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Accueil du site > Actualités > International > Assaut contre « Free Gaza » : un crime de piraterie démontré par le Droit (...)

Assaut contre « Free Gaza » : un crime de piraterie démontré par le Droit International et aggravé par les faits

Mercredi, le premier ministre Israélien Benjamin Netanyahou affirmait « ce qui s’est passé était une tentative de commettre un massacre contre les soldats israéliens » (sic !), reprenant ainsi -avec l’amplification habituelle- le point central autour duquel s’articule toute la version israélienne des faits  : « Les soldats ont tiré parce qu’ils ont été attaqués par des passagers armés ». Ainsi « l’agression commise par les passagers » est présentée comme étant le point de départ de tout le fiasco et la cause des tirs ayant émané de la part des soldats israéliens. Ce qu’il faut mentionner, c’est que même s’il y a eu recours à la violence de la part des passagers, ce recours ne peut être incriminé car il a été précédé d’une violation du droit des passagers par les forces israéliennes. Il peut donc être considéré comme de la légitime défense, et les circonstances atténuantes doivent logiquement être recherchées pour les passagers car ils sont en position d’agressés et non pour les forces armées qui ont commencé l’agression.
 
I- Ebauche de quelques considérations juridiques sur l’abordage illégal de la flottille
 
Pour ce qui est de la « légitimité » de l’intervention armée à bord du bateau Marmara : pour juger de la chose, il faut se référer à la Convention sur le droit de la mer de Montego Bay de 1982[1] , qui dit expressément ce qui suit : 
 
Article 87
Liberté de la haute mer
La haute mer est ouverte à tous les Etats, qu’ils soient côtiers ou sans littoral. La liberté de la haute mer s’exerce dans les conditions prévues par les dispositions de la Convention et les autres règles du droit international. Elle comporte notamment pour les Etats, qu’ils soient côtiers ou sans littoral :
a) la liberté de navigation […]
 
Article 88
Affectation de la haute mer à des fins pacifiques
 La haute mer est affectée à des fins pacifiques.
 
Article 89
Illégitimité des revendications de souveraineté sur la haute mer
Aucun Etat ne peut légitimement prétendre soumettre une partie quelconque de la haute mer à sa souveraineté.
 
Article 90
Droit de navigation
Tout Etat, qu’il soit côtier ou sans littoral, a le droit de faire naviguer en haute mer des navires battant son pavillon.
 
Article 101
Définition de la piraterie
On entend par piraterie l’un quelconque des actes suivants :
a) tout acte illicite de violence ou de détention ou toute déprédation commis par l’équipage ou des passagers d’un navire ou d’un aéronef privé, agissant à des fins privées, et dirigé :
i) contre un autre navire ou aéronef, ou contre des personnes ou des biens à leur bord, en haute mer ;
ii) contre un navire ou aéronef, des personnes ou des biens, dans un lieu ne relevant de la juridiction d’aucun Etat ;
b) tout acte de participation volontaire à l’utilisation d’un navire ou d’un aéronef, lorsque son auteur a connaissance de faits dont il découle que ce navire ou aéronef est un navire ou aéronef pirate ;
c) tout acte ayant pour but d’inciter à commettre les actes définis aux lettres a) ou b), ou commis dans l’intention de les faciliter.
 
Article 102
Piraterie du fait d’un navire de guerre, d’un navire d’Etat
ou d’un aéronef d’Etat dont l’équipage s’est mutiné
Les actes de piraterie, tels qu’ils sont définis à l’article 101, perpétrés par un navire de guerre, un navire d’Etat ou un aéronef d’Etat dont l’équipage mutiné s’est rendu maître sont assimilés à des actes commis par un navire ou un aéronef privé.
 
Article 103
Définition d’un navire
ou d’un aéronef pirate
Sont considérés comme navires ou aéronefs pirates les navires ou aéronefs dont les personnes qui les contrôlent effectivement entendent se servir pour commettre l’un des actes visés à l’article 101. Il en est de même des navires ou aéronefs qui ont servi à commettre de tels actes tant qu’ils demeurent sous le contrôle des personnes qui s’en sont rendues coupables.
 
Article 110
Droit de visite
1. Sauf dans les cas où l’intervention procède de pouvoirs conférés par traité, un navire de guerre qui croise en haute mer un navire étranger, autre qu’un navire jouissant de l’immunité prévue aux articles 95 et 96, ne peut l’arraisonner que s’il a de sérieuses raisons de soupçonner que ce navire :
a) se livre à la piraterie ;
b) se livre au transport d’esclaves ;
c) sert à des émissions non autorisées, l’Etat du pavillon du navire de guerre ayant juridiction en vertu de l’article 109 ;
d) est sans nationalité ; ou
e) a en réalité la même nationalité que le navire de guerre, bien qu’il batte pavillon étranger ou refuse d’arborer son pavillon.
2. Dans les cas visés au paragraphe 1, le navire de guerre peut procéder à la vérification des titres autorisant le port du pavillon. A cette fin, il peut dépêcher une embarcation, sous le commandement d’un officier, auprès du navire suspect. Si, après vérification des documents, les soupçons subsistent, il peut poursuivre l’examen à bord du navire, en agissant avec tous les égards possibles.
3. Si les soupçons se révèlent dénués de fondement, le navire arraisonné est indemnisé de toute perte ou de tout dommage éventuel, à condition qu’il n’ait commis aucun acte le rendant suspect.
4. Les présentes dispositions s’appliquent mutatis mutandis aux aéronefs militaires.
5. Les présentes dispositions s’appliquent également à tous autres navires ou aéronefs dûment autorisés et portant des marques extérieures indiquant clairement qu’ils sont affectés à un service public.
 
 
1- Pour ce qui est des parties en question :
a- Navires, hélicoptères, et personnel militaire de la Marine Israélienne
b- Flottille officielle de navires affectés à des fins pacifiques, ne faisant pas partie du conflit israélo-palestinien, « dument autorisés et portant des marques extérieures indiquant clairement » qu’ils sont « affectés à un service public » (en l’occurrence l’aide humanitaire), à l’identité physique affichée et visible, et à l’objectif humanitaire affiché et médiatisé dans le monde entier, bien des jours avant de prendre le large vers sa destination, Gaza, qui est sous un blocus illégal.
 
2- Pour ce qui est de l’intervention militaire en soi : De tous les articles précédents c’est l’Article 110 qui est le plus important à considérer en premier lieu, car il définit expressément les 5 uniques conditions qui peuvent justifier ce que l’article appelle « la visite » c’est à dire la présence de tiers venant d’un navire de guerre sur un autre navire, cet autre navire étant dans notre cas « affecté à des fins pacifiques, battant sous le pavillon d’un ou plusieurs Etats membres de l’ONU, et navigant dans les eaux internationales ». Ainsi pour que l’intervention militaire Israélienne soit justifiée à bord du navire Marmara et de tout autre navire de la flottille, il faut qu’il soit au préalable démontré que ces navires se soient livrés à l’une des 3 activités suivantes :
a- Piraterie
b- Transport d’esclaves
c- Emissions non autorisées (c’est-à-dire que le bateau, durant sa présence dans les eaux internationales, émet des produits non autorisées, tel est le cas de déchets toxiques par exemple)
Ou qu’ils soit au préalable démontré qu’ils ont l’un des 2 statuts suivants :
a- Navire sans nationalité (en matière de nationalité les navires sont référant à la Turquie)
b- Navire ayant la nationalité de l’Etat auquel se réfère le navire de guerre (or aucun des navires n’est de nationalité israélienne)
Or les faits démontrent qu’aucune de ces 5 conditions n’est vérifiée. Sinon, il faut prouver que la flottille a servi de base pour des actes de piraterie, de transport d’esclaves, d’émissions non autorisées ou qu’elle ne porte pas de nationalité, ou qu’elle est de nationalité israélienne, ce qui est absurde.
Déjà à ce niveau, la présence de soldats israéliens à bord est illégale, et rien ne peut la rendre légale y compris ce que plusieurs appellent « les craintes légitimes d’Israël en matière de sécurité », sinon on trouverait dans le Droit Maritime International un article qui dit « l’Article 110 n’est pas applicable pour Israël en raison de ses craintes légitimes en matière de sécurité » ce qui revient à légaliser l’impunité d’un Etat. Heureusement, une telle clause est pour le moment inexistante.
Israël a donc procédé à une interception militaire illégale de navires affectés à des fins pacifiques et qui ne répondent à aucune des 5 conditions légales qui justifieraient une telle intervention.
 
3- Pour ce qui est des modalités de l’intervention militaires : encore là, l’Article 110 est clair et net puisqu’il ne précise uniquement pas les conditions rendant légale une intervention militaire mais précise aussi et dans l’ordre les conséquences opératives qui peuvent faire suite à la validité de telles conditions :
 
a- Ainsi, si l’une ou plusieurs des 5 conditions sont vérifiées et prouvées valides (ce qui ne pourrait matériellement pas se faire dans l’espace de quelques heures car nécessitant une enquête préalable approfondie), la première chose que le navire de guerre intercepteur a le droit de faire est, tel que le définit le paragraphe 3 de l’Article 110, de « procéder à la vérification des titres autorisant le port du pavillon. A cette fin, il peut dépêcher une embarcation, sous le commandement d’un officier, auprès du navire suspect. Si, après vérification des documents, les soupçons subsistent, il peut poursuivre l’examen à bord du navire, en agissant avec tous les égards possibles. ». Il est donc précisé que la première action à faire est d’envoyer une embarcation (et non un hélicoptère), sous le commandement d’un officier (un seul et non plusieurs), auprès (c’est-à-dire bord-à-bord et non à bord) du navire suspect. A ce stade, il est encore interdit de monter à bord du navire.
 
b- Le choix de monter à bord du navire ne peut se faire que si les doutes subsistent après la vérification des titres autorisant le port du pavillon (les faits prouvent que cette vérification n’a pas été faite), et même à bord, la seule chose à laquelle le personnel militaire a droit de procéder est « un examen… avec tous les égards possibles ». Or les faits prouvent encore que les précautions nécessaires pour que l’intervention se déroule avec toute les précautions possibles n’ont pas été prises déjà même au niveau de stratégie militaire, comme l’avait démontré l’expert du GIGN interviewé par le JT de France 2 mardi la descente sur le bateau a été faite dans l’irrespect total des règles qu’exige une telle méthode.
 
c- La seule raison qui peut justifier une intervention militaire est « le soupçon d’une activité ou d’un statut illicite », les seules « activités illicites » dont le soupçon est permis vis-à-vis de navires affectés à des fins pacifiques par un Etat Tiers étant les 3 activités citées ci-dessus (piraterie, transport d’esclaves, émissions non autorisées) et les seuls « statuts illicites » sont les 2 statuts ci-dessus cités (navire sans nationalité, navire de nationalité israélienne). Les faits ont démontré que les navires de la flottille ne répondent à aucune de ces conditions, donc tout autre soupçon porté à leur égard ne peut être légitime au regard du Droit.
 
Résumons et concluons : La Marine Israélienne a abordé la flottille en totale violation de l’Article 110 de la Convention sur le droit de la mer de Montego Bay de 1982 : en intervenant militairement, dans les eaux internationales sur un navire portant une nationalité autre qu’israélienne affecté à des fins pacifiques, en dehors des 5 conditions qui pourraient justifier une intervention militaire, donc en intervenant sur un navire sur lequel rien dans la loi ne lui permet d’intervenir, et en suivant une procédure totalement différente de la procédure d’usage prévue par la loi, ayant entrainé des actes qualifiables de « soumission des navires à la souveraineté israélienne » (puisqu’on les a trainé des eaux internationales jusque dans les eaux territoriales israéliennes), violant ainsi aussi l’article 89 portant sur « l’illégitimité de revendication de souveraineté sur la haute mer » ainsi que les articles 87, 88 et 90 portant sur le droit d’autrui de navigation dans les hautes mers.
Fait marrant à signaler au passage, Israël n’a pas ratifié la dite convention, ce qui ne la dispense pas pourtant d’être juridiquement responsable au regard de ses clauses, son usage faisant coutume dans le monde entier.
C’est donc un acte de piraterie tel que défini par les articles 101, 102 et 103 prémédité au plus haut niveau de l’Etat puisque décidé par le premier ministre et le ministre de défense. C’est un crime d’Etat.
Ainsi, la chronologie des faits croisée avec leur analyse juridique démontre clairement que la première agression a émané d’Israël car elle a violé le droit d’autrui à la libre navigation dans les hautes mers, et que rien de prévu par la loi ne justifiant une telle violation, les tiers dont les droits ont ainsi été violés sont en position de victime, même s’ils se défendent avec des couteaux et des haches, et ne peuvent en aucun cas être assimilés à des agresseurs, car l’agression a été entamée par celui qui a violé le Droit International en premier, soit l’armée israélienne.
Le principe de disproportionnalité n’est donc pas applicable aux passagers du bateau puisque c’est un principe qui concerne les combattants armés engagés dans des conflits, ceux là sont des civils normaux qui ne font partie d’aucune des deux parties du conflit. 
Aussi bien le gouvernement français que le gouvernement américain sont complices de l’attaque israélienne en assimilant à travers le recours à ce terme -disproportionné- les humanitaires présents à bord à des « combattants armés » dans ce qui semble, en apparence, être une condamnation de l’intervention, mais qui au fond relève de la pure mascarade et moquerie vis-à-vis de l’opinion publique.
 
 
II- Considérations diverses sur les circonstances aggravantes faisant suite à l’abordage illégal (Les coups de feu ont été tirés bien avant que les soldats ne descendent à bord, les soldats ont refusé de porter secours à temps aux blessés…)
 
La version officielle est toute aussi simpliste qu’absurde, car elle essai de démontrer la légitimité de la réponse violente des soldats vis-à-vis des passagers en accusant ces derniers d’avoir été les initiateurs de l’agression. Ceci peut être nié en reprenant deux points :
 
1- La version officielle spécule sur la légitimité d’une action commise dans un contexte déjà illégitime d’office. Le contexte de l’abordage militaire -comme nous l’avons démontré- étant illégal en soi, peu importe donc qui a commencé à agresser qui sur le bateau. Si l’on a affaire à une entrée par effraction chez soi et que l’on se défend, peu importe si celui qui a violé votre domicile a été le premier ou pas à vous agresser, car la violation de domicile est en soi une agression. Si une fille s’aventure dans une rue qu’elle connait pleine de pervers et qu’elle se fasse violer, le tribunal qui traitera de l’affaire jugera les violeurs et non la fille. Il est donc complètement stérile de spéculer sur ce point, cela ne fait que détourner l’attention du publique du contexte général de l’assaut, et qui importe beaucoup plus au regard du Droit International. Certains disent que « les humanitaires savaient ce qui les attendait ». Une simple réponse peut être apportée : le fait de savoir que son droit sera probablement violé n’impute en aucun cas de la responsabilité du violeur de droit et encore moins ne rend pas plus responsable la victime. D’autant plus que la justice ne punit pas des gens pour avoir pris le risque de leur vie pour s’opposer à un blocus illégal.
 
2- Des témoignages divers nient catégoriquement que les tirs des soldats ont eu lieu en réponse à la résistance violente des passagers. C’est le cas de la députée de la Knesset Hanin Zoabi, qui faisait partie du convoi, et qui dans cette vidéo affirme littéralement que les coups de feu ont été tiré avant même que les soldats ne descendent à bord, et que s’il y a eu des morts c’est que les soldats ont refusé de porter les secours nécessaires aux personnes blessées.
 
Notons que plus tard, la députée a été victime d’un violent lynchage de la part de ses collègues à l’Assemblée Israélienne, qui l’ont traitée de « traitre » et lui ont crié « Barres toi à Gaza ! ». Elle a été empêchée de terminer son discours…
 
Ce reportage en direct réalisé par une chaine turque depuis le bateau en question, concorde avec les témoignages de la députée Zoabi, indiquant qu’il y avait déjà plusieurs blessés à bord, dus aux grenades de gaz lancés à bord du bateau, et ce avant le commencement de l’opération d’embarquement par hélicoptère :
 
Reuters vient de publier une dépêche qui va dans le même sens ici. La dépêche dit :
 
« Un témoin canadien a rapporté mardi à Reuters qu’un homme âgé a été victime de tirs par balles et abandonné à saigner jusqu’à la mort après la prise d’assaut d’un bateau d’aide Turque par un commando Israélien.
Farooq Burney, qui était à bord du bateau Marmara, a dit que les activistes ayant désarmé des soldats ont déchargé les armes et jeté les munitions, contredisant les assertions Israéliennes qui disent que les armes ont été utilisées contre les soldats.
Burney, directeur d’une initiative Qatarie d’éducation, a dit que les commandos ont attendu pendant plus qu’une heure avant de commencer à traiter les blessés, bien que les activistes aient fait une banderole de fortune sur laquelle ils ont écrit « S.O.S… S’il vous plait apportez de l’assistance médicale ».
Neuf actiivistes ont été tués au cours du raid sur le convoi de bateaux destines à Gaza Lundi, provoquant un tollé international et des pressions croissantes sur Israël pour lever son blocus sur Gaza.
Israël a dit que ses marines qui ont abordé le bateau Marmara ont tiré pour se défendre contre les activistes qui les ont matraqués, poignardés et tiré sur eux par les pistolets qu’ils ont enlevés aux commandos.
Burney, 37 ans, a rapporté par téléphone à Reuters qu’il était témoin de tirs à balles réelles -d’après l’aspect de la blessure- contre un homme âgé.
« Il a trouvé la mort juste en face de nous et nous n’avons pas pu discerner ou il était touché exactement. Alors nous avons ouvert son gilet de sauvetage et vu qu’il était touché à la poitrine, il perdait beaucoup de sang », a-t-il rapporté.
Burney rapporta aussi qu’il était sur le deuxième pont du bateau quand les marines israéliens sont descendus à bord depuis les hélicoptères. « Ils étaient en train d’essayer de descendre à bord. Donc bien sur il y a eu des accrochages par les mains et durant tout ceci les gens à bord du bateau ont été capables de désarmer quelques soldats parce que ces derniers avaient des armes avec eux », il dît.
« Donc bien sur ils ont mis les armes hors de la portée des soldats et les ont déchargées puis jetées ailleurs. »
En réponse à la question concernant l’éventuel usage d’armes contre les commandos israéliens, il a répondu « non, pas du tout. »
Parlant à partir d’Istanbul, là ou il est arrivé après avoir été libéré de la détention en Israël, Burney déclara que les militaires israéliens ont commencé à tirer des projectiles sur le bateau avant que ceux qui sont allés à bord ne descendent.
« Il y avait beaucoup de bruits de tirs de grenades facilement audibles. Qu’il y ait eu des balles en caoutchouc ou des balles réelles, il y avait beaucoup de coups de feu provenant de l’hélicoptère, et provenant des navires (qui étaient bord à bord avec Marmara). »
Burney est le directeur de Al Fakhoora, une organisation qui, selon son site Internet, travaille à promouvoir l’éducation à Gaza et à la Cisjordanie. Il dit avoir apporté une cargaison de laptops qu’il devait délivrer aux universités à Gaza.
Quand les militaires Israéliens ont pris le contrôle du bateau, les activistes ont été gardés dans l’un des salons, selon Burney.
« Nous étions entourés par l’armée qui, depuis les fenêtres, nous sommait de rester assis et de ne pas bouger », il dît.
« Et pendant tout ce temps les gens à l’intérieur mourraient, ils étaient en train de mourir et nous en avons déjà fait signe… et nous avons écrit « S.O.S, s’il vous plait veuillez apporter de l’assistance médicale » et nous n’avons cessé de l’annoncer constamment par les haut-parleurs. »
« Mais aucune aide ne nous est parvenue pendant plus qu’une heure et finalement ils ont ouvert la porte, demandant que nous apportions dehors les personnes blessées, une à une. »
 
 
Conclusion
 
L’abordage illégal de la flottille a donc entrainé des morts parmi les passagers ainsi que des privations de liberté individuelle, un refus de porter de l’aide médicale adaptée aux blessés donc de la non-assistance à des personnes en danger, un arraisonnement forcé, une confiscation illégale du matériel et des biens, une détention illégale de personne, dans ce qui était un détournement illégal de la flottille de son trajet initial. Maintenant on peut spéculer sur les intentions « islamistes » ou peut-être « nazie » cachée du personnel humanitaire, malheureusement le droit punit les actions et non les intentions, et on vient de voir preuves à l’appui en faveur de qui penche la balance de « punition ». D’ailleurs si on reprochait quoi que ce soit à ces personnes elles auraient été sujettes à des procès en Israël, et non renvoyées chez elles…
 
A voir quelques photos de la cargaison confisquée, on comprend bien la paranoïa meurtrière des israéliens : les humanitaires tentaient de faire parvenir au Hamas une arme de destruction massive, qui envoi des chocs électriques mortels. Heureusement que le Pikachu a été saisi…

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95 réactions à cet article    


  • Pegasus Pegasus 8 juin 2010 17:11

    Interessant, mais la réponse est vite faite.

    L’état de guerre entre le Hamas et Israël lui permet de se prévaloir du du droit de la guerre, et non du droit maritime.

    Wikipedia, malgré tout ses défauts à déjà recensé tout ça. http://en.wikipedia.org/wiki/Legal_assessments_of_the_Gaza_flotilla_raid


    • sylvie 8 juin 2010 17:33

      « se prévaloir du du droit de la guerre » donc du non droit ?
      la guerre se déroule entre deux états, ici il n’y en a qu’un et des « terroristes », d’affreux humanitaires, donc le terme guerre ne convient pas mais maintient ded l’ordre pourrait convenir à la rigeur


    • Pegasus Pegasus 8 juin 2010 19:56

      Je vous invite à consulter par exemple le Protocole additionnel aux Conventions de Genève du 12 août 1949 relatif à la protection des victimes des conflits armés non internationaux (Protocole II) du 8 juin 1977. Vous verrez qu’il s’adresse également aux "groupes armés organisés qui, sous la conduite d’un commandement responsable, exercent sur une partie de son territoire un contrôle tel qu’il leur permette de mener des opérations militaires continues et concertées et d’appliquer le présent Protocole."

      Le Hamas est un belligérant légitime auquel le droit de la guerre s’applique également. ( D’un autre côté il vaut mieux, sinon la moindre de leur opération militaire constiturait un crime de guerre car provenant d’un belligérant non légitime )


    • goc goc 9 juin 2010 15:55

      L’état de guerre entre le Hamas et Israël lui permet de se prévaloir du du droit de la guerre, et non du droit maritime.

      faux !

      israel a envahi et colonisé ( et donc annexé selon sa terminologie) la plus part des territoires palestiniens, donc israel est responsable de ces territoires et donc ne peut pas etre en guerre avec lui-même, ou alors il est obligé de reconnaitre que ces territoires ne lui appartiennent pas et donc il doit reconnaitre l’existence d’un état palestinien, et ce n’est qu’a ce moment-là qu’il pourra parler de « guerre ».
      ces concepts s’appliquent également a Gaza dans la mesure ou tout son approvisionnement dépend a 100% d’israel, et donc il a bien le statut de territoire occupé, même si la soldatesque sioniste réside a la périphérie de Gaza

      de plus quand bien même le regime sioniste serait en guerre contre gaza, il n’empêche que le navire n’etait pas palestinien mais turc, et aux dernières nouvelles ces deux pays ne sont pas en guerre entre eux, donc israel ne peut se prévaloir en aucun cas du « droit de guerre » envers un navire turc qui n’a d’ailleurs singé aucun accord ni aucune alliance avec la Palestine, bien au contraire le seul traité d’assistance que les turcs ont signé c’est avec israel


    • Radis Call 8 juin 2010 17:19

      Je ne savais pas qu’un état pouvait déclarer la guerre au sens juridique du terme à une formation fut-elle déclarée « terroriste » , ce qui légitimerait tout...

      Ne serait-ce que parce qu’une guerre a forcément une fin et nécessite des accords d’armistice ou de paix...

      Pour le reste je vous renvoie à acrimed :

      http://www.acrimed.org/article3391.html

      aux articles passionnants que j’ai lus hier sur Marianne , et ailleurs...


        • Radis Call 8 juin 2010 17:26

          Aucune paranoïa meurtrière des Israéliens mais une attaque froide, délibérée de la part d’assassins racistes , fanatiques et expansionnistes, comme toutes les précédentes déguisées par leur propagande communautaire et massive , et leurs agents dans tout le monde occidental et reprise sans aucun recul par nos médias..


          • Shaytan666 Shaytan666 8 juin 2010 17:30

            Faudrait quand même apprendre à lire. En droit internationale ce n’est pas un crime de piraterie, appelez cela comme vous voulez, acte illégale, agression, crime, assassinat ....mais pas de la piraterie.


            • Shaytan666 Shaytan666 9 juin 2010 11:18

              Ce n’est pas en me moinsant que vous changerez les termes des lois  smiley Un navire militaire avec un équipage régulier NE PEUT PAS commettre un acte de piraterie


            • goc goc 9 juin 2010 16:00

              En droit internationale ce n’est pas un crime de piraterie

              bien sur que si, puisqu’il y a eu arraisonnement d’un navire étranger, puis escorte jusqu’à un port du pays agresseur, et enfin vol des marchandises contenus dans le navire arraisonné (puisque certaines marchandises n’ont pas ete livrées, il y a même eu vol d’argent appartenant à des passagers) il s’agit donc bien de piraterie sordide.


            • frédéric lyon 8 juin 2010 17:41

              Le fait que le Hamas soit une armée privée ne change rien au fait de guerre. Il s’agit là plutôt d’une circonstance aggravante pour le.....Hamas. Livrer une guerre privée à l’aide de soldats sans uniforme est un crime de guerre passible du tribunal international. 


              Se rapporter aux conventions de Genève.

              Où en est l’enquête sur le meurtre de Rafik Hariri ? On en était resté à l’implication de représentants officiels du gouvernement Syrien dans cet assassinat.

              Les arrestations, c’est pour quand ?

              • sisyphe sisyphe 9 juin 2010 09:42

                Lyon se préoccupe de l’assassinat de Rafik Hariri (dont on ne connait pas les assassins) ; c’est généreux de sa part... 

                Alors, on va lui demander ce qu’il pense de l’asssassinat (c’est pas vieux ; en Février de cette année) à Dubai, de Mahmoud Al-Mabhouh ; cette fois-ci par des agents du Mossad, parfaitement identifiés, ayant, de plus, utilisé des passeports de ressortissants israeliens ET européens. 

                Les arrestations et les sanctions, c’est pour quand ? 

                 smiley smiley 


              • Leila Leila 8 juin 2010 17:58

                sraël refuse une enquête internationale. Mais on n’a pas besoin de l’armée israélienne pour savoir la vérité. On a le témoignage de 20 personnes qui étaient sur le bateau turc, de nationalité américaine, britannique, irlandaise, suédoise, allemande, grecque. Des personnes dignes de foi, n’ayant aucun lien avec des mouvements islamiques. Les sionistes peuvent bien piquer des colères comme des enfants gâtés. Le monde sait à quoi s’en tenir.

                Voir aussi la conférence de presse de la présidente de Free Gaza, Huwaida Harraf, américaine d’origine palestinienne.

                • Hanoho Hanoho 8 juin 2010 22:17

                  Au risque de me répéter, merci pour les témoignages avec la musique de violons, mais je préfère les faits... 
                  http://www.youtube.com/watch ?v=rhbwDC1aD0E
                  http://www.youtube.com/watch ?v=rJ1945WsNWk


                • sylvie 8 juin 2010 18:38

                  Vous pouvez retourner le problème comme vous voulez, mais GUERRE est un terme « légal » Onusien qui définit une situation entre deux ETATS , et la il n’y en a qu’un seul, point barre.


                • conte ernest antoine du chais nabuchodonosor Charles fremon 8 juin 2010 18:39

                  Cette mission humanitaire était un acte de guerre contre Israél
                  Empêcher d’affamer et d’exterminer une communauté (les palestiniens ) est un crime antisémite !!
                   


                  • sisyphe sisyphe 8 juin 2010 19:14

                    [NEWSWEEK ] Blocus de Gaza : l’enjeu n’est pas les armes

                    Le premier ministre d’Israël, Bibi Netanyahu, assure que le blocus de Gaza vise à combattre le trafic d’arme. Voici en quoi c’est faux.

                    > Cet article a été publié sur le site de l’hebdomadaire américain Newsweek lundi 7 juin.

                    A la suite du meurtre de neuf militants pro-palestiniens sur un navire à destination de la bande de Gaza, Israël doit affronter une pression de plus en plus forte pour un desserrement du blocus. En fin de semaine, le premier ministre Bibi Netanyahu a suggéré qu’il pourrait être disposé à assouplir un embargo en vigueur depuis trois ans. Des informations citant des responsables israéliens anonymes indiquent que Netanyahu pourrait autoriser la livraison aux Palestiniens d’un plus grand nombre de marchandises, et consentir à confier à une force navale internationale le soin de contrôler les navires humanitaires à destination de Gaza. Netanyahu insiste sur le fait que ces mesures ne pourront être mises en place qu’à condition qu’Israël puisse continuer d’interdire l’entrée des armes dans la bande de Gaza


                    Si cela se concrétise, les puissances occidentales ne manqueront pas d’applaudir le geste. Le seul problème, c’est que le trafic d’armes n’est pas la seule raison pour laquelle Israël impose un blocus à Gaza depuis 2007, année où le Hamas y a pris le pouvoir. De toute évidence, Israël peut légitimement se préoccuper de voir des armes entrer dans Gaza depuis l’Égypte, l’Iran ou ailleurs. Mais la véritable raison du verrouillage de Gaza est économique. Dans ce blocus, le trafic d’arme joue le rôle de l’épouvantail.

                    Pensez-y. Pour entrer dans Gaza, les produits ont le choix entre trois voies d’accès : les points de passage israéliens, les tunnels illicites entre Gaza et l’Égypte et la mer. Israël contrôlant les points de passage, ouverts ou fermés, les armes ne peuvent parvenir aux Palestiniens de cette façon. Les tunnels, qui fonctionnaient bien avant l’entrée en vigueur du blocus se sont multipliés depuis trois ans. Du bétail à l’essence en passant par les armes et les lance-roquettes, tout est importé en contrebande par les tunnels — et le blocus n’y a rien changé. En conséquence, bien qu’Israël cherche à entraver le flux d’armes en provenance d’Égypte, le fait de desserrer ou de resserrer le blocus ne changera rien à la situation de ces tunnels —les armes entrent dans Gaza, d’une façon ou d’une autre.

                    Ce qui laisse la route maritime. Les Palestiniens ont indéniablement tenté par le passé de faire entrer en contrebande de grandes quantités d’armes par voie navale. Dans un discours faisant suite à l’arraisonnement cette semaine de la flottille en route pour Gaza, Netanyahu cite deux de ces navires : le MV Francop en 2009 et le Karine A en 2002. Ce qu’il n’a pas dit, c’est qu’Israël avait pu intercepter l’un et l’autre dans les eaux internationales sans que le reste du monde ne pipe mot. Dans le cas du Karine A, l’interception a eu lieu des années avant la mise en place du blocus de Gaza. En d’autres mots, Israël n’a pas besoin d’un blocus pour interdire l’entrée en contrebande d’armes à Gaza par voie de mer. Il lui suffit d’une marine efficace, et de bons renseignements. Deux domaines dans lesquels le pays a montré qu’il était très compétent (excepté cette semaine).

                    Alors, à quoi sert ce blocus ? Principalement, à mettre des bâtons dans les roues du gouvernement du Hamas, en entravant la vie économique à Gaza. Israël a fait beaucoup de bruit cette semaine sur la quantité d’aide humanitaire autorisée à franchir la frontière chaque semaine. C’est vrai. Mais le gouvernement israélien ne laisse par ces points de contrôle sortir que peu de marchandises, ce qui rend impossible ou presque aux fermiers et aux entreprises locales d’exporter leur production. Selon Gisha, une ONG israélienne qui milite pour la liberté de circulation des Palestiniens et collecte des données sur le blocus, environ 90% des usines à Gaza sont où fermées ou travaillent au minimum de leur capacité. Si le but du blocus est d’interdire l’entrée d’armes à Gaza, pourquoi interdire la sortie des marchandises ? Ceux qui sont le plus affectés par la fermeture de cette artère d’exportation sont les membres de la classe moyenne entrepreneuriale —pour l’essentiel très modérée— et non les leaders politiques ou les porte-flingue du Hamas.

                    Le blocus répondait également à d’autres objectifs. Israël espérait qu’il contraindrait à la libération du soldat prisonnier Gilad Shalit, que le Hamas détient depuis 2006, et ferait cesser les tirs de roquette sur le territoire israélien. De fait, les tirs de roquettes sont en baisse, mais surtout en raison de l’assaut violent sur la bande de Gaza, l’an dernier. Shalit est toujours prisonnier. Et si l’on considère le fait que le Hamas utilise le blocus pour générer des revenus — en taxant les marchandises que les Palestiniens font passer à Gaza via les tunnels— il ressort clairement que la politique du siège est un échec pour Israël.

                    Quelle autre solution ? Ouvrir les frontières entre Israël et Gaza détournerait en grande partie le commerce des tunnels, privant le Hamas de cette source de revenus. En échange de la levée du blocus, Israël pourrait demander à la communauté internationale une solution au problème de la contrebande d’arme par les tunnels (l’Égypte a déjà entrepris d’ancrer profondément dans le sol un mur d’acier le long de sa frontière avec Gaza). Une fois que les Palestiniens seront de nouveau autorisés à importer et exporter via Israël, les militants politiques n’auront aucune raison d’embarquer sur des flottilles pour leur apporter des marchandises. La bande de Gaza étant dépourvue de port, le gouvernement israélien peut raisonnablement supposer que tout navire approchant la zone se livre à des activités illicites. Dans ces circonstances, Israël serait parfaitement en droit de bloquer, voire d’arraisonner ces navires.

                    Cette solution offrirait au Hamas l’opportunité de s’afficher en bon gestionnaire, ce que redoute Israël, on le comprend. Mais la politique consistant à punir tous les Gazaouis en espérant qu’ils préféreront congédier leurs leaders anti-israéliens est aussi brutale que myope. À en croire les trois ans qui viennent de s’écouler, elle est également inefficace.



                    Par Dan Ephron

                    Traduit de l’américain par David Korn



                    • armand armand 9 juin 2010 20:56

                      Sisyphe,

                      On en vient au fond de l’affaire - selon l’article que tu cites. J’ai eu l’occasion d’en discuter avec Jojo. A-t-on le droit de faire subir un blocus à une entité régie par une organisation antidémocratique, terroriste, qui est arrivée au pouvoir certes par les urnes mais qui a éliminé ensuite ses adversaires par l’assassinat ?
                      Personnellement je suis contre tout blocus qui pénalise les populations plus que leurs dirigeants. Et les populations ne renversent jamais leurs dirigeants pour se débarrasser d’un blocus.

                      Mais le principe reste le même - aurais-tu été partisan d’un blocus anti-allemand après la victoire des nazis aux élections ?


                    • ZEN ZEN 8 juin 2010 19:40

                      Sisyphe
                      Bien vu
                      Politique myope cynique et contreproductive
                      Un lien vers cet article ?


                      • sisyphe sisyphe 8 juin 2010 21:28

                        Zen ; j’ai reproduit l’intégralité de l’article en français. 

                        Le voici en anglais sur newsweek.. 

                         smiley 


                      • jaja jaja 8 juin 2010 20:57

                        Un très bon film sur le massacre de Gaza.... Je ne sais pas si le lien a déja été donné, toujours est-il que l’on comprend pourquoi la Résistance palestinienne ne manquera jamais de bras....

                        http://www.gaza-strophe.com/


                        • ergenekon ergenekon 8 juin 2010 21:42

                          Le Hamas a quand même obtenue 42 % des voix en 2006, lors d’ élections démocratiques...

                          Ces 42% lui donne quand même une légitimité non ??


                          • Rough 8 juin 2010 22:49

                            Aragorn si t’avais deux sous de bon sens tu relirais l’article 101 que tu as mis en gras...Cet article exclu l’action d’un navire battant pavilon national des actes de piraterie....

                            Je ne suis pas sur que la « haute mer » au sens de cette existe en Méditerrannée....

                            Faut-il te le traduire en palestinien ?


                            • Dingo117 8 juin 2010 23:29

                              ...« Cela peut changer cependant. Comme les crimes ont dépassé ce que la campagne de propagande israélienne soigneusement préparée a été en mesure de cacher, même des faucons israéliens avérés se sont inquiétés que le carnage « Détruit l’âme [d’Israël] et son image. Il le détruit sur les écrans de télévision du monde, dans les salons de la communauté internationale et surtout dans l’Amérique d’Obama (Ari Shavit) ». Shavit était particulièrement préoccupé qu’Israël « bombarde une installation des Nations Unies ... le jour où le secrétaire général de l’ONU est en visite à Jérusalem », un acte « au-delà de folie » estima-t-il. »

                              ...3Pendant ce temps, nous observons tranquillement un événement rare dans l’histoire, ce que le défunt sociologue israélien Baruch Kimmerling appelait « politicide », le meurtre d’une nation - à notre porte."

                              Par Noam Chomsky
                              20 janvier 2009

                              http://www.legrandsoir.info/Exterminez-toutes-les-brutes-Gaza-2009.html


                              • Dingo117 8 juin 2010 23:45

                                Israël voudrait peut-être se suicider avec le rapport de 1/1000 , comme Gaza 2009 :
                                Israël : 13 morts
                                Gaza  : 13 000 morts, la plupart, civils...

                                Après nous, le déluge !

                                On auras fait        LE PIRE     de   l ’HUMANITE  !


                              • Dingo117 9 juin 2010 00:04

                                8 juin 2010
                                Saboter la paix : La vraie raison de l’attaque de la flottille de Gaza (Counterpunch)

                                L’opinion générale est qu’Israël voulait « envoyer un message » : Voilà ce qui arrivera à quiconque osera s’opposer au blocus maritime et au siège de Gaza.

                                Cette analyse est juste mais superficielle. La vraie raison de l’assaut israélien est beaucoup plus sinistre : saboter délibérément (pour ne pas dire faire complètement avorter) les pourparlers de paix décisifs avec les Palestiniens et les Syriens et se venger de la Turquie qui a négocié un accord d’échange nucléaire avec l’Iran ( ce qui a discrédité grandement les arguments d’Israël en faveur d’une intervention armée).

                                La motivation profonde d’Israël était de saboter la paix.

                                http://www.legrandsoir.info/Saboter-la-paix-La-vraie-raison-de-l-attaque-de-la-flottille-de-Gaza-Counterpunch.html


                              • Cosmic Dancer Cosmic Dancer 9 juin 2010 00:19

                                Y’a des pseudos pas usurpés, Dingo.


                              • Dingo117 9 juin 2010 01:11

                                "Les preuves fossiles donnent à penser que les Dingos sont arrivés en Australie il y a environ 3 500 à 4 000 ans"

                                Israël n’existait pas encore.


                              • Céphale Céphale 8 juin 2010 23:49

                                Aragorn

                                J’apprécie la rigueur et la précision de votre raisonnement. L’enquête internationale (si elle a lieu) ne fera que confirmer ce que tous les Français ont compris : l’Etat israélien a commis un crime très grave envers des civils de nations amies (France, Grèce, Etats-Unis, Grande-Bretagne et autres). Les témoignages des survivants sont accablants. Malheureusement, le gouvernement français, suivi fidèlement par toute la télévision et toute la presse, essaye de nier ce crime. Sur la question de Gaza, le divorce est total entre le peuple français et ses gouvernants.

                                • Dingo117 9 juin 2010 00:06

                                  Sarkozy SIONISTE ?


                                • titi 9 juin 2010 08:07

                                  « Gaza, le divorce est total entre le peuple français et ses gouvernants »

                                  Turlututu...
                                  Le divorce est complet entre une minorité qui se sent concernée et l’immense majorité qui n’en a rien à faire, ou du moins pas plus que d’autres drames humanitaires sévissant cà et là sur notre planète.


                                • Shaytan666 Shaytan666 9 juin 2010 11:13

                                  Turlututu ! chapeau pointu  smiley
                                  Pour bien se rendre compte du désintérêt des « européens de souche » pour le probléme palestinien, il suffit de regarder les photos des manifestations pro-palestinienne ou plutôt anti-juive pour bien vite s’apercevoir que la grande majorité des participants ne sont pas d’origines européennes, à part bien sûr les quelques bobos faisant partie de mouvements d’extrême-gauche ou d’extrême-droite.


                                • titi 9 juin 2010 19:35

                                  Je suis totalement d’accord avec vous.
                                   


                                • Cosmic Dancer Cosmic Dancer 9 juin 2010 00:16

                                  Il n’y a que les militants de gôche pour refuser de comprendre les « Palestiniens » pris en otage par les puissances « arabes », les « purs » du Hamas et les « voyous » du Fatah.
                                  Toujours plus facile de jouer les pousse-au-crime en accusant les JIsraéliens.


                                • Cosmic Dancer Cosmic Dancer 10 juin 2010 10:52

                                  Pourquoi ma reponse a ce commentaire a-t-elle disparu ? Que je sache, elle respectait la charte.


                                • ELCHETORIX 11 juillet 2010 15:25

                                  La hasbara toujours là sur les mêmes articles traitants le conflit du MO !
                                  ils défendent une cause immonde et perdue , honta à ces manipulateurs de l’information , ils drevront payer pour leur forfaiture , tout comme l’entité sioniste devra rendre des comptes au tribunal réellement représentatif de la communauté internationale !
                                  on ne les voie jamais sur les articles traitants la corruption de l’oligarchie politique , financière et affairiste en l’hexagone !
                                  ils n’interviennent que poursoutenir les sionistes qui dirigent l’entité illégitime de « l’état hébreux » , shame à ces gens sans scrupules !
                                  RA .


                                • Dingo117 9 juin 2010 00:55


                                  Flottille : Israël toujours sous pression internationale

                                  le 08 juin 2010 à 23h08, mis à jour le 08 juin 2010 à 23:15

                                  Les Etats-Unis, l’un des rares pays à ne pas avoir condamné Israël pour le raid contre la flottille de Gaza, ont joint mardi leurs voix aux appels à une enquête internationale sur les faits malgré le refus de l’Etat hébreu.

                                  http://lci.tf1.fr/monde/moyen-orient/2010-06/flottille-israel-toujours-sous-pression-internationale-5877582.html


                                  • frugeky 9 juin 2010 01:26

                                    Très bon article !
                                    Piraterie !
                                    Crimes inexcusables !
                                    Faut pas laisser refroidir !


                                    • furio furio 9 juin 2010 07:42

                                      Il ne faudrait quand même pas trop focaliser sur cet acte barbare d’élimination de 9 turcs ’avec peut-être l’aval du gouvernement turc !!)
                                      Mais il vaut mieux enquêter sérieusement sur le génocide du peuple palestinien durant ces 3 semaines de bombardements intensifs avec armes de destruction massive et bulldozzer+chaux+phosphore ( pour enterrer et brûler les corps ) et ainsi démontrer que les israélites ont commis le pire des génocide contre un peuple sans défense !! Les 1400 victimes sont de la poudre aux yeux, il faut tabler sur des DIZAINES DE MILLIERS DE MORTS !!


                                      • titi 9 juin 2010 08:28

                                        Concordance d’événènements troublantes...

                                        En 2007 la « Horde » (l’armée turque) avait allégrement traversé la frontière irakienne pourtant internationnalement reconnu et donc en dépit du droit, sans que personne ne s’en émeuve dans le but d’aller occire les « terroristes » du PKK.

                                        Et comme par hasard, il y a tout juste quelques semaines, le PKK a rompu le cessez le feu unilateral qui durait depuis cette incursion.

                                        Nous allons pouvoir contempler de quelle manière M.Erdogan va régler son problème de terrorisme dans le pur respect du droit international, et sans aucune effusion de sang ca va de soit.

                                        M.Erdogan n’a t il pas été tenter de « tester » les réactions internationnales avant de passer aux choses sérieuses ?
                                        Mais non, je vois les choses en noir !!! M.Erdogan est bien entendu solidaire de la cause palestinienne et n’a aucune arrière pensée...

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