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Atterrissage forcé des Wade

La reforme de WADE qui consiste à faire élire le vice-président en même temps que le président et ce dès 2012 à provoquer le courroux de l’opposition et d’une partie des sénégalais qui voient là, une manœuvre inavouée pour imposer son fils Karim au pouvoir.

Dans le Landernau politique Sénégalais, le louvoiement est devenu coutumier. Qu'il s'agisse des membres du parti au pouvoir (PDS) ou de l'opposition. 

Le Président octogénaire de" la République très très démocratique du Sénégal," Son excellence Maitre Abdoulaye Wade a mis récemment le feu aux poudres en soumettant son projet de reforme constitutionnelle, qui a pour vocation d'instaurer entre autres un système bicéphale du pouvoir, qui consiste en la création d'une Vice-Présidence . Cette annonce a provoqué un tôllé au sein de l'opposition Sénégalaise. Ousmane Tanor Dieng secrétaire général du parti socialiste en appelait même à faire partir le président Wade " Il faut que le Président Wade dégage maintenant. Tant qu'il ne partira pas, nous serons dans la rue,et,à partir de Dakar, naitra le PRINTEMPS AFRICAIN". Face à la situation actuelle du pays et avec la décision de Wade d’imposer un ticket à la présidentielle, Macky Sall estime quant à lui qu’il est temps de manifester devant le palais de la République pour demander le départ de l’actuel chef de l’Etat. Martelant par la suite 
 
« Je voudrais demander solennellement au président de la République de retirer son projet de loi qui a pour motivation fondamentale d’ôter au peuple sénégalais la souveraineté du choix de ses dirigeants » ,Ressentit comme une manoeuvre du Président pour positionner son fils Karim Wade, le projet de réforme a été rapidement abandonné par la majorité présidentielle après une vague de violentes manifestations. 
 
En effet , le 23 juin dernier,de violents incidents ont éclaté dans la capitale sénégalaise, entre les manifestants hostiles au texte et les forces de l'ordre. Ces accrochages se sont déroulés principalement aux abords de l'Assemblée Nationale où l'opposition et la Rencontre Africaine de Défense des droits de l'Homme avaient appelé les populations à sortir massivement. Or voici que, devant faire face à un revers politique, rebondir pour ne pas sombrer, il donne l’impression de pédaler dans la semoule, en alignant les erreurs. La plus grave étant cette négation d’une réalité, cet autisme voulant que les événements de ces dix derniers jours ne soient qu’un épiphénomène. 
 
Toujours est -il que le projet de Révolution Constitutionnelle du Président Abdoulaye WADE a été avorté, en tout cas pour le moment. Si certains clament qu'il a suffit de bruler quelques pneu pour qu'il se dégonfle, d'autres prônent une victoire de la Masse Populace.
 
Concernant la possible candidature de Me Wade et de son éligibilité, deux écoles se forment. Il y'a d’un côté ceux qui soutiennent que l'Article 27 de la Constitution du Sénégal du 22 Janvier 2001, qui stipule en ses termes : "La durée du mandat du Président de la République est de cinq ans. Le mandat est renouvelable une seule fois.", ne permet pas au Président Wade de concourir à un troisième mandat. Par ailleurs ils affirment également que l'âge très avancé du Président (86 ans officiellement ), ne lui permet pas d'assumer pleinement ses fonctions.Par contre les partisans du régime Wade rétorquent que l'éligibilité du Président aux futures échéances électorales ne doit pas être matière à débat.En effet selon eux la reforme constitutionnelle du 22 janvier 2001 à été élaboré après l'investiture du Président en 2000,et que c'est au peuple Sénégalais, si il ne souhaite pas voir Wade briguer une nouvelles fois la magistrature suprême en 2012 de le signifier, par les urnes. En fin stratège et savant, le sage de Dakar, nous démontre encore une fois que la politique c'est aussi de la magie, Magie est juste une image. La politique est une science, une culture, une somme d’expérience…, un art. 
 
Contrairement à son père surnommé par un journal satirique "Laye-La-Science" , Karim est considéré comme un Bleu en Matière politique ( en campagne électorale où se jouait son destin d’héritier, il n’a pu qu’emprunter un slogan, lui-même emprunté, enfantin et plat : « Fii ñoo ko moom ! », dit avec un accent épouvantable). Fini les royaumes et les empires, le pouvoir ne se transmet plus de père en fils mais par les Voix du peuple. Karim a certainement nombres de qualités mais c'est à lui de les faire valoir, en allant chercher sa légitimité et les mérites sur le champs de bataille.

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