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Accueil du site > Actualités > International > Barack Hussein Obama, ce premier président du Monde

Barack Hussein Obama, ce premier président du Monde

Au lendemain du Martin Luther King’s Day, ce jour d’investiture de Barack Hussein Obama, nul ne le contestera, est rempli d’une dimension historique sans précédent. En effet, bien peu nombreux sont ceux qui auront pu imaginer cet événement avant qu’il ne devienne cette réalité si improbable aux yeux du monde aujourd’hui encore incrédule . Certes, si la nature du vote qui a eu lieu le 4 novembre 2008 doit beaucoup à la conjonction d’une présidence calamiteuse de George W. Bush et d’une crise financière profonde, désormais mue en véritable crise économique, il est impossible de faire abstraction des qualités probantes de l’homme providentiel qui gouverne à partir d’aujourd’hui aux destinées de la nation américaine. Premier africain-américain à occuper la plus haute fonction mise en place par la constitution du 17 septembre 1787 (art II-Section 1), texte inaugurant le genre, mais dont les rédacteurs n’avaient pourtant pas eu le courage d’abolir l’esclavage. Aussi, le 44e président des États-Unis, en incarnant un espoir aux dimensions planétaires, ne devient-il pas, tout du moins symboliquement, le premier président planétaire ?

En pleine guerre de Sécession, alors que la nation américaine se déchire, c’est Abraham Lincoln, 16e président élu, qui, en ce 1er janvier 1863, proclamera l’émancipation de tous les esclaves noirs, faisant de cette journée un moment déjà historique. Alors qu’il sera assassiné par John Wilkes Booth le vendredi saint de l’année 1865, 7 millions de personnes assisterons à ses obsèques afin de lui rendre un hommage grandiose. On comprendra alors que le personnage soit aujourd’hui le modèle de Barack Hussein Obama qui, ces derniers jours, aura marché dans les pas de l’illustre homme d’État, convoquant par là-même toutes celles et ceux qui auront lutté pour la reconnaissance de leurs droits civiques. Aussi, de toutes nos forces il faut espérer que son chemin ne soit pas interrompu par un dangereux illuminé quelconque, à l’image de ceux qui ont déjà payé ce tribut à la nation.

Mais, l’inertie de la société américaine ne permettra pas encore l’accession de la minorité noire à l’égalité, un siècle et nombre de combats incessants seront en fait nécessaires afin de parvenir à cette réalité. C’est Lyndon Johnson qui signera le Civil Rights Act du 2 juillet 1964, texte qui rendra illégal tout acte de discrimination, complété par le Voting Rights Act du 6 août 1965, loi qui supprimera les restrictions imposées aux Noirs américains afin qu’ils puissent voter. Enfin, la cour constitutionnelle conclura ce long parcours, parsemé de souffrances impensables, en jugeant anti-constitutionnelles les lois posant l’interdiction des mariages entre personnes de couleurs différentes.

Dés lors, au regard de ce bref survol historique, il est difficile de ne pas prendre conscience de l’événement de ce-jour, qui rayonne bien au-delà de la seule nation américaine. Le monde dans son immense majorité ayant, de fait, voté pour Barack Hussein Obama, forçant la destinée exceptionnelle d’un homme qui était encore inconnu du grand public lorsqu’il se déclara candidat à l’investiture du parti démocrate. Incontestablement, il y a là comme un rêve global qui vient de se réaliser, et l’Histoire vient d’en prendre acte.

Le 4 novembre 2008, le peuple américain franchissait le pas décisif en élisant celui qui, dans son discours fondateur de Philadelphie [1] proposa de « continuer la longue marche de ceux qui nous ont précédé, une marche pour une Amérique plus juste, plus égale, plus libre, plus généreuse et plus prospère ». Mais encore, celui qui n’était alors que le sénateur de l’Illinois, ne manquera pas de souligner avec insistance « que nous avons tous une histoire différente mais que nous partageons de mêmes espoirs, que nous ne sommes pas tous pareils et que nous ne venons pas du même endroit mais que nous voulons aller dans la même direction, vers un avenir meilleur pour nos enfants et petits-enfants ». La diversité unie, voilà en substance le bouleversement qu’il propose au peuple des États-Unis.

Si la perspective ainsi dessinée demeure ambitieuse, force est de constater qu’elle arrive à point nommé pour une nation en perte de vitesse, devant faire face à ses doutes profonds, et qui n’aura jamais été aussi proche d’un gouffre sans équivalent dans son histoire pourtant tumultueuse [2]. Certes la fédération a déjà connu les affres de l’histoire, traversant Révolution, guerre civile, luttes sociales et crise économique vertigineuse, mais cela fut en des temps tout à fait différents, incomparables parce que le monde n’était pas encore ce village global profondément lié par une destinée désormais commune, où les problèmes des uns sont aussi ceux de tous les autres. Le devenir de l’humanité a pris le virage irréversible, mais incontournable, de la globalisation, et tous les adeptes de la théorie du choc des civilisations n’y pourront rien, il en va désormais ainsi sur notre Terre bleue comme une orange, comme l’écrivait l’immense Éluard.

Quelque part, l’homme providentiel, dans son histoire personnelle incarne merveilleusement celle de la nation américaine toute entière, pétrie du levain de l’immigration, donc de la diversité, déjà riche de métissages multiples dont elle n’est qu’au début des potentialités extraordinaires. Là aussi, ne faut-il pas y voir le parfait reflet du monde de demain, fait de mélanges improbables dont toute l’humanité tirera le bénéfice malgré elle, car telle est la dynamique de notre cheminement commun ? Et cela ne se décrète point, cela est, parce que le sens du vivant s’impose inexorablement à l’ensemble, comme une force tranquille, belle et enivrante lorsqu’on sait la contempler. C’est à ce titre que le moment est HISTORIQUE, non seulement pour les États-Unis, mais encore pour l’ensemble de la communauté humaine car il est la conséquence d’un monde en devenir, symbolisant et incarnant tous les espoirs qu’il nous faut maintenant concrétiser si on veut perpétuer notre genre ici-bas.

L’homme, à la tête de la toujours première puissance mondiale, porte en lui une infinité de projections de quantité d’humains, qui désirent au plus profond d’eux que ce monde change radicalement d’orientation, en favorisant notamment le développement d’une plus grande JUSTICE pour une majorité d’êtres humains. C’est aussi en cela que Barack Obama peut-être considéré comme le premier président du monde, tant il incarne le désir de l’ensemble des plus démunis de ce monde d’accéder enfin à une dignité dont ils ont été privés jusque-là. Pour autant, même si chacun mesure qu’il ne réalisera pas les miracles indispensables dans le temps qu’il lui est imparti, sa présidence pourrait infléchir une tendance générale, rompant avec les lignes de forces qui ont mené l’humanité au point de rupture présent. Si les défis restent immenses, incommensurables tant les sommets à conquérir s’apparentent à une chaîne montagneuse imaginaire, la dynamique nouvelle peut faire office d’une substance dopante qui profiterait au plus grand nombre, parce que l’histoire de l’humanité est faite « de survie, de liberté et d’espoir ».

Tout ce que compte la planète d’observateurs et de commentateurs aiguisés ne cesse de rappeler combien la tâche confiée à Barak Obama est inhumaine dans sa difficulté, tant au plan intérieur (crise économique et financière, système de santé, égalité des citoyens, fiscalité, écologie, Guantanamo...), qu’au niveau international (situation en Irak, en Afghanistan, Iran, Corée du nord...), alors que le conflit israélo-palestinien depuis trois semaines vient de s’inviter à la table du programme des réjouissances. Mais l’homme mesure parfaitement cela, il sait rester humble face aux obligations qui sont désormais les siennes et celles de son équipe. Aussi, n’a-t-il pas déjà prévenu qu’il se trompera forcément, qu’il tâtonnera, mais qu’il maintiendra le cap fixé par les objectifs affichés, ne dérogeant point à la volonté de tous ceux qui l’ont porté à la maison blanche.

Soyons certains toutefois, qu’il ne manquera pas de prendre à bras le corps cette « intraitable beauté du monde » [3], afin d’y apporter non pas l’impossible, mais tout du moins le meilleur de lui. Pour cela, il ne manquera pas de s’appuyer sur son épouse, cette femme à l’esprit particulièrement affûté, bien plus afro-américaine que lui, donc douée d’un sens inné de ce qui constitue la nation américaine. Puis, il faut rappeler avec force combien tous ces projets merveilleux ne pourront se faire réalité que par la grâce du plus grand nombre, ce qui constitue en dernier ressort le paramètre fondamental.

Enfin, à l’image de la parabole -que nous nommerons Ashley et le vieil homme noir- qui clôt son discours de Philadelphie, illustrant le déclic de la prise de conscience, espérons que l’accession au pouvoir de Barack Hussein Obama inaugurera pour le genre humain l’ère de la prise de conscience globale avec toutes les perspectives qu’elle pourrait ouvrir.

 

[1] Discours de Philadelphie (traduction intégrale) .

[2] Une histoire populaire des (États-Unis. De 1492 à nos jours. Howard Zinn, éditions Agone, 2003.

[3] L’intraitable beauté du monde : adresse à Barack Obama, essai. Patrick Chamoiseau, Édouard Glissant, édition Broché, 2009.


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35 réactions à cet article    


  • LE CHAT LE CHAT 20 janvier 2009 11:24

    En aucun cas , la ruine de l’économie US redistribue les cartes , il est loin le temps où le PIB americain représentait 50 % du PIB mondial . Il faudra compter avec l’Europe , la Chine , voire l’Inde . le dollar ne sera bientôt plus une monnaie de référence fiable . Quand à la puissance militaire , elle a ses limites , on le voit avec les bourbiers irakiens et afghans .

    Obama est le président des américains , c’est tout et déjà beaucoup pour un seul homme , il aura assez à balayer devant sa porte sans vouloir se meler des affaires des autres .


    • hans lefebvre hans lefebvre 20 janvier 2009 12:00

      Tout cele relève du symbolique, et je vous invite à lire l’ouvrage de Chamoiseau et Glissant concernant cet aspect des choses. Bien évidemment il n’est "que" le président des USA dans les faits, pour autant il faudrait être sourd pour ne pas entendre l’espoir suscité bien au-delà des frontières ! enfin, je crois pourtant avoir mesuré mon enthousiasme dans ce billet, mesurant combein le principe de réalité gouverne en premier lieu.


    • Yvance77 20 janvier 2009 11:38

      Bonjour,

      C’est quoi cette maladie que certains ont de mentionner "Hussein" à tout prix dans le patronyme de Barack Obama ? Même si cela est vrai, on dirait que des personnes insistent sur le côté arabisant de son nom.

      Lorsque vous évoquez Georges Bush, jamais il n’est mentionné Georges Walker Bush, idem pour Franklin Roosvelt jamais de Fraklin Delanoe Roosvelt - voir Kennedy le JFK suffisait à lui même en plus, ou encore pour finir à quelqu’un plus proche de nous, notre cher président Pipole 1er le "De Nagy de Bocsa" on le passe à la trappe sauf à vouloir se moquer ou jouer de l’humour potache.

      Bref pas trés sain tout cela.

      A peluche


      • hans lefebvre hans lefebvre 20 janvier 2009 12:03

        Comme disent les jeunes, c’est pour la faire à l’envers ! En effet, il faut se souvenir au début de sa campagne combien ce prénom lui a été reproché ! Il faut aller au-delà du premier degré, et telle était mon intention.
        Cordialement


      • LE CHAT LE CHAT 20 janvier 2009 12:13

        oui , il est l’espoir que ce sera moins pire qu’avec John McCain qui aurait fait 4 ans de Bush supplémentaire . Mais il n’y a guère d’illusion à se faire , il incarne le rêve américain , surtout du rêve , la réalite sera moins plaisante . Républicains et démocrates jouent la même pièce de théatre avec des intonations différentes , et d’ailleurs Obame en a gardé dans son équipe . Pas de révolution à attendre , la ploutocratie mondiale peut dormir sur ses deux oreilles !


      • Bois-Guisbert 20 janvier 2009 13:09

        C’est quoi cette maladie que certains ont de mentionner "Hussein" à tout prix dans le patronyme de Barack Obama ?

        Cela permet de mettre en évidence ses racines musulmanes, que nous ne devons jamais oublier. Faute de quoi, nous pourrions avoir de douloureuses surprises.


      • Yvance77 20 janvier 2009 13:34

        Toujours aussi nazillon le belle au Bois-Guisber ?

        Et Walker pour Bush c’est pour ne pas oublier qu’il a tété du goulot ? Pauvre tanche !


      • Bois-Guisbert 20 janvier 2009 15:16

        Et Walker pour Bush c’est pour ne pas oublier qu’il a tété du goulot ?

        Les alcooliques sont des malades, qu’il faut soigner, ce ne sont pas, a priori, des ennemis de la civilisation occidentale. La différence est considérable...

        Quant aux nazillons que je connais, ils fellationnent tous du musulman à tours de langue, pour cause d’identité de vue à propos de la question juive.


      • Yvance77 20 janvier 2009 15:47

        D’un adepte du moustachu germain je cite : "Quant aux nazillons que je connais, ils fellationnent tous du musulman à tours de langue, pour cause d’identité de vue à propos de la question juive."

        Comment est-ce possible d’être aussi con, cela reste un mystère de la vie.

        Tu vois le mongole, je dois être aussi blanc et de bonne souche gauloise que toi. Mais la différence c’est que mes parents normand de je ne sais combien de génération ont aidé au débarquement, tandis que les tiens surement ont prété mains fortes dans les miradors.

        Comme dirait Pipole 1er :"casse-toi pauvre..."


      • Bois-Guisbert 20 janvier 2009 15:59

        Mais la différence c’est que mes parents normand de je ne sais combien de génération ont aidé au débarquement

        En cirant les bottes du général Bradley avec la même brosse qui avait servi pour le maréchal Rommel ?


      • Lapa Lapa 20 janvier 2009 12:47

        un article élogieux à la limite de la flagornerie non ? Tout est superlatif...

        Qui vivra verra.


        • hans lefebvre hans lefebvre 20 janvier 2009 13:38

          @Lapa, avez-vous bien lu le billet, ou alors nous ne sommes pas en accord sur la définition de la flagornerie.
          http://www.cnrtl.fr/definition/flagornerie
           


        • faxtronic faxtronic 20 janvier 2009 12:52

          Mouais, il y en a qui s enflamme pour un politicien.... Je croyais que cela ne pouvait plus exister, mais si, le culte de la personnalite a de beaux jours devant lui...
          Obama est president des US, et pas du monde. Son but est de gerer au mieux les US, et pas le monde.


          • hans lefebvre hans lefebvre 20 janvier 2009 13:26

            Bis repetita ! Lire le papier dans le libé du jour : "et si le changement était contagieux ? Zapatero. En outre, même prescription que pour le chat, lire l’ouvrage de chamoiseau et confiant ; Mon propos se situe au plan de la symbolique, mais je suspecte les lecteurs du billet de s’être arrêtés au titre !!!!!
            Président de l’Univers que dis-je ! (et là c’est de l’humour)


          • Bois-Guisbert 20 janvier 2009 13:01

            de la nation américaine toute entière, pétrie du levain de l’immigration, donc de la diversité, déjà riche de métissages multiples dont elle n’est qu’au début des potentialités extraordinaires

            Si vous ne vous rendez pas compte de la régression que cela implique, je vous invite à lire de toute urgence "IQ and the Wealth of Nations", des Prs Lynn et Vanhanen, avant de venir nous expliquer comment les médiocres surplus de populations de pays médiocres peuvent receler des "potentialités extraordinaires", dans l’optique de la prospérité d’un pays.

            En outre, je vous invite à considérer dans quelle situation socio-économique se trouvent les Etats américians comportant une très forte proportion d’Hispaniques. Pour ma part, j’ai établi qu’ils ont déjà régressé au niveau d’arriération des Etats comportant une très forte minorité d’Afroricains... 

            Le constat est accablant, encore que réjouissant pour nous Européens, si nous ne nous laissons pas envahir à notre tour.


            • hans lefebvre hans lefebvre 20 janvier 2009 13:34

              Vous venez nous parler d’arriération ?! C’est votre propos entier qui en est le reflet parfais ! Quant à votre conseil de lecture, gardez-le bien au chaud, on connaît la thèse abjecte de ces auteurs !
              Ne soyez pas remercié pour votre apport parfaitement déplacé ! Personnellement je vous conseille de relire vos classiques, Gobineau et Cie !


            • snowballing snowballing 20 janvier 2009 13:49

              avant de venir nous expliquer comment les médiocres surplus de populations de pays médiocres peuvent receler des "potentialités extraordinaires"
              Je rève de connaître votre apport personnel à la gloire de notre grand pays, Bois-Guibert.


            • Bois-Guisbert 20 janvier 2009 14:43

              Quant à votre conseil de lecture, gardez-le bien au chaud, on connaît la thèse abjecte de ces auteurs !

              Quelle thèse abjecte ? Celle qui consiste à illustrer avec des chiffres qu’il y a une corrélation directe entre le PIB/hab d’un pays et le QI moyen de ses habitants ? Mais ce n’est pas une thèse, ni abjecte ni rien d’autre, c’est un constat arithmétique !!!

              Voici ce que cela donne :

              Premier classé : Hong Kong - PIB/hab : 20’763 dollars - QI moyen : 107

              Dernier classé : Guinée équatoriale - PIB/hab : 1’817 dollard - QI moyen : 59

              Si vous parvenez à distinguer un atome d’abjection dans ces chiffres, c’est le moment de le mettre en évidence, autrement vous vous couvrirez de ridicule.




            • Bois-Guisbert 20 janvier 2009 15:10

              Je rève de connaître votre apport personnel à la gloire de notre grand pays, Bois-Guibert.

              Cet apport personnel n’a aucune espèce d’importance. Ce qui importe, c’est l’apport du peuple français au patrimoine de l’humanité.

              Les individus ne sont représentatifs que d’eux-mêmes. Pour faire une mesure à l’échelle d’un peuple, il faut prendre un nombre réduit d’individus choisis en fonction d’un panel représentatif ou alors la totalité de ses membres et établir une comparaison valable.

              C’est ainsi que vous pourrez constater que si neuf millions de Suédois, ça donne la Suède, neuf de Boliviens, ça ne donne que la Bolivie

              ou encore que sept millions de Suisses, ça donne la Suisse et que sept ,millions de Béninois, ça ne donne que le Bénin

              Or, si vous prenez le million de Suédois ou de Suisses, le plus limité intellectuellement, il sera très en retrait du million de Boliviens ou de Béninois le plus doué intellectuellement. En revanche, si vous considérez les peuples dans leur entier, c’est peu de dire que l’avantage de la Suède et de la Suisse est écrasant.

              C’est pour cela que je considère que l’observation située au niveau de l’individu - comme le fait votre question - n’a absolument aucune pertinence. On peut admettre que Tahar ben Jelloun soit plus intelligent que Steevy, par exemple, mais ça ne place pas, qualitativement parlant, le Maroc au-dessus la France. Je pense que vous en conviendrez...


            • hans lefebvre hans lefebvre 20 janvier 2009 22:49

              Je ne reviendrais pas sur l’énorme polémique suscité par les conclusions biaisées des "travaux" de ces auteurs qui, derrière une argumentation basée sur le rapport entre prospérité et QI (une notion en elle même déjà contestée), concluent à l’infèriorité des capacités cognitives des plus pauvres, notamment des africains. Cette étude est parfaitement ridicule, d’autant qu’elle peut mener certains individus comme vous à l’instrumentaliser dans le but de développer une propagande aujourd’hui insupportable. En fait, plus on est pauvre et plus on a de chance de le rester, ce qui implique de facto un cercle vicieux évident. 
              On a bien plus de chance de faire de grandes études lorsqu’on a la bouche pleine de caviar, que lorsqu’on crève de faim sans rien dire, c’est pourtant simple non ?
              http://www.reds.msh-paris.fr/publications/revue/html/ds034/ds034-08.htm


            • Bois-Guisbert 20 janvier 2009 23:47
              « conclusions biaisées  » « parfaitement ridicule  » « cercle vicieux évident  »
               
              C’est sûr que c’est une sacrée baffe pour le « progressisme » existentialiste smiley
               
              « …concluent à l’infèriorité des capacités cognitives des plus pauvres, notamment des africains. »
               
              Faux, puisque, par exemple, le QI moyen des Qataris est d’un point plus élevé que celui des Zambiens et le QI moyen des Africains du Sud est le même que celui des Kényans, alors que le PIB/hab est de 9 contre 1 en faveur des Sud-Africains.

              qu’elle peut mener certains individus comme vous à l’instrumentaliser dans le but de développer une propagande.

              Ce qu’il faudrait surtout, c’est qu’elle mène certains responsables importants à repenser en conséquence des politiques de développement qui font faillite depuis plus de quarante ans.

            • Dubrovac 20 janvier 2009 14:57

              Obama par ci, Obama par la
              La femme de Obama
              Les filles de Obama
              L’enfance de Obama
              Le triomphe de Obama
              Obama contre Dr. No
              Obama par ci, Obama par la
               
              J’en peux plus, il est partout : Télé, Internet, Radios, Journaux, Magazines, ma femme, ma belle mère, la concierge, les voisins ! 


              • hans lefebvre hans lefebvre 20 janvier 2009 16:37

                @Dubrovac,
                J’ai eu la faiblesse de penser que ce billet sortait des sentiers battus, encore faudrait-il le lire. Quant à l’événement il est d’une telle immportance qu’il en est incontournable. Par contre libre à vous de ne point consulter les diffuseurs quels qu’ils soient, votre libre arbrite nest-il plus opérant ? Enfin, dans cette masse d’informations, il y en a de qualité.


              • Bois-Guisbert 20 janvier 2009 17:09

                encore faudrait-il le lire. Quant à l’événement il est d’une telle immportance qu’il en est incontournable

                N’exagérons rien. Ce n’est qu’une étape, certes spectaculaire, dans le processus de tiers-mondisation des Etats-Unis et de la submersion de l’état d’esprit WASP par des aspirations venues d’ailleurs.

                Cet état d’esprit, bien qu’étant catholique, Kennedy l’avait résumé en disant : "Ne vous demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous, mais ce que vous pouvez faire pour votre pays".

                Or, de ce point de vue, Obama est l’anti-Kennedy dans la mesure où il est l’élu de gens qui attendent à peu près tout d’un Etat providence profondément étranger à l’âme américaine d’il y a trente ou quarante ans encore (cf Le dynamisme américain in L’âme des peuples, d’André Siegfried, pp. 159 à 187).

                Pour moi, cette perte des anciennes valeurs s’observe aussi dans la crise des subprimes, qui nous montre des comportements bancaires n’ayant plus aucun lien avec ce que Max Weber décrivait dans L’éthique protestante et l’esprit du capitalisme. L’élection Obama et les subprimes apparaissent donc comme deux symptômes d’une même décadence.

                P.S. - Au moment de la prestation de serment, on est tout de même obligé de se demander ce que pense Abraham Lincoln, l’abolitionniste qui disait : "L’égalité des noirs ! Balivernes ! Pendant combien de temps encore, sous le gouvernement d’un Dieu assez grand pour créer et diriger l’univers, y aura-t-il des fripons pour colporter, et des imbéciles pour reprendre, des propos d’une démagogie aussi basse ?"


              • François M. 20 janvier 2009 16:05

                Les problèmes auxquels nous sommes confrontés aujourd’hui ne peuvent pas être résolus par les esprits qui les ont créés” - Albert Einstein

                Avant de débuter, il sera bon de pointer aux lecteurs ces deux précédents textes concernant Barack Obama, le nouveau président des États-Unis : Obama : le vrai changement ? et Obama constitutionnellement inadmissible à la présidence américaine. Ce billet sera nécessairement le complément de ce qui a déjà été écrit dans ces deux précédents textes.

                Dans toute la cohue et l’hystérie que l’assermentation du 44e président des États-Unis provoque, il est difficile de trouver un semblant de rationalité. On a l’impression d’assister à la venue d’un sauveur planétaire, un nouveau Messie, ou un Superman des temps modernes. On nous présente dans les grands médias des gens qui pleurent, qui vendent toutes sortes de trucs à l’effigie d’Obama à des prix exorbitant, on a quasiment l’impression que la Terre va arrêter de tourner et se fendre en deux. Il semble que les gens sont en transe euphorique, sous une forme d’hypnose avancée de la population. On oublie que l’homme est humain et qu’il est à la tête d’un système qu’il ne contrôle pas, mais qui en fait lui dicte ce qu’il peut et ne peut pas faire. Il est la 44e marionnette des États-Unis. Voilà tout. Du changement ? Que de visage.

                La chance que Barack Obama avait de vraiment pouvoir apporter du changement auquel on peut croire a été royalement manquée. Ou cela était-il réellement de la chance manquée ? Pas besoin de se demander bien longtemps quel genre de gouvernement les Américains auront les prochaines années et qui seront les véritables preneurs de décisions. Il s’agit seulement de regarder et inspecter moindrement qui Obama a choisi pour faire partie de son cabinet.

                http://les7duquebec.wordpress.com/2009/01/20/inauguration-royale-de-barack-obama-et-de-son-gouvernement-de-continuite/




                • hans lefebvre hans lefebvre 20 janvier 2009 16:46

                  @François, encore une fois, j’ai essayé d’angler mon approche du point de vue symbolique, mais encore des représentations, ainsi que de la poétique de l’imaginaire (cf.Chamoiseau/Glissant). Pour ce qui est du presonnage, je le précise clairement, nul miracle n’est à espérer s’il n’arrive pas à impulser une dynamique nouvelle. En outre, j’essaye de replacer cette élection dans le cadre d’une perspective bien plus large en insérant cet événement dans un moment historique de l’humanité, bien au-delà de son élection.
                  Enfin, j’espère ne pas avoir rajouté à cette hytérie peu productive.


                • Bois-Guisbert 20 janvier 2009 16:33

                  Dans toute la cohue et l’hystérie que l’assermentation du 44e président des États-Unis provoque, il est difficile de trouver un semblant de rationalité. On a l’impression d’assister à la venue d’un sauveur planétaire, un nouveau Messie, ou un Superman des temps modernes. On nous présente dans les grands médias des gens qui pleurent, qui vendent toutes sortes de trucs à l’effigie d’Obama à des prix exorbitant, on a quasiment l’impression que la Terre va arrêter de tourner et se fendre en deux. Il semble que les gens sont en transe euphorique, sous une forme d’hypnose avancée de la population.

                  Le moindre intérêt de l’expérience ne sera pas les traces que l’effondrement du mythe laissera dans l’inconscient de certains. A ma connaissance (mais je suis loin d’avoir tout lu, évidemment), on n’a pas examiné le succès d’Obama dans l’optique d’une aspiration plus ou moins subconsciente au changement pour le changement, au sein d’une société revenue de tout, blasée, cherchant la nouveauté à tout prix comme si elle était la solution à sa vacuité...

                  D’où des enthousiasmes frelatés devant tout à l’autosuggestion, et qui ne peuvent tenir que s’ils sont alimentés comme l’ont toujours été les cultes d’autres personnalités politiques comme Staline, Mussolini, Hitler et Mao...


                  • hans lefebvre hans lefebvre 20 janvier 2009 16:55

                    @bois-guibert,
                    Comme pouvait l’indiquer en son temps mon cher et regretté professeur de français en 4e : galimatia que voilà ! Votre pensée est confuse, par là même vos conclusions erronées.


                  • Bois-Guisbert 20 janvier 2009 17:12

                    Votre pensée est confuse, par là même vos conclusions erronées

                    Cela, c’est l’avenir qui nous le dira...


                  • médy... médy... 20 janvier 2009 21:04

                    C’est le seul truc que tu sais dire ? déja 10 interventions identiques...


                    • médy... médy... 20 janvier 2009 21:07

                      Y’avait pas un article sur Obama en couverture d’Avox ? jle vois plus.


                      • ASINUS 20 janvier 2009 22:09

                        yep quand nos reveurs beats vont decouvrir que sous la toge immaculée notre civis americanus
                         a le gladio bien en pogne ça vas chouiner dans les chaumiere


                        • Antoine Diederick 21 janvier 2009 00:08

                          le gladio bien en pogne et le badaboum nucléaire (pourvu qu’on se trompe) et cela va chier...

                          Enfin, les chinois sont ds l’année du buffle de terre....cela signe travail dur et laborieux.....


                        • Henri François 21 janvier 2009 11:09

                          à l’auteur,
                          Mais comment croire en cette phrase qu’ a prononcé plusieurs fois le nouveau Président dans son discours ( un peu banal n’est-ce pas ?) d’investiture : "...le Monde a changé, l’Amérique doit changer..." Partout dans la planète, ils sont des millions a croire en une telle promesse et mardi à Washington comme dans tout le pays, ils étaient certainement des millions et millions à penser que cette prophétie serait réalisable.
                          Et pourtant les signes n’ont pas manqué pour démentir une telle affirmation.
                          L’Amérique ne changera pas.
                          Comment peut-on penser qu’elle changera dès lors que l’équipe de Barack Obama est composée en grande partie d’individus rompus à l’exercice louvoyant de la politique pour l’avoir exercé notamment au sein d’administrations précédentes, rompus également à l’art du lobbying ? 
                          Comment peut-on croire qu’elle changera, alors qu’au cours d’un intronisation, pittoresque pour ne pas écrire simplette sous bien des aspects, embrassades, accolades et compliments ont fait fureur entre adversaires politiques, dont certains (Kennedy, Bush senior et Cheney) faisaient pitié en montrant leur déchéance physique.
                          Comment peut-on penser qu’elle changera lorsque son puritanisme grotesque s’est affiché au grand jour mardi devant des centaines de caméras, à travers des prières et soumission à la religion chrétienne ?
                          Que son patriotisme aveugle a de nouveau été exacerbé, que son courage, sa compétence, sa puissance ont de nouveau été évoqués et qu’elle continuera de se mêler des affaires de tous sur la Terre ? 
                          Pour le peuple américain, l’arrivée au pouvoir d’un Président noir comme Obama n’est peut-être pas destinée à "changer la donne", mais plutôt à redonner à leur nation et leur drapeau une puissance planétaire aujourd’hui quelque peu écornée. 


                          • hans lefebvre hans lefebvre 21 janvier 2009 13:08

                            @Henri François,
                            J’entends bien vos observations qui ne manquent pas de pertinence, toutefois, j’aime à croire que non seulement l’Amérique changera, mais surtout l’ensemble du monde, cela non pas sous l’effet magique du nouveau président, mais tout simplement parce que le système actuel touche à sa fin et qu’il va à contre sens du vivant. Je prends donc l’arrivée de BO comme un signe des temps, tout simplement. Maintenant, seul l’avenir nous dira ce qu’il adviendra de l’humain, mais, soit il persiste sur ce chemin, auquel cas nous ne nous maitiendrons pas bien longtemps, soit il change radicalement et se plie au sens du vivant, et l’avenir continue de nous appartenir. Je ne vous cache pas pencher pour le dernier sénario, le tout étant au-delà de nous.
                            C’est, in fine, la perspective que je pose dans ce billet.
                            Cordialement

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