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Accueil du site > Actualités > International > Au Sénégal, l’opération de charme de Nicolas Sarkozy

Au Sénégal, l’opération de charme de Nicolas Sarkozy

Le nouveau président français Nicolas Sarkozy s’est posé, au cours de sa campagne électorale, en « homme de la rupture » avec les réseaux « françafricains », dont Jacques Chirac était, avec Jacques Foccart et Charles Pasqua, un dignitaire historique. Sa première tournée africaine était donc attendue par tous les exégètes des relations franco-africaines. Les destinations choisies n’ont pas été symboliques d’une volonté de renouveau. Alors que, au départ, le Gabon d’Omar Bongo n’était pas prévu dans le circuit, le vieux dictateur toujours généreux avec les partis politiques français a réussi à renverser la tendance. L’Afrique du Sud et le Ghana étaient évoqués, mais les visites à ces deux pays seront remises à plus tard. Sarkozy a choisi d’aller au Sénégal, au Gabon et en Libye. Les deux derniers pays sont dirigés depuis près de trente ans par des hommes dont la démocratie n’est pas la marque distinctive, mais qui sont assis sur des éponges à pétrole et, bien entendu, à pétrodollars.

Reste le Sénégal. Pays dont la francophilie des dirigeants n’a jamais été prise en défaut, et dont l’actuel chef de l’Etat est marié à une Française, il offre une vitrine démocratique plus ou moins acceptable, malgré quelques reculs en matière de droits de l’homme, une élection présidentielle à problèmes et des législatives boycottées par l’opposition. Cela dit, le Sénégal est le meilleur endroit où Sarko peut faire son show, porter beau et surtout énoncer une politique « nouvelle » qui aurait été discréditée d’emblée si elle avait été professée à Tripoli ou à Libreville.

Habile, Nicolas Sarkozy a choisi de faire preuve d’égards envers la presse locale - souvent méprisée par les politiques ou les hommes d’affaires européens - et les étudiants - les responsables français s’étant rendu compte du désamour dont leur pays est l’objet au sein des nouvelles générations africaines qui n’ont pas connu la colonisation. Sarkozy a donné deux interviews dans la presse sénégalaise - au quotidien d’Etat Le Soleil et au quotidien privé Walfadjri - et prononcera un discours à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar.

Dans la presse sénégalaise, le nouveau président a annoncé la couleur, usant d’une rhétorique assez fine sur les questions délicates de la Françafrique (avec tout ce qu’elle comporte) et de l’immigration africaine. Il esquive la question des sommets France-Afrique. « La France a noué au fil du temps une relation particulière avec l’Afrique et je souhaite que nos relations avec l’Afrique soient une des orientations prioritaires de la politique étrangère de la France car je suis intimement persuadé que la France et l’Afrique, l’Europe et l’Afrique ont un destin commun. Aujourd’hui, comme j’ai déjà eu l’occasion de le dire, je veux entretenir avec l’Afrique des relations amicales, équilibrées et décomplexées, reposant sur deux conditions essentielles : une volonté commune et un respect mutuel. La relation de la France avec l’Afrique est forte, spéciale, car la France est la meilleure des passerelles entre les continents africain et européen, mais cette relation ne peut pas être exclusive. J’ai le souci de moderniser les relations qu’entretient la France avec ses partenaires africains, d’arriver à la responsabilisation de chacun dans un partenariat étroit, mais exigeant, et d’en chasser les vieux démons du clientélisme, du paternalisme et de l’assistanat. Sur les sommets Afrique-France, il faut en discuter avec nos partenaires africains, car la France n’entend pas décider seule. Dans l’immédiat, je constate que cette formule que la France a initiée avec le groupe des pays francophones, avant de l’élargir progressivement à l’ensemble du continent, est maintenant reprise par d’autres partenaires de l’Afrique, notamment par l’Union européenne », a-t-il dit à Walfadjri.

Sur le maintien ou non des bases militaires françaises, Sarkozy lance quelques piques aux courants d’opinion qui demandent leur démantèlement - notamment en Côte d’Ivoire -, mais envisage tout de même des aménagements et des clarifications qui seront discutés avec les gouvernements africains. Qu’on se le dise : si les militaires français doivent quitter un pays africain, il faudra que le gouvernement de ce pays le demande clairement ! Cela dit, Sarkozy lève un tabou : celui des clauses réservant, dans certains pays comme la Côte d’Ivoire, le Niger et le Bénin, l’intégralité de certaines matières premières africaines à la France. « Il me semble que la contestation [...] est très localisée et n’est pas sans rapport avec une instrumentalisation politique. Votre question m’offre l’occasion de réaffirmer une évidence : la France ne maintiendra jamais ses bases contre l’avis des pays qui accueillent ses bases. Je pense néanmoins qu’il faut clarifier les objectifs d’une telle présence et, si besoin est, son cadre juridique. Le Sénégal a renégocié en 1974 l’accord de 1960. D’autres pays ne l’ont pas fait alors que ces accords comportent des clauses aujourd’hui caduques et anachroniques comme l’accès aux matières premières ou des commandements communs. Je pense également qu’il est nécessaire de donner la plus grande transparence aux droits et obligations réciproques de ces accords. La guerre froide est finie et la mission des forces prépositionnées a beaucoup évolué. Je vous rappelle que le dispositif militaire français en Afrique a désormais pour principale mission d’appuyer les efforts de l’Union africaine pour construire une architecture de paix et de sécurité et soutenir la montée en puissance des forces africaines en attente pour permettre au continent africain de garantir lui-même sa sécurité. On ne saurait exclure que la réalisation de cette mission entraîne des ajustements à l’avenir », a affirmé Sarkozy à Walfadjri.

Le président français semble persuadé du manque de témérité des dirigeants politiques africains, notamment ivoiriens. Et il se dit sans doute que les opposants à la Françafrique déjà au pouvoir sont encore minoritaires dans l’establishment africain, et qu’ils seront forcément isolés. Contrairement à Jacques Chirac, enfermé dans le passé, il ouvre la voie à une évolution de la relation franco-africaine, mais met le leadership africain à l’épreuve : s’il ne fait pas montre de courage pour mettre fin à certaines ambiguïtés qui ne l’arrangent pas ou plus, ce sera bien de sa faute, et non de celle de la France, susurre Sarko de manière subliminale. Le président français s’offre même le luxe d’encourager l’Union africaine, ce que n’aurait jamais fait de Gaulle, Pompidou ou même Chirac, qui estimait que le président sud-africain Thabo Mbeki ne connaissait pas « l’âme et la psychologie de l’Afrique de l’Ouest ». « Je suis convaincu, comme Kwame Nkrumah, que l’Afrique doit s’unir. La nécessité d’une Union africaine, ou d’Etats unis d’Afrique, dotée de la volonté politique et des moyens institutionnels qui lui permettent de relever les défis auxquels le continent africain doit faire face me paraît évidente. La France soutient cet objectif et le dialogue permanent avec l’Union africaine est pour nous un principe central dans la conduite de la politique africaine. C’est unie et efficace que l’Afrique pourra pleinement jouer son rôle sur la scène internationale, venir à bout des derniers conflits qui subsistent et répondre aux menaces économiques, environnementales ou sanitaires sur le continent. Il appartient aux Africains de trouver les modalités de cette union, selon les méthodes qui leur paraissent les mieux adaptées à cet objectif. Le défi lancé n’est pas simple et nous en faisons l’expérience en Europe où le processus engagé depuis des années déjà connaît des hauts et des bas. Mais il est essentiel pour favoriser le développement économique notamment à travers des infrastructures de qualité et accroître son poids dans les négociations internationales et je pense ici notamment à celles de l’OMC. Je n’ai pas de modèle ou de mode d’emploi à proposer », a dit Nicolas Sarkozy au Soleil.

Sur la question de l’immigration, Sarkozy a bien l’intention d’aller à la pêche aux cerveaux et aux jambes (pour le football et l’athlétisme !) d’Afrique. Il sait bien que la crise économique en Afrique et l’absence de perspectives pour la jeunesse fait qu’une telle politique d’immigration sélective - que le Canada applique depuis plusieurs années, au grand bonheur des élites africaines fatiguées des pesanteurs du continent - ne peut pas être impopulaire. Mais il veut ménager son homologue sénégalais, qui hurle au pillage des cerveaux. L’immigration économique est repartie, sauf que la France n’a plus besoin d’ouvriers mais d’ingénieurs, de médecins, d’artistes et de sportifs de très haut niveau. « La loi du 24 juillet 2006 a instauré la carte "compétences et talents" et ouvert, pour la première fois depuis 1974, le marché du travail français. Il ne s’agit pas de favoriser les travailleurs issus de telle ou telle région mais bien d’ouvrir de vraies perspectives professionnelles dans les domaines où le marché de l’emploi français recherche des compétences. L’antenne de l’Anaem (Agence nationale de l’accueil des étrangers et des migrations) basée à Dakar aura précisément pour mission d’aider les travailleurs sénégalais à mieux connaître et à profiter de ces perspectives professionnelles nouvelles », a expliqué le président français au Soleil.

Au Sénégal, Nicolas Sarkozy rencontrera l’opposition politique à l’hôtel Méridien de Dakar. Une manière de montrer que les relations exclusives avec les présidents africains sont révolues, et que Paris garde un œil sur des sons de cloche différents. Il est désormais question de savoir si le président français fera la même chose au Gabon, sachant qu’en Libye il n’y a pas d’opposition légale. Sarko a déclaré à la presse sénégalaise vouloir « moderniser les relations qu’entretient la France avec ses partenaires africains, d’arriver à la responsabilisation de chacun dans un partenariat étroit, mais exigeant et d’en chasser les vieux démons du clientélisme, du paternalisme et de l’assistanat ». Dira-t-il la même chose à la société civile gabonaise, quand on sait que la France a annulé 20% de la dette publique gabonaise et travaille à la décote de 33 % de sa dette envers les pays membres du Club de Paris ?


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218 réactions à cet article    


  • tvargentine.com lerma 27 juillet 2007 09:50

    La politique africaine de Nicolas Sarkozy n’aura rien à voir avec ses prédecesseurs ,car la culture de l’Afrique et la vision des anciens présidents post-colonialistes n’est pas la même.

    L’Afrique est un continent riche et il appartient aux dirigeants africains de répartir équitablement les richesses afin de moderniser les pays et de permettre un niveau de vie et de santé de qualité.

    Il faut arrêter de voir toujours « le blanc » responsable des problèmes des africains.

    La Chine aussi à durant des années était pauvre,mais ses dirigeants ont su « normaliser » l’économie de marché et permettre un développement économique de ce pays.

    Quand au « pillage » des maitères intellectuelles ou sportives,ce discours est vraiment réactionnaire car tout sportif (Platini,Zidane,Ronaldo...) et toutes personnes disposant d’un bagage intellectuel cherchera à quitter son pays pour aller ailleurs.

    C’est la nature humaine que de changer pour évoluer

    Prenez votre destin en main au lieu de pleurer ou de venir en France vous inscrire au RMI ou toucher des aides sociales


    • Gaolinn Gaolinn 27 juillet 2007 11:24

      Vous savez, c’est tellement plus facile de venir profiter des aides sociales en culpabilisant les blancs pour leur passé colonialiste, que de chercher du travail chez soi. On peut nous reprocher notre passé colonial, mais à la condition de ne pas venir pleurer dans les jupes des méchants colonialistes après s’être battu pour obtenir son indépendance, car malgré toutes ses richesses, l’Afrique est devenu ce qu’ils en ont fait.


    • samsy35 27 juillet 2007 14:58

      Connaissez-vous vraiment l’Afrique ?? qu’est ce que vous connaissez en matière de la politique étrangère de la France ??? Pensez-vous que LES POLITIQUES DE TON BIEN AIME PAYS TE DISENT VRAIMENT LA VERITE ??? TROUVEZ-VOUS NORMAL QUE DES PRESIDENTS COMMENT BONGO, KADAFFI ET BIEN AUTRE RESTENT AU POUVOIR PENDENT LONGTEMP ?? POURQUOI RESTENT-ILS AU POUVOIR ALORS QU’ON EST ON DEMOCRATIE(masquée par la dictature !!) ?? QUI LES PROTEGE ET POURQUOI ??? SI VOUS TROUVEREZ LES REPONSES A CES INTERROGATIONS, VOUS COMPRENDREZ POURQOUI LA JENESSE AFRICAINE CHERCHE DESESPEREMENT UNE VIE « MEILLEURE ». voici un extraitdu discour du général DE GAULE "PAS D’INTERET PAS D’AMITIER CAR LA FRANCE NE PEUT DEFENDRE QUE SES INTERETS).


    • spartacus1 spartacus1 27 juillet 2007 19:34

      Opération de charme ?

      Peut-être en France avec une presse, qui n’est même pas aux ordres, mais totalement aplatie. Mais au Sémnégal, c’est totalement raté !

      Les critiques de la politique de Sarkozy pleuvent, mais bien sûr, pratiquement pas un mot dans l’hexagone.

      Repris de http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/revues_de_presse/20070727.OBS8390 /la_visite_de_sarkozydans_la_presse_senegalaise.html?idfx=RSS_notr

      La visite de Sarkozy dans la presse sénégalaise

      Les éditorialistes des principaux quotidiens sénégalais dénoncent la « leçon faite aux Africains » par Nicolas Sarkozy jeudi. Le président français a en effet estimé que les principaux maux de l’Afrique ne sont pas dus à la colonisation, mais aux Africains eux-mêmes.

      Le président français Nicolas Sarkozy a « fait la leçon aux Africains », estimaient vendredi 27 juillet plusieurs quotidiens privés sénégalais, Sud Quotidien évoquant même une « injure » au lendemain de son discours à Dakar.

      « En visite d’Etat au Sénégal, Sarkozy fait la leçon aux Africains », affiche en première page Walfadjri. Une « adresse aux Africains » muée en « leçon de français », ironise Le Quotidien. « Show à Dakar : Sarko sur scène », écrit L’Observateur.

      Le président français s’est cru en « mission civilisatrice », affirme Sud Quotidien, également à la une, tandis que Le Populaire, moins nuancé, titre : « Les vérités (résumées) de Sarkozy aux Africains : ’Arrêtez de pleurnicher !’ »

      Ces points de vue sont largement partagés dans les autres journaux, à l’exception du quotidien pro-gouvernemental Le Soleil, qui parle, lui, de « hauteur républicaine » dans un éditorial consacré à la visite de Nicolas Sarkozy.

      « Quand je l’ai entendu parler aux étudiants, dans un amphithéâtre plein à craquer, j’ai pensé à ces missionnaires venus en Afrique ’civiliser’ nos arrière-grands-parents (...) Des clichés, encore des clichés, toujours des clichés. Quelle injure ! », s’offusque l’éditorialiste de Sud Quotidien.

      Selon Walfadjri, Nicolas Sarkozy « n’a pas fait dans la dentelle pour dire ce qu’il pense de l’état actuel de l’Afrique » dans son discours prononcé à l’Université Cheikh Anta Diop (Ucad) de Dakar, en présence de nombreux étudiants, et aussi d’universitaires et de personnalités politiques. « Sans ambages, il a tenu les Africains pour responsables de leurs malheurs », ajoute Walfadjri.

      « A défaut de la Françafrique qu’il honnit, place à la Sarkafrique ! », commente Sud Quotidien.


    • loupa2007 27 juillet 2007 20:22

      On ne voit toujours que la face visible de l’iceberg. On ne voit que les conséquences des actions et non les causes. Même si Sarkozy se dédouane de la faute des pères, il oublie de mentionner que les fils profitent des effets de cette faute. Les africains qui quittent leurs pays ne le font pas de gaieté de coeur mais parce qu’ils ne trouvent pas les conditions nécessaires à leur épanouissement et à leur développement. Au delà du rôle de la France qui décidément est trop nombriliste, il faut voir le rôle des instances du FMI qui contribuent à piller et à appauvrir l’Afrique. Il faut le dire, les restructurations qui sont la condition sine qua non données par le FMI afin de faire des prêts sont responsables de sa pauvreté. Renseignez-vous. Tous les pays développés sont passés par une phase « socialiste » dans laquelle l’Etat s’engagait à assurer le ben être de ses citoyens. En France qrâce à cela nous avons eu les congés payés, les congés maternité, un temps de travail légalisé, un droit du travail, l’obligation scolaire, des aides sociales, la santé. Toutes ces innovations ont contribué à faire de la France qu’elle est aujourd’hui. Aucune instance extérieure n’est venue imposer à la France de se désinvestir de son secteur public. Cet investissement dans le secteur public a contribué à faire de la France ce qu’elle est aujourd’hui. Aujourd’hui l’Etat se désinvestit de son secteur public car c’est l’évolution normale, l’avènement du libéralisme, les lois du marché etc. Dans certains pays d’Afrique, des multinationales qui se sont investies dans le pays au nom de l’ouverture des marchés pillent les ressources naturelles et avec quasiment rien pour les populations locales. Ex : multinationales qui exploitent l’or ou d’autres minerais. elles exproprient les terres des paysans (avec l’aval des gouvernants et avec un faible dédomagment)qui sont obligés d’aller grossir les bidonvilles et les populations de plus en plus précaires. Effectivement la France n’est pas responsable de cela. Tant que l’Afrique sera obligé de se vendre et de subir cette exploitation au nom de la liberté d’entreprendre, du libre échange et des lois du marché, elle sera dans cette situation. Aiu lieu d’investir dans l’éducation de ses populations, leur santé, leur indépendance alimentaire, leur santé, leur auto subsistance, bon nombre de pays d’Afrqiue rembourse une dette sans fin, telle le tonneau des danaïdes.


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 28 juillet 2007 05:25

      Le fossé est large, en effet, entre les commentaires de la presse africaine et ceux de la presse française. Voila qui va disparaitre avec la montée en puissance des blogues. Tellement vite que le changement sera perceptible dans les mois qui viennent. Bonne nouvelle.

      http://www.nouvellesociete.org/5153.html

      Pierre JC Allard


    • cimade63 cimade63 30 juillet 2007 11:23

      Sarkozy ne connait rien a l histoire, c est un idiot ... deja qu il nous avait impressionné en disant que « Connais toi toi-même » etait la phrase la plus ridicule qu il avait entendu...

      la, il nous dit que la colonisation n a rien a voir avec les guerres « tribales » et les regimes dictatoriaux... C’est fort ou c’est debile. je crois que c est debile... c’est la colonisateur qui a dessiné les frontieres et il a pris bien soin de se foutre eperdument de la compatibilite des frontieres avec les zones geographiques des peuples. C est encore l’ancien colonisateur qui a entretenu des regimes durs pour pouvoir proteger ses interets economiques. Et c est enfin l ancien colonisateur qui a organiser la corruption pour mieux maitriser ces pays pleins de richesse. Ne pas savoir ca ou l’occulter est tout simplement imbecile... biensur que les peuples ont des responsabilites, mais c est quand meme la colonisation qui est a la source de tous ces desequilibres et instabilites.


    • Makan 27 juillet 2007 11:58

      Bon article, pas du tout larmoyant, contrairement à ce que veut faire croire les commentaires précédents.

      Le fait que des Africains aillent en France toucher le RMI n’est que la contrepartie du soutien que l’armée française offre aux dictateurs corrompus du continent pour les maintenir au pouvoir.

      Voyez encore recemment les « accords privilégiés » signés avec le Gabon d’Omar Bongo. Les gabonnais auront toutes les facilités pour s’installer en France pendant que les entreprises françaises pilleront les ressources de ce pays. C’est du donnant-donnant. Après ne venez pas vous plaindre d’être envahis par les Africains.


      • O+ O+ 27 juillet 2007 12:11

        Le conflit est mauvais pour l exploitation du pétrole et le fait que Elf et Total soit dirigé par des anciens de la DGSE depuis l ’époque De Gaule n y est pas etrangère. Meme chose avec Areva et l Uranium au Nigeria.

        Le principe est tellement simple et évident : on maintient un dictateur en place, on le laisse ecraser son peuple et en contre partie, on touche le petrole beaucoup moins cher.

        Si vous ne voulez pas que les africains « volent le rmi » alors cessez de voler leur ressource.

        Si vous voulez que les africains renverse les dictateurs comme on a guillotiné nos rois, demandez a Sarko de ne plus les soutenir comme l ont fait tous les anciens présidents (on pourrait par exemple discuter de la position des troupes francaises au parlement, cette remarque vaut aussi pour Sego...).


        • fouadraiden fouadraiden 27 juillet 2007 12:44

          article juste.

          après l’exposée de Sarko de sa vision d’une immigration bien comprise la presse française s’est aventurée dans les rue africianes.

          voici l’essentiel.

          la presse française, à un jeune étudiant senegalais, pose la question suivante :

          - alors vous pensez quoi de l’immigration proposée par le président français ?

          le sénagalais anonyme répond du tac au tac

          - je pense cette vision fondamentalement injuste, car pourquoi les français auraient-ils eux seuls le droit de venir chez nous comme beau leur semble alors qu’à nous leurs territoires nous restent difficilement accessible ?

          que faut-il répondre à cet africian ,préoccupation que je crois partagée par toute la jeunesse noire au-déla du sempiternel brouhaha qu’on entend dès qu’on parle du co-développement bien compris ,alors qu’il suffit de voir l’état des rues africaines pour comprendre l’impossibilté d’une telle conception.

          que doit-on répondre à ce jeune africain ?

          pourquoi les Occidentaux peuvent-ils circuler librement et les noirs d’Afrique pas ?


          • Gaolinn Gaolinn 27 juillet 2007 13:01

            Peut-être parce-que les blanc ne vont pas en Afrique pour bénéficier des aides sociales financées par le travail des Africains.


          • fouadraiden fouadraiden 27 juillet 2007 13:21

            alors depuis angle là ,les Noirs vous répondront que c’est assez normal puisque les bienfaits du colonialisme autorise désormais les « blancs » à jouir paisiblement du travail des noirs d’hier.


          • cyclomal 27 juillet 2007 13:35

            Les blancs en Afrique, ça a plutôt été, en vrac, christianisation et esclavage, colonialisme, confiscation, soutien aux dictatures, implication dans des génocides etc... Avec en prime le « no repentance » et le « c’est la faute de ces singes là », sans parler du bruit ni des odeurs.

            Alors, en Afrique pour des aides sociales, vous n’y pensez pas, ça aurait fait trop gagne-petit pour celui qui est né par inadvertance au pays des lumières et qui ne s’est jamais remis de cet « éblouissement » : pour lui, un bon pillage suivi d’insultes a tout de même plus d’allure !


          • hurlevent 27 juillet 2007 14:40

            « - je pense cette vision fondamentalement injuste, car pourquoi les français auraient-ils eux seuls le droit de venir chez nous comme beau leur semble alors qu’à nous leurs territoires nous restent difficilement accessible ? »

            Les Français n’ont pas le droit de venir en Afrique comme bon leur semble. L’accès aux pays Africains est, comme pour tout pays dans le monde, soumis à l’approbation des lois du pays en question. Donc, si le Sénégal décide unilatéralement de fermer les frontières aux Français, c’est parfaitement son droit. Si la France décide de fermer ses frontières aux Sénégalais, c’est son droit.

            Il faut apprendre à respecter la souveraineté de chaque pays. Chaque pays a ses problèmes et ses particularités, et donc chaque pays a sa façon de voir l’immigration.

            Mais ce n’est pas aux étrangers de décider quelle doit être la politique d’immigration d’un pays. Ceci est vrai pour la France comme pour le Sénégal.


          • fouadraiden fouadraiden 27 juillet 2007 15:08

            je pense pas que vous répondiez au souci de notre ami africian.

            vous lui faites une réponse de juriste alors que la vraie réalité ,la seule qui permette de départager un occidental d’un africain ,n’est pas celle qui a cours dans les opuscules qui traitent de la souveraineté des Etats.

            la question n’est pas d’ordre juridique mais elle est, dans la bouche de nos deux interlocuteurs, politique,exclusivement.

            je peux d’ailleurs témoigner de mon propre cas : je dispose de deux passeports(un marocain,qui croupit dans les poubelles et un européen) et j’ai toutes les facilités du monde dès lors qu’il sagit de me rendre n’importe où dans le monde.dire le contraire serait faux.

            récemment il m’a fallu seulement un jour de patience pour acquérir un passeport nouvelle génération .exigence des Etats-Unis ,nous dit-on.

            mon cousin, au Maroc, a dû batailler 6 ans de contre son administration(toute pourrie) pour qu’un passeport et un visa en bonne et due forme soient mis à sa disposition.

            il y a une profonde asymétrie.elle emprisonne une grande partie des pauvres à mourir chez eux tout en permettant aux occidentaux de pavaner où beau leur semble.

            tiens ,je vais peut-être me rendre au Kenya faire un safari.un clik sur le net ,avec mon passepot et ma carte visa tout est réglé sans plus besoin du conseil d’une agence de voyage.

            je jure que c’est vrai et peu m’importe la théorie qui stipule que les Etats sont souverains .


          • hurlevent 27 juillet 2007 17:49

            « la question n’est pas d’ordre juridique mais elle est, dans la bouche de nos deux interlocuteurs, politique,exclusivement. »

            Non, vous voyez les choses par le petit bout de la lorgnette. La souverainté est primordiale ici, c’est la première étape pour vivre dans un pays libre. C’est pour la souveraineté que les anciennes colonies d’Afrique se sont battues. C’est ce qu’elles ont gagné à l’issue de l’indépendance.

            Mais tout comme les anciennes colonies sont souveraines, la France est également un pays souverain (ou, au moins, l’Union Européenne). Et en tant que pays souverain, elle a le droit ou pas de décider qui peut entrer ou pas sur son territoire. Pareil pour le Sénégal.

            Pour en revenir au jeune étudiant sénégalais dont vous parliez dans votre commentaire, le problème c’est qu’il n’a pas compris qu’il ne peut pas imposer sa loi à un pays qui n’est pas le sien. Il est acteur et citoyen de son pays, le Sénégal. Il peut participer à la vie politique du Sénégal, il peut créer et changer des choses au Sénégal, car son pays, c’est le Sénégal. Il peut également demander un visa d’entrer à d’autres pays en passant par leur ambassade. Mais il ne peut pas obliger les autres pays à se conformer à ses vues.


          • loupa2007 27 juillet 2007 20:42

            heu ? La France et le Sénégal ont le même poids dans le concert des nations ? Ah bon je ne savais pas, merci de cet éclairage. Quelle superbe déduction, ben oui « yaka » fermer ses frontières, pourquoi n’y ont-ils pas pensé avant ? Ah vraiment ces africains... Sans jugeotte, ce sont vraiment de grands enfants. heureiusement qu’il y la france pour leur montrer le « vrai »chemin, le chemin du « bien ». Nous sommes les héritiers des lumières, mais ces philosophes doivent se retourner dans leurs tombes quand ils entendent les propos de certains. Lumières et esprit critique où êtes-vous. smiley


          • Schroen 27 juillet 2007 12:49

            Article comme d’habitude à la limite anti-français mais bon dans la serie habituelle du notre fanboy officiel de Laurent Gagbo...

            Comme je vous ai déjà dit, cher Monsieur,la plupart des français « souchiens » (puisqu’il semble que ce soit le nouveau terme à la mode) ne demanderaient qu’à couper les ponts et autres subsides avec bon nombre d’état africain ex-colonie.

            Comme ça les combats inter etchniques à coup de AK-47 et de madchette se feraient tranquillement sans que la France aie besoin de claquer des cents et des mille. Alors remplaçons Esso par Exxon et les français par les chinois on verra si vous ne perdez pas au change...

            De plus, vous dites « Dira-t-il la même chose à la société civile gabonaise, quand on sait que la France a annulé 20% de la dette publique gabonaise et travaille à la décote de 33 % de sa dette envers les pays membres du Club de Paris ? » je ne comprends le sens de votre phrase, nous n’aurions peut être pas du ? Merci d’affiner votre propos.

            Cher Fanboy comme d’habitude je ne vous salue point


            • Eve 29 juillet 2007 11:23

              Mais qu’avons-nous (tous occidentaux confondus) pu éviter des guerres « inter-ethniques » là comme ici ?

              Rien, strictement rien, et ça continue pendant que les entreprises font leur beurre en engrangeant profits financiers très vite mis à l’abri et les peuples occidentaux s’en foutent en grande majorité du moment qu’ils aient leur carburant dans leur assiette.

              A vous lire (j’en ai lu d’autres plus hard que vous), les entreprises occidentales seraient en Afrique pour des buts humanitaires et les entreprises françaises presque gentilles comparativement aux chinoises etc etc alors qu’elles s’en foutent royalement du non respect des droits de l’Homme en Chine.


            • Lilian Lilian 27 juillet 2007 13:01

              cher Théophile,

              Sachez que j’apprecie toujours le ton juste et clair de vos articles. Je vous l’ai dejà dis sur d’autres posts et je vous le repète. Je constate que votre talent ne faiblit pas et je vous félicite pour votre dernière parution. Je vous confirme mon admiration et mon soutien face à la bêtise de certains. J’ai trouvé votre analyse fine, pertiente et lucide, absolument pas « anti-français ».

              Lilian.


              • cyclomal 27 juillet 2007 13:19

                Je me réjouis du nombre en baisse des « sarkozistes que rien ne rebutent » (pléonasme) dans les commentaires : ils commencent à être rassasiés et leur tour d’être méprisés va seulement commencer ! mais eux le méritent, c’est la différence. Bon article en tous cas.


                • haddock 27 juillet 2007 14:34

                  @ cyclomail,

                  En fait à part une légère différence entre une différence et une différence ce qui différencie une différence d’ une autre différence c’ est juste un légère différence .

                  Mille sabords .


                • Chichile Chichile 27 juillet 2007 21:52

                  Je me réjouirais que vous partissiez en vacances, ça nous arrangerait de ne pas lire des âneries (pour ne pas dire des conneries, il me reste encore un vernis de civilisation) sur un sujet très intéressant et franchement pas facile.

                  En bref, ayez la bonté de fermer ce trou sous votre nez, vous vous épargneriez quelques sorties sans intérêt.


                • patroc 27 juillet 2007 13:31

                  Très bon article. Faites attention aux promesses des politiques (quels qu’ils soient). En france se crée un ministère de l’immigration (noirs, arabes) et la politique européenne d’immigration se durcit. Les charters français (air france !)vous renvoient nos sans-papiers et bientôt il sera très difficile pour un africain (même riche) de s’installer en france s’il n’est pas mandaté pour les besoins d’une entreprise. L’ouverture des frontières est à sens unique et cela va obligatoirement avoir des conséquences sociales dans votre pays (sentiment d’injustice, de rejet, colère contre vos gouvernants, racisme populaire anti-blanc). La liberté de circuler (ou de savoir que l’on peut circuler même si l’on en a pas les moyens !) est un gage de paix : Je ne suis pas sûr que notre président aille dans ce sens, au contraire, mais pour nous tous, j’espère me tromper... J’espère que vous nous tiendrez au courant...


                  • hurlevent 27 juillet 2007 14:53

                    « En france se crée un ministère de l’immigration (noirs, arabes) »

                    C’est faux. Le ministère de l’immigration ne s’occupe pas que des noirs ou arabes. Il s’occupe de toute l’immigration.

                    « Les charters français (air france !)vous renvoient nos sans-papiers »

                    Comme dans tous les pays du monde ...

                    « L’ouverture des frontières est à sens unique »

                    Il n’y a jamais eu de politique d’ouverture des frontières avec l’Afrique, l’Asie ou l’Amérique. L’ouverture des frontières s’effectue au sein de l’U.E. Elle n’est pas à sens unique, tous les pays de l’U.E. ont ouvert leurs frontières à la France.

                    « et cela va obligatoirement avoir des conséquences sociales dans votre pays (sentiment d’injustice, de rejet, colère contre vos gouvernants, racisme populaire anti-blanc). »

                    Hein ? Pour quelle raison ? C’est si dur que ça de comprendre que la France est un pays souverain et qu’elle seule peut décider qui a le droit d’entrer ou de ne pas entrer sur son territoire ? Je ne vois pas où est l’injustice la dedans, le Sénégal et les autres pays africains ont tout à fait le droit de fermer leurs frontières aux Français.

                    « La liberté de circuler (ou de savoir que l’on peut circuler même si l’on en a pas les moyens !) est un gage de paix : »

                    C’est discutable. C’est vrai uniquement si ça ne provoque pas de déséquilibre incontrolable. Sinon, c’est plutot un gage de guerre.


                  • fafou0 27 juillet 2007 14:18

                    Rien que par le titre du sujet, on connaît aussitôt la tendance politique de l’auteur du sujet avec certains mots placés insidieusement pour en faire avaler la lecture ! Peu importe que Sarkozy aille ici ou là, avant ou après, porte « beau », fasse son « chow », aille voir Cadafi, ou aille en Chine chez les NON « droits de l’Homme » !

                    Pour qui se prennent les français pour oser juger les pays qui sont fréquentables ou non dans le monde ?

                    Le monde d’aujourd’hui bouge très vite et je pense souvent au titre d’un livre écrit il y a pourtant quelques temps « Quand la chine s’éveillera » : est-elle fréquentable ? et avec son milliard 1/2 d’habitants, nous petits français serons nous encore dans la course ?

                    Ceux qui parlent en permanence des « droits de l’Homme » sont-ils eux-mêmes respectueux des devoirs qu’ils ont envers leurs prochains ????

                    Je préfère lire les chroniques admirables de Jacques Atalli, son humour et son impartialité.


                    • mandrier 27 juillet 2007 14:26

                      Faudrait arrêter de dire n’importe quoi sur ce qu’a fait ou pas fait la France du temps de l’AOF ou de l’AEF !

                      Pendant cette époque dite « coloniale », il y a eu construction de routes, ports, aérodrome, écoles, hopitaux, dispensaires, etc....... et surtout la PAIX ! Parceque l’Armée francaise et l’Administration ont mis en place des structures là où il n’y avait rien.... Mais rien du tout si ce n’est le néolithique...

                      Ces pays ont eu l’Indépendance, car ils la voulaient... DEpuis 1962 tout s’est dégradé, s’est pourri.... C’est la crasse, le crime, le bordel, le pillage incontrôlé par les peuples déboussolés et par leurs dirigeants... Et qu’on ne vienne pas me dire le contraire, car c’est ce que me faisait remarquer un Africain il y a quelques mois à Abidjan... Ils voulaient l’Indépendance ? Ils l’ont eu ! Ils l’ont... Maintenant ils ont les anglosaxons et les chinois.... Qui les expoitent comme cela ne sait jamais fait avec nous ! Après, Ils vont venir pleurer chez pour qu’on les sorte de là....

                      Et si c’est pour nous casser les pieds avec la repentance et autres joyeusetés, il y en a vraiment marre... Et quand on entend certains africains se permettre un racisme certain sur notre territoire, se comporter comme en Afrique actuelle, là ca ne va plus : Sur Youtube i y a des videos dans lesquelles des Africains provoquent, insultent, et menacent les blancs (j’aime pas ta race, etc.... rush d’un Ivoirien dans le métro s’en prenant à des Francais de souche (souchien ou ... sous-chien comme dans cette émission de TV !?)... Que cherchent-ils ? A éveiller la partie « activiste » francaise ? Celle qui attend son heure ????


                      • Makan 27 juillet 2007 15:00

                        @mandrier

                        Qui vous a parlé d’AOF et d’AEF ? Nous parlons de choses qui se passent en 2007, avec l’armée française qui protège des dictatures en 2007.

                        Vous ne voulez plus entendre parler d’AOF et d’AEF ? Désolé mais on n’efface pas l’Histoire d’un revers de la main comme cela. C’est bien marrant que la France et les Français considèrent la colonisation comme de l’Histoire ancienne dont il ne faut plus parler, alors que tous les ans, ils pleurnichent sur la deuxième guerre mondiale (la fin de la colo, c’était bien plus tard, non ?).

                        Beacoup d’acteurs de cette période sont encore en vie sur les deux continents. Ne comptez pas sur nous pour enterrer tout cela aussi vite. Vous ne voulez plus en entendre parler ? Et bien, vous l’entendrez quand-même !

                        Quand on va fièrement à la conquête de peuples nombreux sous prétexte d’apporter la « civilisation » il ne faut pas s’étonner que cela finisse par déteindre sur soi (sans mauvais jeu de mots).

                        Et puis, nous aussi on en a marre qu’on nous parle de routes, d’hopitaux et d’écoles qui n’existaient pas au moment de la décolonisation.

                        Et bien entendu, les Chinois et les Anglos seraient pires que les Français ? Personne ne regrette le départ des Français d’Afrique, arrêtez de dire n’importe quoi.


                      • hurlevent 27 juillet 2007 15:01

                        Les pays africains ont malheureusement beaucoup de problèmes. La tentation est grande de rejeter la cause de ces problèmes sur quelqu’un d’autre. En l’occurence, là, c’est la France. A force d’explication il sera peut-être possible de leur faire se rendre compte que la cause de leurs problèmes, c’est eux, et eux seuls peuvent résoudre leurs problèmes.

                        Notons qu’en France nous avons également tendance à faire la même chose. Nous rejetons la cause de nos problèmes sur quelqu’un d’autre ... l’Union Européenne.


                      • hurlevent 27 juillet 2007 15:16

                        @Makan

                        « alors que tous les ans, ils pleurnichent sur la deuxième guerre mondiale »

                        Hein ? On pleurniche sur la 2eme guerre mondiale ? On blame les Allemands pour nos problèmes d’aujourd’hui ? Vous dites vraiment n’importe quoi.

                        « Beacoup d’acteurs de cette période sont encore en vie sur les deux continents. »

                        N’exagérons rien. 90 % des habitants des ex-colonies françaises sont nés APRES la décolonisation, dans un pays indépendant. Les problèmes qu’ont ces pays, quels qu’ils soient, ne sont pas dus à la colonisation.

                        « Ne comptez pas sur nous pour enterrer tout cela aussi vite. Vous ne voulez plus en entendre parler ? Et bien, vous l’entendrez quand-même ! »

                        Vous pouvez ressasser le passé tant que vous voudrez, ça ne résoudra jamais les problèmes.

                        « Et puis, nous aussi on en a marre qu’on nous parle de routes, d’hopitaux et d’écoles qui n’existaient pas au moment de la décolonisation. »

                        Bon, dans ce cas, je vous fais la même réponse : Ne comptez pas sur nous pour enterrer tout cela aussi vite. Vous ne voulez plus en entendre parler ? Et bien, vous l’entendrez quand-même !

                        « Et bien entendu, les Chinois et les Anglos seraient pires que les Français ? Personne ne regrette le départ des Français d’Afrique, arrêtez de dire n’importe quoi. »

                        Super. Génial. Alors vu que les Français sont partis d’Afrique, pourquoi ils n’arrêtent pas de se plaindre ?


                      • mandrier 27 juillet 2007 15:32

                        Quand je vois l’état des infrastructures : cassées, pourries, bricolées avec du fil de fer... Les ampoules volées....

                        Dans les aéroports , les installations dans un triste état.... Les avions bons pour la ferraille...

                        Dans les ports toutes les saloperies qui flottent accompagnées de charognes...

                        Les détritus partout, les tas d’ordures qui jonchent les sols aux alentours des villages et des agglomérations (je ne parle pas de villes, ce n’est pas le bon terme...)...

                        Les mouches à merde sur les morceaux de viande pourrie sur le marché....

                        Les étrons dans les coins... Quand on arrive dans une ville africaine ça sent quoi ????? Pas la rose ! Ca ! c’est sur !... Les odeurs pestilentielles sous la chaleur.... Et le bruit ? Et la pagaille ? Le n’importe quoi ? Et l’arnaque permanente ? Je ne parle même pas du racisme : les pygmées logés récemment au zoo ! Du jamais vu sous les Francais....

                        Et les massacres inter-tribaux ? Et l’économie : demandez à Mugabe !!!!

                        Et l’ineffable Amin Dada ? Vous avez oublié ? Et l’Empereur Bokasa qui gueulait « vive la Colo ! » quand il était bourré ? Vous vous en souvenez ?

                        Décidément quels beaux pays !... Vive la décolonisation ! Demmerdez vous avec les Chinois !


                      • Makan 27 juillet 2007 15:46

                        @mandrier,

                        Vous regardez trop vos télés de merde qui pour faire des reportages sur l’Afrique vont dans les bas-fonds des bidonvilles et présentent cela comme la réallité ultime du continent. Un peu comme aller filmer les ruelles sordides de Paris et les quartiers mal famés pour illustrer un sujet sur la France (Gaston Kelman parle bien de cette maladie bien française dans son livre « Je suis noir et je n’aime pas le manioc »).

                        Tout ce qu’on vous demande, c’est de retirer vos soldats qui protègent les dictateurs que vous citez fort bien.

                        Pour le reste, on n’a pas besoin de vous.


                      • Makan 27 juillet 2007 16:09

                        Et bien sûr, la France, c’est le paradis.

                        Les clodos qui meurent de froid sur les troitoirs, les suicides dans les usines, les petits vieux et vielles qui meurent sans que personne ne viennent réclamer leur corps, les infanticides...

                        Il y a de la merde partout, mon vieux. Le problème, c’est qu’on ne voit que celle des autres.


                      • C.C. C.C. 27 juillet 2007 19:13

                        J’aimerai bien que Makan, plutôt que de déverser sa haine, me prouve que l’Afrique serait dans un meilleur état sanitaire, démocratique, technique, industriel sans la colonisation ... et j’attends des partisans « du côté positif » qu’ils me provent le contraire !


                      • Makan 27 juillet 2007 19:47

                        Cher C.C.

                        Vous avez une vision partisane du débat même si vous faites semblant d’être impartial.

                        Je n’ai pas de haine, en tout cas pas plus que les tenants des « côtés positifs » de la colonisation.

                        Bien à vous.


                      • loupa2007 27 juillet 2007 20:54

                        a Makan

                        Depuis 2002 (je crois), l’enseignement de la colonisation figure au programme d’histoire-géo du collège. Allez à la fnac ou à Giber jeune et ouvrez un de ces manuels, niveau collège cela sera facilement appréhendable pour les esprits simples. Une fois que vous aurez lu ces quelques pages, lisez des ouvrages sur le même thème et regardez autour de vous. Et dites moi ensuite si la colonisation qui a duré plus de deux siècles n’a pas des répercussions ur les économies locales, les mentalistés et le psychique de certains africains. Bah, forcement non, comment des siècles de colonisation peuvent-ils avoir des conséquences et des répercussions plus de 50 ans après. Ce n’est que de la repentance, des larmoiements à n’en plus finir et de la déresponsabilisation n’est ce pas ? smiley


                      • loupa2007 27 juillet 2007 20:58

                        erreur, message adressé à Mandrier


                      • C.C. C.C. 27 juillet 2007 22:09

                        Une vision partisanne ? Pas vraiment, dans le sens ou ce débat m’intéresse assez peu, dans le fond. Néanmoins, je crois que si les Africains ont eu à patir de l’ingérance, néfaste ou pas, comme vous voulez, de la France, c’est que, d’une certaine manière, ils l’ont bien voulu. J’ai quelques contacts professionnels avec l’Afrique et je suis très surpris du contraste entre vos propos (outranciers) et la réalité que je constate chaque jour. Pour des gens qui n’ont pas besoin de nous, vous êtes quand même très demandeurs ... en particulier lorsqu’il s’agit de la formation de vos élites.


                      • Makan 27 juillet 2007 22:17

                        « Pour des gens qui n’ont pas besoin de nous, vous êtes quand même très demandeurs ... en particulier lorsqu’il s’agit de la formation de vos élites. »

                        Nous vous payons pour ces formations, non ? Et puis, si vous ne le faites pas d’autres le feront, peut-être pour moins cher...


                      • Cosmic Dancer Cosmic Dancer 27 juillet 2007 22:22

                        « Et puis, si vous ne le faites pas d’autres le feront, peut-être pour moins cher... »

                        Les Chinois, Makan ! Bon vent avec la Chine, modèle de tolérance, de respect des droits de l’homme et de respect de l’environnement !

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