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Accueil du site > Actualités > International > Avec ou sans la turquie : baisse du nombre des migrants

Avec ou sans la turquie : baisse du nombre des migrants

Alors que les négociations avec la Turquie sont engagées pour que cette dernière accepte de reprendre les migrants qui seraient déjà passés en Europe (et elle fait monter les enchères pour cela), les européens perdent de vue que la crise migratoire est en train de diminuer et que le nombre de migrants a déjà commencé à diminuer !

 La solution au problème est déjà là : les fermetures progressives des frontières sur la route des Balkans ont atteint les résultats escomptés : le nombre de réfugié diminue. Chaque pays ayant successivement fermé ses frontières (et ainsi anéanti l’utopie qu’était l’Espace Schengen) a placé celui en amont dans une situation intenable : les hongrois et autrichiens en fermant leurs frontières ont obligés les pays balkaniques à faire de même : Serbie et Macédoine ont fermé les leurs et désormais la Grèce se retrouve dans une situation difficilement tenable.

 Elle va devoir à son tour fermer les siennes que Tsipras le veuille ou non si un accord n’est pas trouvé avec la Turquie : ce qui implique de refouler les migrants qui arrivent sur son territoire en mer Egée. Les centres dans les Iles ne peuvent guère accueillir des dizaines de milliers de personnes en réalité. L’Espace Schengen est donc mort de sa belle mort (voir http://www.christophebugeau.fr).

 Le nombre d’entrée a connu un pic à l’automne du fait de l’appel d’air créé par Angela Merkel et son envie d’immigrants pour combler le déficit de naissance allemand (81,9 millions d’habitants dont 8,2 millions d’étrangers en 2015 et 80,2 en 2011, or il y a environ 680 000 naissances pour 860 000 décès chaque année donc la population n’augmente que par l’immigration).

 Ainsi, en 2015 sur 1 million d’entrées en Europe, le maximum a été atteint sur les mois de septembre-décembre avec 656 000 sur cette période (soit 64,6 %). En 2014, à l’inverse, l’on était à 216 000 sur l’année et à une baisse sur ces 4 mois qui sont difficiles pour traverser la mer : 79 000 (soit 36,6 % de l’année).

 Mais les entrées sur le territoire européen sont déjà en voie de diminution : l’on comptait 73 000 entrées en janvier et 59 000 en février. Il est probable que la tendance va se poursuivre : les migrants clandestins ne pouvant passer les unes après les autres les frontières restaurées et l’Allemagne ayant atteint la saturation, le problème se reporte vers l’amont. Progressivement la porte vers l’Europe se referme.

 Cela ne signifie pas que le problème des migrations clandestines soit révolu. Il ne faut pas oublier que parmi les migrants, seule la moitié provenait de pays en guerre dont la Syrie et l’Afghanistan. La plupart était des hommes jeunes recherchant avant tout une vie meilleure et un emploi (y compris ceux provenant de Syrie qui étaient dans des camps de réfugiés souvent depuis plusieurs années). La question continuera à se poser de longues années, mais preuve est faite qu’on ne peut conserver des frontières communes à des pays aussi divers.

 Et la solution de long terme passe bien sûr par une aide au développement contrôlée par les pays européens ainsi que par l’arrêt d’un interventionnisme des plus regrettables, qui ne peut se justifier que lorsqu’un danger réel comme l’Etat Islamique est bien à la veille de prendre le pouvoir. La fin des interventions comme celles d’Irak ou de la Lybie (qui ont entrainé en partie cette situation) ne peut que contribuer à la stabilité et au reflux des migrations.  


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8 réactions à cet article    


  • Alren Alren 9 mars 17:33

    Longtemps les immigrés parvenus à destination ont lancé (par internet) des messages à leurs proches et amis restés au pays d’origine les encourageant à faire le grand saut, abandonner leur cher pays de naissance pour venir les rejoindre.

    Les mandats envoyés des pays européens étaient aussi de fortes incitations.

    Maintenant que les gouvernants et patrons de ces dits pays européens (mais c’est vrai aussi des USA) ne trouvent plus d’intérêt à cette arrivée massive de main d’œuvre bon marché mais souvent peu adaptée aux emplois qu’ils pourraient occuper (notamment, en Allemagne, pour un problème de langue) et qu’ils font vivre une vie très dure aux derniers migrants arrivés, vie d’autant plus dure que l’arrivée est récente, ceux-ci commencent à envoyer des messages vers leur pays d’origine pour révéler la triste réalité qu’ils subissent et leur souffrance d’autant plus grande qu’ils sont dans un pays très étranger à leur mode de vie, au climat désagréablement froid et avec l’hostilité d’une majorité des habitants.

    Cette connaissance dans les lieux de départ doit aussi freiner les flux, en plus des messages désespérés de ceux qui sont retenus dans un pays qui ne les intéresse pas pour s’installer.


    • non667 9 mars 18:25

      surtout ,surtout , si nos gouvernant freinent l’immigration c’est parce que de plus en plus de souchiens ne croient plus qu’elle soit une richesse pour la france et votent fn !

      merci lepen père et fille


      • Le chien qui danse 10 mars 08:46

        @non667
        Euh...vous avez quel âge ?


      • Abou Antoun Abou Antoun 9 mars 19:09

        Il n’y a pas une baisse du nombre des migrants il y a une baisse du rythme de croissance de leur nombre, ce n’est pas la même chose.
        C’est un peu comme quand le gouvernement se réjouit quand la dette ou le chômage augmentent un peu moins vite que d’habitude.


        • Plus robert que Redford 9 mars 19:54

          @Abou Antoun
          Certes, mais que cela signifie-t-il pour vous ??

          Qu’il y a moins de candidats au départ ?

          Que la plupart de ceux qui devaient / voulaient partir l’ont fait ?

          Allez plus loin..


        • Abou Antoun Abou Antoun 9 mars 20:14

          @Plus robert que Redford
          Certes, mais que cela signifie-t-il pour vous ??
          Ma remarque est uniquement quantitative. Prenez là simplement pour ce qu’elle est. C’est aujourd’hui courant de faire croire aux gens que tout va bien parce que c’est mieux que si c’était pire.


        • L'enfoiré L’enfoiré 10 mars 14:09
          Pourquoi ne pas avoir essayer d’ouvrir les frontières pour les migrants en Russie ?
          C’est un pays énorme....
          Au lieu de perdre son temps avec Erdogan qui demande 6 milliards d’euros avec un blanc seing ?
          Madame Merkel n’a-t-elle pas été chez Poutine ?

          • Parrhesia Parrhesia 11 mars 15:00

            Soyons sérieux !


            Le nombre de « migrants » arrivant en France est peut-être en train de baisser (ce dont je doute très fortement !), mais il n’en reste pas moins qu’ils continuent à arriver et donc, à faire grimper leur nombre !!!
            Était-ce vraiment indispensable au moment même où des « prétendus socialistes » sont « obligés » de sabrer un doit du travail que nous avions mis 250 ans élaborer, de créer des emplois bidon et de masquer les vrais chiffres du chômage pour dissimuler son augmentation ???

            Enfin... aussi longtemps que ce genre d’articles recueillera un maximum d’avis favorable...

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