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Belgique : 7.000 étudiants mobilisés

Sur le coup de minuit, la garde rapprochée du président de la FEF, David Mendez, recevait un sms qui témoignait de toute la joie d'une fédération. L'étudiant en économie citait les chiffres avancés par les médias : plus de 6.500 étudiants avaient participé à l'action nationale contre le décret du Ministre Jean-Claude Marcourt (PS). Du jamais vu, en soi pour une telle action étudiante. La FEF en interne, rappelait que la nouvelle équipe à sa tête, venait de battre le record des étudiants mobilisés. Parfois critiquée, la fédération montre qu'en moment important, elle conserve son combat syndical étudiant.

Les rues de Bruxelles, capitale de l'Europe, étaient remplies d'environ 3.000 étudiants en cette journée du 28 mars 2013. Dans une ambiance festive, les étudiants des deux grandes universités de la capitale, l'Université Libre de Bruxelles (ULB) et son homologue flamand, la VUB. Les deux universités avaient suspendu leurs cours afin que les étudiants puissent se rendre à la manifestation convoquée par la FEF. Ils furent rejoints par les étudiants des hautes-écoles de la capitale. Devant le cabinet du Ministre francophone de l'éducation supérieur, ils entonnèrent les chants : "Marcourt serre les fesses, les étudiants arrivent à toute vitesse !" Mi-amusé, l'un des collaborateurs du Ministre tweet : "N'est pas à la manif de la FEF". Pour autant, lorsque les étudiants de l'ULB et de la VUB arrivent en masse, l'ambiance est électrique. Le cortège débute son parcours. Il est impressionnant. Aux médias, le président de la fédération rappelle ce pourquoi ils sont mobilisés : "Nous ne voulons pas nous cantonner au cadre imposé par le décret, qui n'aurait qu'un effet stérile s'il ne prévoit pas de financement." En effet, le Ministre de l'éducation du sud du pays a réalisé sa réforme éducative en n'incluant pas la partie financement, qu'il prévoit discuter en 2014. Une abérration pour les étudiants qui dénoncent, outre le décret, un manque de financement éducatif, des locaux insalubres.

A Louvain-La-Neuve, les étudiants étaient 400 à s'être réunis. Les mêmes chants de contestation retentissaient dans la cité universitaire. L'Université Catholique de Louvain (UCL) avait elle aussi fait suspendre tous les cours sur tous ses sites (Mons, Woluwé, Louvain) afin que ses étudiants se mobilisent contre le projet Marcourt, que son Recteur avait combattu avec tant de vigueur. "Marcourt, tu vois trop court !" hurlaient-ils. Ils ont pointé kle grand problème : le détricotage des années d'études. Comme le rappellent les journaux belges, à l'heure actuelle, les étudiants suivent les cours définies selon les années d'études. Le co-président des étudiants de l'Assemblée Générale des étudiants de Louvain (AGL) a expliqué : "Il n'y aura plus de progression continue dans la pédagogie universitaire et les auditoires ne seront plus homogènes. Il n'y aura plus de liens durables entre les cours. Enfin, cette mesure créera des problèmes administratifs." Quant à lui, le représentant de la FEF sur place, Brieuc Wathelet, a pointé les "5 lignes sur 50 pages" consacrées à l'aide à la réussite aux étudiants.

Si 400 étudiants ont manifesté à Namur, entre 50 et 100 à Mons, ils étaient 4.000 dans la ville universitaire de Gand, au nord du pays. La version flamande de la FEF, la VVS avait aussi mobilisé ses troupes afin de pointer du doigt la réforme du système éducatif flamand, basé sur l'output, sélectionnant les meilleurs étudiants. Le syndicat flamand voulant exprimer sa colère et son inquiétude face à ce que son Ministre Pascal Smet, prévoit pour 2014. En fin de journée, la FEF s'est dite très "contente" de la mobilisation étudiante. "Nous n'avons pas encore les chiffres précis, mais ce sont des milliers d'étudiants qui se sont réunis pour ce qui était un vrai challenge. C'était un défi d'organiser cela dans 8 villes, mais nous avons réussi à mobiliser des deux côtés de la frontière linguistique". a-t-il commenté aux médias belges.


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1 réactions à cet article    


  • Antoine Diederick 29 mars 2013 22:51

    on prétend dans le presse belge que Marcourt a l’intention à terme avec des entrepreneurs belges de relancer l’activité économique dans la partie francophone belge....il se fait qu’il ne pourra le faire qu’avec des diplômés bien formés...il se trouve donc que Monsieur Marcourt est en situation de test, s’il est capable de pallier et de résoudre les questions de financement de l’enseignement nous pourrons tous penser qu’il est l’homme d’une situation d’avenir.....à défaut....qui vivra verra.

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