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Accueil du site > Actualités > International > Avec le nucléaire, on tourne en rond !

Avec le nucléaire, on tourne en rond !

Alors que quelques adorateurs inconditionnels du nucléaire continuent obstinément de le défendre, on ne peut que constater l’impasse dans laquelle cette énergie dangereuse à plongé la planète, pour commencer par le Japon, et pas seulement, puisque la France est aussi menacée.

A Fukushima, le long et compliqué démantèlement continue laborieusement, et si l’exploitant s’est récemment félicité d’avoir presque fini la vidange de la piscine de refroidissement du réacteur n°4 (il ne resterait plus que 11 assemblages usés à être encore dans la piscine, et 180 assemblages neufs, à quoi il faut ajouter que 3 (sur les 11 restants) ne sont pas en bon état, ce qui va compliquer sérieusement la tâche) il devra surtout s’occuper des 3 autres piscines, opération beaucoup plus complexe, vu les niveaux très élevés de pollution, (lien) les réacteurs 1 et 3 ne pouvant être approchés à cause de l’intense radioactivité qui s’en dégage (lien) impliquant l’usage de robots, qui peuvent subir des dommages irrémédiables dus aux rayons ionisants. lien

Les mesures prises récemment par des équipes du LSCE (VNRE, CEA, UVSQ) conjointement avec des universitaires japonais, ont démontré l’étendue de la pollution au plutonium dans une bonne partie du pays, jusqu’à 45 km du site accidenté (lien) alors que d’autres scientifiques ont apporté la preuve que ce plutonium s’était invité jusqu’à 120 km du site dévasté. lien

Rappelons que la période (ou demi-vie) du plutonium est de 24 000 ans, perdant ainsi seulement la moitié de sa radioactivité. lien

En attendant, les immenses réservoirs d’eau radioactive continuent de se remplir, à fuir, et à se multiplier. lien

Tous les jours, Tepco pompe 750 tonnes d’eau polluée par la radioactivité qui sévit dans la centrale, dont 350 tonnes partiellement filtrées, sont réintroduites dans le système de refroidissement des réacteurs.

Toutes les 60 heures, il faut ajouter un réservoir de stockage, et l’exploitant semble fâché avec les chiffres quand il affirme qu’il n’y aurait que 350 000 tonnes d’eau stockées, affirmation facilement démentie si l’on veut bien vérifier la réalité sur le terrain, puisque l’eau radioactive stockée y dépasse les 500 000 tonnes. lien

Ce qui n’étonne personne, Tepco, depuis le début de la catastrophe, ayant démontré sa capacité à dissimuler la vérité, ou à la déformer.

Finalement, fin octobre, Tepco et les autorités japonaises ont fait savoir que l’enlèvement du combustible fondu du réacteur n°1 aurait 5 ans de retard par rapport à l’agenda établi : l’opération devant initialement avoir lieu en 2020lien

Ce démantèlement qui devait durer 40 ans sera donc fatalement beaucoup plus long.

Quant à la facture initiale, d’après une étude récente menée par Kenichi Oshima, professeur d’économie environnementale à l’université Ritsumeikan, le montant serait double de ce qu’il était prévu, atteignant aujourd’hui les 80 milliards d’euros.

Ce montant qui parait énorme ne prend en compte que les effets directs provoqués par l’accident, et ne concerne que la gestion du site et l’indemnisation : en France, l’IRSN (institut de radioprotection et de sûreté nucléaire), évoque un chiffre qui atteint les 450 milliards, en comptabilisant aussi tous les effets indirects. lien

D’ailleurs si l’on prend Tchernobyl comme élément de comparaison, on sait que la catastrophe a déjà couté plus de 500 milliards de dollars (soit 400 milliards €) (lien) et d’après la Bank of America, en 2011, Fukushima était déjà estimé à 130 milliards de dollars (soit 104 milliards €) lien

Or à Tchernobyl, seul un réacteur était concerné : à Fukushima, 3 réacteurs ont fondu.

Sur le chapitre de la finance, les japonais ont découvert qu’un possible conflit d’intérêt concernait Yoichi Miyazawa, le nouveau ministre de l’industrie : il possède 600 actions de Tepco, mais il a déclaré que « cela ne posait pas le moindre problème (…) ça ne va pas affecter sa façon de décider ». lien

Il voudrait donc redémarrer 2 réacteurs, mais il doit passer par la case « premier ministre » pour espérer l’emporter début 2015. lien

On en sait un peu plus sur ce qui s’est passé au moment de l’accident grâce au témoignage de Masao Yoshida qui était le directeur du site à ce moment : 90% des cadres de la centrales auraient déserté le site, des les premières explosions, malgré l’ordre de la direction, allant se réfugier à 10 km de là pour tenter d’échapper aux radiations. lien

Quittons le Japon pour nous tourner vers la Finlande, pays dans lequel Areva à vendu un EPR déjà célèbre pour l’explosion de son prix, et l’énorme retard pris pour ce chantier.

Considérant cette situation inacceptable, TVO, le futur exploitant du site, a décidé de réclamer 2,3 milliards d’euros à Areva et Siemens.

Il faut rappeler que cet EPR avait initialement été estimé à 3 milliards d’euros, et que la facture s’est quasi multipliée par 3.

Mais c’est en France, l’un des pays les plus nucléarisé du monde, qu’il nous faut nous rendre maintenant.

Aujourd’hui, de l’aveu même des autorités, la question n’est plus de savoir si un accident nucléaire identique à Tchernobyl, ou Fukushima, peut se produire en France. lien

C’est en tout cas ce qu’écrit Thierry Gadault dans son livre « EDF, la bombe à retardement » (éditions First) que l’ont peut résumer à cette phrase qu’il propose : « la question n’est plus de savoir s’il y aura un accident nucléaire grave en France, mais quand et où ? ». lien

François Lévêque a publié, le 27 février 2013, une thèse sous le titre : « le risque d’accident nucléaire majeur : calcul et perception des probabilités ».

Il écrit : « la probabilité d’un accident de fusion de cœur l’année prochaine en Europe est de 4,4 (mal) chance pour 1000 », bien loin de l’estimation optimiste de Dessus et Laponche, qui avec des paramètres discutables proposaient le chiffre de 0,72. lien

Ajoutons pour la bonne bouche que ERDF a mis un projet de gazoduc en route, et l’entreprise n’ayant manifestement pas peur, malgré les inquiétudes émises par l’ASN (autorité de sureté nucléaire), a décidé de faire passer le gazoduc sous le canal Donzère-Mondragon, destiné au refroidissement des réacteurs nucléaires du Tricastin, ce que déplore lucidement l’eurodéputée Michèle Rivasi évoquant « un effet domino inacceptable ». lien

On peut signer une pétition contre ce tracé sur ce lien

On peut en effet imaginer facilement ce qui se passerait si des terroristes s’en prenaient à ce gazoduc, faisant éventuellement coup double, avec la centrale nucléaire du Tricastin. lien

A ce sujet, les drones continuent de survoler les centrales nucléaires du pays, sans réaction efficace des autorités, à part déposer des plaintes, menacer, ou arrêter quelques aéromodélistes innocents, ce qui semble bien anodin. lien

Ce qui a poussé le député socialiste Jean-Yves Le Deaut, président de l’OPECST (office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques) à demander le 7 novembre dernier «  de faire cesser les désordres que constituent les survols de centrales nucléaires par des drones  » (lien) ce qui ne les empêche pas de continuer. lien

Alors bien sûr, certains sont convaincus que ces petits drones ne représentent pas un danger, même si certains ont 2 mètres d’envergure, ce qui laisse supposer qu’ils pourraient transporter des explosifs…mais d’autres vont plus loin. lien

Ils imaginent, comme l’IDEX (international défense exhibition) qu’ils pourraient être un vecteur offensif majeur, en utilisant des faisceaux dirigés d’énergie électromagnétique capables de faire subir des dommages à l’électronique des sites nucléaires. lien

D’autres supposent que ces drones auraient pu filmer les sites pour préparer une action. lien

En résumé, est-il raisonnable de s’obstiner à défendre une industrie si fragile, si dangereuse, cible potentielle d’attentats, sachant qu’elle est déjà sujette à caution, au vu du millier d’incidents annuels constatés par l’ASN, (lien) au vu aussi des défauts connus ?

Entre les cuves fissurées, (lien) impossibles à changer, les sommes pharaoniques qu’il faudrait engager pour rendre les centrales un peu plus sures, et l’impossibilité actuelle de gérer les déchets dangereux qu’elles produisent, alors qu’il y a tant d’alternatives propres et faciles, qui peut être totalement rassuré par cette énergie ?

Le rayon estimé dangereux par les autorités ne dépasse pas quelques kilomètres, alors que, comme on l’a vu au Japon, le plutonium se disperse au-delà des 100 km autour d’un site, ce qui rend la quasi-totalité du territoire national menacé en cas d’accident majeur. lien

De plus, les comprimés d’iode sont difficiles d’accès et leur action relativement limitées face au danger radioactif (lien)… Greenpeace vient d’en faire un canular. lien

Pour toutes ces raisons, le 15 novembre prochain, des citoyens inquiets et motivés vont occuper des ronds points dans toute la France, à proximité des centrales nucléaires, avec détermination et banderoles portant des messages tels que : « avec le nucléaire on tourne en rond », ou « Tchernobyl, Fukushima, à qui le tour ? » lien

On peut signer un appel sur ce lien.

Comme dit mon vieil ami africain : « l’école devrait nous apprendre le futur compliqué au lieu de se limiter au passé simple ».

L’image illustrant l’article vient de « ww. gurumed.org »

Merci aux internautes de leur aide efficace

Olivier Cabanel

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326 réactions à cet article    


  • jako jako 14 novembre 2014 09:35

    Bonjour Olivier, juste pour info il vient d’y avoir un incident en Belgique ce matin, mais je n’ai pas encore d’infos précises. Apparemment destruction d’un groupe electrogène (qui ne pollue pas bien sûr) bonne journée.


    • olivier cabanel olivier cabanel 14 novembre 2014 09:40

      jako

      oui, j’ai vu ça... les riverains ont entendu une explosion qui se serait produite dans un groupe électrogène...il n’y aurait pas de conséquences sur l’environnement... comme d’habitude.
       smiley
      voila les premières infos, sur ce lien
      merci d’avoir été attentif...


    • jako jako 14 novembre 2014 10:19

      merci pour le lien, heureusement aucun danger ! smiley petit soucis c’est à 30km de chez moa smiley et ya aussi Fleurus à 20km... bon je fonce sur votre article.


    • Murphy 14 novembre 2014 11:19

      Jako : il y a surtout plusieurs dizaines de sites Seveso dans un rayon de 30 km de chez vous ...

      http://carto1.wallonie.be/CIGALE/viewer.htm?APPNAME=OGEAD&APPMODE=VIEWER&Layers=1111000000000000000000000000000000000000111


    • Gaston Lanhard 14 novembre 2014 16:47

      faire peur c’est bien ça. Un groupe électrogène qui flanche et hop c’est la preuve que le nuc est dangereux.


    • Gaston Lanhard 14 novembre 2014 16:49

      Surtout tous les hôpitaux et les cliniques. Eh oui ils utilisent du gaz comprimé, oxygène notamment.


    • confiture 14 novembre 2014 18:50

      mais keski dit gaston ? un groupe sur une central nuk ne sert pas à la clim mais au secours pour le refroidissement, donc si central kapoute et événement surgit ya kaboum baboum comme à fuku, toi comprendre ?


    • Citrik_Elektrik Citrik_Elektrik 14 novembre 2014 22:44

      Il n’y a pas qu’un seul groupe électrogène de secours...


    • robert 16 novembre 2014 10:58

      cirtik, à flutte alors , que n’y a t’on pensé à fuku !


    • colere48 colere48 14 novembre 2014 09:51

      Bonjour Olivier
      J’apprécie votre article, pertinent et modéré, très rare sur un tel sujet.
      Décidément nous laissons un bien triste héritage à nos enfants et petits-enfants !!  smiley


      • colere48 colere48 14 novembre 2014 09:53

        goufffff ... le smiley  smiley


      • bibou1324 bibou1324 14 novembre 2014 10:59

        Le nucléaire n’est pas l’énergie idéale, on est d’accord.


        Par contre, lorsque vous dites « ’il y a tant d’alternatives propres et faciles », c’est n’importe quoi. Il n’existe actuellement aucune alternative réaliste au nucléaire, en France.

        Le charbon, c’est bien pire en terme d’impact sur les habitants, demandez aux chinois. Puis on n’a plus des masses de mines de charbon en France. L’éolien, c’est très moche, ça bute les oiseaux et autres chauve souris et ça ne produit pas grand chose. L’hydro-électrique, il n’y a pas pire pour dézinguer toute la faune des rivières et on arrive déjà à saturation sur les cours d’eau. Le solaire, c’est très polluant à produire et ça ne génère que peu d’électricité.

        Reste l’achat à l’étranger, mais non seulement on ne peut pas se le permettre financièrement, mais en plus ça ne fait que déporter la pollution.

        Alors finalement, le nucléaire, en attendant une certaine décroissance de la demande énergétique grâce aux nouvelles normes, non ce n’est pas parfait, mais c’est le seul choix que nous avons.

        Ou alors, j’attend vos alternatives.

        • olivier cabanel olivier cabanel 14 novembre 2014 11:38

          bibou

          vous me surprenez !
          j’ai écris un certain nombre d’article prouvant que l’alternative est possible, et pas dans dix ans, ou vingt ans...avec chiffres, preuves, à l’appui.
          le dernier est sur ce lien
          les autres sont dans la liste qui se trouve à la fin de l’article...
          à + ?

        • Gaston Lanhard 14 novembre 2014 16:52

          Dans le temps il y avait un dessinateur humoriste Gébé qui avait trouvé une alternative au nucléaire : la turbine et la dynamo dans les chasses d’eau. Sur le papier ça peut marcher.


        • olivier cabanel olivier cabanel 15 novembre 2014 08:56

          lanhard

          en tout cas sur le papier, vous nous faites bien marcher...
          j’aurais pu dire « perdre notre temps », en se rappelant de cette jolie phrase attribuée à Frédéric Dard, qui lorsqu’il évoquait ceux qui nous faisaient perdre notre temps disait ceci.

        • Gaston Lanhard 15 novembre 2014 14:08

          @CABANEL,

          En fait vous n’êtes qu’un adepte de Hans Jonas pour qui le mensonge peut être pédagogique s’il fait suffisamment peur. Eh oui l’heuristique de la peur vous connaissez bien. Alors mentir, déformer, agglomérer, amplifier ne vous gène pas du moment que c’est pour votre sal.e cause. des milliers de chômeurs doivent vous gratifier de votre entêtement mensonger. vous vous cachez derrière la cause de l’écologie pour en fait détruire ce qui fait le progrès. vous n’êtes qu’un malthusien pour lequel l’humanité est le problème de la Nature. Architecte chansonnier certainement mais néo-païen certainement. Mais je crois le temps des mensonges construits finis. CIAO !
          Ah ! la radioactivité dans les tour de refroidissement quelle belle invention mensongère, techniquement impossible. En revanche je vous invite à aller mesurer les émissions radioactives des fumées de charbon des centrales allemandes qui semblent avoir votre faveur, pour voir là où se trouve la vraie radio activité par concentration de radioactivité naturelle.. Mais chut, c’est eux qui vous financent.

        • Murphy 14 novembre 2014 11:05

          « Les mesures prises récemment par des équipes du LSCE (VNRE, CEA, UVSQ) conjointement avec des universitaires japonais, ont démontré l’étendue de la pollution au plutonium dans une bonne partie du pays »

          Même si toute polution est indésirable, il est utile de savoir quelle est l’ampleur de cette polution. Voici les conclusions de l’étude en question :

          « L’activité totale des échantillons en plutonium marqués par les retombées de Fukushima reste du même ordre de grandeur que celle des échantillons marqués par les seules retombées atmosphériques des années 1960. »


          • olivier cabanel olivier cabanel 14 novembre 2014 11:41

            murphy

            bien sur, bien sur... sauf que la norme n’empêche pas le danger, et vous le savez très bien.
            des personnes ont été exposées a des doses radioactives sans pour autant qu’elles aient eu un problème de santé, mais d’autres ont hérité d’un cancer avec des doses qui ne dépassaient pas la norme...
            vous savez comme moi que les doses s’accumulent, 
            ainsi si une personne consomme des champignons qui n’ont que 200 becquerels au kilo de césium 137, (donc en dessous de la norme) mais qu’elle en consomme régulièrement, elle va accumuler ce césium dans son corps, avec les conséquences qu’on imagine.
            de quoi doucher votre optimisme ?
             smiley

          • Murphy 14 novembre 2014 12:48

            « la norme n’empêche pas le danger »

            Il y a plus de raisons d’évacuer Paris pour cause de polution que d’évacuer les zonnes contaminées par la dose de plutonium mentionnée dans vos études. Il faut rester cohérent.

            « vous savez comme moi que les doses s’accumulent »

            Et selon vos calculs, quelle serait la dose d’une personne vivant toute une vie en présence du débit de dose équivalent aux traces de plutonium mentionnées dans l’étude ? Cela est-il significatif ?


          • olivier cabanel olivier cabanel 14 novembre 2014 13:26

            mruphy

            vous connaissez j’imagine la loi qui porte votre pseudo ?
            la réponse est donc dans la question.
             smiley

          • Murphy 14 novembre 2014 15:47

            « vous connaissez j’imagine la loi qui porte votre pseudo ? »

            Oui, vous me la rappellez sans cesse. Généralement, on radote quand on est vieux, mais ici, je suspecte plutôt une manière d’éluder les problèmes.


          • Calva76 Calva76 16 novembre 2014 20:16

            Je pense que l’origine du problème vient un peu des deux Murphy :
            Nous sommes confronté à un vieillard radotant. smiley
            Cette usure prématurée est probablement due à son sacerdoce. smiley
            .
            Quand à ce qui est d’éluder les questions et les problèmes la je pense que c’est inné et donc malheureusement incurable. smiley


          • Christian 14 novembre 2014 13:06

            Personnellement je n’ai rien contre l’abandon du nucléaire, encore ne faudrait-il pas rêver. On subventionne à fond les énergies instables, solaires et éoliennes, en sachant parfaitement que l’alimentation en électricité doit être assurée 24h sur 24. Donc si l’on songe à une substitution il est impératif de subventionner à part égale le stable et l’instable
            Stable : hydraulique, fossile (qui produit du CO2 et des polluants soit dit en passant), géothermie
            Instable : solaire, éolien

            Mais la part du nucléaire est tellement énorme en France que l’on se demande s’il n’est pas plus sage de compter sur des nouvelles générations nucléaires plus sûres et plus propres...

            D’ailleurs j’aimerais bien connaître, chiffres et coûts à l’appui, le projet du remplacement du nucléaire...


            • raymond 2 14 novembre 2014 13:23


              Globalement le nucléaire neuf est plus cher que l’éolien et le solaire mais le nucléaire usé a la corde et rafistolé avec quelques bouts de ficelles est au prix de l’éolien.


            • olivier cabanel olivier cabanel 14 novembre 2014 13:34

              christian

              que vous soyez pour ou contre l’abandon du nucléaire ne fait que vous concerner.
              mais, si je peux vous donner un modeste conseil, essayez de ne pas vous cantonner à ces énergies qui sont intermittentes (et non instables, comme vous le dites à tort)
              (si j’utilisais l’adjectif instable, ce serait pour le nucléaire, vu ce que nous avons déjà vécu)
              or, il se trouve que les énergies propres ne sont pas toutes intermittentes.
              prenons par exemple l’hydraulique respectueux de l’environnement (micro centrales, hydrauliennes etc) ou le méthane fabriqué (savez vous que le méthane productible pourrait faire tourner tous les véhicules du pays, poids lourds compris ?) ou la géothermie de moyenne profondeur...
              ajoutons pour la bonne bouche l’énergie magnétique chère à Tesla... et d’autres solutions...
              nous avons largement dans notre pays la possibilité de fermer les réacteurs nucléaires du pays quasi du jour au lendemain, 
              il ne suffit que d’une volonté politique.
              merci de votre commentaire.

            • Christian 14 novembre 2014 13:36

              Oui mais l’éolien et le solaire ne remplacent pas le nucléaire, ils peuvent tout au plus diminuer la part stable. Donc il faut une énergie stable en plus de l’éolien et du solaire, laquelle ?


            • olivier cabanel olivier cabanel 14 novembre 2014 13:37

              raymond

              oui le nucléaire est cher, je dirais meme très cher, car si on ajoute le prix du démantèlement des centrales qui va couter la peau des fesses, ou la gestion des déchets, ou le prix d’un accident majeur, le nucléaire est très cher.
              s’il persiste encore, c’est qu’il y a soit des obscurantistes qui y croient désespérément, (peut etre que çà les fait vivre) ou des lobbys qui y ont un intérêt (provisoire)
              je dis provisoire car le jour ou ils verront le vent tourner, ils changeront d’avis et investiront en masse dans les énergies propres.
              merci de votre commentaire. 

            • olivier cabanel olivier cabanel 14 novembre 2014 13:39

              christian

              nos commentaires ont du se croiser
              si vous voulez bien lire l’article « l’énergie en partage » proposé en liste à la fin de celui ci, vous aurez la preuve que les alternatives existent.

            • Christian 14 novembre 2014 13:43

              Olivier, vous me lisez mal.
              L’hydraulique est respectueux de l’environnement et c’est une énergie permanente (puisque vous y tenez). Il y a cependant des cas ou elle ne respecte pas l’environnement comme dans les débits minimums pas respectés et aujourd’hui les écolos sont particulièrement contre l’hydraulique.
              Quant au méthane, c’est permanent mais ça pollue et ça produit du CO2 aussi.


            • slave1802 slave1802 14 novembre 2014 13:48

              ça ne réponde pas à la question. qui est pourtant claire :

              A combien estimez-vous les dépenses pour produire à minima autant de KWh que le nucléaire avec d’autre méthode plus respectueuse de l’environnement ?

              C’est un chiffre qu’il serait pourtant intéressant de connaitre pour ce faire un avis indépendant non ?

              Et ne me répondez pas que ça couterait la même chose que le nucléaire actuel. D’une part ce n’est pas un chiffre précis mais surtout la mise à l’arret de toutes les centrales de France ne ferait pas passer instantanément le budget nucléaire à zéro, il faudra bien continuer à les surveiller et à les maintenir en état puis à les démanteler. Quel que soit le choix de production, ce cout là est incompressible.


            • raymond 2 14 novembre 2014 15:08

              @christian non l’éolien et le solaire seul ne peuvent pas techniquement remplacer le nucléaire.

              Mais il le peu si on considère nos 25 GW installé d’hydraulique pouvant servir à combler les manques, de plus une partie de l’hydraulique pourraient être modifié et fonctionner en STEP. Comme le dit Olivier reste aussi le méthane pour réguler.

              Faire fonctionner une machine à laver à 19 heures c’est possible si on a eu du soleil dans la journée et si cette machine a une prise d’eau chaude chose très rare en France. Le solaire thermique est un peu oublié mais pourtant très rentable.

              Désolé pour les détails technique. Et tous cela bien moins cher qu’un accident nucléaire.


            • Murphy 14 novembre 2014 15:55

              « Globalement le nucléaire neuf est plus cher que l’éolien et le solaire mais le nucléaire usé a la corde et rafistolé avec quelques bouts de ficelles est au prix de l’éolien. »

              C’est sûrement pour ça que de nombreux pays continuent d’invesitir dans le nucléaire. L’éolien, c’est pas assez cher et pas assez dangereux.


            • tf1Groupie 14 novembre 2014 16:55

              slave1802 ;

              Vous n’aurez jamais ici de réponse chiffrée, car elle serait sans doute « désagréable » pour les grands théoriciens écologiques.
              Vous serez juste copieusement moinssé.

              Moi j’ai fait le test financier pour installer du solaire sur mon pavillon.

              Y avait pas photo : pour un investissement sur 10 ans, le solaire revenait 4 fois plus cher qu’EDF et ceci en supposant que mon installation ne nécessitait aucune maintenance.

              ça ne veut pas dire qu’il n’y a pas d’alternative au nucléaire, mais que la réponse est loin d’être simple et qu’ici les idéologues refuseront tout débat honnête et quantifié.

              Si le nucléaire n’avait pas de viabilité financière et technique, la question serait déjà réglée, il serait déjà en cours d’abandon.
              Pour contourner cette évidence dérangeante on s’amusera à vous parler de « volonté politique ».

              S’il y avait une vraie alternative au charbon (qui est une saloperie écologique), celui ne serait pas en progression.



            • Gaston Lanhard 14 novembre 2014 16:56

              Si le nucléaire était cher ; alors pourquoi la loi NOME fixe à 42€/MWh le prix de livraison aux concurents d’EDF ?


            • Layly Victor Layly Victor 14 novembre 2014 17:24

              raymond 2
              on a déjà discuté de tout çà, mais vous ne voulez rien savoir. Malgré les subventions de l’état, l’électricité est deux fois plus chère en Allemagne qu’en France. Et c’est tellement merveilleux, les renouvelables, que l’Allemagne vient de stopper ses subventions


            • raymond 2 14 novembre 2014 18:33

              Vous dites vraiment n’importe quoi exemple dans le seul éolien dans le monde a une croissance de 19% en 2013.
              http://www.actu-environnement.com/ae/news/renaissance-industrie-nucleaire-16197.php4
              2004 avant fukushima :

              Depuis 2004, les investissements dans les énergies renouvelables ont pratiquement quintuplé. Selon Bloomberg Energy Finance, l’investissement cumulé dans les énergies renouvelables a augmenté de plus de 1000 milliards de dollars depuis 2004, alors que dans le même temps les investissements dans le nucléaire n’ont canalisé que 120 milliards de dollars

              Prouvez moi le contraire vous avez menti !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

              N’oubliez pas que les états ont besoin du nucléaire pour fabriquer des BOMBES. En gros les états construisent un peu de nucléaire les investisseurs des ENR.


            • raymond 2 14 novembre 2014 18:34

              Car elles n’en ont plus besoin finissez vos phrases bon dieu.


            • olivier cabanel olivier cabanel 14 novembre 2014 18:43

              raymond

              ne perdez pas votre temps avec ce victor, c’est un obscurantiste qui manie la mauvaise foi sans le moindre scrupule, et quand il est a cours d’argument, en vient à manier l’insulte, ...
              il vaut mieux le plaindre.

            • olivier cabanel olivier cabanel 14 novembre 2014 18:54

              christian

              le méthane est un gaz, il est préoccupant quand il n’est pas brûlé, car il est 23 fois actif en terme de réchauffement climatique que le CO²...mais quand il est brulé, il ne produit guère de pollution.
              quand à l’hydraulique, il peut etre dommageable pour l’environnement quand il ne le respecte pas, qu’il est surdimensionné, mais il y a des solutions hydrauliques respectueuses de l’environnement, ou usine marémotrice, hydroliennes, par exemple, ou micro centrales, lorsque seulement une partie d’un fleuve est détourné pour produire de l’énergie, et remise dans le fleuve ...et notre pays a un potentiel très important en la matière.

            • Murphy 14 novembre 2014 20:30

              « Vous dites vraiment n’importe quoi exemple dans le seul éolien dans le monde a une croissance de 19% en 2013. »

              Quand on part de presque rien, il n’est pas difficile d’avoir un taux de croissance à 2 chiffres.

              Il est intéressant de voir quels sont les pays qui investissent le plus dans les éoliennes :

              http://www.thewindpower.net/statistics_countries_fr.php

              Ce sont les pays riches, qui peuvent se le permettre, pas les pays pauvres. C’est trop cher.

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