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Accueil du site > Actualités > International > Bachar, Maher, Assef, ces inconnus

Bachar, Maher, Assef, ces inconnus

Le sort du Moyen-Orient dépend d’une famille dont on ne sait à peu près rien.

On ne sait pas qui dirige la Syrie. Est-ce Bachar, le fils d’Hafez ? Pas selon le Figaro, pour qui le Syrien ne détient qu’une petite partie du pouvoir, le pays étant avant tout contrôlé par des "pôles concurrents", notamment ceux de Maher, son petit frère, qui dirige la garde présidentielle "qui verrouille la capitale", et Assef Shawkat

(ou Chaoukat), son beau-frère (le mari de sa soeur Bouchra), qui dirige les renseignements militaires, "le plus puissant des services syriens".

À moins qu’au contraire, selon Libé, le régime ne soit dirigé collégialement par un "noyau très soudé", le "premier cercle familial". Outre Maher, qui "assure avec sa garde prétorienne la protection de la capitale", et Assef, qui "dirige l’ensemble des services de renseignements", la direction collégiale est aussi composée de Mohammed et Rami al-Makhlouf, respectivement oncle et cousin de Bachar, qui "gèrent les affaires du clan, à travers tout un système de prébendes et de sociétés."

La vérité, c’est que ni Georges Malbrunot du Figaro, ni Christophe Bolstanski et Jean-Pierre Perrin, n’ont les moyens de savoir quoi que ce soit des affaires de la famille Assad. Prenez Maher et Assef : on sait que le frère a grièvement blessé son beau-frère d’une balle dans le ventre en 1999, et que ce dernier a dû se faire soigner au Val-de-Grâce (selon le site de Michel Aoun). De cet incident qui remonte à six ans, Malbrunot déduit que les deux hommes ne s’aiment pas. Affirmation gratuite : il n’en sait rien, absolument rien.

Quant aux femmes du clan, on ne les connaît pas mieux. Ni Bouchra, fille d’Hafez, soeur de Bachar et Maher, épouse d’Assef ; ni la veuve d’Hafez, dont Malbrunot ne semble même pas connaître le prénom, mais seulement le nom : une Makhlouf...

Bien sûr, les services de renseignements occidentaux (les services français notamment) doivent en savoir un peu plus que nos journalistes. Mais je doute qu’ils aient les moyens de fournir à leurs patrons, les décideurs politiques, les informations décisives dont ceux-ci auraient besoin pour élaborer leur stratégie.

Le flou : une des clés de cette affaire syrienne. La survie du régime baasso-alaouite tient justement en l’opacité du petit clan de la famille Assad, qu’on n’a pas encore percée.


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