crédit international ? Tout cela semble bien farfelu. 

                          Quitte à chercher une explication à la position russe, je préfère alors penser qu’ils craignent une montée islamiste, potentiellement déstabilisante pour tout le Caucase et, aussi, pour les anciennes républiques soviétiques d’Asie centrale. Mais, cela, personne ne s’en préoccupe. Amusant.

                          Quoi qu’il en soit, les explications reposant sur le postulat « armée + économie » ne tiennent pas debout. S’allier à Bachar al-Assad, c’est se tirer une balle dans le pied, puisque cela revient à tourner le dos à la fois aux Occidentaux et à la Ligue arabe. Quant au complexe militaro-industriel russe, je pense qu’il a retenu la leçon des dettes passées impayées.

                        • Mr Mimose Mr Mimose 5 août 2012 10:17

                          Kessonfait


                          Malheureusement non, tout est une question de géostratégie, croyez vous que les russes se soucie du bien etre des syriens ?
                          Il défende leurs interets et leurs interets passe par le maintien de Bachar al assad.
                          Pour cette raison, la Russie à déja prévenu que la Syrie est la ligne rouge à ne pas franchir.
                          (n’oublions pas la base navale de Tartous, importante aux yeux des russes.)
                          On peut envisager le scénario de la chute de Bachar , mais il vaudrait mieux que cela n’arrive pas tellement les tensions sont vives. 

                        • Kessonfait ? 5 août 2012 14:58

                          Quelle(s) différence(s) fais-tu entre géopolitique, géostratégie et stratégie ?


                        • Mr Mimose Mr Mimose 5 août 2012 17:45

                          Quelle(s) différence(s) fais-tu entre géopolitique, géostratégie et stratégie ?


                          Je rends les armes !!! Les différences me semblent subtiles, pour moi c’est assez lié mais quelqu’un de mieux informé pourrait peut etre en dire plus.

                        • Jonathan Fanara 5 août 2012 18:00

                          Le message doit vous être adressé alors. Vous êtes le seul idiot imbu ici.


                        • Leo Le Sage 5 août 2012 18:10

                          @Par Mr Mimose (xxx.xxx.xxx.253) 5 août 17:45
                          "La géostratégie est l’étude de la fabrication des espaces par la guerre. Elle implique la géographie de chaque État, et sa situation historique et politique en regard de ses voisins, examinées par le biais d’études stratégiques. Son étude relève de la géopolitique, bien que son point de vue se réduise aux aspects militaires et leurs conséquences sur l’enjeu des ressources naturelles, fréquemment objet de conflits d’intérêts."

                          (source : Géostratégie - Wikipédia)

                          "la géopolitique « désigne tout ce qui concerne les rivalités de pouvoirs ou d’influence sur des territoires et les populations qui y vivent », c’est-à-dire l’étude des rapports de forces entre divers acteurs sur un espace plus ou moins défini.
                          La géopolitique repose alors sur l’analyse des objectifs visés par les acteurs et leurs moyens mis en œuvre pour y arriver. Les acteurs sont variés : ils peuvent être des États, mais également des « mouvements politiques ou des groupes armés plus ou moins clandestins ».
                          Les espaces sont tout autant variés de par leurs variations de tailles : les plus petits peuvent être analysés à une petite échelle (ville, commune, rue…), ou à une plus grande échelle (région, État, espaces inter- étatiques, planète).
                          "

                          (source : Géopolitique - Wikipédia)

                          "Ce terme [Stratégie], qui est toujours lié à l’habilité à diriger et coordonner des actions afin d’atteindre un objectif, possède une connotation tellement positive qu’il est souvent utilisé avec un peu de grandiloquence (ou d’éxagération) dans des domaines où en faut les termes politique, idée, concept, plan ou tactique seraient à la fois plus exact et plus honnêtes :

                          • Par suite et par extension, c’est l’art de diriger et de coordonner des actions pour atteindre un objectif."
                          source : Stratégie - Wikipédia

                          Pour caricaturer : la stratégie est la mis en oeuvre de la politique.
                          Dans votre discussion, que j’ai lu en diagonal, les russes ont une géopolitique claire : garder ses pions dans la région.
                          Leur stratégie serait de garder Assad pour pouvoir rester présent dans la région pour le cas de la Syrie.

                           
                          Cordialement

                          Leo Le Sage
                          (Personne respectueuse de la différence et de la pluralité des idées)


                        • Mr Mimose Mr Mimose 5 août 2012 20:36

                          Merci Léo pour ces précisions.


                        • Mr Mimose Mr Mimose 4 août 2012 17:24

                          J’ai résumé rapidement la situation mais vous pouvez creuser le sujet un peu, je ne vais pas vous mâcher tout le travail !!!



                          • Jonathan Fanara 4 août 2012 23:35

                            Donc, pour conserver une influence sur la Syrie, les Russes seraient prêts à s’isoler complètement au Moyen-Orient ? Rappelons que la Ligue arabe cherche aussi à destituer le régime en place, lâché, voire combattu, par ailleurs par la Turquie, l’Arabie Saoudite, le Qatar, etc.


                            Et, pis encore, les Russes prendraient le risque de s’attirer les foudres d’un éventuel nouveau régime si les insurgés venaient à prendre le dessus sur les troupes loyalistes - hypothèse de plus en plus probable ?


                            Enfin, en opposant son véto à toute résolution, même « consensuelle », en accusant les Occidentaux de tous les maux, la Russie dilapide indéniablement sa crédibilité internationale. Et tout cela pour conserver une malheureuse influence sur une Syrie qui n’a par ailleurs rien à lui offrir (contrats militaires en chute libre, dettes impayées, faibles ressources naturelles…) ?


                            Notez également que la Russie dispose de réserves énergétiques suffisamment importantes que pour pouvoir se passer des ressources iraniennes, d’autant plus que ces dernières sont soumises aux aléas des sanctions onusiennes.


                            Cela rend votre argumentation plus qu’hypothétique. Des conjectures en somme.

                            Et, en plus, vous avez la prétention de nous « mâcher le travail »...




                          • Mr Mimose Mr Mimose 5 août 2012 10:10

                            Je vais donc vous donner un lien au sujet du projet Nabucco et South Stream réalisé par le conseil français de l’énergie.  http://www.wec-france.org/DocumentsPDF/RECHERCHE/Contrat56_Rapportfinal.pdf


                            J’espère qu’il vous permettra de comprendre les enjeux en cours dans cette partie du monde.

                            Sachez tout de meme que la Russie n’est pas isolée dans le dossier syrien, lors du dernier vote à l’onu près d’un tiers des états membres n’a pas voté la résolution qui était pourtant modérée.(elle ne demandait pas le départ de Bachar al assad.)
                            12 votes contre, 31 abstentions, 18 non votants.

                            Les russes se foutent de l’avis du qatar, du bahrein ou de l’arabie séoudite ils n’ont aucune influence sur eux, ces nations étant dans le giron US.

                            Quant à l’hypothèse de voir le gouvernement syrien tomber, il me semble que cela est peu probable (vu le soutien russe, chinois et iranien) et d’aventure si cela devait arriver qu’elle sera la réaction de l’allié Iranien ?

                            La situation est explosive et pourrait nous entrainer vers une catastrophe majeure, vous comprenez bien que la syrie est le début d’une nouvelle guerre froide qui ne veut dire son nom.
                            Je ne fais aucunement des conjectures ou des hypothèses, je suis arrivé à la conclusion après des milliers d’articles lus que chaque bloc défend ses intêrets en syrie (cela parait évident, mais nous sommes noyés sous les articles humanitaires droit de l’hommiste afin d’empêcher le citoyen de penser de façon correcte aux véritables enjeux qui sont plus terre à terre.)
                            Je reste à votre disposition pour d’autres liens afin que vous cerniez mieux les enjeux en cours sur la région.
                            Cordialement.

                            • Kessonfait ? 5 août 2012 15:05

                              Je reste à votre disposition pour d’autres liens afin que vous cerniez mieux les enjeux en cours sur la région.

                              Est-ce que tu as une formation ?

                               

                              Que penses-tu des doctrines qui animent chaques blocs ?


                            • Mr Mimose Mr Mimose 5 août 2012 17:39

                              Kessonfait 


                              Non je n’ai aucune formation particulière, je m’intéresse à la situation actuelle en syrie. Mon message était destiné à l’auteur de l’article vous l’aurez compris.
                              Je pense que son raisonnement à propos de la Russie est impropre car il trouve « que la Russie joue un jeu obscur ».
                              Il sous-entend que l’occident est dans la « lumière » et que les russes n’ont aucuns plans, font n’importe quoi voire même d’après l’auteur « vont contre leurs intérêts ». Ce qui bien sur est faux, ce que j’essaye de lui démontrer, non sans mal car n’étant pas moi même un expert.
                              Je ne peux vous donner conseil, sauf bien sur de vous faire votre propre idée en consultant les données présentes sur le net
                              Le site que vous mettez en lien est intéressant car présentant un point de vue diffèrent de l’ordinaire et plus étoffé.
                              J’aime personnellement le réseau voltaire et les articles du site mondialisation.ca
                              Je trouve que cet article résume bien la situation actuelle : http://www.voltairenet.org/L-Occident-et-l-apologie-du
                              Bonne soirée.

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