Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > International > Au sommet de Riga : l’Afghanistan, le Proche-orient, le (...)

Au sommet de Riga : l’Afghanistan, le Proche-orient, le Darfour

La conférence de Riga, à laquelle les Etats-Unis ne sont pas étrangers, a été définie comme une « mutation stratégique », car elle devra préparer « la transformation de l’OTAN dans une ère nouvelle ». Cette nouvelle ère, dit-on, déjà, sera celle de la globalisation.

Le thème choisi pour la conférence de Riga, et auquel les Etats-Unis ne sont pas étrangers, est défini comme devant préparer « la transformation de l’Otan dans une ère nouvelle pour le monde ». Cette nouvelle, évoque-t-on, sera celle de la globalisation. Et dans ce cas précis, elle ne sera pas seulement économique et financière, mais dominée par des préoccupations d’ordre militaire dont on ne peut pas prévoir l’emploi.

Mais le but ultime sera, assure-t-on au sein de ses hautes sphères de l’organisation, d’assurer la paix et l’ordre dans le monde. Sinon, ce sera le déclin pour l’OTAN.

Ce sommet de l’OTAN, qui a inauguré ses travaux le 28 novembre, se tient pour la première fois dans un pays naguère situé au-delà du rideau de fer, et va se dérouler dans l’atmosphère feutrée des palais nordiques et selon la routine internationale qui a pour cadre cette courtoisie diplomatique convenue entre des pays membres qui ne sont pas forcément amis mais partenaires.

Pendant ce temps, la guerre continuera à faire rage en plusieurs points de la planète, et plus particulièrement en Asie centrale, au Moyen et Proche-Orient, et en Afrique sahélienne, sans que l’organisation atlantique puisse y changer quelque chose, comme l’ont laissé entendre les rapporteurs de la commission centrale de Bruxelles.

AFGHANISTAN

« L’Otan joue son avenir en Afghanistan », disait récemment un membre de l’assemblée parlementaire atlantique. C’est dire à quel point peuvent être décevantes depuis 1993 les opérations antiterroristes menées contre des seigneurs de la guerre et des talibans, soldats et « fous de Dieu » qui se servent encore du puissant armement que leur avait fourni dans les années 1980 la CIA américaine pour les aider dans leur lutte contre les divisions de l’URSS.

Si seulement les « super-agents » venus de Virginie avaient lu attentivement, le roman Les cavaliers, écrit par Joseph Kessel, ils auraient probablement été moins dépaysés qu’ils ne le sont encore aujourd’hui, malgré l’assistance, dans les coups durs, de quelques centaines de guerriers des forces armées françaises, détachés auprès d’eux dans le cadre de l’Otan hors des zones délimitées par le Traité de Washington.

Les talibans courent toujours, Ben Laden aussi. A moins qu’il ne soit mort dans son lit.

Si officiellement un pays nommé Afghanistan fonctionne dans le centre de Kaboul, avec un président qui fréquente, avec beaucoup d’allure, coiffé de son bonnet d’astrakan et couvert de sa djellaba en laine fine, les rencontres internationales, le pays réel vit toujours au Moyen Âge mais fait preuve d’assez de modernisme pour être redevenu le premier producteur mondial d’opium et suffisamment de pitié pour maintenir la charia et leurs femmes sous le « purda » ; le gouvernement Karzaï a grand mal à imposer son autorité. Celle-ci ne dépasse pas les limites de sa capitale tandis que les combats ne cessent. La guerre est mal engagée et le général David Richards, commandant en chef des troupes de l’Otan, vient de lancer un nouvel appel au secours : les 33 000 soldats sous ses ordres sont un effectif largement insuffisant pour parvenir à une victoire rapide.

Dans cette équipée se trouvent 2200 militaires allemands, 3000 britanniques, 2300 canadiens, 1140 français, et 1 400 militaires des Pays-Bas.

L’OTAN, POUR QUEL USAGE, OU DONC ?

On réalise avec stupéfaction que l’existence de l’OTAN telle qu’elle avait été conçue après la Seconde Guerre mondiale ne sert plus à rien depuis la disparition de la Guerre froide qui lui donnait une raison essentielle d’exister en contribuant à rendre impossible, par l’équilibre nucléaire de la terreur, une vitrification de la planète qui n’aurait pas manqué de se produire dans le cas d’une troisième guerre mondiale.

Mais la chute du mur de Berlin, l’écroulement du pacte de Varsovie, son adversaire, l’implosion de l’URSS n’ont pas mis fin à un conflit qui paraissait majeur à l’époque, celui d’Israël contre la Palestine, deux pays alors en guerre depuis quarante ans.

LE MOYEN-ORIENT

Depuis soixante ans aujourd’hui. Au Nord d’Israël, la situation de Beyrouth et du Liban est caractérisée par un climat d’incertitude et de mort violente depuis autant d’années.

Les effets du conflit israélo-palestinien que les Libanais malgré leur « sens des affaires » et leur subtil héritage de souplesse phénicienne dont la moitié d’entre eux - les chrétiens - se prévalent, n’ont pas pu éviter d’être submergés par une marée de quatre cent mille réfugiés palestiniens qui ont fui le mandat anglais de Palestine. Le même phénomène s’était produit en Jordanie en septembre 1970. Les Libanais n’avaient pas été les premiers à redouter une infiltration soviétique dans les rangs palestiniens. Ils ne furent pas les premiers. Déjà au mois de septembre 1970 (Septembre noir), pensant son pays menacé, le roi Hussein avait lancé ses « soldats bédouins », fidèles entre les fidèles, contre des camps de réfugiés palestiniens

L’implication du Liban, volontaire ou forcée, dans cette guerre, l’accueil et la place donnée au feddayins de Yasser Arafat ont changé l’ambiance libérale qui régnait dans ce pays naguère aussi paisible que la Suisse. Les ruptures provoquées dans la société libanaise entre les « clans », ou grandes familles traditionnelles, et les Palestiniens soupçonnés, ici comme ailleurs, au temps de la Guerre froide, de faire le jeu de l’URSS, comme l’avait fait le colonel Nasser, ont été à l’origine des premières exactions sanglantes auxquelles la milice des Ketaheb s’est livrée sur des Palestiniens « non-chrétiens » ou « chrétiens progressistes », en 1974 dans l’agglomération de Quarantina et dans les camps de réfugiés de Tal al Zaatar.

Ces massacres de plusieurs milliers de réfugiés ou fedayins ont provoqué des cicatrices ineffaçables, qui ne sont pas étrangères à l’assassinat du député Pierre Genayel ce mois-ci.

Ce qui n’empêcha pas - par ailleurs - (au Liban, les affaires sont les affaires) l’édification de solides fortunes par des entreprises du pays en construisant aux frontières, pour le compte de l’OLP, des fortifications autour du Fort Beaumont - aujourd’hui tenu par les Hezbollahs - ainsi que des casernes, des garages, des arsenaux sous-terrains construits pour eux en béton armé, dans le centre même de Beyrouth, aussi longs et larges que des lignes de métro.

De telles activités ont attiré sur leur « pays pacifique » l’enfer des bombardements israêliens pendant l’opération « Paix en Galilée » lancée en 1982, et provoqué la création de deux formations de « résistance patriotique » à Israël, sur le sol libanais, le Hamas et le Hezbollah en 1983.

Quand Yasser Arafat enlevé par une longue maladie, a disparu, la conduite de la guerre au Moyen-Orient a changé de caractère

Elles s’est élargie à l’Irak en 2003. Elle a affecté une zone beaucoup plus vaste sous de faux prétextes, mais dans le but de renverser le pouvoir en place, avant d’établir le contrôle des Etats-Unis sur les ressources pétrolières énormes de « Mésopotamie », les forces américaines, sous le commandement suprême du président Georges W. Bush, ont débarqué et occupé l’Irak.

Ayant demandé à un conseiller diplomatique français s’il n’était pas gêné, en sa qualité de socialiste, par le fait que son pays avait déjà livré à l’Irak, en guerre contre l’Iran, plus de 43 milliards de francs, il me répondit en exprimant cet argument qui n’a pas encore été démenti :

« Si nous laissions l’Irak perdre cette guerre, il serait démantelé et sa défaite provoquerait un chaos général au Proche-Orient. »

Vingt-trois ans se sont écoulés depuis cette conversation. L’Irak a été démantelé par l’intervention américaine. En face de lui, l’Iran se considère comme une puissance militaro- économique prédominante du Proche-Orient. Il marchande sa nucléarisation. La montée en puissance du chiisme et de l’intégrisme musulman, dont il est un des principaux inspirateurs, ses ressources en hydrocarbures, sa situation géopolitique, ajoutées à l’antiquité de l’histoire des Perses, incitent son président à s’exprimer avec le verbe haut et à menacer sans litote l’Etat juif d’Israël destruction.

On constate qu’il ne s’agit plus désormais d’un conflit frontalier entre deux petits pays qui se disputent un territoire, mais des prémices d’une guerre d’extermination dont le principal mobile n’est plus un partage de frontière, mais la manifestation d’une haine raciale et religieuse de l’islam de l’Etat contre lequel il manifeste la détermination de rayer de la carte l’Etat juif d’Israël et toute sa population.

Les faits le confirment. :

Le Hamas ayant disposé, depuis 1982, de vingt-trois ans pour d’organiser militairement, il a pu se faire élire démocratiquement, et former le nouveau « gouvernement » palestinien sans toutefois renoncer à rayer Israël de la carte.

Parallèlement, à l’intérieur même au Liban, le mouvement Hezbollah, formé par une majorité de citoyens libanais chiites, incluant un mouvement politique se chargeant d’un rôle social d’aide aux populations musulmanes les plus démunies, ainsi qu’une organisation dédiée à la formation de la jeunesse et d’un « bras armé » conseillé, financé et doté d’équipements militaires par l’Iran, la Syrie et la Chine, est parvenu, par la voie démocratique, à être représenté au Parlement, à obtenir deux sièges ministériels. libanais.

Ce « mouvement national » s’est cru justifié à lancer un commando contre l’armée israélienne. Dès lors, Jérusalem, au nom de la protection de sa sécurité, pouvait commencer la guerre de 34 jours, et détruire un bon tiers du Liban,

Que cette guerre se terminât sans victoire, cela n’avait pas été prévu, pas plus apparemment que la stratégie de la guérilla du Hezbollah. Cette guerre avait démontré - par l’absurde - à la surprise du monde entier que « Tsahal », la meilleure armée du Moyen-Orient, n’avait pas pu venir à bout dans une guerre dissymétrique, d’une armée de guérilla solidement équipée de systèmes d’armes modernes.

Mais les Israéliens, Hamas, Libanais, Hezbollah, Iraniens et Syriens ne sont déjà plus les mêmes protagonistes, ennemis mais « cousinant » volontiers dans les marges de leurs territoires.

I

L’énorme différence, semble-t-il, vient du fait que l’existence même d’Israël n’est plus seulement mise en cause par les Palestiniens pour un partage de terres mais également par l’Iran pour une raison purement idéologique et génocidaire. On se fixe pour objectif à Téhéran, dans les milieux proches de la présidence, la destruction des juifs d’Israël, non pas pour régler des conflits territoriaux mais parce qu’ils sont juifs. Poser la question sur la véracité de ce dessein équivaudrait à allumer un pétard pour voir s’il fonctionne bien.

Même problème pour le Liban, dont la Syrie - au moins son ministre de l’information - met en question la légitimité.

À l’origine des calamités actuelles, on trouve le partage du Proche-Orient rêvé par le colonel Lawrence et mis en pratique par les empires britannique et français, avec la complicité de leurs amis américains.

ll n’y a pas quinze jours, le ministre syrien de l’information, Mohsen Bilal le rappelait dans une conférence prononcée à Damas, que des accords avaient été conclus et signés en 1916 à Downing street, à Londres, entre Mark Sykes pour l’Angleterre et François Georges-Picot, pour la France. Une étude palestinienne en Suisse qualifie de « véritable dépeçage » le partage de l’espace compris entre la Mer Noire, la Méditerranée, la Mer Rouge, l’Océan Indien, et la Mer Caspienne.

Conclus dans le plus grand secret. Ils furent dévoilés plus tard par les Bolcheviks en Russie.

Selon ces accords cette région a été découpée de la façon suivante après la guerre de 1914-1918 :

1 Une zone bleue française, d’administration directe (Liban et Cicilie) ;

2 - Une zone arabe A, d’influence française (Syrie du nord et province de Mossoul) ;

3 - Une zone rouge anglaise, d’administration directe (Koweit et Mésopotamie) <?xml:namespace prefix /><o:p></o:p></SPAN
<
P></P>
<
class=MsoNormal style="BORDER-RIGHT: medium none; PADDING-RIGHT: 0cm; BORDER-TOP: medium none; PADDING-LEFT: 0cm; PADDING-BOTTOM: 0cm; MARGIN: 0cm 0cm 0pt; BORDER-LEFT: medium none; LINE-HEIGHT: 150%; PADDING-TOP: 0cm; BORDER-BOTTOM: medium none; TEXT-ALIGN: justify; mso-border-bottom-alt: double windowtext 2.25pt; mso-padding-alt: 0cm 0cm 1.0pt 0cm"><span style="font-family: Arial;">Une zone arabe Bd'influence anglaise, (Syrie du sud, Jordanie et Palestine) ;<o:p></o:p></span><p></p>
<p class="MsoNormal" style="border: medium none ; margin: 0cm 0cm 0pt; padding: 0cm; line-height: 150%; text-align: justify;"><span style="font-family: Arial;">5 - Une zone brune, d'
administration internationale comprenant St Jean d'Acre, Haïfa et Jérusalem. (Cf. Jean Pichon, {Le partage du Proche-Orient}, p. 92.)<span style="color: black;"><o:p></o:p></span></span></p>
<p class="MsoNormal" style="border: medium none ; margin: 0cm 0cm 0pt; padding: 0cm; line-height: 150%; text-align: justify;"><span style="color: black; font-family: Arial;">Ces dépouilles de l'
Empire turc au Proche-Orient furent partagées entre les princes hachémitesvenus de la péninsule 
arabique à Damas
avec le colonel Lawrence à dos de chameauCes chefs de tribus devinrent les souverains des nouveaux royaumes créés à l'occasion de cette distribution des prix franco-britannique. Et en plus, en tombant sur le « jackpot » du pétrole, ils se convertirent en hommes riches de la terre. <o:p /><p>&nbsp;</p>
<p style="border: medium none ; margin: 0cm 0cm 0pt; padding: 0cm; line-height: 150%; text-align: justify;" class="MsoNormal">La souveraineté franco-anglaise, doublée plus tard dans les années quarante par celle des Etats-Unis, attirés par l'
odeur de pétrole en Arabie saouditeserait sous-traitée par les monarchies propriétaires des gisements découverts.<o:/></p>
<
p style="border: medium none ; margin: 0cm 0cm 0pt; padding: 0cm; line-height: 150%; text-align: justify;" class="MsoNormal">Ce n'est que plus tard, en 1924, que la Palestine sous mandat britannique a été amputée de 70 % de son territoire pour créer la Jordanie. Mais ce nouveau royaume ne reçut en héritage que des ruines de l'Antiquité dans les sables de ses déserts.<o:/></p>
<
p style="border: medium none ; margin: 0cm 0cm 0pt; padding: 0cm; line-height: 150%; text-align: justify;" class="MsoNormal"><o:p> </o:p></p>
<
p style="border: medium none ; margin: 0cm 0cm 0pt; padding: 0cm; line-height: 150%; text-align: justify;" class="MsoNormal">Le ministre syrien avait conclu son exposé en estimant que <em>« cette restructuration de la carte politique et économique de Moyen-Orient nouveaune pourrait être remise en cause qu'au moyen d'une résistance organisée par l'union nationale de l'ensemble des peuples de la zoneCe n'est que grâce à ce regroupement que (seront possibles) la souveraineté complète des territoires et l'expulsion de l'occupant étrangers envahisseurs ». </em>Il aurait pu ajouter que la Syrie étant un pays de caravanes de chameaux, les empires coloniaux n'avaient pas eu grand-chose à « piller »La Grande-Bretagne la réserva à la France<em>.<o:/></em></p>
<
p style="border: medium none ; margin: 0cm 0cm 0pt; padding: 0cm; line-height: 150%; text-align: justify;" class="MsoNormal"><o:p> </o:p></p>
<
p style="border: medium none ; margin: 0cm 0cm 0pt; padding: 0cm; line-height: 150%; text-align: justify;" class="MsoNormal">Cette intervention prouve à quel point les causes historiques de la situation actuelle n'ont pas été oubliées en Syrie, qui convoite comme seule richesse&nbsp; un débouché sur la Méditerranée C'est une des raisons pour lesquelles elle vient de réaffirmer que selon ses exégètes politiquesle pays qu'on nomme Liban depuis 1924 fait en réalité partie d'un même terrritoiredécoupé en fonction des désirs et des intérêts de deux puissances coloniales de l'époque. Les chefs d'Etat ou de gouvernement réunis à Riga ne pourront pas manquer de se poser cette question :<o:/></p>
<
p style="border: medium none ; margin: 0cm 0cm 0pt; padding: 0cm; line-height: 150%; text-align: justify;" class="MsoNormal"><o:p> </o:p></p>
<
p style="border: medium none ; margin: 0cm 0cm 0pt; padding: 0cm; line-height: 150%; text-align: justify;" class="MsoNormal">&quot;Si vraiment le partage du Proche-Orient est tellement présent dans l'esprit de certains chefs d'Etat de la régionles nations occidentales qui possèdent maintenant de très vastes investissements dans l'exploitation des hydrocarbures appartenant à tous ces royaumes n'auraient-elles pas intérêt plutôt que de lancer des croisades moyenâgeusesà devenir des partenaires à parts égalesce qui leur permettraitcomme a dit un jour un habitant de Nazarethde rendre à César ce qui appartient à César et à Dieu ce qui appartient a Dieuquels que soient le nom et prénom qu'on lui donne ?&quot;<o:p /></p>
<p style="border: medium none ; margin: 0cm 0cm 0pt; padding: 0cm; line-height: 150%; text-align: justify;" class="MsoNormal"><o:p> </o:p></p>
<p style="border: medium none ; margin: 0cm 0cm 0pt; padding: 0cm; line-height: 150%; text-align: justify;" class="MsoNormal">Tout retour au passé est évidemment inconcevable. Ou alors il consisterait, si la logique syrienne devait être respectée, à rendre à la Turquie tous ces vastes territoires, Egypte et Soudan compris, qui faisaient partie de son empire il y a quatre-vingt-huit ans.<o:p /></p>
<p style="border: medium none ; margin: 0cm 0cm 0pt; padding: 0cm; line-height: 150%; text-align: justify;" class="MsoNormal"><o:p> </o:p></p>
<p style="border: medium none ; margin: 0cm 0cm 0pt; padding: 0cm; line-height: 150%; text-align: justify;" class="MsoNormal">Et si la folle hypothèse d'
un recours à la guerreet pour la fairede l'emploi d'armes de destruction massivesse posait chez certains des pays proche-orientauxquelle serait la réponse ?<o:/></p>
<
p style="border: medium none ; margin: 0cm 0cm 0pt; padding: 0cm; line-height: 150%; text-align: justify;" class="MsoNormal"><o:p> </o:p></p>
<
p style="border: medium none ; margin: 0cm 0cm 0pt; padding: 0cm; line-height: 150%; text-align: justify;" class="MsoNormal"><o:p> </o:p></p>
<
p style="border: medium none ; margin: 0cm 0cm 0pt; padding: 0cm; line-height: 150%; text-align: justify;" class="MsoNormal"><strong>Darfour</strong><o:/></p>
<
p style="border: medium none ; margin: 0cm 0cm 0pt; padding: 0cm; line-height: 150%; text-align: justify;" class="MsoNormal"><o:p> </o:p></p>
<
p style="border: medium none ; margin: 0cm 0cm 0pt; padding: 0cm; line-height: 150%; text-align: justify;" class="MsoNormal">Au cours de ces deux derniers moisd'octobre et de novembre, la crise du Darfour s'est étendue à la République centrafricaine etau Tchad voisin qui est actuellement assiégé par des forces rebellesDes cas d'attaques récurrentes dans les camps de réfugiés au Tchad sont rapportés. Les mêmes modes opératoires que ceux observés au Darfour sont employés par les milices armées. Viols de femmes et exactions commises sans distinction, notamment sur des enfants, sont à déplorer chaque semaine.<a name="Les_effets"></a> Les destructions, les villages rasés, la politique de la terre brûlée (attaque et vol du bétail, champs incendiés) forcent les populations à quitter leurs villages. Le bilan provisoire estimé est de quelque 300 000 morts et 2,4 millions de personnes déplacées au début 2006. Le bilan humain n'a pas cessé de s'alourdir depuis février 2003 : meurtres, viols, y compris de fillettes, sont rapportés par les témoins dans les camps de réfugiés. Les premières victimes de la crise sont les enfants. Les causes de mortalité infantile sont multiples : sousnutrition (un bol par jour d'<em>assida</em>, c'est-à-dire d'un mélange de farine et d'eau), maladies, diarrhées, provoquées par la pollution de l'eaublessurespneumoniefièvresAu mois de juillet 2004le Congrès des Etats-Unis a voté à l'unanimité une résolution pour qualifier de<em> génocide</em> les exactions commises au Soudan et dans sa province du Darfour.<o:p /></p>
<p style="border: medium none ; margin: 0cm 0cm 0pt; padding: 0cm; line-height: 150%; text-align: justify;" class="MsoNormal">Les efforts, en ordre dispersés, faits par l'
Union de l'Europe, en dépit d'une collaboration euro-africaine satisfaisanten'ont pas permis de modifier les conditions de cette situation catastrophique ; les Nations unies n'ont pu que constater l'échec de ces initiatives, paralysées par l'opposition systématique du gouvernement du Soudan à toute intervention étrangèreEt ce ne sont pas les 17 000 hommes encore présents sur ces vastes territoires du centre de l'Afrique qui pourront faire quelque chose.<o:p /></p><br /><p style="border: medium none ; margin: 0cm 0cm 0pt; padding: 0cm; line-height: 150%; text-align: justify;" class="MsoNormal"><o:p /></p>
<p style="border: medium none ; margin: 0cm 0cm 0pt; padding: 0cm; line-height: 150%; text-align: justify;" class="MsoNormal"><o:p> </o:p></p>
<p style="border: medium none ; margin: 0cm 0cm 0pt; padding: 0cm; line-height: 150%; text-align: justify;" class="MsoNormal">Au-delà des frontières du Soudan, au Tchad et en République centre-africaine, se manifestent également en permanence des incursions de rebelles régionaux à cheval ou venus des confins frontaliers du Darfour effectuer des « rezzous » à bord de leurs 4x4 japonais.<o:p /></p>
<p style="border: medium none ; margin: 0cm 0cm 0pt; padding: 0cm; line-height: 150%; text-align: justify;" class="MsoNormal"><o:p> </o:p></p>
<p style="border: medium none ; margin: 0cm 0cm 0pt; padding: 0cm; line-height: 150%; text-align: justify;" class="MsoNormal">Toutefois la dernière tentative de raid effectuée en direction de N'
Jamenaavaitselon les observateursun caractère politiqueDes déserteurs de l'armée tchadienne recrutés par l'Union démocratiquequi a pour projet l'éviction du président Deby, ont été une fois encore contenus puis repoussés par l'armée tchadiennetandis que le contingent français d'un millier d'hommes de l'opération « Épervier » se trouve en état d'alerte.<span style="line-height: 150%;"> </span>Depuis plusieurs moisune violence croissante se manifeste à l'Est du Tchad comme conséquence de l'extension du conflit soudanais au Darfour voisin.<o:/></p>
<
p style="border: medium none ; margin: 0cm 0cm 0pt; padding: 0cm; line-height: 150%; text-align: justify;" class="MsoNormal">Le représentant de la France a souligné lundi que les dernières attaques rebelles <em>&quot;montrent à nouveau la gravité de la situation et l'urgence qu'il y a à ce qu'une présence internationale puisse être déployée à la frontière entre le Tchad et le Darfour</em>&quot;.<o:p /></p>
<p style="border: medium none ; margin: 0cm 0cm 0pt; padding: 0cm; line-height: 150%; text-align: justify;" class="MsoNormal"><o:p> </o:p></p>
<p style="border: medium none ; margin: 0cm 0cm 0pt; padding: 0cm; line-height: 150%; text-align: justify;" class="MsoNormal">© Bertrand C. Bellaigue novembre 2006<o:p /></p>
<div></div>


Moyenne des avis sur cet article :  4.67/5   (12 votes)




Réagissez à l'article

2 réactions à cet article    


  • Antoine Diederick (---.---.179.248) 1er décembre 2006 00:01

    sympa, vous avez fait le suivi suite à votre article précedent....l’Otan...

    Je crois qu’il y a à peu près 300 militaires belges en mission la-bas. Le américains veulent mettre la pression sur leurs alliés mais n’obtiendront peut-être pas grand chose...

    Pour l’opium, je ne vois qu’une solution la défoliation et le napalm genre Vietnam....mais nous nous doutons que tout ceci fait partie d’une stratégie géo-politique qui n’est pas forcement celle de nos intérêts...sauf si quelqu’un peut me prouver le contraire.

    Il faut bien dire que les us ont très mal géré cette question depuis 20 ans....

    Sur les questions de défense la force d’intervention européenne au Congo-Zaïre n’a pas les faveurs des commentaires de la presse belge.

    Comme disait un journaliste italien sur tv5, l’Europe de l’hypocrysie européenne veut que nous ne prenons pas bien notre défense militaire en main....

    Les questions héritées de la guerre froide sont vraiment un problème....aujourd’hui....

    J’ai lu rapidement votre article et donc je ne vais pas longtemps commenter....il est tard.

    Bonne nuit.


    • anis (---.---.156.209) 16 février 2007 17:58

      il on tfela et meme l’état ne di pa tous il von pas en afganistan lé américain et lrest pour les taliban soi disan il vont la bas pour lpétrol et lhydrocarbure encore des ressource dotre pays qu’ils utilisent faudrait faire quelque chose baucoup de gens le saven mes des nouvelles génération et des gens qui ne le savant pas en afganistan il ya la mer caspienne qui a comme ressource le pétrol et lhydro carbur les américains ils voulaient rentré de force pas pour les talibans les vidéos qui nous ont montré avc des camp dentrainement son des mise en scene ils tuent en implicant d’autre pays avec eux surement quil doiven avoir une part et ils tuen des gens je me demande qui pas des taliban en tous cas peutetre des gen qui on été capturé ou des gens qui déffenden leur pays on ne sai pas et ils nous cachen ils on trouvé leur escuse ils on tracé leur plan ils on fait des clan ils torture les gen et on les laisse faire... car on ne peut rien faire... mais on veut la vérité LES INFORMATION NE DI PAS TOUS

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès